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mardi 25 août 2015

L'Arbre de vie - 1



Par Annik de SOUZENELLE
(Revue Panharmonie. No 166. Mars 1977)
Le titre est de 3e Millénaire

1: la symbolique du corps

Compte rendu de la réunion du 13.1.1977 
Ce dont nous parle Annik de Souzenelle a des prolongements dans toutes les traditions et évidemment dans la tradition occidentale. Elle nous permet, grâce à une juste traduction des textes hébreux et grâce à une compréhension tout à fait exceptionnelle de leur symbolisme, de découvrir une concordance extraordinaire entre les trois plans de notre existence, physique, mental„ spirituel, que palier par palier nous avons à franchir pour remplir le rôle qui nous est assigné sur terre. Nous découvrons dans son analyse une métaphysique insoupçonnée de la plupart, et des analogies frappantes entre les différentes traditions qui sont issues les unes des autres et qui enrichissent le champ de notre connaissance.
C’est donc l’étude du corps qu’aborde notre animatrice, de ce corps qui, pendant des siècles, a été nié et qui, à présent s’impose et donne lieu à de nombreuses études qui le réhabilitent.
Ce sujet, nous dit-elle, s’est en quelque sorte imposé à elle. Après avoir été anesthésiste et s’étant « recyclée », elle étudiait la théologie et la psychologie, lorsqu’elle fut mise en contact avec un professeur d’hébreu qui lui proposa de lui donner un enseignement sur la Qabbale, ce qu’elle accepta avec joie, parce que cela lui permettait de remonter aux sources de notre civilisation. Et, au cours de ses recherches, elle s’aperçut qu’entre les trois disciplines qu’elle étudiait, il y avait un lien, une unité.
Elle se mit donc à l’étude de l’Arbre des Séphiroth, l’Arbre traditionnel, mythique des Hébreux, qui trace le rythme très rigoureux de la manifestation des énergies divines. Et un jour, en méditant sur cet Arbre, elle a vu se superposer à lui en filigrane, le corps du Christ en Gloire, tel qu’on le voit dans nos basiliques romanes. Il s’est produit en elle une sorte d’identification de cet Arbre des Séphiroth avec la fresque romane. Cela se confirma par la lecture dans le Sepher Yezira que l’Arbre des Séphiroth était le dessin du « Corps Divin » à l’image duquel est dessiné l’homme. A partir de ce moment, toutes les fois que les organes ou les membres du corps étaient mentionnés dans un mythe, de quelqu’origine qu’il soit, tout prenait un sens, parce qu’elle voyait à quel niveau se situaient ces organes, ces membres et à quoi ils correspondaient par rapport aux énergies divines.
Plus tard elle s’aperçut également combien en psychothérapie ce schéma des énergies divines de l’Arbre des Séphiroth avait une résonance étonnante avec les êtres.
Avant d’aborder l’étude de cet Arbre, il était nécessaire de mettre bien en évidence ce que Annik de Souzenelle entend par « symbole ». Symbole vient du grec et signifie « lancer ensemble, lancer avec… ». Or, rassembler deux éléments implique qu’ils étaient séparés et c’est cette conception qui a été la clef de toute la base de l’étude des symboles de la Genèse. Dans la Genèse, le deuxième jour il y a séparation : les Elohim que les Chrétiens appellent le « Grand Conseil », séparent les eaux primordiales dont le nom hébreu est Maim. Ces eaux semblent être une énorme matrice contenant en potentialité toute la Création. Et cette Création à partir du premier jour va s’effectuer à travers une série de séparations.
Dans le mot « Maim » est contenu « Mi », représentant les eaux d’en-haut, et « Ma », représentant les eaux d’en-bas. Nous trouvons la racine mi dans bon nombre de mots, tels mirage, mystère, etc., et la racine ma dans matière, manifestation, etc.
Nous n’entrerons pas dans les précisions que nous donne A. de Souzenelle, qu’il nous suffise de dire que le monde d’en-bas, Ma, est le reflet du monte d’en-haut, Mi. Chaque élément du monde de Ma est l’image d’un archétype du monde de Mi, il est le symbole de son archétype dont il a été séparé lors de la séparation des eaux. Et cela est si bien exprimé dans la Bible, que nous voyons Dieu, après avoir séparé, relier aussitôt les deux mondes par ce qu’Il appelle « l’étendue », en hébreu : « Shamaïm ».
Séparer n’est peut-être pas le mot exact, mieux vaudrait dire « distinguer ». Le monde du Mi qui contient en potentialité toute la Création, va s’exprimer dans un grand expire divin à travers les sept jours de la Création pour former le monde du Ma. Si donc nous touchons un élément de la Création en-bas, nous touchons en-haut à son archétype qui nous répond. Les Hébreux n’hésitent pas à parler du monde divin, des Elohim, nom dans lequel nous retrouvons la racine him c’est-à-dire mi, et qu’ils appellent « l’homme d’en-haut ». Et Adam, dans lequel nous retrouvons la racine ma, est « l’homme d’en-bas », appelé à sa ressemblance avec les Elohim c’est-à-dire à les « rejoindre ». De même qu’Adam est le fond de l’expire divin, étant l’image de Dieu ; de même tous les éléments de la Création ont pour vocation, comme dans un inspire de revenir à leur origine en remontant tous les échelons allant de la base du Ma à la jonction avec le Mi. Et ces échelons ne sont autres que les sept jours de la Création.
Avant d’aller plus loin, posons-nous quelques questions. Qu’est-ce que le mythe ? Le mythe est un petit récit à notre niveau de signification plus ou moins satisfaisante, qui, en aucun cas, n’exprime en soi quelque chose, mais qui nous invite dans sa profondeur pour y trouver ce qu’il signifie. Et ce qu’il signifie se passe dans le monde du Mi, qui ne nous est pas immédiatement transmissible. Car si nous étions directement en face de la réalité du monde du Mi, nous ne pourrions pas le supporter, nos catégories mentales n’étant pas faites pour l’appréhender.
L’histoire des hommes que nous vivons tous les jours a elle aussi sa profondeur, sa couche mythique, sa signification que nous pouvons déceler si nous pénétrons dans notre être profond, dans le Mi que nous portons en nous. Les exégèses sont d’accord pour dire que les récifs bibliques sont mythiques jusqu’au Déluge et, qu’à partir de ce moment-là ils contiennent une couche historique. Mais celle-ci aussi a sa couche  mythique.
Annik de Souzenelle nous présente à présent le schéma de l’Arbre des Séphiroth, composé d’un axe central surmonté d’un triangle. Plus bas sur l’axe deux autres triangles renversés. Par des points elle marque l’emplacement de dix Séphiroth (au singulier Séphira).
Qu’est-ce qu’une Séphira ? C’est un contenant dans lequel se déversent les énergies divines, semblables à l’eau s’écoulant dans des vasques successives. Il n’est pas exact de dire énergies divines, car le Divin est énergie. Il se manifeste à travers dix énergies, dix étant le symbole de l’Unité. Il y en a d’ailleurs plus de dix, les Hébreux nous apprenant qu’au-delà de la première Séphira en-haut, il y a en trois qui sont nommées, mais qui ne sont pas connues, qui ne se manifestent pas. Elles correspondent à des noyaux supérieurs de l’homme. La première est nommée l’Ayin, qui signifie « rien ». Tout vient de rien. Après l’Ayin, la seconde s’appelle l’Ayin Soph, soph voulant dire « limite » Ce « rien-limite », c’est l’infini. La troisième, juste au-dessus est l’Ayin Soph Aor, l’infinie Lumière. Aor : lumière. Ces trois Séphiroth restent dans l’inconnaissable.
Et c’est ainsi qu’Annik de Souzenelle nous analyse et nous nomme toutes les Séphiroth partant de celle du sommet du triangle supérieur qui s’appelle Kather, la couronne de la triade supérieure avec Hochmah, la sagesse et Binah, l’intelligence. Cette triade se reflète une première fois dans le premier triangle renversé et une seconde fois dans le dernier et toutes les Séphiroth qui ont ici leur siège, sont appelées les Séphiroth de la Création, aux sept jours de laquelle elles correspondent. Et, finalement nous arrivons au bas de l’Arbre où la dernière Séphira, Malkuth, représente le Royaume. Si, au sommet le Roi est couronné, le Royaume, lui, est à l’opposé.
Les Hébreux nomment aussi la Séphira du haut: le Roi, et la dernière en-bas, la Reine, ou la Vierge d’Israël. Pourquoi ? Parce que toutes les énergies se déversent d’en-haut vers le bas. Et toute la Création qui va être contenue dans Malkuth, devra pour épouser le Roi, remonter les degrés énergétiques de l’Arbre, en-haut duquel la Vierge sera couronnée, ainsi que le disent les Mystères Chrétiens.
Mais cet Arbre symbolise aussi le corps de l’homme. Les Hébreux ont un dessin traditionnel sur lequel on voit l’homme d’en-haut et l’homme d’en-bas qui sont inversés et dont la tête de l’un est à la place des pieds de l’autre. En effet, si nous prenons cet arbre dont les racines sont en-haut, il va entièrement fleurir en-bas, et cette floraison, c’est toute la Création. L’homme, tel qu’il est, prend ses racines à partir de cette floraison et il va remonter pour s’épanouir en-haut. Nous avons donc bien ces deux hommes renversés.
L’Arbre est structuré sur des éléments horizontaux et verticaux, les premiers sont le triangle supérieur qui se reflète par deux fois et fournit à ce niveau un quadrilatère qui tient ensemble la base de l’Arbre. Les structures verticales sont essentiellement dans l’axe central, le « sentier » du milieu et les deux sentiers latéraux que nous pouvons, en pensée, prolonger vers le haut et le bas.
Dans le récit biblique l’Arbre a été planté au milieu de l’Eden, qui est un jardin. Or toute terre, jardin ou non, est symbole d’état intérieur. Il nous est dit qu’il est deux arbres, celui de la vie et celui que nous appelons couramment de la dualité ou de la connaissance du bien et du mal. Ce dernier terme est mal traduit car il signifierait que le mal fasse partie de la Création, ce qui serait absurde. La traduction juste est celle de « Connaissance du bien (ce qui est bon) et de son contraire ». Le mot « bon », vient d’ailleurs ponctuer chaque jour de la Création.
La perfection est un état qui implique un arrêt, une mort. On ne peut aller plus loin. Or, si nous disons que Dieu est parfait, nous l’arrêtons totalement, nous le limitons même. Ainsi Dieu va-t-il se faire connaître à travers son parfait et son contraire. Il ne peut être ni perfection absolue, ni mouvement absolu, car dans ce dernier cas il serait dans une continuation qui impliquerait une non-perfection. Il est donc à la fois l’immobilité absolue et le mouvement absolu, l’être et le non-être, etc. C’est cela l’Arbre de la dualité, que nous avons appelée le « mal » ce qui est un contresens.
L’Arbre de vie, c’est la colonne vertébrale, c’est la kundalini, les énergies qui passent et les deux pôles du corps, sont les deux pôles de l’unique Réalité qui va se manifester à travers ; une chose et son contraire.
Cette alternance des opposés, nous la trouvons de manière précise dans les deux premiers mots de la Genèse: Berechit et Bara. Berechit : dans le Principe, Bara : qui est créé. En fait Berechit, c’est Barachit : Bara : créé, Schit : s’arrête. Il y a déjà l’annonce de ce mouvement de création et d’arrêt, que nous trouvons aussi dans l’histoire de Loth.
Celui-ci quitte Sodome et Gomorrhe et il est dit que sa femme, regardant en arrière est transformée en statue de sel. En hébreu c’est tout à fait différent. Loth a pour but d’aller sur la montagne, mais il n’a pas la force d’y aller d’un seul trait. Et cet arrêt est traduit par sa femme, le féminin en lui qui, dit la Bible, « ne regarde pas en avant ». Le sel, c’est la sagesse. Elle est un bloc parce qu’elle s’arrête, car il y a une nécessité de s’arrêter pour reprendre des forces, son souffle, pour toute une gestation nouvelle, la gestation est liée au féminin, tandis que la force est liée au masculin.
Notre corps aussi, par ses deux côtés, va nous exprimer sa dualité et tout le programme qu’il va nous proposer, consistera de faire de cette dualité une unité. Et pour ce faire, l’être de sa naissance à son apogée, aura à franchir trois étages allant de Malkuth jusqu’au sentier de la Gloire et de la Victoire. La vieillesse alors devient une apothéose.
Avec Annik de Souzenelle, nous suivons ce sentier. Elle nous donne les symboles et significations de ces trois étages séparés par des « portes » que nous avons à franchir et qui sont autant de morts et de renaissances. Nous ne pouvons pas ici donner toutes les précisions si intéressantes et si instructives.
Nous dirons cependant qu’Annick de Souzenelle nomme le premier étage celui de l’ « Avoir » et le deuxième celui de l’ « Etre », celui par lequel on entre dans la véritable incarnation qui est la véritable naissance. A cet étage l’être cherchera à faire de la dualité une unité. Et puis, ensuite, pour arriver au troisième étage, il faut franchir ce que toutes les traditions nomment : la Porte des Dieux. L’être va mettre au monde l’enfant divin qu’il est en germe. Il va vivre sa vraie fête que, à ce niveau-là, symbolise la Jérusalem Céleste, la Terre Promise. Il n’y a plus de dualité, l’Unité est totalement recouvrée.
L’homme ainsi s’élève d’abord, construisant au premier étage les dix premières vertèbres, les cinq lombaires et les cinq sacrées qui nous font retrouver les dix plaies d’Égypte, les dix années des Mystères grecs, etc., puis au deuxième étage il lui faudra structurer les douze vertèbres dorsales (voir les douze travaux d’Hercule, les douze mois de l’année, les douze Apôtres, les douze signes du zodiaque), et enfin, au dernier étage, les sept vertèbres cervicales qui vont correspondre au septénaire apocalyptique. Et à chaque passage d’une vertèbre à l’autre, l’être vivra une petite mort et une petite renaissance, car comme le disait l’Apôtre Saint Paul : « On meurt et on ressuscite je ne sais combien de fois par jour ! »
Et pour terminer, Annik de Souzenelle nous parle du pied, du rein et de l’oreille qui ont tous les trois la forme d’un germe et qui sont reliés les uns aux autres par une ligne droite. Il y a entre eux une correspondance étroite, tout est inclus dans chacun de ces organes. Les pieds vont être le point de départ de toutes les énergies.

