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lundi 29 août 2016

Les techniques méditative soufis

Les techniques méditative soufis


Le soufisme est une ancienne tradition de développement spirituel. Il est très répandu à l’heure actuelle.
Le Soufisme prend son origine à l’intérieur de l’Islam. Des enseignants-cheikhs Soufis disent, cependant, que le Soufisme ne peut pas être limité à une religion particulière, période historique, société ou langue. Ils appellent Soufisme “l’essence pure de toutes les religions” et croient que le Soufisme existe depuis toujours: c’est seulement son aspect extérieur qui change selon l’environnement culturel-historique contemporain.

Les Soufis, qui s’appellent souvent “les gens d’essence vraie”, d’âge en âge apportent au monde leurs enseignements ainsi que leur art qui reflètent leur perception du beau. Le symbolisme Soufi, images et thèmes sont trouvés de manière significative dans le folklore oriental, la littérature et particulièrement dans la poésie. Telle est presque toute la poésie classique Persan-Iranienne qui est reconnue dans le monde entier. Largement connus sont les noms des poètes Soufis: Sanai, Rumi, Hafiz, Jami, Nezami. On peut dire de même, cependant à un degré moindre, au sujet de la littérature, de la poésie et du folklore Arabe et Turque.

Qu’est-ce que le Soufisme?
La racine Soufi signifie “pure”. Il correspond à l’essence des enseignements Soufi et à l’apparence spirituelle de ses meilleurs représentants. Les vrais maîtres du Soufisme, les vrais Soufis* sont en effet purs et hors du dogmatisme et du fanatisme, sont exempts des préjugés confessionnels et nationaux. Une aspiration forte à la pureté morale et impeccable, particulier aux Soufis, a aussi contribué à leur donner un autre nom dans le monde Arabe — Chevaliers de la Pureté (Sahiba-i-Safa) [2].
Grâce à la grande flexibilité et à l’ouverture aux influences extérieures, le Soufisme n’est pas actuellement un système uniforme. Ses différentes tendances, directions, écoles, groupes diffèrent les uns des autres par les aspects méthodologiques qu’ils soulignent, par les méthodes de pratiques qu’ils préfèrent. Parmi les Soufis, il y a des ordres bien connus avec d’anciennes traditions et également 12 confréries (“parental”) principales. En outre, il y a beaucoup d’autres structures dans le Soufisme: de plus petites confréries, des communautés, centres, cercles.

Parlons des principes fondamentaux des enseignements Soufis:
— Le Soufisme tient une croyance selon laquelle l’univers consiste en 7 “plans d’existence” [2]. Ceci concerne la multidimensionnalité de l’espace.
— La dimension la plus subtile, que les Soufis appellent Zat, est la Demeure de Dieu dans l’aspect du Créateur. Le Créateur et la diversité entière de Sa Création (Sifat, en termes Soufis) composent l’Absolu. Le Créateur infiltre la Création entière avec Son Amour.
— L’organisme humain multidimensionnel, qui est semblable en sa structure à la structure multidimensionnelle de l’Absolu, peut indiquer en soi des formes plus subtiles d’états d’être. On réalise ceci en se connaissant et en se perfectionnant soi-même.
Ainsi seulement en reconnaissant sa véritable essence l’homme peut-il réaliser la perception directe de Dieu et l’union avec Lui. Ceci est exprimé très laconiquement dans le hadith de Sunna* qui dit: “Celui qui se connaît lui-même connaît Dieu”. Sur les étapes finales d’une telle connaissance, la conscience humaine individuelle fusionne avec la Conscience Divine. Ce dernier objectif est décrit dans la tradition Soufie comme étant l’état le plus élevé de conscience Baqi bi-Allah (Éternité en Dieu). Les synonymes Hindous et Bouddhistes de ce terme sont Kaivalya, Mahanirvana, Moksha.
La base du Soufisme est l’amour (mahabba, hubb). Les Soufis disent même de leurs enseignements qu’ils sont “l’hymne à l’Amour Divin” et l’appellent tassawuri — vision-d’amour. L’amour est considéré dans le Soufisme comme la puissance qui renforce le sentiment d’être contenu en Dieu. Ce processus résulte en la compréhension qu’il n’y a rien dans ce monde à part Dieu, Qui est l’Amoureux et l’Aimé en même temps.

Un des articles de foi du Soufisme est “Ishq Allah Mabud Allah” (“Dieu est l’Amoureux et l’Aimé”).
Un véritable Soufi aimant se submerge graduellement, s’immerge et se dissout dans le Créateur — dans son Aimé.
Le principe de considérer Dieu en tant qu’Aimé provient de l’expérience directe des Soufis. Les Soufis décrivent ceci de la façon suivante. Quand l’homme traverse une certaine partie du Chemin de l’Amour, Dieu commence à l’aider plus activement en l’amenant en Sa Demeure. Et alors, il commence à sentir plus intensément l’Amour Divin de Dieu.

Voyons comment cet amour, conduisant l’homme à Dieu, se développe selon les vues Jalaluddin Rumi [10].
Cela se produit:
1) par le développement de l’amour émotif et cordial pour tout le beau et l’harmonieux dans le monde;
2) par l’amour-service actif et sacrificiel pour les personnes;
3) et ensuite — en prolongeant cet amour à toutes les manifestations du monde sans distinction entre elles; les Soufis disent: “Si vous faites une distinction entre les choses provenant de Dieu — vous n’êtes pas un homme sur le Chemin spirituel. Si vous pensez qu’un diamant peut vous ennoblir et qu’une pierre peut vous abaisser, alors Dieu n’est pas avec vous” [5];
4) Un tel amour développé pour tous les éléments de la Création est réorienté alors au Créateur — et l’homme commence à voir que, selon Rumi, “l’Aimé est présent dans tout” [4,10].
Évidemment, ce concept de l’amour est identique à celui décrit dans la Bhagavad Gita et le Nouveau Testament: il a les mêmes repères et accents. L’amour vrai est considéré dans le Soufisme comme dans les meilleures écoles spirituelles de l’Hindouisme, du Bouddhisme, du Christianisme — comme seule puissance capable d’amener l’homme à Dieu.

Souvent, les cheiks Soufis vivent dans le monde étant occupés avec des activités de ce monde. Ils peuvent opérer un magasin, un atelier, une forge, peuvent composer de la musique, écrire des livres, etc. Les Soufis croient que l’on n’a pas besoin de vivre en reclus pour aller à Dieu. Ils disent que l’activité en ce monde par elle-même ne vous sépare pas de Dieu si vous n’êtes pas attachés à ses fruits et si vous vous souvenez toujours de Lui. Par conséquent à toutes les étapes de la montée spirituelle, l’homme peut être impliqué dans la vie sociale. D’ailleurs selon le Soufisme, c’est la vie sociale qui fournit à un individu les possibilités afin de se perfectionner. Si chaque situation de la vie est considérée comme éducative, alors on peut vivre côte à côte avec la plus terrible et méprisable des personnes. On peut être soumis à l’influence la plus grossière — et ne pas en souffrir; au contraire, on peut être joyeux et calme et se perfectionner par ces contacts sociaux donnés par Dieu.

