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mardi 6 septembre 2016

Les Formes Pensées


Les Formes Pensées


Les pensées sont généralement considérées comme de simples abstractions, sans réalité ni consistance. En conséquence, bien des gens ne font pas attention à ce qu'ils pensent. Mais d'après l'approche spirituelle, les pensées sont des réalités tangibles dans l'au-delà, où elles prennent une forme de matière subtile. D'où le terme de forme-pensée. Que sont donc les formes-pensées et quelle influence ont-elles sur notre vie ?
Qu'est-ce qu'une pensée ? Penser est certainement l'activité que nous pratiquons le plus. Sans cesse nous émettons des pensées. Elles se suivent sans interruption. À peine l'une s'achève que la suivante surgit, cette dernière étant, peu de temps après, remplacée par une autre. Le flux de nos pensées est si constant qu'il est très difficile de l'interrompre. Si nous réussissons parfois à faire le vide de nos pensées, cela ne dure jamais plus de quelques secondes.
Les pensées font tellement partie intégrante de notre vie, que ce qu'elles sont devrait être très clair pour nous. Et pourtant, sitôt que nous cherchons à les définir, elles deviennent insaisissables. On ne peut se contenter d'affirmer que ce sont des choses qui émanent du cerveau. Cela n'est pas suffisant. Il faudrait encore pouvoir dire quel est leur aspect et de quoi elles sont faites.


La science et les pensées , La science s'est penchée sur les pensées pour essayer de découvrir ce qu'elles sont. Différentes définitions en ont résulté sans que, de l'avis même des scientifiques, aucune ne soit satisfaisante. Dans une première approche, le cerveau a été comparé à une glande, comme le sont le foie et les reins par exemple. Mais alors que celles-ci sécrètent respectivement de la bile et de l'urine, le cerveau, lui, sécréterait des pensées. Ces dernières, comme toute sécrétion, seraient fabriquées à partir de substances chimiques. En d'autres termes, les pensées seraient encodées dans des structures chimiques et ces dernières constitueraient donc nos pensées. Une telle manière de voir a dû être rejetée. En effet, comment une combinaison de protéines, de minéraux et de vitamines pourrait, par exemple, exprimer la pensée «amour» ? L'amour ne peut être réduit à un assemblage de molécules. La science a également cherché à assimiler les différentes pensées aux diverses ondes émises par le cerveau, ou encore à la combinaison des neurones actifs lors d'une pensée (les architectures neuronales), mais sans plus de succès. L'erreur fondamentale de ces approches est de considérer que le cerveau, organe de chair et de sang, est capable d'émettre de lui-même des pensées. En réalité, ce n'est que parce que l'esprit immatériel de l'être humain (l'âme) est incarné dans le corps physique et utilise le cerveau que des pensées sont émises. Sans l'esprit, le cerveau ne peut pas penser.
Les pensées ont une forme,  Les pensées sont le résultat d'un vouloir de l'esprit. C'est parce qu'il veut, désire, s'interroge… que des pensées sont produites. D'après l'approche spiritualiste, les pensées ne sont pas des abstractions, du «vent» ou du «rien du tout», comme on les considère habituellement. Elles sont des réalités tangibles. Elles ne sont cependant pas construites avec les mêmes matériaux que les choses que nous pouvons observer dans notre environnement immédiat, mais avec ceux plus subtils de l'au-delà. Ces matériaux ne sont pas visibles à nos yeux terrestres, mais ils n'en existent pas moins et ils possèdent une certaine consistance et épaisseur. Les pensées qui sont façonnées avec ces matériaux ont donc également une consistance et épaisseur… et ainsi une forme. Celles-ci sont appelées «formes-pensées», car elles ont une forme qui représente exactement le contenu de la pensée.
Les pensées se concrétisent donc dans le plan de la matière subtile, sous l'aspect d'une forme-pensée qui correspond à la pensée émise. Une telle chose est possible parce que, grâce à son origine plus élevée, l'esprit possède la force et la capacité de façonner les matériaux de ce plan pour produire une forme. Il n'y a rien d'illogique ou de contre nature à considérer les pensées comme ayant une forme. Le mot «idée», très proche de pensée, vient du grec et signifie «forme visible». Son étymologie est également instructive à cet égard. D'après le dictionnaire, les pensées sont les «représentations» ou les «images» des objets ou des actes qu'elles désignent. Il y a donc quelque chose à voir, une forme, et pas seulement une abstraction.
La Bible confirme que les pensées ont une forme. On peut en effet lire, par exemple, que «Le Seigneur regarde jusqu'au fond des cœurs et discerne toutes les pensées des hommes» (1 Ch 28,9). Si, en regardant, on peut discerner les pensées de quelqu'un, c'est qu'il y a quelque chose à voir, une forme visible. C'est bien le terme regarder et non ressentir, deviner… qui est utilisé.