2: le Tétragramme

Compte rendu de la réunion du 10.2.1977
A. de Souzenelle fait la récapitulation de ce qui avait été dit les fois précédentes. Nous en donnons quelques remarques saillantes :
Tout est en nous. Nous avons en nous tous les symboles et tous les mythes, nous sommes habités par la connaissance, mais cette connaissance est en grande partie voilée.
Il semblerait que l’embryon, le germe qu’est l’enfant dans le ventre de sa mère, soit totalement connaissant. Et puis cela s’en va. Quand ? C’est difficile à dire. Il y a perte totale de la mémoire et notre vie va consister à nous souvenir.
Puis elle passe à l’étude des structures verticales de l’Arbre des Séphiroth. Elles sont au nombre de trois — nous retrouvons toujours le nombre 3, essentiel dans toute structure : la colonne ou le sentier du milieu, selon la dénomination des Hébreux, et les deux sentiers de chaque côté que nous imaginons se prolonger vers le haut et vers le bas.
Mais nous allons découvrir autre chose encore, à savoir ce que les Hébreux appellent le Tétragramme divin, c’est-à-dire le nom divin, Yod-Hé-Vov-Hé que nous appelons très mal à propos Yahvé ou Jéhovah, et qu’il est sacrilège d’employer. C’est pourquoi je ne me servirai plus de ces deux noms, moi non plus, dit-elle. Ils l’appellent ou plutôt ils reprennent chacune des lettres ou bien ils les remplacent par un autre nom. La plupart du temps ils disent Adonaï.
Et pourquoi ce mystère autour de ce nom ? Nous ne sommes pas capables de l’appréhender entièrement et de connaître la redoutable énergie qu’il contient. Car chaque lettre est une énergie. A chacun de ces sentiers, à chacune de ces séphira correspond une lettre qui est une énergie redoutable. Les Hébreux avaient encore conscience de cela et ils ne prononçaient pas un nom à la légère, de même qu’ils ne donnaient pas à un enfant un nom à la légère.
Le Tétragramme mystérieux n’était prononcé qu’une fois seulement par an par le Grand Prêtre dans le Saint des Saints, selon une modulation qui s’est complètement perdue. Et cette qualité vibratoire était telle, que les Hébreux s’enfuyaient au loin en faisant un tintamarre terrible pour ne pas l’entendre, parce qu’ils avaient peur de mourir.
Et A. de Souzenelle nous rappelle ce que les Hébreux disaient à Moïse lorsque la parole divine était clamée sur le Mont Sinaï : « Parle-nous toi, mais que Dieu ne parle pas, parce que s’Il parle, nous mourrons. »
Si je vous parle de ce Tétragramme, c’est parce que je crois qu’il est infiniment lié à l’homme et que l’Arbre des Séphiroth n’en est que le développement.
Le quatre est lié au symbolisme de la Création par rapport au trois qui est lié au Divin. Dans le contexte hébraïque la plupart des mots sont trinitaires. Et voilà ce Yod-Hé-Vov-Hé qui arrive avec quatre lettres pour la première fois, dans ce qui est appelé la « Seconde Genèse », après les sept jours de la Création que, à la fin de chacun, Elohim regardait en s’exclamant : « Comme cela est beau ! » et à la fin du sixième jour, c’est-à-dire la fin de la Création de l’homme : « C’est vraiment très beau ! »
Le septième jour, celui du Sabbath, Dieu se retire au cœur de Sa création et ne s’impose plus : c’est à toi de jouer maintenant. Les artistes ont fait l’expérience que lorsqu’ils commencent une œuvre, celle-ci devient en un certain sens une énergie autonome, elle s’empare de l’artiste et crée avec lui. C’est cela qui se passe au niveau de la Seconde Genèse. Ce ne sont plus les Elohim, les énergies créatrices, mais Yod-Hé-Vov-Hé qui est lié à la Création et plus spécialement à l’homme.
A la naissance de Caïn, Ève s’écrit : « J’ai acquis un homme avec l’aide de Dieu ! » il y a un jeu de mot entre acquérir et Caïn, la Bible est constellée de jeux de mots, car « le Saint, bénit soit-Il » comme disent les Hébreux, joue avec les lettres de l’alphabeth.
Évidemment les traductions n’en tiennent pas compte. Et c’est une erreur de traduire ce petit mot qui relie Caïn à Dieu par « avec l’aide de » parce que ce petit mot « eth » correspond l’Alpha et a l’Oméga, c’est un mot qui ne se traduit pas. Il faudrait dire : « J’ai acquis un homme qui est alpha de structure (de commencement, si on veut) et qui doit devenir la dernière lettre de l’alphabeth, oméga, tout son devenir, toute sa vocation, qui doit devenir Yod-Hé-Vov-Hé. Il doit atteindre la ressemblance, remonter toute l’échelle, ce cordon ombilical qui sépare et unit en même temps les archétypes et le monde de la manifestation.
Le premier homme après la chute est encore l’image de la ressemblance, c’est dans sa conscience seule qu’il est coupé du monde divin. Comme disait Adam dans l’Éden : « J’ai entendu Ta voix, mais je ne Te vois plus. Je suis dans la crainte. » Bientôt il n’entendra même plus, mais il reste fondamentalement à l’image de la ressemblance.
Ce Tétragramme s’inscrit dans l’Arbre des Séphiroth. A chaque lettre correspond un nombre qui représente toute son énergie. Le Yod qu’il est tentant de mettre tout en haut, représente 10, chacun des deux Hé de chaque côté 5, et le milieu qui relie les deux côtés ensemble, Vov, de même que le haut et le bas, représente le nombre 6.
Le Yod-Hé-Vov-Hé est aussi l’Épée à deux tranchants, qui tue et vivifie, selon qu’on est capable ou non de recevoir la parole. C’est une épée de feu, mais aussi celle de la dualité. Le mot hébreu veut dire contradiction.
Nous retrouvons en ramassé dans Yod-Hé-Vov-Hé tout le développement de l’Arbre des Séphiroth. Le Vov qui est le sentier du milieu et qui correspond à 6 — souvenez-vous que l’homme a été créé le sixième jour — est comme l’homme, la conjonction, il réunit en tant que microcosme tous les éléments de la Création en même temps qu’il est aussi le microthéos, réunissant le haut et le bas. Le Yod, la tête qui est en haut et qui a pour valeur 10, c’est l’unité reconquise et les deux Hé de chaque côté, en hébreu hé veut dire souffle, représentent deux fois cinq, égal 10. Dans le yoga occidental les deux mains se joignent au-dessus de la tête, symbolisant ce deux fois cinq.
D’autre part, ces deux Hé, ces deux côtés symboliques du corps, sont notre souffle fait de deux pôles positif et négatif, que nous appelons les pôles de la contradiction ou de l’antinomie et de l’opposition.
Tout ce qui va être créé le sera sur un mode binaire : la lumière et les ténèbres, les eaux d’en-haut et les eaux d’en-bas, la séparation du sec et de l’humide, etc. Nous-mêmes nous sommes créés sur un mode binaire, prenez le rythme cardiaque, diastole – systole, inspire – respire, etc.
A l’intérieur du Jardin d’Éden — n’oublions pas que ce jardin est notre être intérieur — sont les deux Arbres qui nous structurent : l’Arbre de Vie et l’Arbre de la connaissance du bien et du mal, dont le nom donne lieu à un énorme malentendu, à un malentendu dramatique, qui nous a conduits dans l’impasse où nous sommes actuellement. Comme si le mal était en Éden. Le mot « bien » en hébreu est Tov, la perfection atteinte, elle ne peut aller plus loin. A la limite c’est la mort, l’arrêt.
Il faut donc pour continuer la vie briser cette perfection en introduisant un élément nouveau qui va lui faire vivre son contraire pour pouvoir passer à un autre terme qui sera une nouvelle genèse qui, à son tour atteindra une nouvelle perfection, et ainsi de suite. En hébreu nous avons les mêmes lettres, dans les mots perfection et mort, c’est la même énergie.
Au bout de chaque perfection acquise il y a un recommencement qui se traduira à chaque étage par l’image d’un germe. Au premier niveau le pied a la forme d’un germe. Puis lorsque le premier étage sera franchi par l’enfant et qu’il se trouvera devant une nouvelle porte, le rein symbolisera le germe dont il a également la forme. Et quand enfin l’homme ira frapper à la Porte des Dieux, il trouvera l’oreille qui a elle aussi la forme d’un germe.
L’Arbre de la connaissance du bien et du mal n’a donc rien à voir avec le mal. Il est l’Arbre des deux rôles de la Réalité qui se traduit au niveau de la manifestation et de notre expérience par des contraires qui constituent l’élément dynamique et déifiant de la vie.
C’est cela qu’expriment les deux côtés de notre corps. Et l’enfant quand il va naître, va se trouver en face de ces contradictions qu’il va devoir intégrer. Toute sa vie va consister à vivre ces contradictions. Et un jour il prendra conscience que la vie ne consiste pas à s’opposer, à combattre, mais à épouser, à saisir, à vivre avec et ce sera alors son entrée dans le second étage.
Question : Doit-il s’abandonner ou doit-il par une action consciente et volontaire aller vers l’épousailles ?
Réponse : Le dynamisme à introduire est beaucoup plus dans une conscience et une attitude intérieure que dans la lutte. Toutes les traditions parleront de l’abandon qui est quelque chose de très conscient, qui n’a rien à voir avec le laisser-aller. Conscience d’être, mais pas volonté. Celle-ci joue au premier étage, ensuite c’est une vigilance active, une ouverture totale.
Nous verrons plus tard que symboliquement le mariage du père et de la mère, de l’homme et de la femme, à ce niveau-là, n’a aucunement pour but la procréation de l’enfant qui lui, est quelque chose de béni et générateur de famille. Mais c’est la construction de chacun pour atteindre à la dimension de l’unité. C’est le véritable but de tout mariage.
C’est par leur qualité d’être et non par ce qu’ils vont lui apprendre que les parents auront par identification à aider l’enfant à former ce sentier, sa colonne vertébrale. Et quand il passera la première porte, il va continuer à se structurer, mais non pas dans l’ignorance, mais dans la conscience que c’est un mariage à faire, une intégration de pôles contraires pour, au niveau de la tête, vivre l’unité conquise.
Toutes les traditions nous rendent compte de cela. Étant chrétienne, je m’arrêterai à la tradition chrétienne dans laquelle cette trilogie des deux côtés et du sentier du milieu est vraiment vécue. Nous pouvons identifier cette colonne du milieu à la personne du Christ. Diverses personnes vont venir se placer de chaque côté de cette colonne du milieu et nous verrons les deux pôles de la dualité se vivre d’une façon étonnante.
Nous verrons d’abord autour du Christ les deux personnages que sont Juda. L’un qui est le quatrième des tribus d’Israël (le Christ est né de la tribu de Juda), et puis le Juda de la main duquel il va mourir. Juda est un nom très proche de Yod-Hé-Vov-Hé avec un daleth en plus. Le daleth a pour nombre 4 et symbolise l’incarnation. Entre ces deux Judas, le Christ qui est vraiment Yod-Hé-Vov-Hé, assume son incarnation. L’un et l’autre sont nécessaires à l’histoire, Juda qui préside à la naissance et Juda qui préside à la mort. Cela n’a absolument rien à voir avec le bien et le mal.
Nous aurons après les deux Joseph, l’époux de la Vierge et Joseph d’Arimathie, l’un veillant sur la matrice de l’essence, l’autre sur la matrice du tombeau. Entre les deux la vie du Christ.
En hébreu le nom Joseph veut dire augmenter, ajouter. En effet toutes naissance et mort sont une augmentation, une élévation. A chaque moment nous mourons dans une épreuve et nous naissons à la sortie de l’épreuve.
Lorsque le Christ est sur la croix il y a les deux larrons, celui qui dit : « Souviens-toi de moi » et l’autre qui meurt. C’est le symbole de toute l’humanité, les deux pôles de la rigueur et de la miséricorde, l’un qui demande le souvenir et l’autre qui vit les rigueurs de la mort. Au pied de la croix il y a Jean et la Vierge, féminin et masculin.
On pourrait citer encore beaucoup d’exemples, mais il y en a un sur lequel il faut revenir. Ce sont les deux Jean, Jean-Baptiste et Jean l’Évangéliste qui vont incarner Janus que les anciens adoraient, qu’ils représentaient avec deux visages sous la forme d’une seule tête, un visage jeune et un visage de vieillard, le passé et l’avenir. La seule tête qui n’était pas représentée était celle du présent, car le présent est insaisissable. Ce troisième visage est incarné par le Christ qui est le non-temps, l’intemporel.
Et cela nous remet sur la voie capitale pour la compréhension de notre corps, à savoir que notre colonne vertébrale, ces vertèbres que nous allons construire les unes après les autres, nous obligent à vivre l’instant. Pourquoi ? Parce que nous sommes pétris d’absolu. Le drame c’est que nous sommes toujours à courir après le bonheur. Si nous ne savons pas tout arrêter et vivre la qualité de l’instant en nous greffant au monde du Mi, nous ne trouverons jamais le bonheur.
Et A. de Souzenelle cite le mythe de Chronos qui détrôna son père Ouranos, dieu du ciel, ce qui veut dire qu’il coupa l’homme de la conscience divine et le fit vivre dans le temps dont chaque seconde est mangée, comme Chronos mangeait ses enfants, sauf Zeus qui fut sauvé par sa mère Géa (la terre) à l’aide des Cyclopes à l’œil frontal, l’œil de la connaissance, qui vont reconquérir le trône divin.