Quant aux étudiants-murids, les cheiks Soufis disent que ce n’est pas tous ceux qui veulent devenir Soufis qui peuvent le devenir. Ce n’est pas tout le monde qui peut comprendre les enseignements Soufis. Les Soufis disent qu’on ne peut rien enseigner: on peut seulement montrer à l’homme la voie, mais il doit la marcher lui-même. Par conséquent, si un aspirant n’est pas capable d’employer les enseignements pour son développement spirituel l’éducation est sans signification: les enseignements le traverseront comme l’eau traverse le sable.

La capacité d’un aspirant à comprendre les enseignements est déterminée par le cheik. À cet effet, les cheiks emploient souvent des méthodes provocatrices. Ils mettent les aspirants dans diverses situations, les impliquent dans des entretiens innocents — en vue de déterminer leur niveau de développement. Si les aspirants semblent prometteurs, alors le cheik les observe pendant un certain temps afin de déterminer leurs qualités individuelles et dans quelle mesure ils peuvent comprendre les enseignements. Ensuite, selon le résultat obtenu, à chaque murid est donnée une certaine tâche pour toute la durée des études et périodes d’enseignements.
Après avoir déterminé les attributs spécifiques du développement de l’étudiant le cheik peut l’envoyer vers d’autres ordres, fraternités, centres éducatifs. Le débutant se déplace de cheik en cheik et graduellement comprend et maîtrise le programme. Après une longue et complète étude, le murid revient à son premier cheik. Alors, le cheik donne au murid le “polissage final” et ce qui s’appelle ijaza (permission) de continuer la tradition du cheik et prêcher les enseignements.
La sphère des enseignements Soufi inclut les côtés ésotériques et exotériques. C’est-à-dire, les murids se développent non seulement moralement, intellectuellement, psychoénergétiquement: ils maîtrisent également les méthodes, les secrets du métier ou art de leur cheik. Plus tard ceci les aide dans la vie.
* * *
Le processus de l’enseignement Soufi peut être subdivisé en plusieurs étapes.
L’étape initiale de la pratique spirituelle — charia (loi) concerne l’obéissance stricte à tous les préceptes religieux. L’étude initiale de la charia est une condition obligatoire pour entrer sur le chemin du développement spirituel.
L’étude ésotérique commence à l’étape suivante — tariqa (chemin, voie). La maîtrise du tariqa est liée à la maîtrise d’une série d’étapes-maqams.
Dans l’aspect moral, les maqams impliquent la réévaluation fondamentale de ses valeurs. Ils impliquent trouver ses propres vices et de s’en repentir (tauba), abstention de l’interdit (zuhd), stricte distinction entre le permis et le non-permis (wara), refus des attachements non spirituels et des désirs (faqr). Les murids apprennent la patience (sabr), “en avalant quelque chose d’amer sans montrer de dégoût”.

Le souvenir constant au sujet de la mort, au sujet de son inévitabilité mènent les murids à réévaluer beaucoup de choses. En particulier, les murids développent une attitude prudente par rapport au temps qu’ils ont sur Terre. Les réflexions sur la mort sont des moyens efficaces de combattre des attachements non désirés et des habitudes. Al-Ghazali dit: “Si vous aimez quelque chose du monde et qu’un attachement est né en vous — rappelez-vous la mort” [6].
À l’étape du tariqa, on effectue un travail intellectuel intense. Les cheiks suggèrent constamment à leurs étudiants de nouveaux thèmes de réflexion, parlent avec eux au sujet des principes fondamentaux des enseignements. Les murids deviennent au courant des diverses sources littéraires qui présentent beaucoup de paraboles, d’histoires éducatives, etc.
Pendant que le murid passe par tous les stades de cette étape, lui ou elle développent un désir ardent d’atteindre l’unité avec le Créateur et d’entrer en état de rida. Les Soufis définissent le rida comme “l’attitude imperturbable vers sa prédestination”, qui est l’état de sérénité, de calme en ce qui concerne ce qui arrive.

Ceux qui ont passé avec succès les maqams du tariqa reçoivent la possibilité d’aller plus loin sur le chemin de la marefat — connaissance méditative de Dieu. À cette étape, un “polissage” éthique plus grand de l’étudiant a lieu; l’amour de l’étudiant (dans ses différents aspects), la sagesse et la puissance se perfectionnent. Le Soufi qui a traversé cette étape connaît vraiment la multidimensionnalité de l’espace, “l’illusion” des valeurs de la vie matérielle, reçoit une expérience vivante de communion avec Dieu. En tant qu’arif (celui qui a connu) une telle personne reçoit l’initiation dans les cheiks.
Quelques arifs parviennent à atteindre la quatrième étape — haqiqat (haqq signifie la vérité), à laquelle ils parviennent finalement à la maîtrise du vrai état d’être. Ceci amène l’arif à la fusion entière de la conscience individuelle avec le But de ses aspirations — avec le Créateur.
Le travail spirituel à ces étapes correspond à celui performé à l’étape du bouddhi yoga.
* * *
Une partie intégrale du travail spirituel à toutes les étapes de la montée spirituelle des murids est la pratique psychoénergétique. Cela accélère de manière significative le processus de l’autodéveloppement moral et intellectuel. Parlons plus en détail au sujet des méthodes psychoénergétiques du tariqa.
L’enseignement psychoénergétique dans le Soufisme est fait de façon à ce que tous les étudiants reçoivent des tâches spéciales du cheik selon leurs particularités et capacités individuelles de compréhension. En même temps, le cheik donne une formation psychoénergétique à des groupes d’étudiants.
Aux étapes initiales de la pratique psychoénergétique, le cheik suggère aux murids plusieurs exercices différents pour le développement des capacités de la concentration afin d’arrêter le flot des pensées et réaliser une “pause mentale”; ils travaillent aussi avec des images. Après cela, divers exercices psychophysiques sont employés: mouvements rythmiques sur une musique, Soufi tournoyant, etc.

L’utilisation de l’éventail entier de ces moyens crée un effet remarquable d’épuration, développe les structures énergétiques de l’organisme (l’anahata, en particulier). Certains de ces exercices causent “une harmonisation subtile” du corps, de l’esprit et de la conscience et amènent les participants à un état d’extase que les Soufis appellent hal. Il y a différents genres de hal. Le plus souvent l’étudiant atteint les états suivants: kurb — sentiment de la proximité de Dieu, mahabba — sentiment d’amour ardant pour Dieu, khauf — profond repentir, shauq — désir ardent passionné pour Dieu, etc.
Considérons certaines de ces pratiques.

