lundi 18 juillet 2016

Retrouver la Médecine Originelle

Par Ganji Anankea

Nous rêvons tous d’une santé de fer.

Nous avons tous espoir de couler de vieux jours sans passer par la case souffrance de l’inquiétante tumeur, surgie de nul part. Nous avons tous envie de croquer la vie avec vitalité et sérénité. Que la vie serait belle si nous possédions entre nos mains les clés de l’existence et de la santé. Mais où est donc ce Graal ? Et quel est donc le mot de passe pour acquérir longévité, voire immortalité ? Existe-t- il un au-delà à nos existences banales et fragiles ? Où se cache la véritable magie de ce monde, celle qui transmet la santé, la connaissance, le bonheur ultime et vrai?
Le secteur de la santé en France est un des domaines les plus lucratifs qui soit : il représente 11% du PIB du pays* et emploie plus de 2 millions de personnes. L’exploitation de la maladie demeure aujourd’hui un marché extrêmement porteur et lucratif, notamment grâce à l’incroyable développement des nanotechnologies qui permettent de constantes innovations. Tous les secteurs se retrouvent d’ailleurs concernés par cette nouvelle orientation technologique. Les humains que nous sommes ne peuvent qu’être impressionnés et subjugués par l’admirable et omnipotente autorité médicale en France.

L’hexagone a longtemps été un pays de cocagne pour le médicament.

C’est le système qui veut cela. Un patient pouvait dans les années 90 se présenter à la pharmacie avec une vingtaine de médicaments sur ordonnance et obtenir leur remboursement intégral. Comment appelle-t- on une médecine qui assujettit des centaines de milliers de clients à travers, notamment, la commercialisation de centaines de puissants psychotropes et un réseau tentaculaire de points de vente ? Car en ce domaine notre pays se caractérise par la consommation importante de psychotropes, d’antihypertenseurs, de vasodilatateurs et d’antibiotiques. Cela s’explique par l’attitude des prescripteurs et patients à l’égard des médicaments : d’un côté comme de l’autre, on croit au médicament.
Les Français en particulier font preuve d’une forte appétence puisqu’ils sont, avec les Portugais et les Norvégiens, les plus gros consommateurs de psychotropes. Résultat : avec 134 millions de boîtes de benzodiazépine vendues en 2010, la France se range à la deuxième place derrière le Portugal pour les anxiolytiques et la Suède pour les hypnotiques. Ainsi nous pouvons observer l’alliance fort contestable entre le modèle paternaliste qui soumet le patient à l’autorité écrasante du médecin et le consumérisme du malade-usager qui reconnaît largement les prérogatives de la décision médicale.
En pénétrant les couloirs d’un hôpital, tout comme en poussant la porte rassurante d’une pharmacie, nous nous en remettons corps et âme à des experts.
L’hôpital peut fait peur car il est synonyme de chirurgie et de maladies graves, voire fatales, mais la pharmacie, elle, rassure avec sa cohorte d’emballages colorés si prometteurs, ses vendeurs accueillants et professionnels en blouse blanche. Qui serait tenté dans un tel contexte de les comparer à de simples revendeurs de drogue ?
Et pourtant il s’agit bien d’une médecine qui remplace la dépendance aux opiacés par des drogues toutes aussi puissantes mais légales et admises par le système (Subutex, Méthadone, Suboxone). Commercialisé sous forme de cachets, le Subutex est aujourd’hui de plus en plus détourné. Initialement destiné à aider les héroïnomanes à «décrocher», il est paradoxalement devenu une porte d’entrée dans la toxicomanie.
Remplacer l’héroïne par du Subutex est un acte qui en dit long.
Aujourd’hui encore pour guérir le cancer on fait subir au corps de telles agressions qu’il en ressort dévasté.
En effet, la logique d’un traitement de chimiothérapie est très claire: on introduit des molécules chimiques dans le corps qui ne feront hélas pas la différence entre cellules saines et cellules cancéreuses. Cette destruction massive entraîne les terrifiants « effets secondaires » de la chimiothérapie.
À l’image des guerres modernes et de ses frappes chirurgicales, l’arme chimique conventionnelle détruit tout sur son passage. Les malades du cancer demeurent des cibles privilégiées pour l’industrie des produits pharmaceutiques avec les médicaments d’entretien extrêmement onéreux dont ils remplissent parfois leurs placards !
Nous savons tous qu’une simple aspirine peut agir efficacement sur la douleur sur le plan physiologique comme sur le plan psychologique, c’est ce qu’on appelle l’effet Placebo. Celui-ci enclenche le mécanisme de guérison et aide le malade à retrouver plus rapidement la santé.
L’effet placebo chez un patient est plutôt un signe de bon équilibre mental, conviendrait un psychiatre.
Autrement dit, plus l’esprit est vigoureux – l’individu a confiance en lui, en l’autre, en la vie – plus le corps répond. Malgré son évidente efficacité, la médecine conventionnelle s’oppose à ce qu’on puisse en tirer toutes les conclusions. L’effet placebo ne se contrôle pas, il ne se met pas en boîte, il ne se vend pas : il n’intéresse donc pas le corps médical.