Cela va être admirablement vécu par le Christ et les deux Jean. Jean-Baptiste, le vieil homme, revêtu de la tunique de peau, celui dont la tête va être coupée comme nous aurons à couper toutes nos fausses têtes et Jean l’Évangéliste, dont la vraie tête a reposé sur la poitrine du Christ. Il est l’homme vert, celui qui a revêtu la tête et qui ne doit plus mourir.
Une question : D’après tout ce que vous nous dites, il semblerait que les noms aient été dictés par une inspiration « connaissante ».
Réponse : Les lettres sont des nœuds d’énergies, des archétypes, des vibrations d’où sortiront les mots.
Question : Mais qu’est-ce qu’il y a derrière ces lettres ?
Réponse : Le cordon ombilical représenté par le sentier du milieu continue à nous informer, à moins que nous nous coupions du monde des archétypes.
Compte rendu de la réunion du 10.3.1977.
Après avoir parlé des structures verticales du corps nous abordons aujourd’hui la base de la colonne verticale, c’est-à-dire le pied.
Mais auparavant A. de Souzenelle nous rappelle que le mythe de la chute représente la coupure avec l’information supérieure, avec cette unité qui informe tout le corps. Nous sommes un peu comme un corps sans tête.
Notre animatrice insiste beaucoup sur la vie intra-utérine de l’enfant où l’enfanreçoit toutes les vibrations de la mère en même temps que les siennes propres. Il va y avoir une rencontre de ces deux pôles qui vont assurer son équilibre et lui donneront déjà une certaine vie intérieure. Nous avons déjà par ce vécu dans le ventre de la mère, contact avec les archétypes et nous sommes préparés à rentrer petit à petit dans le monde de la création et de la dualité.
Tout l’Arbre est contenu dans le germe et selon la formation intérieure de l’enfant, celui-ci va être appelé à pousser, a devenir un arbre de telle ou telle qualité. Il y a évidemment une grande part d’hérédité. Cet arbre qui est appelé à se développer, c’est l’homme. Il y a entre l’homme et l’arbre une complémentarité extraordinaire, ne serait-ce que par l’oxygène et le gaz carbonique. L’homme, en respirant rejette le gaz carbonique qui va être pris en charge par l’arbre qui va lui renvoyer de l’oxygène, etc. De plus la molécule qui donne à l’arbre la couleur verte et celle qui donne au sang la couleur rouge à une nuance près, c’est qu’il y a un élément fer dans le sang et un élément magnésium dans la chlorophylle. Beaucoup de passages dans les Livres Saints d’Orient et d’Occident expriment cette analogie. Lorsque le Christ guérit l’aveugle, celui-ci s’écrit : « Je vois les hommes, ils sont comme des arbres qui marchent ! »
Nous allons voir l’homme rouge devenir l’homme vert et cet homme vert est symbolisé par l’arbre vert de la forêt. Ce n’est pas par hasard que lorsque passe le Christ, Zachée est en haut de l’arbre. Les disciples l’expriment : « C’est parce qu’il est de petite taille et qu’il a voulu regarder passer le Christ et qu’il est monté en haut de l’arbre. » Et ce n’est pas non plus par hasard que le soir le Christ a voulu faire sa demeure chez lui. Il symbolise l’homme qui a monté tout son arbre, c’est-a-dire qui est identifié à l’arbre vert.
Nous le verrons aussi dans le mythe de Jacob et d’Ésaü. Tout cela met l’accent sur cet homme qui doit devenir l’Arbre tout entier qui est contenu dans le germe, donc symboliquement dans le pied qui contient toutes les énergies en puissance et en particulier dans le talon qui en est la racine. Le nom Jacob signifie d’ailleurs talon. Si le pied est intact, l’arbre est intact.
On pourrait citer beaucoup d’exemples, le serpent, après ce qu’il est convenu d’appeler la chute, pique Ève au talon, ce qui a pour conséquence la perte de toutes les énergies situées ce niveau.
A. de Souzenelle nous détaille le mythe d’Œdipe qui en est une illustration extraordinaire. Nous en donnerons les étapes et certains commentaires :
— Né d’un couple royal Laïos et Jocaste, la sibylle de Delphes prédit qu’Œdipe tuera son père et épousera sa mère. Épouvantés, ses parents décident de le faire mourir et le confient cet effet a un serviteur. Celui-ci pris de pitié abandonna l’enfant dans une forêt en l’attachant par son pied à un arbre. Le petit homme rouge est donc relié l’arbre vert.
— Œdipe est recueilli par des bergers. Il grandit avec sa blessure au pied. Son nom signifie d’ailleurs pied gonflé. Il marche à quatre pattes. Il sent qu’il est appelé à une autre vie, que dans ses veines coule un autre sang, et il décide à son tour de consulter la sibylle qui lui révèle le même verdict. Croyant qu’il s’agit du berger et de sa femme, Œdipe décide de s’enfuir loin de Corinthe et commence une longue marche (le labyrinthe du premier étage de l’arbre) Il est en pleines ténèbres, il n’a pas encore perçu la lumière.
C’est le moment peut-être le plus dramatique de l’homme, il cherche qui il est, n’ayant encore aucun contact en profondeur avec lui-même. La plupart des gens sont encore dans cet étage-là. Mais dans ce premier labyrinthe Œdipe est déjà conduit, car il a été pris en charge par l’arbre vert de la forêt et ces énergies vont le conduire sur la route de Thèbes.
Thèbes représente pour les Grecs d’alors ce que représente pour les Juifs et les Chrétiens la Jérusalem céleste. Thèbes c’est l’unité. Plus de tohu-bohu de la dualité.
Les lettres t et b constituent le fondement même de la dualité.Lorsqu’elles vont être réunies elles symboliseront la Création. Ce sont les mêmes lettres inversées qui forment « bat », la fille, qui n’est autre que la Vierge d’Israël, celle qui attend l’époux après avoir enfanté.
— Avant d’arriver à Thèbes Oedipe est bousculé par un char qui lui « écrase le pied ». Furieux — il est encore situé dans des catégories très psychiques, — il tue le conducteur du char qui n’était autre que le Roi. A Thèbes il apprend la mort du souverain et que la Reine promet la couronne à celui qui délivrera la ville du Sphinx, un monstre qui en garde la porte et qui pose une énigme, dévorant tous ceux qui ne peuvent y répondre.
On a beaucoup discuté sur le mobile qui a poussé Œdipe à décider d’affronter le Sphinx. Pour A. de Souzenelle, il fut motivé par un désir de dépassement de soi-même, si fréquent chez les jeunes.
A ce point de l’histoire, A. de Souzenelle en analyse le symbolisme : Les parents bergers et les parents royaux représentent deux étapes dans les relations parentales, les bergers sont les parents « en tunique de peau », desquels nous naissons. L’essence d’Œdipe était une essence royale, comme notre essence à chacun de nous est royale. Les textes de la Thora disent : « Chacun de nous est Roi et Prêtre ». Le Roi et la Reine de Thèbes sont les archétypes que porte en lui tout homme et Œdipe en particulier. Pour atteindre ce dépassement de lui-même, il lui faut gravir un à un les échelons de l’échelle de l’Arbre qu’il va constituer. Et, en premier lieu il devra passer par la porte symbolisée par le Sphinx, monstre terrifiant qui a des pieds de taureau, un corps de lion, des ailes d’aigle et un visage de femme.
Cela nous rappelle tout de suite les quatre vivants du char d’Ézéchiel, de ce char qui de chaque côté est tiré vers une autre direction et qui avance tout de même.
Nous sommes là devant le char des archétypes, au-delà de toutes ces contradictions. Ces vivants représentent les mêmes quatre niveaux que nous retrouvons dans les quatre Évangélistes : l’Aigle de Saint-Jean, le Lion de Saint-Marc, le Taureau de Saint-Luc et le visage d’ange de Saint-Mathieu.
Et que signifie le Sphinx ? L’homme qui par ses pieds de taureau est lié à la terre, le taureau est aussi signe de fécondité ; le corps du lion représente le Lion solaire, le soleil de l’être ; l’Aigle est le gardien du seuil d’une des portes, il est la connaissance et le visage de femme, le visage de l’androgynie, symbolise le visage de l’homme qui a épousé son féminin et qui vit l’androgynie. C’est la dernière naissance de l’homme qui a retrouvé l’union totale entre ses deux polarités.
Le Sphinx pose la question : « Quel est l’animal qui marche le matin sur quatre pieds, à midi sur deux pieds et le soir sur trois pieds ? » Et Œdipe qui a marché sur quatre pattes dans son enfance et qui n’a pu marcher sur deux pieds, mais comme un vieillard sur trois, cherchant son midi, c’est-à-dire le milieu, les relations avec le monde du Mi, se sent concerné et répond tout de suite : « C’est l’homme ! » Le Sphinx tombe alors du rocher et meurt en laissant sa place à Œdipe, symboliquement il lui laisse le haut de l’Arbre.
Ce Sphinx qui est le gardien du seuil, de la porte que nous devons franchir, n’est rien d’autre que nous-mêmes, de notre devenir. Et cette dimension est terrifiante, parce que nous ne l’avons pas encore atteinte et que nous avons peur. C’est en nous mesurant à cette dimension que nous en acquérons la structure.
A chaque seuil nouveau nous aurons à nous battre avec le gardien de la porte. Nous le retrouvons aussi dans la lutte de Jacob avec l’Ange, sauf que dans la tradition hébraïque il ne s’agit pas d’un Ange, mais d’un Ich, c’est-à-dire d’un homme total, totalement réalisé. D’un côté de la porte le gardien du seuil nous paraît terrifiant, et l’autre côté il nous apparaît sous forme d’un Ange.
— Œdipe épouse la Reine. Il en a quatre enfants symbolisant eux aussi les quatre étages que nous avons trouvés dans le Sphinx. Ismène, la force un peu élémentaire, le taureau ; Polynice : multiple victoire, l’étage du lion ; des douze travaux d’Hercule, des douze vertèbres à structurer, etc. ; Etéocle qui veut dire la vraie clef, les clavicules, les clefs donnant la libération et Antigone, le beau visage de la femme, l’être totalement réalisé qui a retrouvé non la virginité du premier âge, mais celle de la Terre-Mère, de la Terre-Vierge qui va enfanter l’enfant divin. Ce sont les quatre enfants qu’Œdipe a créés et non procréés.
— Thèbes est détruite par la peste qui n’est pas la maladie que nous connaissons, mais un fléau général, c’est-à-dire, Thèbes est frappé de stérilité, que ce soit dans la végétation, chez les animaux ou chez les humains. En réalité il s’agit d’une humanité qui ne s’enfante pas elle-même sur des plans supérieurs. Nous trouverons la même chose lorsque nous étudierons le Déluge.
L’humanité est donc stérile à l’exception d’Oedipe et de Jocaste, parce que, en épousant sa mère, Oedipe fait la seule œuvre « mâle » qui soit, qui est de remonter tous les plans dont nous sommes faits et qui sont exprimés dans la genèse de l’homme à travers le mythe hébraïque des six jours de la Création. Et l’homme en étant la récapitulation, va avoir à épouser à l’intérieur de lui chacun de ces plans et à être emmené petit à petit dans ses profondeurs.
Tout le drame de la chute consiste en ce qu’il a voulu brûler les étapes.Donc l’homme qui veut atteindre ce qu’il est en potentialité, devra épouser tous les plans de la Création, qui sont des terres, des plans de conscience successifs et à la dernière terre il retrouve cette Mère terrifiante qui est simplement l’abîme qui le sépare de Dieu.
Jocaste, lorsqu’elle a la révélation de la vérité va se pendre et Œdipe s’arrache les yeux. Il est désormais l’aveugle, conduit par Antigone et c’est ainsi qu’il arrive à l’étape finale qui est Colonos. Et c’est l’apothéose ! Il est reçu par les Euménides et il entre dans le séjour des dieux. Si Œdipe est aveugle au monde, c’est pour que s’ouvre son œil intérieur. C’est l’aveuglement de l’Apôtre Paul sur le chemin de Damas, c’est la descente du Christ dans le tombeau, c’est la déambulation dans les enfers qui sont la descente dans nos profondeurs.
Au niveau de chacune des terres nous aurons à nous libérer de nos démons, c’est-à-dire de nos énergies qui ont été mal investies et qui se sont retournées contre nous, qui nous détruisent au lieu de nous construire. Toute la déambulation d’Œdipe tenant l’épaule d’Antigone, c’est la démarche de tous ceux qui descendent dans les enfers, accompagnés de leur guide.
Colonos, c’est le haut de la colonne, c’est la dimension d’Antigone atteinte par Œdipe.
Nous avons accompagné Œdipe, pied enflé, d’un bout à l’autre de son évolution. Et par cela même nous avons déjà vu un peu tout l’ensemble de l’Arbre, alors que c’est progressivement que nous devons y arriver. Mais on ne peut pas couper les mythes antiques. Nous ne pouvons pas prendre le symbole de chacun de nos organes, si nous ne le voyons pas dans la totalité de son expression.
Qu’est-ce que retourner dans le ventre de sa mère, si ce n’est se faire germe et revivre cet état qui est symbolisé par le pied ?