Les danses des derviches, par exemple, exigent la relaxation absolue du corps et l’atteinte du calme mental complet. Contre un tel fond de relaxation et d’harmonisation méditatif de la conscience au Créateur, de tels mouvements spontanés et harmonieux du corps se produisent. Ils ne sont pas planifiés; ils ne proviennent pas de l’esprit, mais c’est comme s’ils se produisaient spontanément. Habituellement, les danses des derviches sont exécutées avec l’utilisation de musique méditative ou de chants méditatifs. Ceci assure l’harmonisation appropriée de tous les danseurs et apporte tous les participants prêts à l’état de hal.

Une autre technique intéressante est le tournoiement Soufi. Il permet, en particulier, de déplacer la conscience en dehors par le chakra de la tête, ce qui facilite l’entrée en état de hal. Il y a diverses variations de cette technique. Le tournoiement peut être exécuté avec de la musique ou sans elle, avec l’utilisation des mantras, avec la concentration en certaines structures d’énergie de l’organisme. Dans le dernier cas, le tournoiement contribue au développement des chakras. Les règles générales d’exécution de cet exercice sont les suivantes:
1) on ne peut commencer le tournoiement plus tôt que trois heures après un repas de viande;
2) le tournoiement est exécuté dans n’importe quel sens, sur le fond de la pleine relaxation du corps;
3) les yeux sont ouverts et fixés sur une des mains levées ou pas fixés sur rien du tout;
4) le tournoiement est exécuté selon un rythme individuel, en commençant et en terminant l’exercice le plus doucement possible;
5) en cas de chute pendant le tournoiement, on doit s’allonger sur le ventre et relaxer;
6) après l’exécution de l’exercice, il est nécessaire de se détendre;
7) également, on doit être entièrement confiant dans la technique, entièrement “ouvert” en exécutant l’exercice. La durée de l’exercice est individuelle et peut varier de plusieurs minutes à plusieurs heures.
À l’étape “mature” du tariqa, on effectue un travail intensif de développement et de perfectionnement des structures énergétiques de l’organisme. En des termes Hindous, cela concerne, en particulier, les chakras et les nadis (méridiens). Dans ce travail, une considération particulière est mise sur le développement de l’anahata — le chakra responsable de la production des émotions d’amour sincère.
Une des techniques de cette sorte est la méditation par le rire. Les participants s’allongent sur le dos et se détendent complètement. Après l’harmonisation méditative, ils placent une main sur la région de l’anahata, et l’autre main — sur la région du muladhara, pour activer ces chakras. Alors, ils commencent à déplacer à travers l’organisme des vagues de doux rires légers (du muladhara — aux chakras de la tête). La méditation du rire crée un effet d’épuration et contribue au développement des chakras, et du méridien central, si elle est exécutée au niveau nécessaire de subtilité*.
Une autre technique utilisée dans le Soufisme est le zikr. Il y a beaucoup de variations, modifications du zikr — selon les traditions de la fraternité ou de l’ordre, la maîtrise du cheik. Zikr est exécuté de la façon suivante:

Tous les participants se tiennent ou s’asseyent en cercle. Le cheik donne l’harmonisation méditative et ensuite, par son instruction, les participants commencent à exécuter une série d’exercices consécutifs. Ces exercices sont des mouvements rythmiques effectués dans un tempo toujours croissant (par exemple, prosternations, tournoiements, balancements du corps). Avec les mouvements, les participants chantent des prières.

Dans certains ordres, ils attachent une grande importance à la musique, au chant dans la classe de méditation. Ils croient que la musique — la nourriture de l’âme (ghiza-i-ruh) — est un moyen très puissant contribuant au progrès spirituel. Ils emploient grandement la musique qui incite le corps à se mouvoir spontanément (tarab), qui facilite l’entrée dans des états méditatifs profonds (saut), etc. Dans certains ordres et fraternités, ils écoutent quotidiennement de la musique, ont des classes collectives avec des chants, des vers mystiques (sama), des danses et de la musique extatique, etc.
L’efficacité de ces techniques consiste, en particulier, au fait que les méditations sont exécutées non seulement dans des positions immobiles du corps, mais également dans les mouvements.
Grâce à l’utilisation complexe de différentes méthodes, on peut activer plusieurs “centres” de l’organisme: émotionnels, ceux en mouvement et intellectuels.* Coordonné, le travail harmonieux de ces centres rend possible un changement rapide de l’état psychoénergétique de l’étudiant.
Indépendamment des méthodes ordinaires, dans le Soufisme il y a des techniques “accélérées” du développement spirituel. Au moyen de ces techniques secrètes, les murids peuvent faire un avancement très rapide. Ces techniques sont données seulement à ceux qui possèdent une très haute prédisposition psychoénergétique.

La tradition de méditation Soufie est très riche et très variée. Elle a accumulé une vaste expérience de travail avec le corps, l’esprit et la conscience. Les Soufis ont développé les manières afin de connaître la Wajd (Samadhi, en termes Hindous), les techniques pour accomplir la “cristallisation” correcte de la conscience dans les plus hautes dimensions spatiales, et méthodes afin de maîtriser Fana-fi-Allah (Nirvâna dans le Créateur).

Dans le Soufisme il y a plusieurs choses originales. Cependant, on peut y voir une similitude remarquable aux traditions spirituelles d’autres écoles et directions — la similitude des buts, les manières de leurs réalisations, et même les méthodes. Ceci indique une chose importante: que le Soufisme, l’Hésychasme, le Taôisme, le mysticisme Bouddhiste, le yoga Hindou classique, la façon de l’école mexicaine de Juan Matus, et certaines autres directions sont basés sur les mêmes lois du développement spirituel. C’est seulement la réalisation de ces lois qui peuvent être différentes dans différentes conditions culturelles et historiques. Et il y aura toujours des gens qui — indépendamment de leurs traditions spirituelles — auront du succès sur la voie Soufie.