Notre corps demeure un mystère pour nous tous.

Nous guérissons certes, mais nous ne comprenons pas pour autant le sens profond de nos maladies, leurs origines et leurs mobiles.
Nous restons indifférents au langage occulte exprimé par les symptômes, notre objectif immédiat étant de nous en débarrasser au plus vite. En somme, notre vie nous échappe et nous préférons nous en remettre à des des techniciens de la santé ; des individus qui nous sont parfaitement étrangers. Guérir sans accéder au sens véritable de sa maladie, retrouver la santé en s’en remettant totalement à un système déshumanisé et corrompu: voilà un processus aberrant qui produit des situations tragiques.
L’obscurantisme existentiel abrutit l’Homme et le rend étranger à lui-même ; nous devenons de simples passagers au volant d’une matière inaccessible. Le pouvoir que nous octroyons au corps médical lui confère ainsi une aura et une autorité dont il abuse bien souvent.
Les maltraitances, les morts suspectes, les contaminations, les prescriptions de médicaments dangereux sont sont hélas monnaie courante. Mais faute d’accès à une science véritable du vivant, nous demeurons à la merci de cette industrie médicale.

La maladie, c’est le mal-à- dit !

On ne parvient pas toujours à dire avec des mots ce qui agite nos entrailles, le corps s’en charge donc en l’exprimant par des « maux », car le mal ne peut rester éternellement silencieux. Aussi injuste soit-elle, la souffrance a un sens, et cela nul ne devrait l’ignorer.
Tout symptôme, tout trouble ont leur raison d’être et c’est à chacun d’en rechercher la cause. Qu’advient-il du but même de notre vie si nous restons insensibles aux alertes émises par notre propre organisme?
Selon la constitution, le tempérament, le legs transgénérationnel* et la sensibilité de chacun, ces maux vont affecter un organe plus qu’un autre, et de façon plus ou moins grave. Même le cancer, si terrifiant soit-il, peut nous ramener à une réalité inacceptable, « La vie la mort » se fait alors notre guide dans une recherche ultime de vérité et de transcendance (dépassement de l’horreur inspirée par la mort et la dégradation). Certes nous ne pouvons échapper à la maladie ni aux affres de la vieillesse. À nos yeux, les lois universelles nous délivrent un message bien trop âpre à nous séduire. Désabusés, nous demeurons sourds et aveugles à la Science Suprême qui nous observe et nous englobe.
L’Humain a préféré s’en remettre à la superstructure dans laquelle il vit et aux autorités qui la gèrent. Anthropocentriste et nombriliste, l’Homme a omis d’intégrer dans son existence les forces qui gouvernent la vie depuis l’origine des temps.
Pourtant cet univers extraordinaire pourrait à lui seul nous bouleverser à jamais par effet d’identification : nous mettrions alors en route un processus puissant de transformation.
S’identifier est un mécanisme relativement accessible par lequel nous nous redéfinissons peu à peu à l’image de notre modèle. Pour ce faire il nous faut nous rendre totalement disponibles. Ce processus est un peu ce que nous éprouvons à la lecture d’un roman d’aventure captivant, en nous immergeant dans d’extraordinaires et fascinantes intrigues. Soudain, un comte de Monte-Cristo devient notre prolongement. Mais l’opération dont je vous parle est amplement plus enrichissante bien que, ô combien plus délicate.
En biologie moléculaire végétale, les chercheurs scientifiques ont dès les débuts su tirer parti au mieux de cet incroyable mécanisme : les découvertes sont toujours le fruit d’une aventure humaine, intellectuelle, sensorielle et spirituelle. C’est en plongeant dans l’énigme d’une plante que le biologiste parvient à en extraire les merveilles. Ce fameux processus d’identification leur permet ainsi de découvrir enfin la molécule qu’ils pourront synthétiser pour venir en aide à des milliers d’individus.