3: La première porte

Compte rendu de la réunion du 26.4.1977
A. de Souzenelle revient aux « trois portes » qui sont à franchir au cours de la vie, celle de l’Avoir, la première, au niveau du pied dont la forme ressemble à un germe, la deuxième, celle des Hommes, au niveau des reins qui ont également la forme d’un germe, et la troisième celle des Dieux, au niveau de l’oreille qui a encore la forme d’un germe.
Ces trois germes dessinés à chacun des étages signifient bien la totalité des énergies dont nous aurons besoin pour franchir un nouvel étage de l’Arbre. Malheureusement nous avons vu que bien peu de forces montent hélas même jusqu’aux reins à cause de cette « blessure du pied » dont parlent toutes les traditions et qui représente une sorte de perte d’énergie au départ.
Les différents mythes, déjà étudiés, nous montrent qu’une guérison est possible. Dans le mythe de Chiron, dans celui d’Œdipe et dans les Évangiles où nous voyons le Christ laver les pieds de ses Apôtres, afin qu’ils puissent prendre part au festin, car « il suffit que les pieds soient purs pour que l’être entier soit pur ! » Nous pouvons faire là le rapprochement avec le fait de se déchausser pour entrer dans un lieu saint.
Aujourd’hui nous parlerons du genou, parce que nous sommes toujours encore dans la séphira Malkuth qui semble-t-il, rassemble pieds et genoux parce que liée à toute l’expérience de l’incarnation qui, elle, est liée à un symbole de terre.
Dans ses recherches sur la signification de Malkuth et celle des genoux, A. de Souzenelle fait la proposition suivante : Malkuth est à la fois les pieds situés astrologiquement dans le signe d’eau des Poissons, et les genoux situés dans le signe de terre du Capricorne.
Les pieds sont tout l’Arbre résumé en Malkuth, puisqu’ils sont le germe, la promesse et les genoux sont symboles d’incarnation, de prise de contact avec la terre. Ni les contes, ni les mythes, ni les légendes mettent les genoux en image.
A. de Souzenelle s’est donc appuyée sur des gestes rituels ayant trait aux genoux ; s’agenouiller, l’adoubement dans la Chevalerie, dans lequel il y a une prise de terre avec le genou. Dans l’iconographie on voit des sortes de spirales autour des genoux et, en particulier chez le Christ en Gloire de Vezelay, comme si les genoux étaient liés à une sorte de couronne. Lorsqu’un enfant se blesse aux genoux, on dit qu’il est « couronné » et cette expression s’emploie surtout dans le langage hippologique. D’autre part, le genou est constitué par devant par une « rota » la rotule qui est bien une petite roue. On pourrait conclure que dans les genoux, nous voyons un peu la même promesse de couronne au niveau de l’incarnation, dans la dualité, que pour la Couronne située en-haut de la dernière séphira, celle à laquelle l’homme est destiné et qui va couronner ses épousailles avec le Divin. Le genou serait notre point de départ à partir du moment où nous naissons.
Dans la Bible une traduction erronée dit que l’homme est né de la poussière de la terre, tandis que la vraie traduction, c’est « l’homme est né poussière de la terre, ce qui est différent, le mot poussière qualifiant l’homme et non la terre. En hébreu le mot poussière se dit APHAR qui est constitué de PHAR = taureau, symbole de fécondité et qui préside à toutes les croissances de l’être. Lorsqu’au début de la Genèse Dieu dit : « Croissez et multipliez », c’est PHAR qui signifie croître, grandir. Il ne s’agit pas de multiplication selon le nombre, mais comme nous le verrons lorsque nous étudierons la séphira Yesod, de monter notre Arbre et de nous multiplier selon nos puissances essentielles.
Les genoux sont donc liés à cette promesse de croissance, de fécondité, symbolisée par le taureau et il est dit que le Pharaon (même mot PHAR), quarante jours après sa mort, doit se mesurer à un taureau avant de devenir dieu.
Nous ne pouvons prendre contact avec le Ciel qu’en prenant aussi contact avec la Terre, parce que ce sont deux pôles de « l’aimant cosmique ».
Pour revenir au mot APHAR il est intéressant de noter que le mot PHARA signifie chevelure, c’est le haut de la tête qui est conquis. Les Hébreux jouent avec les lettres qui sont toutes des énergies et qui rendent compte beaucoup plus qu’un mot. Ce sont des jeux divins.
Il est dit dans le Zohar : « Au commencement, le Saint, béni soit-Il, jouait avec les vingt-deux lettres de l’alphabet et en faisait ses délices ».
Toute la force est dans la chevelure, tandis que le fait de se raser la tête, peut parfaitement signifier l’expression la plus haute, la plus noble, un renoncement total à toutes les forces, à toute sexualité.
Revenons aux genoux, en hébreu BELEN. C’est le même mot qui, prononcé BERUK, veut dire bénédiction, bénédiction dans la fécondité de la Terre. Baraka vient de là, et si on lit BEKER en retournant le mot, c’est la nouvelle naissance. BOKER est le premier-né des animaux, chez les hommes on dira que ce sont les aînés. Mais nous savons, nous, qu’il s’agit de notre première naissance à nous-mêmes et non selon le nombre, alors que nous allons vivre au niveau des reins une deuxième naissance et au passage de la gorge une troisième.
Et cette première naissance, le mot l’indique bien, se fait au niveau des genoux.
Un autre retournement du mot est KERUB, les Chérubins avec lesquels nous retrouvons la notion de roue, parce que dans beaucoup d’iconographies, particulièrement la Judéo-chrétienne et la Persane, ceux-ci sont décrits par de grandes roues avec des yeux tout autour, tel le char vivant dans le premier chapitre d’Ézéchiel.
Saturne aussi a son anneau, sa roue. Or, il est lié sur le plan des métaux au plomb et le mot PHAR, poussière, avec une lettre de plus, le Tav, la dernière lettre de l’alphabet, est comme l’énergie la plus lourde, la plus condensée. L’homme qui arrive au monde est plomb et toute l’alchimie va se servir de cette image pour que le plomb devienne or.
Le genou est donc lié dès le départ à la Terre extérieure. Mais la Terre est aussi symbole de notre Terre intérieure. Dans tous les mythes, lorsqu’il est question de terre, il s’agit de notre terre intérieure, c’est-à-dire de notre plan de conscience. Car nous ne voyons le cosmos qu’au niveau de notre plan de conscience. Nous la voyons différente selon le niveau auquel nous sommes.
Dans l’Apocalypse le fils de l’Homme va dire : « Voici les Cieux nouveaux et la Terre nouvelle ». Il ne s’agit pas de planètes, mais d’une terre intérieure nouvelle qui va amener une nouvelle conscience.Et chaque fois que nous avons un personnage biblique important, le nom de la terre à laquelle il appartient, va toujours être signifié.
Le seul enseignement sur les genoux en hébreu et que connaisse A. de Souzenelle est celui où Elie, pour prier, monte au Carmel et « met ses genoux en terre et sa tête entre les genoux ». Autrement dit les genoux, revenant dans la poussière, prennent leur capacité de fécondité et la tête vient rejoindre les genoux. C’est le cycle total qui est accompli.
Nous abordons maintenant les jambes, les cuisses et les membres inférieurs en général. Les jambes, dans toutes les traditions, sont symbole de nos activités primaires, de nos énergies les plus archaïques. Elles sont particulièrement symbolisées par le cheval qui est entièrement dans ses jambes et qui, lorsqu’il a une jambe abîmée, est abattu parce qu’il est avant tout coursier.
Quels sont les rapports entre le coursier et l’homme ? Quand l’homme, dans la fougue de la jeunesse, dans ses forces les plus primaires n’est pas capable de monter son cheval, c’est lui qui emmène l’homme où bon lui semble, l’homme n’est pas encore devenu homme. Et tout le symbole de la Chevalerie sera d’apprendre à l’homme de monter son cheval et non pas de le tuer. Car celui qui tue ces forces là, ces forces animales qui sont en tout homme et qu’il doit accepter et assumer, les verra se retourner contre lui.
Les articulations sont extrêmement importantes, tout est encore à découvrir à ce sujet. Avec la cuisse nous sommes en liaison avec les hanches, parce que en hébreu, c’est le même mot, si ce n’est que la cuisse fait fonction d’organe mâle et la hanche d’organe féminin. La hanche est la coupelle de la cuisse.
«Naître de la cuisse de Jupiter » signifie nettement notre seconde naissance au niveau de la Porte des Hommes. Il y a des rites très curieux au sujet de la cuisse : lorsque Abraham envoie son serviteur à la recherche d’une femme pour Isaac, il lui dit : « Mets ta main sous ma cuisse, et jure-moi… ».
La main, c’est la connaissance. Il y a là comme une information qui va être liée à ce contact entre la main du serviteur et la cuisse du maître, comme si la transmission passait à travers elle. La cuisse est aussi liée à la sexualité, mais aussi à toutes les énergies qui vont être investies à un passage à un autre plan.
Dans le mythe d’Hercule, la déesse Héra qui est la force germinatrice, introduit deux serpents dans le berceau de l’enfant afin de le faire mourir. Les deux serpents sont les forces de la kundalini qui doivent le faire mourir, parce qu’il faut qu’il vive une mort et ensuite une résurrection. Ce n’est que par les morts et résurrections successives que nous pourront affronter les Gardiens du Seuil de différentes Portes.
En hébreu le genou c’est BEREK et la cuisse YAREK avec un Yod à la place d’un Beith. Les lettres du genou ont respectivement pour valeur Reich, 200 et le Kaf, 20, ce qui fait 222, rien que des 2. Voilà le rapport avec la Terre, le genou reçoit toutes les informations de la Terre et le Yod, l’organe mâle, apporte une force divine. Le Yod = 10, est l’unité. C’est le Divin qui va percuter le haut de la cuisse. A chaque rencontre avec l’Unité, se trouve le Divin.
Compte rendu de la réunion du 12.5.1977
Nous allons parler de Yesod situé à la base du triangle inférieur renversé et qui correspond à l’énergie, appelée « fondement ».
C’est ce personnage mystérieux dont on ne sait pas d’où il vient et où il va,Melchitsedek, qui a illustré le nom de Tsedek, qui veut dire justice. Non pas celle qui récompense le bien et punit le mal, notion due à une erreur de traduction et qui a déformé notre conception, mais la rigueur qui n’a rien à voir avec récompense ou châtiment.
Cette justice qui occupe l’axe du milieu correspond au niveau du corps à notre colonne vertébrale qui ponctue toujours le troisième terme des deux pôles de la dualité que nous essayons d’intégrer. Notion d’équilibre et d’harmonie, elle est justesse, juste rapport entre la lumière et les ténèbres, entre le sec et l’humide, entre tous les pôles opposés de la dualité qui font nos contradictions si douloureuses, alors que si nous les vivons en harmonie, nous passons à des plans supérieurs qui nous valorisent.
La séphira Yesod, la base, le fondement, correspond au pouvoir créateur divin. Elle précède en partant du haut, Malkuth, le Royaume qui est le même mot que Malekoth, l’Œuvre divine toute entière. Yesod est la séphira de l’Acte Créateur dans laquelle Malkuth va exprimer cette diversité extraordinaire de la Création.
Au niveau du corps elle représente la base de la colonne vertébrale et le sexe. Située à la base du second triangle renversé par rapport au triangle archétype, elle est un premier miroir de Kether qui est en-haut et qui est la Couronne. Nous avons dans ce triangle toute une matrice qui va assurer la maturation du germe. Et, de même qu’en-haut l’homme est appelé à assumer sa dernière naissance, nous allons en-bas avoir la naissance de l’enfant. Ce triangle inférieur va assurer la procréation selon le nombre, la perpétuation de l’humanité, tant que celle-ci n’aura pas pris conscience d’une autre croissance et d’une autre création. L’humanité va se mettre au monde et toutes les naissances successives qu’elle a à accomplir prendront ici leur départ.
Nous avons l’impression actuellement de vivre une fin des Temps. Il semblerait que l’humanité doive passer très vite une nouvelle étape très importante, sans quoi elle va y rester. Les événements extérieurs nous forcent à franchir cette Porte et ceux qui ne l’auront pas passée seront ratissés dans des épreuves terribles. Chaque fois que dans les Écritures il est question de « femmes enceintes », c’est de cette procréation qu’il s’agit, car l’humanité est faite pour la procréation selon le Verbe. Il y a une dialectique très importante entre le triangle supérieur et ce triangle inférieur. Or l’homme s’est coupé de cette information essentielle depuis ce qui est censé être appelé la chute, il a oublié ce qu’il était, il ne se multiplie plus selon le Verbe.
C’est là tout le drame du Déluge où seul Noé semble avoir pris conscience. Et Dieu lui dit: « Construis ton Arche », c’est-à-dire son quadrilatère qui se trouve au-dessus des eaux. Le Déluge est une anarchie des eaux, une matrice qui ne sait plus comment assumer sa gestation. Noé, en construisant son Arche, construira son triangle supérieur. Yesod est à la base de cela. Sod en hébreu signifie le secret et le Yod qui précède, c’est le Divin. On peut donc traduire Yesod par Secret Divin.
A partir de la séphira Yesod, l’adolescent se sent relié à ses véritables structures et veut envoyer promener ses béquilles, toutes les dualités qui l’empêchaient de vivre sa vie.
C’est à partir de ce moment là qu’on peut vivre une sexualité qui va s’exprimer par le mariage de deux pôles, de nos déchirantes dualités intérieures. C’est aussi symbole du mariage de l’homme avec la femme, qui seul à ce niveau là se fait de façon « juste », lorsque les deux pôles auront trouvé leur troisième terme qui n’a rien à faire avec l’enfant qui n’en est que le symbole. L’archétype du mariage est de mettre au monde ce troisième terme. Car au fur et à mesure des différents mariages que nous aurons à faire à l’intérieur de nous et qui seront de plus en plus précis, nous aurons à mettre au monde l’enfant divin. Il ne faut pas confondre l’enfant qui assure la continuité de l’espèce avec l’enfant divin.
Tout un courant religieux occidental a proposé la procréation comme but du mariage, ce qui a donné lieu à des situations morales dramatiques. Il faut dénoncer l’erreur néfaste d’avoir déclaré tabou tout ce qui touche à la sexualité, alors que le secret est tout à fait autre chose. Or la sexualité fait partie de notre être et nous avons à l’assumer. Et parce que cela a été vécu jusqu’à présent dans le mauvais sens du terme, nous vivons actuellement ce déferlement qui désacralise tout.
Reparlons de la signification de « justesse ». Une partie seulement des énergies doivent être vécues au niveau de Yesod, afin qu’il y en ait encore de disponibles pour construire l’Arche. Elles doivent donc être vécues avec « justesse », d’où ce nom de Tsedek.
Melchitsedek est le premier dans l’ordre des sacrificateurs, le sacrifice, faire le sacré, qui n’a rien à voir avec le sens qu’on lui donne communément. On ne sait rien de Melchitsedek sinon qu’Abraham lui donnait la dîme, c’est-à-dire qu’il devait lui consacrer un dixième de ses énergies. Les neuf-dixièmes pouvaient être vécus, mais un dixième devait être consacré pour monter l’Arbre.
Le 9 est la perfection féminine, un accomplissement de la Création, avant qu’elle ne rencontre le 10 divin.
Il est intéressant, dans cette perspective de voir la signification chez les Juifs de la circoncision. Elle ne fait pas partie de la Loi mosaïque comme il en est de tous les rites auxquels obéissent les Hébreux. Elle leur est bien antérieure. Elle est demandée à Abraham dans le pacte de la « Nouvelle Alliance ». Il y a toujours de nouvelles alliances entre Dieu et l’homme. Parce que Dieu propose, mais l’homme s’obstine à suivre des chemins différents. Alors Dieu va le rechercher là ou il est et lui offre une nouvelle alliance, parce qu’il y a mariage entre Dieu et sa Création. L’épouse s’enfuit.
Tous les textes parlent de cette prostituée qui va avec de faux amants. Mais Dieu aime toujours son épouse et lui propose chaque fois un nouveau mariage. Dieu promet à Abraham de devenir père d’une grande nation s’il s’engage à circoncire tous les mâles qui naîtront de lui.
Or qu’est-ce que c’est que la circoncision ? C’est la taille du sexe de l’homme au moment où la fécondité lui est promise. Abraham et Sarah étaient stériles avant ce pacte, stériles dans le sens de la stérilité essentielle de l’humanité qui, depuis sa chute est incapable de monter l’Arbre et de donner des fruits. A travers Abraham naîtront les douze tribus d’Israël qui donneront naissance à celui qui va devenir le Messie, le Christ pour les Chrétiens et le Messie encore attendu pour les Juifs. La fécondité promise mettra au monde le Verbe créateur.
La circoncision, ainsi comprise, n’est autre que la loi à laquelle obéit toute la création : pour mettre l’arbre à fruit, il faut tailler.
Ismaël à ce moment a 12 ans, il est le fils de la servante qui procrée, tandis que Sarah est l’humanité, fille de Dieu. En réalité il n’y a qu’une humanité, mais symboliquement elle est représentée dans ses deux dimensions. Ismaël sera circoncis à 12 ans et toute sa lignée, en particulier le monde arabe va être circoncis au moment de la puberté. L’effet en est extrêmement différent. Celle pratiquée à la naissance par les Juifs, semblerait rassembler toutes les énergies de l’enfant et permettrait de les faire monter, comme la sève monte dans l’arbre lorsqu’il est taillé. Les lettres de la circoncision sont le M et le L et tout ce qui a trait en hébreu à la fécondité contient ces deux lettres.
Au premier Concile tenu par les Chrétiens, saint Pierre voulait continuer cette pratique, mais saint Paul pensant que le Messie étant venu et ayant donné à l’homme sa dimension de créateur, la circoncision devenait inutile.
Un autre problème se pose : pourquoi la femme est-elle dite impure au moment de ses règles et après qu’elle ait mis au monde un enfant ? Dans toutes les traditions il y a à ces moments-là, nécessité de Purification. Là encore il ne faut pas prendre pureté dans son sens moral. La pureté ou l’impureté sont liées aux normes d’Adam avant la chute et à ce qu’il est devenu après. Dieu a demandé à Noé d’introduire dans l’Arche « les animaux purs et impurs ».
Il semblerait que l’humanité dans son rythme de sexualité est liée à la Lune, comme les règles de la femme le sont au cycle lunaire et que cette sexualité vécue en tant que procréation, en tant que nécessité dans le temps, soit formulée comme impure au sens étymologique du mot et non au sens moral. Adam n’avait pas besoin de procréer. C’est difficile pour nous de le comprendre, d’avoir accès à cette réalité, mais il importe qu’au lieu de ramener la Réalité essentielle à nos petites catégories, nous contemplions quelque chose qui nous dépasse. C’est la femme qui assume cette notion de procréation, mais elle est aussi l’humanité toute entière qui sera impure tant que la femme le sera. L’humanité dans son principe ontologique n’a pas à procréer, mais à réintégrer son humanité, son éternité. C’est la sortie du temps.
Depuis cette notion de chute nous avons vers la mort une pulsion qui est terrible. Nous assurons notre descendance au lieu d’assurer notre ascendance.
La vraie procréation c’est celle où nous nous mettons au monde nous-mêmes et cela se fera par des épreuves — surtout dans les premiers triangles. Après nous pourrons-nous libérer peu à peu, parce que nous serons dans une harmonie et dans des plans de conscience dans lesquels nous continuerons nous-mêmes ces enfantements.
Une autre façon de comprendre le mot Yesod d’après les lettres qui le forment et en ne considérant comme cela se fait en hébreu que les trois consonnes, nous avons la lettre Samech qui forme le milieu et deux lettres, Daleth et Yod qui l’encadrent. Il semblerait que ces trois lettres soient la base, l’appui de toute la conscience divine de l’homme.
Cela est confirmé par ce que rapportent toutes les traditions, à savoir que l’homme aurait à la base de la colonne vertébrale une toute petite partie infinitésimale de son squelette, qui serait imputrescible. Même à l’incinération cette partie ne serait pas consumée. Elle est cette partie sacrée de l’être qui va monter peu à peu tout le long de la colonne vertébrale.
Chez les Hébreux elle est appelée LUS qui signifie l’amande. Le mot lux en latin en découle probablement. On retrouve ce mot LUS au moment où Jacob a sa vision de l’échelle qui n’est autre que la colonne vertébrale au niveau de chacun de nous. Et la vie de Jacob ne sera que montée de l’échelle. A travers lui l’humanité va devenir lumière. Et cette lumière sera symbolisée par la Mandorle qui n’est autre que cette amande qui était intérieure et qui devient extérieure par un retournement de toutes les énergies. La notion de l’amande se retrouve aussi dans tout le symbolisme de l’Émeraude qui va devenir la Coupe du Graal.
En réponse à une question : Le Daleth, le 4, ce sont les structures. Il n’y a pas de mise au monde sans matrice pour la recevoir. On verra toujours les justes rapports entre le 3 qui est la vie et le 4. Dieu dit au 3 et au 4 : « Ne vous séparez jamais, car vous êtes indispensables l’un à l’autre. » Car que serait le 3, la vie sans les structures, le 4, et que seraient les structures sans la vie ?
Nous passons maintenant au mythe du Déluge qui est l’anarchie des eaux, auxquelles manque le juste rapport entre les eaux du haut et les eaux du bas, c’est-à-dire que les énergies de la création ne sont plus à l’image des énergies divines. Lorsqu’il y a « injustesse » intérieure, cela se traduit par des troubles extérieurs. Nous le vivons actuellement.
L’homme, donc, se multipliait sur la terre avant d’avoir cru et Dieu dit à Noé qui est juste, qui est tsedek : « Construis l’Arche », en lui donnant toutes les proportions qui se rapprochent de celles de l’Arche d’Alliance, du Temple de Salomon et de la Jérusalem Céleste. Il est intéressant de les étudier et de les comparer. Que sont tous les hommes de la Création qui y seront rassemblés ? Ce sont les vivants, ce sont toutes les énergies. Une chose intéressante, c’est que Noé entre dans l’Arche avec ses fils et sa femme avec ses filles. Mais lorsqu’ils en sortent, Noé sera avec sa femme et ses fils avec leurs femmes. Le mariage s’est accompli dans l’Arche.
Nous retrouvons la même chose dans le mythe babylonien, dans l’histoire de Gilgamesh. Parti à la conquête de l’immortalité, il va retrouver dans l’Au-delà son ancêtre Out-Naphishta. Sous beaucoup d’aspects l’histoire d’Out-Naphishta est celle du Déluge de Noé. Lui aussi, reçoit de Dieu l’ordre de construire non une Arche, mais un bateau. Comme Noé, il entre seul dans le bateau et en ressort avec sa femme et il est dit : « Jusque là Out-Naphishta n’était qu’un homme, dorénavant Out-Naphishta et sa femme seront comme les dieux, pareils à nous. Qu’ils aillent habiter l’embouchure des fleuves. » L’un et l’autre sont entrés par la Porte des Hommes et ressortis par la Porte des Dieux.
En hébreu le mot Arche symbolise tout mariage, c’est le mot Teba qui reprend les deux lettres de Tohu-va-Bohu de la Genèse qui signifie chaos primordial. Teba va assurer le mariage de toutes les énergies qui sont entrées en elle et cela va être signifié par toute une symbolique alchimiste, par le vol des oiseaux, celui du corbeau et de la colombe qui représentent ce que les alchimistes appellent : l’Œuvre au noir et l’Œuvre au blanc. C’est la séparation du subtil de l’épais.
Noé se sépare du reste de la population parce qu’il est devenu le « Juste », ayant vaincu les dualités que chacun de nous a en soi et qui créent nos conflits intérieurs, jusqu’à ce qu’il y ait irruption hors de l’Arche qui n’est autre à ce moment là que l’homme, appelé Œuvre rouge par les alchimistes, et qui va être symbolisée par l’ivresse de Noé, celle que les Chrétiens appellent ivresse de l’Esprit Saint, au cours de laquelle il découvre la nudité d’Adam avant la chute.
L’Œuvre Rouge se retrouve à la Pentecôte avec l’éclatement des langues de feu. Et, avec les trois fils de Noé, nous verrons la démarche des descendants de Noé, celle de l’humanité. Sem, c’est tous les Sémites et en particulier le peuple juif. Sem et Japhet vont recouvrir la nudité de leur père en marchant à reculons c’est-à-dire qu’ils revoilent la Lumière divine qu’ils n’ont pas la force de regarder et Cham qui aura jeté sur elle un regard impur, sera « brulé » et maudit. De lui descendent les Chamites, le peuple noir et en particulier les Éthiopiens.
L’Arche va se poser sur le Mont Ararat, mot formé en hébreu de Aror, malédiction, qui est l’injuste rapport établi entre l’homme et la Terre, entre Adam et Adama. Dieu ne dit pas, comme cela a été traduit : « La Terre est maudite à cause de toi », mais : « La Terre est maudite dans sa relation à toi », parce que tu n’es plus juste intérieurement. Ce n’est pas la punition de Dieu, mais c’est ce que l’homme a fait de sa relation avec la Création. Alors avec la dernière lettre ajoutée à Aror, c’est-à-dire Ararat, c’est la malédiction retournée, c’est la bénédiction, la malédiction vaincue.
Dans Ma-Boul, Ma est la matrice et Boul, le fruit. C’est ce dont l’humanité aura à prendre conscience par le Déluge qui remettra toutes les énergies à leur place. Et, en même temps, nous retrouvons le mot MOL = circoncision, le Déluge est une circoncision cosmique pour mettre l’Arbre à fruit. Les 40 jours du Déluge nous donnent le nombre 4, la matrice. Il en contient encore d’autres, tous symboliques.