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jeudi 5 novembre 2015

La voie des soufis pour une élévation spirituelle


Djâlal-od-Dîn Rûmi et la confrérie des Derviches tourneurs

Il naquit dans la Turquie du 13 ème siècle. Bien que de confession musulmane, Rûmi ne se reconnaît pas dans le dogme de l’islam. Il se considère comme un chercheur en conscience humaine, privilégiant toujours l’expérience directe aux écrits imposés et figés de l’époque.
Rûmi fait partie du soufisme, la branche mystique de l’Islam. Comme tout explorateur de la conscience humaine il rejeta le dogme religieux fixiste, car il perçut intuitivement que tout n’est qu’évolution et que le transpersonnel en l’humain évolue en même temps que le reste de la psyché.
En ce sens, la religion figée par le dogme est anti-transpersonnelle, le développement personnel étant par essence recherche de liberté intérieure et expansion de la conscience au-delà des limites imposés par un ordre politique ou religieux. Rûmi percevait qu’au-delà des appartenances religieuses ou nationalistes il n’existait qu’une seule humanité vivant de manière différente dans la forme le transpersonnel, mais se rejoignant dans le fond.
Rûmi est un des exemples de l’intuition qui précède le raisonnement.
En effet, il eu l’intuition de bon nombres de faits que la science moderne affirmera par la suite.
Par exemple, il compris que si on coupait un atome on y trouverait un système solaire en miniature, une sorte d’explosion nucléaire : « Il est un soleil caché dans un atome : soudain cet atome ouvre la bouche. Les cieux et la terre s’effritent en poussière devant ce soleil lorsqu’il surgit de l’embuscade. »
Avant les physiciens du 16 ème siècle il a pensé à la pluralité des mondes, mais aussi que ce n’était pas le soleil qui tourne autour de la terre. Pour terminer, il pressentait que l’évolution serait sans fin. Il énonce même, dans un de ces poèmes, l’évolution de l’espèce de la matière à l’homme conscient :« D’abord, tu fus minéral, puis tu devins plante; Puis tu devins animal : comment l’ignorerais-tu ? Puis tu fus fait homme, doué de connaissance, de raison ».
Ce qui a l’époque lui opposa les foudres des garants du créationnisme, les docteurs de la loi religieuse. Philosophe, musicien, mais aussi poète (il écrivit plus de 25 000 vers sur l’amour), chanteur et danseur Rûmi fonda la confrérie des derviches tourneurs et conceptualisa ainsi les bases de la danse thérapie moderne.

La danse thérapie soufie

L’approche psycho-corporelle établie par Rûmi pour les derviches tourneurs se fonde sur diverses expérimentations et ressentis intérieurs. Le soufisme et principalement la technique des derviches tourneurs sont une recherche d’état modifié de conscience, d’expansion de l’être et de développement des capacités créatrices.
La technique mêle le chant, la danse et la musique, en mobilisant l’attention de l’ouie, de la voix et du corps. Le pratiquant entre dans un état cérébral d’onde alpha propice à la relaxation psychosomatique. Les derviches sont habillés de blanc et portent une toque noire ou rouge. Chaque élément comporte une forte symbolique. Les pratiquants se mettent au milieu, un joueur de flûte improvise une mélodie en fonction de son ressenti du moment.
A cet instant, les pratiquants font trois tours de la salle, chaque tour représentant symboliquement les trois sphères nécessaires à l’épanouissement de l’être : le premier est celui de la science, le second celui de la vision pénétrante et le troisième celui de l’union. On voit nettement ici la volonté pour le pratiquant d’unifier sa psyché entre science, logique raisonnée et intuition. Il n’y a aucune dichotomie entre raison et intuition, les deux étant considérés comme primordiales au développement personnel.
Seules les voies orthodoxes des religions mirent l’accent sur l’irrationnel uniquement, faussant ainsi le chemin vers l’épanouissement total de l’être. Après ces trois tours ils laissent tomber leurs manteaux, mettent les bras perpendiculaire au corps, une main tournée vers le ciel l’autre vers la terre, ils inclinent aussi la tête et commencent à tourner sur eux-mêmes au rythme des sonorités de la flûte et des tambours. Leur ronde symboliserait celle des planètes autour du soleil et autour d’elles-mêmes.
On ressent ici la perception de s’unir au cosmos car le soufi sait qu’il est identique à lui. Cela rejoint en partie les découvertes récentes en astrophysique qui prouvent que les molécules composant l’être humain sont constituées des mêmes atomes que ceux qui soutiennent l’univers dans son ensemble. Nous serions comme dit l’astrophysicien Hubert Reeves : « des poussières d’étoiles ».
D’un point de vue psychothérapeutique la danse des derviches possède plusieurs implications. Elle se défini comme un système de développement des potentialités humaines. La danse favorise l’unité motrice, psychique et affective du danseur, lui permettant de ressentir l’unité esprit/corps et d’évacuer certaines tensions parasitant cette relation. Il est important je pense d’analyser les influences de la danse sur la physiologie et la psychologie du corps.
Nous savons aujourd’hui que l’hypothalamus a certaines influences sur les émotions, la région limbique représente le cadre neurodynamique de l’instinct, des émotions, du tonus vital (euphorique ou dépressif) et peut être inhibée et modulée par le cortex cérébral, siège de la pensée. On localise aussi comme nous l’avons vu plus haut dans l’hémisphère gauche du cerveau les fonctions analytique et cognitive de la psyché et dans l’hémisphère droit des fonctions non verbales, intégratives et holistiques.
La danse stimule l’hémisphère droit du cerveau en utilisant le non verbal et la stimulation intégrative par la perception musicale et le ressenti corporel. Lors de la danse, le pratiquant induit une diminution des fonctions corticales inhibitrices par la réduction de la perception visuelle, la danse étant réalisée les yeux fermés.
De la sorte les fonctions limbiques s’expriment plus librement et le danseur peut avoir accès à ses émotions refoulées et décharger ainsi certaines tensions inconscientes. La danse derviche et son rythme souple et progressif active le mécanisme parasympathique du système nerveux autonome permettant une régulation et un apaisement de l’organisme. Des études réalisées à l’université de Cologne en Allemagne démontrent l’efficacité de la danse sur le renforcement du système immunitaire.
Le soufisme est une pratique de la recherche d’états modifiés de conscience, comme le sont les voies explorées plus haut. Comme le disait Rûmi lui-même, il existe un fond commun transpersonnel. Il avait choisi le chant et la danse pour l’explorer.

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vendredi 18 septembre 2015

Monde en 3 dimensions en paralelle avec le monde Chretien, Musulman et Juif

Le Monde en 3 dimensions en paralelle avec le monde Chretien, Musulman et Juif


Le Gaon de Vilna, dans son commentaire sur la Torah (Adéret Eliahou; Béréchit, 1, 14) écrit que les dix jours - qui séparent Rosh ha-Shana et Kippour - si particuliers, si intenses au niveau spirituel, sont les jours-clé qui vont façonner tous les autres jours de l’année. Nous savons que le calendrier juif est fondé et sur la lune, et sur le soleil. 

Les mois sont lunaires, l’année est solaire. Or l’année lunaire comporte 355 jours, et l’année solaire 365 jours. Il y a une différence de 10 jours. Ainsi, au bout de trois ans, il y aura un décalage d’un mois entre les deux calendriers. C’est pour cela que les Sages d’Israel ont décrété qu’il fallait ajouter tous les trois ans un mois, le mois de Adar Bet, pour qu’il y ait compatibilité entre les saisons et les fêtes, notamment celle de Pessah, qui doit toujours tomber au printemps, d’après la Torah. Cette année embolismique est appelée par les Maîtres d’Israël « chana méʽoubéret » littéralement l’année « enceinte ». Terme bizarre, pour une chose asexuée comme le temps. 
Mais il faut y voir un profond enseignement, nous dit le Gaon de Vilna : le temps est aussi une œuvre créée par D.ieu, tout comme le monde et l’homme.

En fait, ces trois dimensions- le monde, le temps et l’homme : olam (monde), chana (temps), néfech (âme vitale)- 
ce sont les trois fondements de toute chose existante, nous dit le Séfer Hayétsira.
 Le monde représente la dimension spatiale, l’année la dimension temporelle, et l’âme la dimension humaine de tout existant.