L’identification est un mécanisme élémentaire d’ouverture de notre conscience, de nos sens et de notre intuition. Faites donc silence pour mieux apprécier toute la richesse qui vous parvient. Se rendre disponible aux mystères de l’existence ce n’est pas comprendre enfin l’énigme de la Vie, c’est se rendre accessible à l’extraordinaire force créatrice qui porte les galaxies. L’idée de se changer en antenne réceptrice ou en panneau solaire peut faire rire, mais c’est un début. On ne devient pas un spécialiste du premier coup. Le but est de se prêter à un jeu qui peut nous nourrir de sa sève universelle. Certes, quelques obstacles de taille vont surgir de ci delà et nous décourager, nous ridiculiser. Peut-être alors préférerons-nous nous rasseoir devant le sécurisant ordinateur, ou encore nous recoucher…
Non, nous ne sommes pas totalement étrangers à cette intelligence apparemment muette. Nous sommes en fait comme le Pygmée qui s’assoit devant un film de science-fiction : dubitatifs et foncièrement imperméables devant l’impressionnant spectacle de Star Trek. Il nous faut donc faire quelques efforts pour passer le cap.
Oui, nous ne manquerons pas de perdre patience, tant le « Tout tout de suite » règne aujourd’hui sur toutes les consciences. L’esprit, conditionné et limité est notre unique ennemi sur ce terrain.
Encore une identification qui nous contrôle notre vie durant: l’identification mentale. En effet, en acceptant de nous laisser définir par le cerveau, qui créé pour nous une identité prototype, nous réduisons considérablement nos chances d’appréhender la Vie. Évoluant à travers cette identité fictive, pure création-projection de notre esprit, nous sommes de ce fait coupés, isolés, privés du contact direct avec la Vie. Or la Vie n’est pas une somme de recettes toutes faites, de formules acquises, de schémas savants. Elle se rencontre par-delà notre boîte crânienne, au contact des éléments vitaux.
Malheureusement l’influence cérébrale est tenace et sa principale qualité est sa force de conviction. Déjouer les techniques de contrôle mental est un tour de force qui fatigue assez vite. Pourquoi se battre contre nous-même ? N’est-ce pas là une attitude des plus absurdes ?
Pourquoi ne pas ouvrir plutôt une bonne encyclopédie ? Tout n’a-t- il pas déjà été dit au sujet de l’univers, de la Vie ?
Mais quand bien même vous sacrifieriez l’une de vos soirées à la lecture d’un bon magazine d’astrophysique que vous n’en seriez pas plus avancé, car cette lecture ne vous « alimenterait »pas directement en énergie intelligente, régénérante et créatrice. Le problème majeur est que l’humain a anthropomorphisé le monde qui l’entoure. En étiquetant à l’infini chaque aspect de son environnement proche et lointain, il limite considérablement son champ de connaissance, il domestique l’univers, le reformate à son image réductrice, le ridiculise. Comprendre l’univers à travers notre conscience est une perte de temps. Nous ne faisons que projeter nos propres limites, fantasmes et conditionnements sur le grand Tout. Nous projetons donc notre propre ignorance sur l’écran infini de l’espace illimité. L’univers ne se « comprend » pas, car notre cerveau est inadapté et fondamentalement limité. La conscience étant le résultat de milliers d’années de civilisation, la fonction première du cerveau est le stockage, la mémoire et l’organisation des informations. Son statut est donc propre à l’histoire de l’humanité, il est impropre à l’entendement de l’espace infini. Pour parvenir à capter les informations, les messages que transmet le grand Tout, nous devons nous immerger dans notre propre matière apparemment impénétrable. Tout un programme n’est-ce pas ? Une utopie me direz-vous. Pas si sûr. C’est une occupation bien peu gratifiante au début, mais qui produit de surprenants et riches résultats lorsque nous nous prêtons au jeu avec sincérité et sérieux.