Source : http://www.revue3emillenaire.com

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mercredi 12 août 2015

Lettres Hébraiques et Acides Aminés des chromosomes

Le Sefer Yetzirah , (ספר יצירה) est un des plus vieux livres d'ésotérisme juif (livre d'Adam ou de la tradition primordiale). Il est attribué à Abraham, mais en réalité il aurait été ecrit entre le III et VI eme siècles ap JC.
Extrêmement bref ( moins de 2000 mots ) , il est cependant ecrit dans un style qui défie toute interpretation simple.
Pour résumé , le texte nous indique comment le Créateur aurait utilisé les nombres de 1 à 10 et les 22 lettres de l' alphabet hébraique pour créer l'univers et tout le vivant à l' intérieur. 

Dans ce texte , Dieu ne parle pas de lui mais plutôt de comment il généra la matière a partir des "lettres" qu'il forma, pour les combiner en "mots" qui deviennent des choses tangibles.


C'est pratiquement un mode d'emploi didactique exotérique des secrets de la création.


Ce qu'il y a d’extraordinaire , c'est que ce texte qui peut nous apparaître obscur pourrait bien être aujourd'hui éclairé par nos connaissances scientifiques ! 
Vingt-deux lettres fondamentales : trois mères, sept doubles et douze simples.(ceci est une phrase clé qui revient souvent dans le texte )

Il y a un signe à cela : 22 objets dans un seul corps.
Belle signature et cette phrase nous indique que la lecture du texte doit être génétique (le corps)

22 lettres ... 22 objets dans le corps ...  comme les  22 acides aminés protéinogènes  qu'on retrouve dans les codons d' ADN et d' ARN !

Reprenons maintenant la classification des "lettres":
Vingt-deux lettres fondamentales : trois mères, sept doubles et douze simples.
3 lettres mères: Aleph, Mem, Shin
7 lettres "Doubles": Beth, Gimel, Daleth, Kaph, Pe, Resh, Tau
12 lettres simples: He, Vau, Zain, Cheth, Teth, Yod, Lamed, Nun, Samekh, Ayin, Tzaddi, Qoph


Les acides aminés sont souvent distingués d'après les propriétés de leur chaîne latérale :
-les acides aminés apolaires (ou hydrophobes)
-les acides aminés polaires (ou hydrophile)
- 12 acides Aminés Hydrophiles
- 7 Acides Aminés Hydrophobes
- 3 acides aminés de Ponctuation ( 2 de stop , 1 de starter - la Methionine)


Ce passage nous dit il fixa les 3 lettres mères dans son grand nom.  YHWH
YHW (H) Tout comme l' ADN et ARN qui sont formés de 4 lettres de nucléotide, mais qui sont lues 3 par 3 pour déchiffrer les codons qui codent les acides aminés de notre corps, seul YHW est pris en compte.
 Tout comme l’Adn et l’Arn qui contiennent 4 lettres de nucléotides mais qui sont lues 3 par 3 pour déchiffrer un codon qui code un acide aminé de notre corps (Adénine, Guanine, Uracile/Thymine et Cytosine). Le Nom de Dieu ne doit pas être considéré comme statique, aussi peu d’ailleurs que ne le sont les séquences de l’Adn, car il peut être réordonné pour de nouvelles fonctions ( V-H-Y, H-Y-V, H-H-V etc ).

Le texte permute volontairement ces 3 lettres pour montrer que le nom de dieu ne doit pas être statique , tout comme ne le sont pas les séquences d' ADN qui peuvent également être ré-ordonnée.

En 1977,alors que nos connaissances de l' ADN sont balbutiantes, et que l'on ne connaissait pas encore tous les acides aminés - le 22 eme fut découvert au début des années 2000, un professeur dit avoir reçu d' Enoch , le tableau des correspondances entre acides aminés et lettres de l' alphabet Hebreux.
Ce professeur s'appelle J.J.HURTAK  (sa bio disponible sur wikipedia)


Lettres de l' Alphabet hebreux correspondance Acide aminé:
1 Aleph Stop
2 Beth Glicine
3 Gimel Alanine
4 Daleth Sérine
5 Hé Cystéine
6 Vav Tréhonine
7 Zain Méthionine (starter)
8 Heth Valine
9 Teht Leucine
10 Yod Isoleucine
11 Halph Aspartate
(12 Segol Stop ) *
13 Lamed Asparagine
14 Mem Glutamate
15 Noun Glutamine
16 Samech Lysine
17 Ainn Arginine
18 Phé Phénilalanine
19 Tzadé Tyrosine
20 Qôf Triptophan
21 Resh Hsitidine
22 Shine Proline
23 Tav Stop
(selon révélation reçue en 1975 par JJ HURTAK )


La lette Hé , le symbole ancien (proto canaéen) , Les 4 bases azotées qu'on retrouve dans chaque nucléotide : Y.H.W.H ( 4 bases egalement)
Enfin YHWH contient en lui même la nature de l'information contenue dans l' ADN !
"Je suis ce que je suis" "Je serai qui je serai" "Je suis qui je serai"

L' ADN c'est quoi d'autre qu'un support universel de l'information génétique chez les êtres vivants, qui retrace leurs informations du passé, qui enregistre les informations du présent , et qui prépare l'information génétique du futur ?
le cas de la 23 eme lettre (en alphabet araméen) et des chromosomes
Il y a un signe à cela : 22 objets dans un seul corps.

Et là vous allez me dire ... bah trop nul ces hébreux, ou d’éventuels généticiens qui les auraient "inspirés". tout le monde sait aujourd'hui que l' homme à 23 paires de chromosomes et pas ... 22

 Et vous auriez bien tord d’être ironique car :
Dans l' alphabet araméen qui est ensuite passé à l' hébreux , une 23 eme lettre existait, cette lettre crée en prenant la première et la dernière lettre de l' alphabet à 22 éléments et syncretise l'alpha et l' omega réunis en quelque sorte.

Alephtav, ce qui pourrait se traduire chez nous AZ, une 23eme lettre formée de la première et la dernière lettre ensemble. C’est ce 23eme chromosome, XY pour les scientifiques, qui a disparu plus tard en passant de l’araméens à l’hébreu au fil des générations pour rendre l’équation inaccessible.
Car il est un fait que les origines de la création ne sont sans doute pas un savoir devant tomber dans n'importe quel mains...
Cette "23 eme" lettre en araméen Tav-alap qui lie l' alpha et l' omega est tracée de cette façon:
Visuellement dans la première phrase de la génèse on retrouve cette notion de Tav-Alap.
Dans la version hebraique cette notion est au centre de la phrase 12 caractère a gauche d'elle - 12 caractère à droit d'elle, comme pour souligner
que c'est  l'element moteur et central de la création
22 chromoses + 1 paire "speciale"
22 paires de chromosomes "cohérentes" en taille + 1 paire XY desequilibrée


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jeudi 6 août 2015

Voyage à travers la lumière au cours d'une NDE

Mellen-Thomas Benedict, un artiste, a vécu en 1982 une des expériences de mort imminente (EMI en français, NDE en anglais) 
Ceci est une traduction incomplète et surtout très approximative de certains passages circule sur le web
Je pense que cela va éveiller quelque chose au plus profond de vous, car cela developpe des notions souvent rencontrées sur le chemin de nos éveils.
 En entrant dans son expérience, on entre dans la réalité du fonctionnement de la Vie. Et cela ouvre grandement notre vision meme si celle ci peut quelque fois dépassée nos limites.
Bonne Lecture
 La source des sagesses


En route vers la mort
"En 1982, je suis morte d’un cancer en phase terminale. Il était inopérable et toutes les chimiothérapies qu’on aurait pu entreprendre m’auraient laissé comme un légume. On me donnait six à huit mois à vivre. J’avais été un obsédé de l’information dans les années 70 et les problèmes nucléaires, écologiques et autres m’avaient progressivement abattu. Or, comme je n’avais aucune base spirituelle, je commençai à croire que la nature avait fait une bêtise et que nous étions probablement un organisme cancéreux pour la planète. Je ne voyais aucune solution à tous ces problèmes que nous avions créés, pour nous-mêmes et pour la planète. Je percevais tous les humains comme un cancer et c’est ce que j’avais récolté. C’est ce qui me tuait.
Faites attention à votre façon de voir le monde. Elle peut se retourner contre vous, particulièrement si c’est une manière de voir négative. La mienne l’était vraiment et elle m’avait conduit directement à la mort. J’avais essayé toutes sortes de méthodes de guérisons alternatives, mais aucune ne m’avait aidé.
Je partis alors du postulat que  tout cela ne concernait que Dieu et moi. Je n’avais jamais été confronté à Dieu et ne m’en étais même jamais préoccupé. A l’époque, j’étais très éloigné de toute forme de spiritualité mais je me mis en chemin et appris tout ce qu’il était possible d’apprendre sur la spiritualité et les médecines alternatives. En lisant et en décortiquant ces sujets parce que je ne voulais pas être surpris en arrivant de l’autre côté. J’ai donc lu tout ce qui se rapportait aux diverses religions et philosophies. Tout était très intéressant et cela m’a donné l’espoir qu’il y avait quelque chose de l’autre côté.
D’un autre côté, en tant qu’artiste créateur de vitraux indépendant à l’époque, je n’avais aucune assurance médicale d’aucune sorte. En conséquence, les économies faites tout au long de ma vie partirent en analyses du jour au lendemain. Oui, à l’époque, j’ai affronté le monde médical sans aucune assurance. Comme je ne souhaitais pas que ma famille soit affaiblie financièrement, je décidais de gérer cela moi-même. Je ne souffrais pas constamment mais j’avais des absences et ne pouvais donc plus conduire. J’ai fini par atterrir dans un hospice. J’avais une garde malade personnelle et je me sentais béni par la présence de cet ange qui traversa la dernière phase de tout cela avec moi. Cela dura environ 18 mois. Je ne souhaitais pas prendre trop de médicaments pour rester aussi conscient que possible. J’ai donc expérimenté tant de douleur que plus rien d’autre n’existait dans ma conscience. Heureusement pendant quelques jours à la fois seulement.