Le monde et l’homme furent créés à Rosh Hashana. C’est ce que nous commémorons ce jour : l’anniversaire de la création. Puis, à la suite de la faute d’Adam, le monde a connu une grave dégradation, entraînant les punitions que l’on connaît, entre autres la mort. Au moment du Don de la Torah, les hommes se sont hissés au stade d’Adam avant la faute. Mais la faute du veau d’or les a remis dans l’état postérieur à la faute. Il faudra ensuite attendre jusqu’à Kippour pour que cette faute leur soit pardonnée, et qu’ils puissent recevoir les secondes Tables de la Loi.

Rosh Hashana et Kippour représentent donc les deux dimensions du monde et de l’homme, à leur état premier puis « corrigé » (avec Kippour). Les dix jours qui séparent ces deux fêtes représentent la dimension du temps. Le temps en gestation. Cette gestation est le fondement de tout ce que sera le temps pendant toute l’année qui s’annonce. Et ce temps est articulé autour de la différence entre les deux calendriers, solaire et lunaire. Le mois que nous rajoutons tous les trois ans vient créer, façonner le temps lui-même comme œuvre de D.ieu. C’est pour cela que l’année embolismique est appelée l’année « enceinte », qui porte en elle l’embryon qui donnera le temps. Celui-ci est une création de D.ieu, comme le monde et l’homme, et c’est pendant ces dix jours de téchouva que nous façonnons véritablement tout ce que sera l’année à venir.
 Le Gaon de Vilna nous a livré la clé : ces dix jours permettent la congruence entre le calendrier solaire et lunaire.

Cette congruence a une signification métaphysique qui dépasse de beaucoup le simple problème du calendrier. En effet, deux visions du monde se cachent derrière les années solaires et lunaires. 
Le soleil est le vecteur agissant dans la nature, le principe «masculin » (c’est-à-dire celui qui donne), pour permettre à la végétation et à l’homme de vivre, que ce soit par la photosynthèse ou par la chaleur régnant sur la terre.
 La lune, elle, représente le facteur « féminin » de la création, c’est-à-dire qui reçoit : en effet, elle n’éclaire pas de sa propre lumière, mais uniquement de celle du soleil. Elle n’est rien par elle-même, puisque c’est le soleil qui y reflète sa lumière, mais elle n’en est pas moins aussi indispensable, car sans elle le cycle des saisons, des marées et autres phénomènes cycliques n’auraient pas pu exister.


Ces deux dimensions- l’active, le soleil et la passive, la lune

Celles-ci doivent coexister pour que le monde fonctionne. Si celui-ci ne connaissait que le premier principe, celui de l’action, l’homme se croirait maître de son destin, de ses choix, pire encore : il se prendrait pour le créateur de tout ce qui existe.
 Ce mode d’existence est celui du monde occidental : l’homme européen se veut maître de son destin, car grâce à la science et à la technologie, il pense avoir tout créé, tout fait de ses propres mains[1] . Ce n’est donc pas un hasard si le calendrier grégorien choisi par Rome, le prototype du monde occidental gréco-chrétien, s’appuie uniquement sur le soleil. Et ce n’est pas un hasard non plus si ce même monde a comme fondement la dichotomie, la dialectique, l’opposition systématique entre deux concepts, que ce soit le corps et l’âme, le citoyen et l’étranger, moi et l’autre. Le monde occidental ne peut se vivre que sur la base d’une opposition dialectique, car l’homme occidental se pense le créateur et le maître de toute chose, il ne peut donc exister fondamentalement autre chose que lui. C’est pour cela que toute la philosophie est fondée sur la recherche du même, et que le savoir se vit comme une préhension, comme un objet à posséder et à maîtriser. L’altérité fondamentale est un concept étranger à l’occident, comme l’a si bien démontré Lévinas. Alors, comment ce monde pourrait-il embrasser l’idée de D.ieu, puisqu’Il est l’Autre par excellence[2] ? A moins que l’autre ne soit pas fondamentalement autre, mais un alter ego, un autre moi-même. C’est pour cela que l’Europe a fait de D.ieu une religion, c’est-à-dire un moyen de relier les personnes entre elles, comme l’indique l’étymologie même du mot (religion : relier). Le concept de D.ieu s’est limité à la sphère individuelle et communautaire, et s’est retiré de l’organisation de la cite, dirigée maintenant par César. C’est le coup de Paul, fondateur des religions, qui sépare le royaume des cieux du royaume d’en bas, du politique, de César.

La lune, elle, ne fait que recevoir. Elle est entièrement passive. Cette attitude est liée à une profonde croyance, celle que toute chose, tout existant, ne s’origine pas en lui-même, mais en un D.ieu unique, créateur de tout et prodiguant Sa Providence sur chaque événement du monde. L’allégeance totale à D.ieu est représentée par la foi musulmane, qui prône une totale soumission au Maître du monde. Mais pour le musulman, l’homme n’est pas libre, car tout ce qui se passe sur terre n’est exclusivement que la résultante de la Volonté Divine. Il ne peut donc agir dans le monde, mais ne faire que se soumettre à son Maître. Ce n’est donc pas un hasard non plus si le monde musulman a adopté un calendrier fondé uniquement sur la lune.


Le calendrier juif, lui, conjugue les deux temps, celui du soleil et la lune. 

Les mois sont lunaires, l’année est solaire. Ceci vient signifier qu’Israël est véritablement Israël lorsqu’il agit dans le monde mais sur les ordres de son Maître.
 Israël est comparé à la lune qui sait se faire petit devant son Maître, mais qui aspire aussi à une interaction avec le soleil. Dans le traité Houlin p. 60b, un apologue du Talmud rapporte que D.ieu Lui-même, après avoir diminué la taille de la lune pour qu’elle ne soit pas identique au soleil, demande à apporter un sacrifice ! Cette étrange histoire contient un profond enseignement : il ne peut pas y avoir identité entre deux êtres créés, que ce soit les astres ou les personnes humaines. Si D.ieu créé deux astres, c’est que chacun d’entre eux a une fonction différente de l’autre et ne peut donc prétendre à la même valeur. Le Talmud l’exprime dans sa langue : « Il ne peut y avoir deux rois pour une seule couronne ». D.ieu se voit donc « obligé » de réduire la taille de la lune, pour qu’il y ait une différence entre l’identité des deux luminaires. Mais la lune n’accepte pas le décret divin. Pourquoi devrait-elle, elle, être diminuée, et non le soleil ? A cela, D.ieu répond que le peuple d’Israel, et nombre de ses savants, seront identifiés à elle, et non au soleil, et que par elle, l’histoire d’Israel sera scandée[3]. Mais cela ne console pas entièrement la lune. Alors, D.ieu demande qu’on apporte un sacrifice en Son nom : ce sera le sacrifice de la néoménie, de Rosh –Hodesh. Et pour expier quoi ? Le fait qu’il y a nécessité ontologique, à partir du moment où il y a création, d’un hiatus fondamental entre le Créateur et les créatures, celles-ci ne pouvant pas être identiques au Créateur[4]. Et à l’intérieur du monde des créatures, il existe également une hiérarchie, qui vient signifier une différence de fonction et de responsabilité. Ainsi, la lune sera le petit des astres et Israel le petit des nations, représentant l’altérité fondamentale.