Nous sommes plus que de simples citoyens salariés, pères de famille ou que sais-je ? Nous sommes une création, une précieuse création, unique et complexe, elle-même capable de créer.
D’où nous vient donc cette incroyable faculté ? La Vie n’est-elle pas elle-même « Création ? Nous sommes donc enfants de cette grandeur originelle qui nous nourrit et nous dépasse.
Mais revenons à ce lien sacré, ce lien oublié de tous qui nous unit à la nature intrinsèque du vivant, revenons à cette incroyable parenté. Ce lien sera notre trait d’union avec l’incommensurable, l’omniscience, l’Infini. La création est renouveau, elle insuffle la,transformation, elle est donc curative. Lorsque j’entre en contact avec cette dimension supérieure, je peux sentir ce souffle nouveau, cette vague intérieure et je comprends alors la nature de cette origine créatrice. Sans cette vibration, nous somme dénaturés, sans vie.
En s’identifiant à l’incommensurable univers, vous ouvrons l’accès à cette intelligence qui peut alors enfin s’exprimer à travers nous. Nous rendons possible l’inconcevable. Ce pont qui nous reliera à la source de toute création, nous qui sommes nous-mêmes création, ce pont-là deviendra notre partenaire afin d’accéder à ce langage unique : le langage du renouveau et de la guérison.
Tout individu épris de la véritable connaissance trouvera donc en ce lien un moyen d’entendre la vérité de son incarnation ici-bas. Il transcendera ses propres limites, son ignorance, ses inquiétudes et renaîtra enrichi d’un sens intuitif exacerbé. Ce lien lui transmettra les clés pour guérir de son ignorance et de la fatalité. Grâce à ce canal vital, il découvrira un monde de communication alternatif, devenant ainsi miroir de l’Infini. Retrouver le Sacré c’est se retrouver soi-même, c’est retrouver notre véritable nature. Le sens même de la Vie.
L’identification n’a rien d’intellectuel, surtout pas. Le mécanisme d’identification ne doit pas être intellectualisé : inutile de tenter d’expliquer cette opération ou de disserter des heures. Cette démarche est sacrée, elle implique donc le silence. Est sacré l’acte de s’en remettre à plus grand que soi, en faisait taire nos vanités et prétentions égotiques. Le silence est un espace que l’on aménage pour accueillir l’indicible grandeur. Il est donc capital de quitter l’empire de l’égo.
Que reste-t- il donc à faire? Simplement se rendre disponible, sans attendre un quelconque miracle, sans plus rien attendre. Cesser les effets de style: le formalisme, le cérémoniel sont ici parfaitement inutiles. Simplement se tourner vers cette sagesse omniprésente et se laisser profondément nourrir. Simplement se laisser pénétrer par le vaste silence… Et sentir enfin sa masse énergétique recevoir les bienfaits tant mérités, transportée par cette intelligence supérieure qui doucement englobe l’être entier.
Le reste vous appartient: ce qui adviendra ne peut être évoqué, il vous est réservé. L’aliment est unique et vous est propre.
Et peut-être même qu’un jour, vous rencontrerez la Source de toute chose.
Ganji Anankea

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