La Lumière de Dieu  
Je me souviens de m’être réveillé un matin à la maison vers 4h30 et j’ai su que le moment était arrivé. C’était le jour où j’allais mourir. J’ai donc téléphoné à quelques amis et je leur ai dit au revoir. J’ai réveillé mon infirmière et le lui ai dit. Nous avions passé un accord pour qu’elle laisse mon corps seul au moins six heures après ma mort, car j’avais lu que toutes sortes de choses intéressantes pouvaient arriver après la mort. Et je me suis rendormi.

Ce dont je me souviens ensuite est typique du commencement d’une NDE. Soudain, je fus totalement conscient, debout, alors que mon corps était alité. J’étais plongé dans l’obscurité. Je me sentais plus vivant hors de mon corps que pendant la vie ordinaire. Ma vision était si pénétrante que je pouvais voir chaque pièce de la maison, je pouvais voir le toit de la maison, je pouvais voir autour de la maison, je pouvais voir en dessous de la maison.

Une Lumière brillait et je me suis tourné vers elle. La Lumière était très semblable à ce que beaucoup de gens ont décrit dans leurs NDE. Elle était si magnifique. Si tangible qu’il était possible de la sentir. Et très attirante, donnant envie d’aller vers elle comme pour rejoindre les bras du père ou de la mère dont vous aviez toujours rêvé.
Comme je commençai à me déplacer vers la Lumière, je sus intuitivement que si je La touchais, je serais mort. Donc, tout en allant vers Elle, je disais « S’il Te plait, attends une minute, arrêtons-nous une seconde maintenant. Je veux réfléchir ; j’aimerais parler avec Toi avant de partir. »
A ma grande surprise, toute cette expérience s’immobilisa à ce moment là. Car vous avez le contrôle de cette expérience de NDE. Ce n’est pas comme si vous étiez monté dans un roller-coaster (grand-huit).
Ma demande a donc été entendue et j’ai pu converser avec la Lumière. La Lumière changeait constamment d’apparence et je voyais des visages comme celui de Jésus, Bouddha, Krishna, ou des formes telles que des mandalas ou des archétypes. Je demandais à la Lumière « Qu’est-ce qui se passe ici ? S’il Te plait, peux-Tu m’éclairer ? Je veux réellement connaître la réalité de la situation. »
Et la Lumière me répondit. Je ne peux pas répéter exactement ses mots, car c’était une sorte de communication télépathique.
L’information qui m’était transmise concernait les croyances et le feedback que vous donne la Lumière quand vous êtes devant elle, dans un entretien ajusté à vos croyances. Que vous ayez été Bouddhiste, Catholique ou Fondamentaliste, vous recevez alors un feedback à la mesure de vos croyances ou expériences. On vous donne une chance de les examiner de plus près, mais la plupart des gens ne la saisissent pas.
A mesure que la Lumière se révélait à moi, je pris conscience que ce que je voyais vraiment était la matrice de notre Soi le plus élevé. Ce que je peux en dire c’est que cela prit la forme d’une matrice, d’un mandala d’âmes humaines et je vis que ce que l’on peut appeler notre Soi le plus élevé est une matrice. C’est aussi le cordon qui nous relie à la Source ; chacun d’entre nous arrive directement - en tant que son expérience directe - de la Source.
Nous avons tous un Soi le plus élevé, c’est-à-dire une partie de notre être que l’on peut qualifier d’âme supérieure. Elle me fut révélée dans sa forme énergétique la plus pure. On pourrait la décrire comme un conduit bien que cela ne ressembla pas réellement à cela mais bien plus à une connexion directe avec la Source, chacun disposant de cette voie directe car nous sommes tous connectés à la Source.
Ainsi la Lumière me montrait la matrice du Soi le plus élevé. Et il devint très clair pour moi que tous les Soi les plus élevés sont connectés comme un seul être, que tous les humains sont interconnectés et ne forment qu’un seul être, que nous sommes en fait tous le même être, différents aspects du même être. Cela n’étant en lien avec aucune religion en particulier. C’est l’information qu’il m’a été donné de recevoir. Et j’ai vu ce mandala d’âmes humaines et c’était la chose la plus merveilleuse qu’il m’ait été donné de voir. Je m’y suis plongé et cela m’a submergé comme si j’avais été plongé dans tout l’amour qu’on n’ait jamais pu vouloir. C’était le genre d’amour qui guérit, qui cicatrise, qui régénère.
Comme je demandais à la Lumière de continuer à m’expliquer, j’ai compris ce qu’était la matrice du Soi le plus élevé : il existe une grille autour de la planète à laquelle tous les Soi les plus élevés sont connectés. C’est comme une grande confrérie, un cercle d’énergie subtile tout près de nous, le niveau spirituel pourrait-on dire.
Puis après deux minutes j’ai demandé plus de clarification encore. Je souhaitais réellement savoir de quoi est fait l’Univers et j’étais prêt à partir à ce moment là. J’ai dit : « je suis prêt, prends-moi».

 Alors la Lumière se transforma en la chose la plus magnifique que j’aie jamais vue : un mandala d’âmes humaines ( ajout personel "Adam Kadmon, l'homme primordiale") sur notre terre. J’étais encore dans mon point de vue négatif au sujet de ce qui arrivait sur la planète. Alors comme je Lui demandai de continuer à m’éclairer, je vis dans ce magnifique mandala combien nous étions merveilleux dans notre essence, dans notre noyau. Nous sommes la plus magnifique des créations.
L’âme humaine, la matrice humaine que nous formons tous ensemble est absolument fantastique, élégante, exotique, une multitude de magnificences. Je n’ai pas les mots pour exprimer tout ce que cela a changé au sujet de mon opinion sur l’humanité, à l’instant même.
Et je m’exclamai : « Oh, Dieu, je ne savais pas comme nous étions beaux ».
A tous les niveaux, les plus hauts ou les plus bas, peu importe la forme dans laquelle vous êtes, vous êtes la plus magnifique des créations. Oui, vous l’êtes.
J’étais étonné de constater qu’il n’y avait aucune malveillance dans aucune âme. Je demandais : « comment cela est-il possible ? » La réponse fut qu’aucune âme n’est malveillante par nature. Les choses terribles qui arrivent aux gens peuvent les rendre malveillants dans leurs actes mais aucune âme n’est malveillante. Ce que tous cherchent, ce qui les soutient, c’est l’amour, me dit la Lumière. Ce qui les corrompt, c’est l’absence d’amour.  

Les révélations de la Lumière se poursuivirent encore et encore avant que je ne Lui demande : « Est-ce que cela veut dire que le genre Humain sera sauvé ? » Alors, dans une explosion de fanfare et sous une douche d’étoiles tournoyantes, la Grande Lumière me répondit : « Souviens-toi de cela et ne l’oublie jamais : vous vous sauvez, vous vous rachetez, vous vous guérissez vous-mêmes. Vous l’avez toujours fait et vous le ferez toujours. Vous avez été créés avec le pouvoir de le faire avant même le commencement du monde ».

A cet instant ma compréhension s’élargit encore. Je réalisai que nous avions déjà été sauvés. Nous sommes destinés à nous sauver nous-mêmes parce que nous possédons, tout comme l’ensemble de la création Divine, la capacité à nous auto-corriger. C’est de cela dont il est question dans la suite.
Je remerciai la Lumière de Dieu de tout mon cœur. La meilleure chose que je pouvais faire était d’exprimer ma totale appréciation avec ces simples mots : « Oh ! Cher Dieu, Cher Univers, Cher Grand Soi, j’aime ma vie. ».
Le Lumière sembla m’aspirer encore un peu plus. C’était comme si je me dissolvais complètement en Elle. Encore aujourd’hui, je ne peux trouver les mots pour décrire cet Amour-Lumière. J’entrai alors dans un autre royaume, plus profond encore que le précédent et je devins conscient de quelque chose de plus, bien plus. C’était un immense flux de Lumière, vaste et plein, profondément ancré dans le cœur de la vie. Je demandais ce que c’était.
La Lumière répondit : « C’est la rivière de la Vie, bois de cette manne liquide jusqu’à ce que ton cœur soit repu ». C’est ce que je fis. Je bus un grand coup et encore et encore. Boire la Vie Elle-même ! C’était l’extase !
Alors la Lumière me dit : « Tu as un souhait. » La lumière savait tout de moi, de mon passé, de mon présent, et de mon futur. « Oui » chuchotai-je.
Je demandai à voir le reste de l’Univers, au-delà de notre système solaire, au-delà de toutes les illusions humaines. La Lumière me dit alors que je pouvais aller avec le flux. Je le fis, et je fus transporté à travers la Lumière jusqu’à la fin du tunnel. Je sentis et entendis une série de bangs supersoniques très doux. Quelle course folle !
Soudain il m’a semblé être propulsé comme une fusée loin de la planète sur cette rivière de la Vie. Je vis la terre flotter au loin. Le système solaire dans toute sa splendeur fendit l’air et disparut. Plus vite qu’à la vitesse de la lumière, le flux me précipita au centre de la galaxie et au fur et à mesure, j’assimilai plus de connaissances. Je compris que cette galaxie et toutes celles de l’Univers, débordent de multiples formes de Vie. Je découvris de nombreux mondes. La bonne nouvelle est que nous ne sommes pas seuls dans l’Univers !
Tandis que je chevauchai ce flux de conscience jusqu’au centre de la galaxie, il s’élargissait et formait d’impressionnantes vagues d’énergies fractales. Les myriades de galaxies et toute leur antique sagesse passaient à toute vitesse. Au début, je pensais que j’allais quelque part, qu’effectivement je voyageais. Mais ensuite je réalisai qu’en même temps que le flux s’élargissait, ma conscience s’élargissait également allant jusqu’à englober tout ce qui se trouve dans l’Univers ! Toute la création se déroulait en fait devant moi. C’était une merveille inimaginable ! J’étais véritablement un enfant émerveillé : un bébé au pays des merveilles !
Il me semblait que toutes les créations de l’univers s’élançaient vers moi et s’évanouissaient comme de petites poussières de lumière. Presque immédiatement une autre lumière apparaissait. Elles arrivaient de toutes parts et étaient toutes si différentes.
Je pus sentir et entendre à nouveau plusieurs bangs supersoniques très doux. Ma conscience, mon être, s’élargit encore pour interagir avec l’univers holographique tout entier et même plus.
Comme je passais dans la seconde Lumière, je m’éveillais à la pensée que j’avais juste transcendé la vérité. Ce sont les mots les plus adaptés à la situation mais je vais tenter de m’expliquer. Comme je passais dans la seconde Lumière, l’expansion de ma conscience alla au-delà de la première Lumière.
A ce moment précis, je me trouvai dans une paix profonde, au-delà du silence. Je pouvais voir et percevoir le Toujours, au-delà de l’Infini. J’étais dans le Vide. J’étais dans l’avant-création, avant le Big Bang. J’avais dépassé le Début des Temps, le Premier Mot, la Première Vibration. J’étais dans l’Oeil de la Création. C’était comme si je touchais le visage de Dieu. Ce n’était pas un sentiment religieux. Simplement je ne faisais qu’UN avec la Vie et la Conscience absolues.

Quand je dis que je pouvais voir et percevoir le Toujours, je veux dire que je pouvais expérimenter toute la création se générant elle-même. C’était sans début ni fin. C’est une pensée qui ouvre largement la conscience, n’est-ce pas ? Les scientifiques perçoivent le Big Bang comme un simple événement qui a créé l’Univers. Je vis que le Big Bang n’est qu’un parmi un nombre infini d’autres Big Bangs créant des Univers indéfiniment et simultanément. Les seules images qui s’en rapprocheraient le plus en termes humains, seraient celles créées par des super-ordinateurs utilisant des équations à géométrie fractale.


 Les anciens savaient cela. Ils disaient que Dieu créait périodiquement des nouveaux Univers en expirant et en défaisait d’autres en inspirant. Ces cycles furent appelés Yugas. La science moderne parla du Big Bang.

J’étais dans une pure et absolue conscience. Je pouvais voir et percevoir tous les Big Bangs ou les Yugas se créant et se dé-créant d’eux-mêmes. J’entrais en chacun d’eux instantanément et simultanément. Je voyais que chacune des plus petites parcelles de la création a le pouvoir de créer. C’est très difficile de tenter de l’expliquer. Je reste encore sans mots à ce sujet.
Il m’a fallu des années pour assimiler cette expérience du Vide. Je peux vous le dire maintenant : le Vide est moins que le Rien, et cependant plus que le Tout. Le Vide c’est le zéro absolu ; le chaos duquel  surgissent toutes les possibilités. C’est la conscience absolue, bien plus que l’Intelligence Illimitée.
Où est le Vide ? Je le sais maintenant. Le Vide est à l’intérieur et à l’extérieur de tout. Vous, à l’instant même dans votre vie, êtes toujours à la fois dans le Vide et hors du Vide. Vous n’avez pas besoin d’aller quelque part ou de mourir pour l’atteindre. Le Vide c’est la vacuité, le néant qui se trouve entre toutes les manifestations physiques.  L’espace entre les atomes et leurs composants. La science moderne a commencé à étudier cet espace entre les particules. Ils l’appellent le Point Zéro. Quand ils tentent de l’étudier, leurs instruments de mesure sont vite dépassés. Ils n’ont aucun moyen à l’heure actuelle de mesurer l’infini avec précision. Il y a davantage d’espaces zéro dans votre propre corps et dans l’Univers que n’importe quoi d’autre !

Ce que les mystiques appellent le Vide n’est pas un vide. Il est si plein d’énergie, une sorte différente d’énergie qui a créé tout ce que nous sommes. Tout, depuis le Big Bang, est vibration, depuis le premier mot qui est la première vibration.
Le terme biblique « Je Suis » porte vraiment un point d’interrogation. «Si Je Suis, qui suis-Je ?»
Ainsi la création est Dieu Se découvrant Lui-même de toutes les façons imaginables, dans une exploration continue et infinie au travers de chacun d’entre nous. A travers chaque particule de cheveux, chaque feuille d’arbre, chaque atome, Dieu se découvre Lui-même, il découvre Son Grand « Je Suis ». Je commençais à comprendre, que tout ce qui est, est littéralement le Soi, votre Soi, mon Soi. Tout est le Grand Soi. C’est pourquoi Dieu sait même quand une feuille tombe. C’est possible parce que, où que l’on soit, on est au centre de l’Univers. Où que soit chaque atome, il est au centre de l’Univers. Là se trouve Dieu et Dieu est dans le Vide.

Tandis que j’explorais le Vide, les Yugas et toutes les créations, j’étais complètement hors du temps et de l’espace comme nous le savons.
Dans cet état d’expansion, je découvris que la création est absolument pure conscience ou Dieu, entrant dans l’expérience de Vie, comme nous le savons maintenant. Le Vide quant à lui est dénué d’expérience. C’est la pré-Vie, avant la première vibration. Dieu est plus que la Vie et la Mort. Donc il y a plus que la Vie et la Mort à expérimenter dans l’Univers !
J’étais dans le Vide et j’étais conscient d’absolument tout ce qui a un jour été créé. Comme si je regardais à travers les yeux de Dieu. J’étais devenu Dieu. Tout à coup, je n’étais plus moi. La seule chose que je puisse dire c’est que j’ai regardé à travers les yeux de Dieu. Et je savais pourquoi chaque atome existe et je pouvais absolument tout voir.