Nous voyons donc que la lune est certes celle qui reçoit, mais pas dans une totale passivité. La lune revendique le même titre que le soleil, mais D.ieu se trouve dans « l’impossibilité » de répondre à sa demande, a priori justifiée. 

Cette tension positive entre d’un côté «l’équilibre de dignité » des deux luminaires créés au quatrième jour de la Genèse, et de l’autre la nécessité d’un décalage d’identité entre les deux astres, représente la fonction d'Israël dans l’histoire de l’humanité.

Le judaïsme tentera, tout au long de sa longue et difficile histoire, de vivre cette tension entre le respect et l’humilité dus à son Créateur, et la nécessaire action qu’on doit entreprendre pour faire avancer l’histoire. Lorsque nous arrivons à équilibrer ces deux forces contraires, le temps profane devient un temps saint, celui des dix jours séparant Rosh-Hashana de Kippour, et toute la création s’en trouve sanctifiée.



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[1] Nous ne sommes évidemment pas contre la science et la technologie. Celles-ci ont permis à l’humanité de progresser dans tous les domaines, et de mieux dominer son environnement. Mais il nous semble qu’il ne faut pas voir dans la science l’aboutissement de l’humain. L’homme ne peut se résumer à ses réussites technologiques, aussi brillantes soient-elles, et il ne peut pas non plus ramener le monde à une série de réactions physico-chimiques dont il pourrait écrire l’immense équation. Nous pensons que l’humain a une dimension au-delà de la simple matérialité, qui lui permet de penser des concepts fort complexes, et de les exprimer. Cette dimension-là ne se laissera jamais enfermer dans une quelconque formule, aussi compliquée soit-elle. C’est l’étincelle de divin qui est en nous, et qui doit nous rappeler constamment que nous sommes des êtres créés par D.ieu.
[2] Voir les écrits d’Emmanuel Levinas notamment « Ethique comme Philosophie première», éditions Rivages poche p 69 « Dans le savoir, s’annonce aussi la notion d’une activité intellectuelle ou d’une volonté raisonnable – un certain faire qui précisément consiste à penser en connaissant, à faire sienne, à saisir, à réduire à la présence, à représenter la différence de l’être, activité qui s’approprie et comprend l’altérité du connu. »
[3] C’est en effet par la lune que l’on fixe les dates de toutes les fêtes du calendrier juif.
[4] Voir les écrits du Maharal, notamment le début de Ner Mitzva.

© M.C. Lʼessence de la Torah I, revu et corrigé
Source "Gestation du temps, Chabbat Chouvah" de Mordekhai Chriqui

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vendredi 5 juin 2015

Le Futur du monde décrit dans le Coran: "Le Messie et le Temps"

Le voyage dans le temps est un des grands thèmes de la science-fiction, au point d’être considéré comme un genre à part entière.
L’idée d’aller revivre le passé ou de découvrir à l’avance le futur est un rêve humain causé par le fait que l’être humain avance dans le temps de manière permanente, mais irréversible (et, à l’état de veille, apparemment de façon linéaire).
Les physiciens et les philosophes, tout autant que les auteurs de science-fiction, s’intéressent au voyage dans le temps, aux effets théoriques des voyages à la vitesse de la lumière et aux paradoxes logiques qui naîtraient d’un voyage dans le temps.

Le Furkane atomique

Le Mahdi (messie) est le sauveur des populations en détresse. Il est annoncé pour établir la justice et gouverner la terre entière où seule la religion d’Allah triomphera. C’est Allah qui a envoyé Son messager avec la guidée et la religion de la vérité ; pour qu’il l’étende à toutes les religions (Coran 9:33).
A la fin des temps, Allah vaincra tous Ses ennemis. Nous vaincrons sûrement Moi et Mes messagers (58:21). Le Mahdi combattra l’Antéchrist, la puissante Amérique et les croyants domineront le monde et vivront enfin dans la paix. Nous voulions favoriser ceux qu’on avait opprimés sur terre, et en faire les Imams, et en faire les héritiers et les établir sur la terre (28:5-6).
Le Mahdi vient à notre époque scientifique pour construire une grande machine.
Elle est décrite à travers le sens caché du Coran. Le Mahdi (messie)  ne vient pas faire des bombes, des guerres, de la politique. Il vient avec la vraie science du Coran. Cette science réunit toutes les sciences, c’est la science de la création.
Le premier verset révélé fait allusion à la création. Lis au nom de ton seigneur qui a créé, qui a créé l’homme d’un caillot de sang (96:1-2). C’est une incitation à créer des êtres vivants. Certains vont dire que seul Allah crée. Ne nous y trompons pas. Allah est unique dans sa façon de créer. Il crée à partir de rien. Quand Allah veut une chose, il Lui suffit de dire : soit ! Pour qu’aussitôt elle soit (3:47). C’est pour cela qu’on dit qu’Allah est le meilleur des créateurs (37:125).
L’homme doit créer à partir de la matière comme la terre ou les minerais, et dans le temps. Mais les mécréants font de la manipulation comme les plantes transgéniques, le clonage et les futures chimères. Ils ne font jamais de la création. Le diable avait dit à Allah qu’il pousserait les gens à détruire la création d’Allah. Je leur commanderai et ils changeront la création d’Allah (4:119). Seuls les bons croyants sont capables de créer.
Dans le Coran, la machine qui crée des êtres vivants s’appelle le Furkane. Elle est décrite à travers le sens caché du Coran.
Or la création d’êtres vivants par l’homme dépend de la machine. Cette machine prophétique est appelée « Forkane » dans le Coran. Les gens qui ne savent pas disent que le Forkane est synonyme des Livres révélés, du discernement entre bien et mal, vrai et faux. Le Coran ne dit pas cela.
Quand Nous avons donné à Moïse le Livre et le Forkane (2 : 53). Le Forkane est bien autre chose que le Livre de Moïse, La Thora.
Il a descendu sur toi le Livre [le Coran] avec vérité en tant que confirmation de ce qui était avant lui. Et Il a descendu la Thora et l’Evangile ; auparavant en tant que guidée pour les gens. Il a aussi descendu le Forkane (3 : 3-4).
Il apparaît évident dès lors que le Forkane n’est ni la Thora, ni l’Evangile, ni le Coran et donc encore moins la faculté de discernement entre bien et mal puisque les Livres sont déjà supposés permettre le discernement.
Forkane signifie « ce qui divise, sépare ». Le Forkane est cette machine qui dissocie des matières tenues pour inséparables et unit ce qui est inconciliable comme l’eau et le feu. Cela est possible par l’action du temps.
Le temps assemble et défait toutes choses. Le Forkane est une machine où le temps tourne mécaniquement : en un jour, l’on peut faire passer cent ans, par exemple. Il agit de façon sélective comme dans l’histoire de cet homme ressuscité après cent ans, qui voit son âne réduit en poussière mais ses aliments restés frais (2 : 259).
L’autre nom du Forkane est le Temps (Zaman) et le Mahdi qui l’apporte, s’appelle le Maître du Temps (Sahib-e-Zaman).
Dans le Coran, Allah l’appelle aussi l’Heure. Il est une figure de style qui exprime le tout par la partie. Comme l’on désigne par exemple un pays par le nom de sa capitale (par exemple, pour dire la France l’on dit « Paris a décidé… »), l’on dit l’Heure pour le Temps.
L’Heure n’est pas la fin du monde, le jour du Jugement Dernier mais la machine qui va changer le cours de l’Histoire.
L’Heure nécessite toute une science pour sa construction. Il y a bel et bien un savoir de l’Heure (43 : 61). Pour atteindre le niveau de science requis, il importe de développer toutes les connaissances humaines et de faire sortir de la terre, tous les trésors ( ce qu’elle contient d’énergie, de minerais…). Il faut qu’une grande civilisation apparaisse qui aura les connaissances scientifiques et les techniques de pointe. Il faut que le temps passe et que l’histoire ait lieu.
Vous ne connaîtrez véritablement ce que le Coran raconte qu’après un temps (38 :88).
La civilisation moderne offre tous les instruments et techniques nécessaires au projet du Mahdi. C’est seulement maintenant que le sens caché du Coran peut être révélé aux hommes. Et bientôt les hommes seront étonnés par la révélation de ce que contenait vraiment le Coran. Nous leur avons apporté un Livre que Nous avons expliqué en toute science, comme guidée et miséricorde pour des gens qui croient.
Qu’attendent-ils sinon son ta’wil [sens caché]. Le jour où son ta’wil viendra, ceux qui l’avaient oubliés auparavant diront : les messagers de notre Seigneur étaient venus avec la vérité (7 :52-53).
Mais l’Heure, le Forkane n’est pas une fin en soi. Car le but ultime est toujours d’accéder à Allah. O les croyants ! Craignez Allah [taqo-llah] ! et recherchez le moyen d’accéder à Lui (5 :35). Ce moyen d’accès n’est pas la piété et les bonnes actions car cela est déjà compris dans le début du verset : taqo-llah vient de taqwa qui signifient piété et bonnes actions.
Le moyen d’accès n’est autre que l’Esprit d’Allah. Ne désespérez pas en l’Esprit d’Allah, ne désespère en l’Esprit d’Allah que le peuple mécréant (12 :87).
Le verset en arabe dit bien rouh et non rawh . Rouh signifie Esprit.Rawh ne veut rien dire mais on lui fait tout dire : repos, retour vers Allah etc. Ce qui n’a pas de sens. L’Esprit divin, c’est le but du Forkane, de l’Heure.
L’Esprit est aussi appelé la Bête : Nous leur ferons sortir de terre une bête qui leur parlera ; mais les gens ne croyaient pas avec conviction à nos signes (27 :82). Les criminels parlent de la Bête immonde car elle ruinera leurs ambitions et la justice triomphera. Ils ont peur.
La Bête, l’Esprit, visible, en chair et en os, nous rapprochera d’Allah en tant que Allah parle par son intermédiaire aux hommes. O homme ! Tu cours à toute allure vers ton Seigneur, et tu Le rencontreras (84 :6).
Toute l’histoire humaine est dirigée pour faire sortir la Bête, cet Esprit qui nous permettra de parler à Allah comme Moïse le faisait avec l’Arche, et réenchantera le monde pour donner la vie éternelle aux Elus et détruire les germes de toute violence sur terre. Avant de parvenir à la dernière étape de l’Esprit, l’on passe par d’autres phases. La machine, elle-même, nécessite deux , trois ans de construction. En tout il faut 8, 10 ans (bid ‘i-sinin) pour arriver à la Bête. L’œuvre commence avec 3000 travailleurs pour aboutir à 30000.
Avant la Bête, sont les jawahir haya, des êtres vivants qui tiennent dans la paume d’une main, capables de se transformer en des êtres humains, en des animaux et monstres extraordinaires. Leur niveau de pureté est celui d’un homme spirituel parfait. Peu à peu, l’on atteint la dimension angélique avec lesarwah malaqiya (esprits angéliques) au nombre de 4 comme les 4 archanges qui sont les anges les plus proches d’Allah, Jibril, Mikaïl, Israfil et `Azraïl . Une bête plus petite que l’Esprit, sorte d’oiseau éclatant de lumière. C’est ce qui se trouvait dans l’Arche d’alliance.
L’Arche, sorte de temple portatif, était un coffret où se trouvait la Sèqina, un esprit angélique sous forme d’oiseau. Coffret déposé dans la tente, le Tabernacle où se rendait Moïse pour parler à Allah. Le peuple de Moïse ne parvint qu’à ce seul esprit d’ange. Enfin, c’est la Bête, l’Esprit qui vaincra. C’est l’étape que Moïse voulait atteindre.
Je n’arrêterai pas avant d’atteindre le confluent des deux mers, ou bien il me faudra marcher des âges durant (18 :60). Il a donné libre cours aux deux mers, pour qu’elles se rencontrent ; mais il y a entre les deux une barrière qu’elles ne dépassent pas (55 :19-20).
Le jour viendra où le Mahdi lèvera la barrière et là, au contact des deux mers de matières élaborées, dans un grand « fracas » (80 :33), surgit la Bête.
Le plan général est en la sourate 18, la « Grotte », qui donne une vue aérienne de toute l’œuvre. Le Prophète (P) recommande de la lire contre l’Antéchrist qui prétend que la science n’est pas dans l’Islam.
Le Mahdi ne vient pas faire des bombes, des guerres, de la politique. Il vient avec la vraie science du Coran. Cette science réunit toutes les sciences, c’est la science de la création.
Le premier verset révélé fait allusion à la création. Lis au nom de ton seigneur qui a créé, qui a créé l’homme d’un caillot de sang (96:1-2). C’est une incitation à créer des êtres vivants. Certains vont dire que seul Allah crée. Ne nous y trompons pas. Allah est unique dans sa façon de créer. Il crée à partir de rien. Quand Allah veut une chose, il Lui suffit de dire : soit ! Pour qu’aussitôt elle soit (3:47). C’est pour cela qu’on dit qu’Allah est le meilleur des créateurs (37:125).
L’homme doit créer à partir de la matière comme la terre ou les minerais, et dans le temps. Mais les mécréants font de la manipulation comme les plantes transgéniques, le clonage et les futures chimères. Ils ne font jamais de la création. Le diable avait dit à Allah qu’il pousserait les gens à détruire la création d’Allah. Je leur commanderai et ils changeront la création d’Allah (4:119). Seuls les bons croyants sont capables de créer.
Dans le Coran, la machine qui crée des êtres vivants s’appelle le Furkane.
Le Furkane n’est pas le Coran comme le montre ce verset. Allah a descendu sur toi le Livre [Le Coran] avec vérité en tant que confirmation de ce qui était avant lui. Et Il a descendu la Thora et l’Evangile auparavant en tant que guidée pour les gens Il a aussi descendu le Furkane (3:3-4).
Le Furkane n’est donc ni la Thora, ni l’Evangile, ni le Coran. Furkane veut dire «ce qui sépare, divise».
Cette machine sépare les matières inséparables et unit ce qui est inconciliable. Dedans le temps tourne mécaniquement. Si on met une pierre dedans, on peut faire passer plus de cent ans dessus en un jour, la pierre est alors réduite en poudre grâce aux rayons d’atomes d’uranium.
Par la Bête, les croyants régneront sur le monde.
L’humanité vivra dans la paix et le bonheur. Le désert fleurira et les aveugles verront. Le loup gardera le troupeau de moutons. L’enfant jouera avec le serpent. Les hommes seront frères. C’est tout cela que raconte le Coran. Vous ne connaîtrez vraiment ce que le Coran raconte qu’après un temps (38:88).
L’Heure est proche (54:1).
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les coups de coeur