La chose intéressante dans tout cela, c’est qu’en revenant du Vide, j’étais dans cette compréhension que Dieu n’est pas là-bas, dans ce Vide. Dieu est ici. C’est cela la réalité des choses. Alors cette envie constante de tous les êtres humains d’aller chercher Dieu à l’extérieur … Dieu nous a TOUT donné et TOUT est ici – c’est là où tout est. Et ce dont nous faisons l’expérience maintenant est Dieu découvrant Dieu à travers nous. Les gens sont si occupés à devenir Dieu qu’ils négligent de réaliser que nous sommes déjà Dieu et que Dieu est en train de devenir nous. C’est de cela dont il s’agit en réalité.

Quand je réalisai cela, j’en ai eu fini avec le Vide et désirai retourner dans cette création qu’on appelle aussi yuga. Cela me semblait juste être la chose la plus naturelle à faire.
Alors soudain, je suis revenu à travers la seconde lumière autrement dit le Big Bang, entendant à nouveau quelques doux bruits assourdis. Je chevauchais à nouveau le flux de conscience de retour vers toute la création, et quelle chevauchée cela fut ! Les innombrables groupes de galaxies me traversaient et je les percevais avec encore plus d’acuité. Je traversai le centre de notre galaxie qui est un trou noir. Les trous noirs sont les grands re-traiteurs ou recycleurs de l’Univers.
Savez-vous ce qu’il y a de l’autre côté d’un Trou Noir ? Nous, notre galaxie, qui a été retraitée à partir d’un autre univers. Dans sa configuration d’énergie, la galaxie ressemble à une fantastique ville de lumière. Toute l’énergie de ce côté ci du Big Bang est lumière. Chaque sous-atome, chaque atome, chaque étoile, chaque planète, la conscience elle-même, est constitué de lumière et peut être considéré comme une fréquence et/ou une particule. La Lumière est une substance vivante. Tout est fait de lumière, même les pierres. Tout est donc vivant. Tout est constitué de Lumière Divine. Tout est très intelligent.
      
La Lumière de l’Amour
Comme je chevauchais le flux encore et encore, je pouvais voir une immense Lumière arriver. Je sus que c’était la Première Lumière; la Matrice Lumineuse du Soi le plus élevé de notre système solaire. Alors le système solaire en entier apparut dans la Lumière, accompagné de ces doux bruits assourdis.
Je voyais que le système solaire dans lequel nous vivons est ce qui fait notre plus grand corps à proximité. C’est notre corps le plus proche et nous sommes bien plus grands que nous ne l’imaginons. Je voyais que le système solaire est notre corps. J’en suis une partie et la Terre est ce grand Etre créé que nous sommes et nous sommes la partie qui sait qu’elle en est une partie. Mais nous ne sommes que cette partie là. Nous ne sommes pas tout mais nous sommes cette partie qui sait qu’elle l’est. [note : j’ai fait une traduction très littérale de ce paragraphe parce que c’est une notion très complexe qu’il nous donne là et qui ne prend sens que si l’on se place « dans l’œil de Dieu ». Dieu qui fait l’expérience de qui Il est au travers de toutes ses créations. Le système solaire est une de ses créations, l’être humain en est une autre. Les deux étant issus de la même Source et étant la Source elle-même, nous sommes donc à la fois nous-mêmes et le système solaire. La comparaison avec la Terre est du même ordre. Et quelque part en nous vit cette conscience là.]

Je pouvais voir toute l’énergie que ce système solaire génère, et c’est un incroyable spectacle lumineux ! Je pouvais entendre la Musique des Sphères. Notre système solaire, comme le font tous les corps célestes, génère une matrice unique faite de lumière, de sons et d’énergies vibratoires. Les civilisations avancées des autres systèmes stellaires peuvent repérer la Vie - telle que nous la connaissons - dans tout l’univers grâce à l’empreinte de sa matrice énergétique ou vibratoire. C’est un jeu d’enfant. Les Merveilleux Enfants de la Terre (les êtres humains) produisent actuellement d’innombrables sons, comme des enfants jouant dans la cour de récréation de l’univers.  
 Je glissais de la rivière directement jusqu’au centre de la Lumière. Je me suis senti étreint par la lumière comme si elle me prenait à nouveau dans sa respiration et s’ensuivit un autre doux bruit supersonique.
J’étais dans cette grande Lumière d’Amour et le flux de la Vie coulait en moi. Je dois à nouveau le dire, c’était la Lumière la plus aimante et de la manière la plus inconditionnelle qui soit. Le parent idéal pour cet enfant merveilleux que j’étais. “Et maintenant ?”, demandais-je.

La Lumière m’expliqua que la mort n’existe pas. Nous sommes des êtres immortels. Nous vivons déjà depuis toujours ! Je réalisais que nous sommes une partie de la nature, de ce système vivant qui se recycle lui-même indéfiniment.
On ne m’a jamais dit que je devais rentrer. Mais je savais juste que je le ferais. C’était simplement naturel après ce que j’avais vu.
Je n’ai aucune idée du temps passé avec la Lumière si je devais calculer cela en temps humain. Mais il y eut un moment ou j’ai su que j’avais eu des réponses à toutes mes questions et que mon retour était proche. Quand je dis que toutes mes questions avaient eu une réponse de l’autre côté, je veux simplement dire cela : chacune de mes questions a eu sa réponse. Chaque être humain a une vie différente et un lot de questions à explorer. Certaines de nos questions sont Universelles, mais chacun de nous explore d’une façon unique ce que nous appelons la Vie. Et il en est de même pour toute forme de vie, depuis les montagnes, jusqu’à la moindre feuille de chaque arbre.
Et ceci est très important pour chacun de nous dans cet Univers. Parce que tout contribue à créer le Grand Tableau, la Vie dans toute sa plénitude. Chacun de nous est littéralement Dieu se découvrant lui-même dans une Danse de la Vie sans fin. Votre unicité contribue à faire de la Vie ce qu’elle est.

Retour sur Terre
Tandis que j’entamais mon retour dans le cycle de la vie, il ne m’était jamais venu à l’esprit et on ne m’avait jamais dit que j’allais retourner vers le même corps. Mais cela n’avait aucune importance. J’avais une totale confiance en la Lumière et dans le processus de la Vie. Comme le flux fusionnait avec la grande Lumière, je demandai à ne jamais oublier toutes les grandes découvertes et les sensations de que j’avais connues de l’autre côté.
Il y eut un « OUI ». Je sentis comme un baiser sur mon âme.

Je fus entraîné sur le chemin du retour à travers la Lumière et me retrouvais à nouveau dans le royaume vibratoire. Le processus s’inversait et je recevais encore plus d’informations si tant est que cela est possible. Je rentrai à la maison et on me donnait des leçons sur le mécanisme de la réincarnation. Je recevais les réponses à toutes mes petites questions : « Comment fonctionne ceci ? Comment fonctionne cela ? ». Je savais que j’allais me ré-incarner.

La terre est un grand générateur d’énergie et c’est de là que la conscience individuelle émerge pour se développer en chacun de nous. Pour la première fois, je pensais à moi comme à un être humain et j’en étais heureux. Après ce que j’avais vu, j’aurais été heureux d’être un atome dans cet Univers, un simple atome. Alors, être la partie humaine de Dieu…… c’est la plus fantastique des bénédictions. C’est une bénédiction qui va au delà de la plus folle projection de ce que peut être une bénédiction. Pour chacun d’entre nous, être la partie humaine de cette expérience est à la fois très impressionnant et absolument merveilleux. Chacun d’entre nous et nous tous à la fois, où que nous en soyons, cinglés ou non, sommes une bénédiction pour la planète, à l’endroit exact où nous en sommes.
Pendant que je vivais le processus de la réincarnation, je m’attendais à me retrouver petit bébé quelque part. Mais je reçus une leçon sur la façon dont la conscience et de l’identité individuelle évoluent. Je me réincarnais donc dans mon corps.
Ce fut une telle surprise lorsque j’ouvris les yeux. Je ne sais pas pourquoi je trouvais cela tellement surprenant de retrouver ce corps, d’être de retour dans ma chambre avec quelqu’un pleurant à chaudes larmes au dessus de moi car en fait j’en comprenais très bien la raison.
C’était mon infirmière qui pleurait. Une heure et demie après m’avoir trouvé mort, elle avait cessé d’espérer. Elle était sure que j’étais mort. Tous les signes de la mort étaient là - mon corps s’était raidi. Nous ne savons pas combien de temps j’ai été mort mais nous savons qu’il s’était passé une heure et demi après la découverte de mon corps. Elle avait honoré ma demande de laisser mon corps nouvellement mort seul si possible pendant les quelques heures suivantes. Nous avions un stéthoscope amplifié et bien d’autres façons de vérifier les fonctions vitales du corps pour savoir ce qui se passait. Elle peut certifier que j’étais mort.
Ce n’était pas une NDE puisque j’ai véritablement expérimenté la mort elle-même. Elle m’avait trouvé mort, avait utilisé le stéthoscope, vérifié la pression sanguine et le moniteur cardiaque pendant une heure et demi. C’est ensuite que je me suis réveillé et que j’ai vu une lampe allumée au dehors. J’ai essayé de me lever pour l’atteindre mais je suis tombé du lit. Elle a entendu un grand bruit, s’est précipité dans la chambre et m’a trouvé sur le sol.
Quand j’ai été rétabli, j’étais très surpris, voire très intimidé par ce qui m’était arrivé. Au début, je ne me souvenais pas de tout le voyage que j’avais fait comme je m’en rappelle maintenant.
J’avais tendance à m’échapper de ce monde et n’arrêtais pas de demander « Suis-je en vie ? ». C’était ce monde-ci qui ressemblait à un rêve plutôt que l’autre. Au bout de trois jours je me sentis à nouveau normal, plus clair, mais tellement différent de celui que j’avais été auparavant dans ma vie. Le souvenir de mon voyage me revint plus tard mais je ne voyais plus rien de mauvais chez quiconque comme avant où j’étais vraiment dans le jugement. Avant je pensais que tout le monde était cinglé. En fait je pensais que tout le monde était cinglé sauf moi. Là, je voyais clair.
Environ trois mois plus tard un ami me dit que je devrais me faire examiner, j’y allais donc, et on me fit des scanners et toutes sortes d’examens. Je me sentais vraiment bien et pourtant j’avais peur d’apprendre une mauvaise nouvelle.
Je me souviens du docteur de la clinique, examinant les scanners d’avant et ceux d’après, me disant : « Bien, il n’y a plus rien maintenant » Je dis : « Vraiment, ce doit être un miracle ! » « Non, cela arrive, on appelle cela une rémission spontanée », répondit-il. Il ne semblait absolument pas impressionné. Pourtant, c’était un miracle et j’étais impressionné, même si personne d’autre ne l’était.

Les leçons apprises
 Les mystères de la vie ont peu de choses à voir avec l’intelligence. L’univers n’a rien d’un processus intellectuel. L’intellect nous aide, il peut être brillant mais à l’heure actuelle, c’est tout ce que nous mettons en œuvre, laissant de côté notre cœur et la partie la plus sage de notre être.
Le centre de la Terre est ce grand transformateur d’énergie, tel que nous le voyons sur les photos montrant le champ magnétique de notre Terre. C’est ce qui constitue le cycle des âmes qui reviennent et repartent. Le signe qui montre que l’on atteint le stade humain est le début de l’évolution vers une conscience individuelle. Les animaux ont une âme de groupe et ils se réincarnent par groupes. Un cerf a toutes les chances de rester un cerf pour toujours. Mais le simple fait d’être né humain, que ce soit difforme ou avec l’intelligence d’un génie, montre que vous être sur le chemin du développement d’une conscience individuelle laquelle fait partie de la conscience collective appelée humanité.

Je vis que les races sont des groupes de personnalités. Les nations telles que la France, l’Allemagne ou la Chine ont chacune leur personnalité. Les villes ont leur personnalité. Les villes ont une personnalité constituée de groupes d’âmes qui attirent certaines personnes. Les familles sont constituées de groupes d’âmes.  L’identité individuelle évolue comme les branches d’une fractale et le groupe d’âmes expérimente à l’intérieur de notre personnalité. Les différentes questions que nous avons tous sont très, très importantes. C’est la façon dont Dieu se découvre Lui-même à travers nous. Alors, posez-vous des questions, faites vos propres recherches. Vous trouverez votre Soi ainsi que Dieu dans ce Soi parce qu’il n’y a que le Soi.

Plus encore, je commence à entrevoir que chacun d’entre nous les humains, nous sommes des âmes sœurs. Nous appartenons à ce même groupe d’âmes qui se fragmente en fractales pour aller dans toutes sortes de directions créatives, tout en restant au sein du même ensemble.  Maintenant quand je regarde chaque être humain que je rencontre, je vois en lui une âme sœur, mon âme sœur, celle que j’ai toujours cherchée.  Au delà de cela, l’âme sœur la plus importante que vous puissiez avoir, c’est vous-même. Nous sommes tous tout à la fois masculin et féminin. Nous expérimentons cela dans l’utérus de notre mère et nous l’expérimentons également dans nos différentes incarnations. Si vous recherchez cette âme sœur idéale à l’extérieur de vous-mêmes, vous risquez de ne jamais la trouver ; elle n’existe pas là-bas tout comme Dieu n’est pas là-bas au loin. Dieu est ici alors ne le cherchez pas « là-bas ». Cherchez-le ici. Cherchez-le en vous, dans votre Soi. Démarrez la plus belle histoire d’amour que vous ayez jamais eue … avec votre Soi. Vous en adorerez chaque parcelle.

Pendant ma NDE j’étais descendu dans ce qu’on appelle l’Enfer, et ce fut très surprenant. Je n’ai vu ni Satan ni le diable. Ma descente aux enfers était une descente dans un monde de misère, d’ignorance et de sombre non-connaissance, un monde que chacun s’est construit, à sa mesure. Cela ressemblait à une éternité de misère. 
Chacune des millions d’âmes qui se trouvaient autour de moi possédait une petite étoile de lumière toujours disponible. Mais personne ne semblait s’en apercevoir tant chacun était consumé par ses propres chagrins, traumatismes et misères. Mais après ce qui m’a semblé une éternité, je commençais à appeler vers cette Lumière comme un enfant appelle ses parents à l’aide. Alors la Lumière s’ouvrit et forma un tunnel qui vint droit sur moi, un moi qui se trouva alors bien à l’abri de toute cette peur et cette souffrance, là où est l’Enfer.
Ainsi, ce que nous sommes en train de faire est d’apprendre à nous donner la main, à nous rassembler. Les portes de l’Enfer sont ouvertes maintenant. Nous allons nous relier, nous donner la main et marcher ensemble hors de l’Enfer.

 La Lumière vint vers moi et se transforma en un immense ange doré. Je demandai « Etes-vous l’Ange de la Mort ? » Il m’expliqua qu’il était mon âme supérieure, la matrice de mon Soi le plus élevé, notre partie originelle. Puis la Lumière m’emporta.

Bientôt notre science quantifiera l’esprit. Est-ce que ce ne sera pas merveilleux ? Nous allons bientôt avoir des appareils qui vont être sensibles aux énergies subtiles ou énergies spirituelles. Les physiciens font entrer en collision les atomes pour voir de quoi ils sont faits. Ils les ont réduits à des particules élémentaires en physique nucléaire : les quarks et autres « cham ». Eh bien un jour, ils vont arriver jusqu’à cette toute petite chose qui maintient le tout ensemble et ils devront l’appeler …. Dieu. Grâce à la fission atomique, ils ne voient pas que ce qu’il y a dedans mais ils créent des particules. Grâce à Dieu, la plupart d’entre elles ne vivent que quelques millièmes de secondes, des nano secondes. Nous commençons tout juste à comprendre que nous aussi, nous sommes des créateurs à mesure que nous avançons.(voir les articles TAG de la physique quantique)

Ainsi que je l’ai compris pour toujours, j’ai atteint un royaume dans lequel il y a un point où nous sommes au delà de toute connaissance et où nous commençons à créer la prochaine fractale, le prochain niveau. Nous avons le pouvoir de créer à mesure que nous explorons et là est Dieu, en pleine expansion à travers nous.