Maître

de Sagesse

Auteur Un-connu

Si tu te contentes de boire l'eau de mon puits, demain tu mourras de soif, soit parce que j'ai fermé la porte, soit parce que je suis en voyage.

Si tu veux étancher ta soif, creuse ton terrain et tu trouveras la source car elle est en toi.

Creuse ton puits, ainsi tu auras toujours de l’eau partout où tu iras.

Le puits est en toi,

la source est en toi.

Cherche et tu trouveras le trésor qui t’enrichira.

N’oublie jamais que celui qui compte sur la richesse d’autrui est semblable à celui qui fait un beau rêve dans lequel il reçoit beaucoup d’argent, et qui constate au réveil que sa poche est vide. Le bien des autres est pour nous comme la fortune d’un rêve.

Cherche en toi et tu trouveras.


CRÉER DE LA LUMIÈRE À PARTIR DE RIEN

A sa manière, Raymond Devos avait eu l’intuition de la nature ambiguë du vide, en expliquant dans un sketch que « rien … ce n’est pas rien. La preuve c’est qu’on peut le soustraire. Exemple : Rien moins rien = moins que rien ! Si l’on peut trouver moins que rien c’est que rien vaut déjà quelque chose ! On peut acheter quelque chose avec rien ! En le multipliant. Une fois rien … c’est rien. Deux fois rien… c’est pas beaucoup ! Mais trois fois...


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LE POINT ZERO ET CHAMP AKASHIQUE

Le champs de Cohérence akashique Les mystiques et les sages nous informent depuis longtemps qu’il existe un champ cosmique reliant tout à tout au plus profond de la réalité, un champ qui conserve et transmet l’information, connu sous le nom de «champ akashique». De récentes découvertes en physique quantique indiquent: celui-ci est réel et il a son équivalent dans le champ du point zéro qui sous-tend l’espace comme


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LES CHAMPS DE TORSION PRODUIT PAR LA CONSCIENCE EST LA CLÉ DE LA « THÉORIE DU TOUT »

Les champs de torsion, la clé de la « Théorie du Tout » incluant la conscience On attribue généralement la première recherche concernant la découverte du « champ de torsion » appellée aussi « 5ème force ou élement », au russe le Pr Mychkine dans les années 1800. C’est un collègue d’Einstein, le Dr Eli Cartan qui a le premier appelé cette force champ de « torsion »

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LA LUMIÈRE D APRÈS L'ARBRE SÉPHIROTIQUE

D’après la tradition Kabbalistique, la lumière est née dans Ain Soph Aur (Lumière illimitée), qui lui-même est né dans Ain Soph (L’infini), qui lui-même est né dans Ain (Vide absolu). Cette lumière illimitée se manifeste comme une étincelle...


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LA MEDECINE LUMIERE -1

La Médecine Lumière Commençons par quelques définitions: Qu'est ce qu'est la médecine: La médecine de type occidentale est la science et la pratique étudiant l'organisation du corps humain (physique, qq fois psychologique), son fonctionnement normal, et cherchant à le restaurer la santé par le traitement,.


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LE LIVRE DE NOE OU LA MEDECINE INDIENNE

Originaire de l'Inde, la médecine Indienne, ou médecine orientale, est un système médical complet et cohérent, tout comme le sont la médecine occidentale ou la Médecine traditionnelle chinoise, par exemple. Il est considéré comme le plus ancien système médical de l'histoire humaine. La tradition indienne fait remonter ses débuts à 5 000 ans, même 10 000 ans. Toutefois, les écrits sur lesquels repose ce savoir médical..

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LA TRADITION PRIMORDIALE -2

Tradition Primordiale et Torah de Sion : Aux source de la Kabbale Originelle. Mission d’un Peuple Élu pour la réaliser Les premières questions que nous poserons dans cet exposé, sont les suivantes: Y a-t-il véritablement une Mission d’Israël parmi les Nations ? La réponse est catégoriquement: Oui! Et elle ait été préfigurée par le Patriarche Abraham, ancêtre du peuple d’Israël, et des Juifs, à qui Dieu promis la Terre d’Israël en Héritage...
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L ÂME HUMAINE, SELON LA PHYSIQUE QUANTIQUE

Boris Iskakov est né le 14 novembre 1934 à Magnitogorsk. En 1957, il a achevé ses études à l’Institut de techniques physiques de Moscou. Auteur de la théorie des réactions en chaîne dans l’économie, il a consacré une série d’ouvrages à l’application des méthodes mathématiques en agriculture. Docteur en économie, Boris Iskakov étudie depuis quelques années les méthodes statistiques et quantiques servant à modéliser les processus qui s’opèrent...
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LUNE DE SANG, LA FIN ET LE DÉBUT DE NOUVEAU TEMPS

Lune de sang Le livre de la Genèse dit que DIEU utilise le soleil, la lune et les étoiles pour des signes et les saisons. De tels exemples peuvent être trouvés dans la Bible, d ailleurs le calendriers juifs et basé à la fois sur le calendrier solaire et lunaire. Or il va apparaitre ces années des Eclipses 2014 et 2015, pendant les fêtes juives appelées les Tetrades, au cours desquelles, à chaque fois, il s’est passé un évènement...

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À la différence de l’espace, le temps est une dimension incontrôlable. Qu’on le veuille ou non, la flèche du temps semble dirigée invariablement vers le futur. « Nous ne nous baignons jamais deux fois dans le même fleuve », précisait Héraclite. Plus de deux millénaires se sont cependant écoulés depuis cette affirmation du philosophe grec. Aujourd’hui, à l’heure de la science atomique et de la conquête spatiale, notre regard sur le cosmos...