Depuis mon retour j’ai expérimenté la Lumière spontanément et j’ai appris à atteindre cet espace presque à chaque méditation. Chacun de vous peut le faire. Il n’est pas nécessaire de mourir pour y arriver. Vous êtes équipés pour ; vous avez les connections qu’il faut.

Le corps est le plus magnifique Etre de Lumière qui soit. Le corps est un incroyable univers de Lumière. L’Esprit ne nous pousse pas à dissoudre ce corps. Ce n’est pas du tout ce qui arrive. Arrêtez d’essayer de devenir Dieu. C’est Dieu qui devient vous. Ici et maintenant.

L’esprit est comme un enfant courant à travers tout l’Univers, demandant quelque chose, y pensant et donc le créant, créant ainsi le monde.
L’une de mes question à la Lumière était : « Qu’est-ce que le paradis ? »
Je fis le tour de tous les paradis ayant été créés : le Nirvana, le Jardin d’Eden et les autres. Je les traversais. Ils sont le résultat de nos pensées qui les ont créés. Nous n’allons pas réellement au paradis. Nous passons par une transformation. Mais quoi que nous ayons créé, nous laissons une partie de nous-mêmes dans nos créations. C’est la réalité mais cela ne représente pas la totalité de l’âme.

Je vis le paradis des Chrétiens. Nous nous attendons à ce que ce soit un endroit magnifique alors qu’en fait vous vous retrouvez devant un trône dans une permanente vénération. J’ai essayé. C’est très ennuyeux ! C’est vraiment tout ce à quoi s’attendre ? C’est puéril. Je ne souhaite offenser personne mais certains paradis sont très intéressants alors que d’autres sont très ennuyeux. J’ai trouvé que les plus anciens étaient les plus intéressants, comme celui des Nations Indiennes d’Amérique : le Terrain de la Chasse Joyeuse. Les Egyptiens en ont de fantastiques. Et ainsi de suite. Il y en a tant.  Dans chacun d’eux, il y a une fractale qui est l’expression de votre interprétation personnelle, à moins que vous n’apparteniez à un groupe d’âmes  qui ne croit qu’au Dieu d’une certaine religion. Vous êtes donc très proches et appartenant à une même catégorie. Mais même dans ce cadre là, le paradis comporte de petites différences en fonction de chacun de vous. C’est la partie de vous que vous laissez là. La mort parle de la vie, pas du paradis.

Je demandais à la Divinité « quelle est la meilleure religion sur cette planète ? Quelle est la plus juste ? »
La Divinité dit avec beaucoup d’amour : « Ca m’est égal » C’était d’une grâce incroyable. Cela voulait dire qu’il n’y a que nous pour nous préoccuper de cette question là. La Divinité Suprême nous dit : « Peu importe votre religion. »
Les religions vont et viennent. Le Bouddhisme n’a pas toujours existé. Le Catholicisme n’a pas toujours existé. Et toutes les religions sont sur le point de recevoir plus de Lumière car plus de Lumière arrive de tous les systèmes à l’heure actuelle. Il va y avoir une réforme de la spiritualité qui va être aussi dramatique que la Réforme protestante. Les gens se battront pour une religion et ce sera une religion contre l’autre, chacun pensant qu’il détient la seule vérité.

Les religions, les philosophies, chacune pense détenir la vérité sur Dieu, surtout les religions qui représentent de très grandes organisations centrées autour de leur philosophie. Quand la Divinité eut dit : « Peu m’importe », je compris immédiatement que c’était à nous de nous responsabiliser à ce sujet. C’est important parce nous sommes des êtres responsables. Cela nous concerne et c’est là que c’est important. Nous détenons l’équation énergétique en matière de spiritualité. La Divinité suprême ne se préoccupe pas de savoir si vous êtes protestant, bouddhiste ou autre car toutes les religions sont les boutons d’une même fleur.

Je souhaiterais que toutes les religions le réalisent et laissent chacun être ce qu’il souhaite. Ce n’est pas la fin des religions mais nous parlons du même Dieu alors sachons vivre et laisser vivre. Chacun a une vue différente et cela embellit le Grand Tableau. C’est cela qui est important.

Je suis allé de l’autre côté empli de peurs concernant les déchets toxiques, le nucléaire, l’explosion démographique, la forêt équatoriale. Je suis revenu rempli d’amour pour chacun de ces problèmes. J’aime les déchets nucléaires. J’aime le champignon atomique : c’est le plus sacré des mandalas que nous ayons manifesté à ce jour, tel un archétype. Cet événement, plus qu’aucune religion ou philosophie sur cette Terre, nous a tous emportés d’un seul coup vers un nouveau niveau de conscience. Sachant cela, nous pouvons peut-être faire exploser la planète 50 ou 500 fois, pour finalement réaliser que peut-être nous sommes tous liés maintenant.
Il a fallu faire exploser un certain nombre de bombes pour que cette idée fasse son chemin dans nos têtes. Puis nous avons commencé à dire : « Nous n’avons plus besoin de cela maintenant. » En ce moment, nous sommes en fait dans un monde plus sécurisant que jamais et il le devient de plus en plus. Je suis donc revenu en aimant les dégâts écologiques parce qu’ils nous rassemblent. C’est tellement énorme ! Comme pourrait le dire Peter Russell, ces problèmes sont maintenant « à la mesure de l’âme ». Avons-nous des réponses « à la mesure de l’âme » ? OUI.
La déforestation va ralentir et dans 50 ans, il y aura plus d’arbres sur la planète que qu’il n’y en n’a eu depuis longtemps. Si vous êtes écolos, foncez, vous êtes cette partie du système qui devient consciente, allez-y de toutes vos forces, mais ne tombez pas dans la dépression. Cela fait partie d’un plan plus vaste.
  
 La terre est dans un processus d’auto-régulation. Elle ne sera plus jamais un lieu de nature sauvage comme elle l’a été autrefois. Il y aura des grandes réserves où la nature sauvage prospérera. Dans le futur, les jardins et les réserves seront primordiaux. L’augmentation de la population s’approche de très près du niveau optimal d’énergie nécessaire pour provoquer un grand changement de conscience. Ce déplacement de la conscience entraînera le changement en termes de politique, d’argent et d’énergie.

Que se passe-t-il quand nous rêvons ? Nous sommes des êtres multidimensionnels et nous avons accès à cela grâce à des rêves clairs. En fait, l’Univers représente le rêve de Dieu. Une des choses que j’ai vues à ce sujet c’est que les humains sont un petit point sur la planète qui, elle-même, est un petit point dans la galaxie qui est un petit point. Il existe des systèmes gigantesques et le nôtre est d’une taille moyenne. Mais les êtres humains sont déjà devenus des légendes à travers le cosmos de la conscience. Le petit être humain tout petit, petit, cet habitant de la Terre / Gaia est une légende. Une des raisons pour lesquelles nous le sommes devenus est en lien avec notre capacité à rêver. Nous sommes des rêveurs de légende. En fait, le cosmos tout entier se questionne sur la vie et le sens de la Vie. Et c’est le petit rêveur d’humain qui a donné la meilleure des réponses jusqu’à présent. Nous l’avons rêvée. C’est pour cela que les rêves sont si importants.

Après être mort et être revenu, je respecte vraiment la vie et la mort. Il est possible que nous ayons ouvert la porte sur un grand secret à travers nos expériences sur l’ADN. Bientôt nous serons capables de vivre dans ce corps aussi longtemps que nous le voudrons.

Après avoir vécu 150 ans environ, une intuition de l’âme nous indiquera qu’il est temps de changer de canal. Vivre pour toujours dans le même corps n’est pas aussi créateur que l’acte de réincarnation, cet acte de transfert d’énergie dans ce fantastique vortex énergétique dans lequel nous sommes. Un acte qui nous fait découvrir la sagesse de la vie et de la mort, et nous en réjouir.

De toute façon, nous sommes déjà en Vie depuis toujours. Ce corps dans lequel vous êtes, est vivant depuis toujours. Il arrive du flot infini de la Vie et retourne au Big Bang et au-delà.
Dans une énergie subtile et dense, ce corps donne Vie à la prochaine Vie. Ce corps a toujours été en Vie.

Voici, également sur YouTube un documentaire "Faux Départ" de Sonia Barkallah, enquête sur les NDE / EMI, la sensation de se détacher de son corps proche des voyages astraux, d'assister à sa propre réanimation, d'entendre les chirurgiens parler entre eux même de ressentir ce qu'ils ont dans leurs cœurs, de voir un tunnel , la lumière,...




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les coups de coeur

Maître

de Sagesse

Auteur Un-connu

Si tu te contentes de boire l'eau de mon puits, demain tu mourras de soif, soit parce que j'ai fermé la porte, soit parce que je suis en voyage.

Si tu veux étancher ta soif, creuse ton terrain et tu trouveras la source car elle est en toi.

Creuse ton puits, ainsi tu auras toujours de l’eau partout où tu iras.

Le puits est en toi,

la source est en toi.

Cherche et tu trouveras le trésor qui t’enrichira.

N’oublie jamais que celui qui compte sur la richesse d’autrui est semblable à celui qui fait un beau rêve dans lequel il reçoit beaucoup d’argent, et qui constate au réveil que sa poche est vide. Le bien des autres est pour nous comme la fortune d’un rêve.

Cherche en toi et tu trouveras.


CRÉER DE LA LUMIÈRE À PARTIR DE RIEN

A sa manière, Raymond Devos avait eu l’intuition de la nature ambiguë du vide, en expliquant dans un sketch que « rien … ce n’est pas rien. La preuve c’est qu’on peut le soustraire. Exemple : Rien moins rien = moins que rien ! Si l’on peut trouver moins que rien c’est que rien vaut déjà quelque chose ! On peut acheter quelque chose avec rien ! En le multipliant. Une fois rien … c’est rien. Deux fois rien… c’est pas beaucoup ! Mais trois fois...


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LE POINT ZERO ET CHAMP AKASHIQUE

Le champs de Cohérence akashique Les mystiques et les sages nous informent depuis longtemps qu’il existe un champ cosmique reliant tout à tout au plus profond de la réalité, un champ qui conserve et transmet l’information, connu sous le nom de «champ akashique». De récentes découvertes en physique quantique indiquent: celui-ci est réel et il a son équivalent dans le champ du point zéro qui sous-tend l’espace comme


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LES CHAMPS DE TORSION PRODUIT PAR LA CONSCIENCE EST LA CLÉ DE LA « THÉORIE DU TOUT »

Les champs de torsion, la clé de la « Théorie du Tout » incluant la conscience On attribue généralement la première recherche concernant la découverte du « champ de torsion » appellée aussi « 5ème force ou élement », au russe le Pr Mychkine dans les années 1800. C’est un collègue d’Einstein, le Dr Eli Cartan qui a le premier appelé cette force champ de « torsion »

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LA LUMIÈRE D APRÈS L'ARBRE SÉPHIROTIQUE

D’après la tradition Kabbalistique, la lumière est née dans Ain Soph Aur (Lumière illimitée), qui lui-même est né dans Ain Soph (L’infini), qui lui-même est né dans Ain (Vide absolu). Cette lumière illimitée se manifeste comme une étincelle...


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LA MEDECINE LUMIERE -1

La Médecine Lumière Commençons par quelques définitions: Qu'est ce qu'est la médecine: La médecine de type occidentale est la science et la pratique étudiant l'organisation du corps humain (physique, qq fois psychologique), son fonctionnement normal, et cherchant à le restaurer la santé par le traitement,.


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LE LIVRE DE NOE OU LA MEDECINE INDIENNE

Originaire de l'Inde, la médecine Indienne, ou médecine orientale, est un système médical complet et cohérent, tout comme le sont la médecine occidentale ou la Médecine traditionnelle chinoise, par exemple. Il est considéré comme le plus ancien système médical de l'histoire humaine. La tradition indienne fait remonter ses débuts à 5 000 ans, même 10 000 ans. Toutefois, les écrits sur lesquels repose ce savoir médical..

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LA TRADITION PRIMORDIALE -2

Tradition Primordiale et Torah de Sion : Aux source de la Kabbale Originelle. Mission d’un Peuple Élu pour la réaliser Les premières questions que nous poserons dans cet exposé, sont les suivantes: Y a-t-il véritablement une Mission d’Israël parmi les Nations ? La réponse est catégoriquement: Oui! Et elle ait été préfigurée par le Patriarche Abraham, ancêtre du peuple d’Israël, et des Juifs, à qui Dieu promis la Terre d’Israël en Héritage...
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L ÂME HUMAINE, SELON LA PHYSIQUE QUANTIQUE

Boris Iskakov est né le 14 novembre 1934 à Magnitogorsk. En 1957, il a achevé ses études à l’Institut de techniques physiques de Moscou. Auteur de la théorie des réactions en chaîne dans l’économie, il a consacré une série d’ouvrages à l’application des méthodes mathématiques en agriculture. Docteur en économie, Boris Iskakov étudie depuis quelques années les méthodes statistiques et quantiques servant à modéliser les processus qui s’opèrent...
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LE CORPS RÉCEPTEUR DE VIBRATION ELECTROMAGNÉTIQUE

La médecine occidentale est une médecine symptomatique, qui s’intéresse plus aux conséquences qu’aux causes. L’approche réductionniste de la médecine occidentale Les médecins aujourd’hui sont éduqués pour répondre de façon chimique à une extraordinaire diversité de symptômes, dont la plupart procèdent de mécanismes ...




LE TEMPS QUANTIQUE DANS LA KABBALE 2

Lumière Sans Fin (Ohr Ein Sof) et Récipient Primordial : la Vraie Réalité La réalité du 1% Toute cette réalité où, souvent, vous avez l’ impression de marcher sur une route qui ne conduit vers nulle part, où vous faites l’expérience de l’exil intérieur, de la relativité de tout, du manque de points de référence absolus, la Kabbale l’appelle la réalité du 1%. C’est une réalité où justement existent le temps, l’espace, le mouvement, ce qui...

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LUNE DE SANG, LA FIN ET LE DÉBUT DE NOUVEAU TEMPS

Lune de sang Le livre de la Genèse dit que DIEU utilise le soleil, la lune et les étoiles pour des signes et les saisons. De tels exemples peuvent être trouvés dans la Bible, d ailleurs le calendriers juifs et basé à la fois sur le calendrier solaire et lunaire. Or il va apparaitre ces années des Eclipses 2014 et 2015, pendant les fêtes juives appelées les Tetrades, au cours desquelles, à chaque fois, il s’est passé un évènement...

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À la différence de l’espace, le temps est une dimension incontrôlable. Qu’on le veuille ou non, la flèche du temps semble dirigée invariablement vers le futur. « Nous ne nous baignons jamais deux fois dans le même fleuve », précisait Héraclite. Plus de deux millénaires se sont cependant écoulés depuis cette affirmation du philosophe grec. Aujourd’hui, à l’heure de la science atomique et de la conquête spatiale, notre regard sur le cosmos...