Voyance et formes-pensées, La réalité de la voyance confirme l'existence des formes-pensées. Comment se fait-il que les voyants puissent donner des informations précises sur la vie d'une personne qu'ils ne connaissent pas ? Comment s'y prennent-ils ? Que voient-ils ? Ce que le voyant voit, ce ne sont pas les événements matériels et terrestres en tant que tels. Ceux-ci ont eu lieu dans le passé. Le cadre dans lequel ils se sont déroulés s'est modifié entre temps et n'existe peut-être même plus. Les protagonistes ne s'y trouvent plus non plus. Il n'y a donc plus rien de terrestre à voir. Le voyant ne voit pas ce qui se passe au niveau de la matière dense du plan terrestre, mais ce qui se trouve dans l'au-delà. Il voit quelque chose de plus subtil : les formes-pensées émises par le consultant.
En effet, étant donné que nos actes et nos paroles sont toujours précédés par une pensée, tout ce que nous avons fait au cours de notre vie a résulté des formes-pensées. Il existe donc une forme-pensée pour chaque événement. Elle est le résultat des pensées qui ont conduit à l'événement et de celles qui ont été engendrées au cours de celui-ci. Et ce sont ces formes-pensées que le voyant regarde pour nous parler de notre vie. À bien y réfléchir, étant donné que la voyance existe et si un voyant peut décrire ce qu'une personne a fait dans le passé, c'est qu'il a quelque chose devant lui : des formes qu'il peut observer. Si ce n'était pas le cas, il n'y aurait rien à voir et la faculté de voyance ne pourrait exister.
Formes-pensées éphémères et durables, Ce qui a été dit jusqu'à présent pourrait donner l'impression que chacune de nos pensées, même les plus superficielles et éphémères, conduit à la formation d'une forme-pensée. Ce n'est cependant pas le cas.


Lorsque l'esprit ressent intuitivement quelque chose, c'est-à-dire qu'il désire, aspire, craint… il en résulte une forme-pensée qui prend exactement la forme du contenu de la pensée. La forme-pensée est d'autant plus précise que la pensée l'est aussi. Elle est également d'autant plus forte que la pensée est importante pour celui qui l'a émise et qu'il est émotionnellement pris par elle. Elle est, de plus, d'autant plus ferme, qu'il l'entretient et la nourrit de ses aspirations. Une pensée superficielle ne produit qu'une forme-pensée flasque et faible. N'étant pas nourrie et entretenue, elle disparaît rapidement. Les pensées sont des productions du vouloir de l'esprit. Ce vouloir étant plus ou moins fort, il en résulte que les formes-pensées seront également plus ou moins fermes et durables.


Envoyer et recevoir des pensées, Lorsque nous pensons à quelque chose qui nous tient à cœur, la pensée nous remplit complètement et nous sommes tout pénétrés d'elle. Elle nous enthousiasme ou nous attriste selon son contenu. Mais qu'une autre pensée vienne la remplacer, la première est alors poussée de côté. Après avoir été en nous, cette forme-pensée se tient à nos côtés. Bien que reliée à nous, elle peut s'éloigner. Elle le fait spontanément ou est volontairement envoyée au loin par nous-mêmes vers une personne précise. Cette dernière peut la capter et l'entretenir elle-même, c'est alors elle qui en est pénétrée.
Si les formes-pensées n'existaient pas en tant que telles et ne pouvaient se déplacer, quelle valeur aurait le fait d'envoyer nos bonnes et affectueuses pensées à quelqu'un ? Nos vœux seraient hypocrites. Mais si nous les envoyons quand-même, c'est que nous ressentons intuitivement que la personne concernée reçoit effectivement nos bonnes pensées et que celles-ci peuvent la soutenir.


Télépathie et formes-pensées , Que les personnes à qui sont destinées nos pensées les reçoivent effectivement est mis en évidence par le phénomène de transmission de pensées, appelé télépathie. Par télépathie, on entend la communication à distance entre deux personnes grâce aux pensées. Elle est plus courante qu'on ne le croît généralement. Beaucoup de gens en ont fait l'expérience.
Au cours de vos activités journalières, vous vous mettez tout à coup à penser à une personne avec qui vous n'avez plus été en contact depuis très longtemps. La sonnerie du téléphone retentit et c'est précisément elle qui vous appelle. Dans cette situation, vous avez capté télépathiquement la forme-pensée qu'elle a émise, d'où votre réponse : « Comme c'est drôle, je pensais justement à toi !»
Beaucoup de gens considèrent que de tels événements ne sont que des coïncidences. Cependant, de nombreuses expériences rigoureusement menées ont montré que le hasard n'était pour rien dans la communication télépathique. La réception correcte des informations envoyées se faisait toujours à un taux plus élevé que celui que le calcul des probabilités ne présentait comme possible.
De plus, lors des transmissions télépathiques, les distances ne jouent aucun rôle. Que les personnes émettrices et réceptrices soient dans la même ville ou dans des pays ou des continents différents n'influencent en rien les résultats. La qualité de la réception ne diminue pas avec l'éloignement. La raison en est que les formes-pensées se déplacent en dehors de la matière dense. Elles ne sont par conséquent pas soumises à l'action freinatrice de la densité terrestre. Pour elles, les distances ne comptent pas.
Le cordon de liaison, Bien que les formes-pensées puissent s'éloigner de leur auteur, ce dernier reste néanmoins lié à elles par un cordon de matière éthérée. Ce cordon lui permet de rappeler ses pensées passées comme nous le faisons souvent au cours de la journée. En effet, l'ensemble de nos connaissances et pensées ne sont pas constamment présentes dans notre conscience, mais nous pouvons les faire réapparaître en allant les chercher là où elles se trouvent. Le cordon permet également à l'auteur de continuer à nourrir la forme-pensée, si celle-ci lui tient à cœur. Cela a cependant pour conséquence que la forme-pensée peut également le nourrir de ce qu'elle contient. Si quelqu'un entretient en lui la pensée qu'il faut être respectueux et poli avec son prochain en toute circonstance, une forme-pensée correspondante prend naissance. Lors d'une situation conflictuelle, il lui sera beaucoup plus facile de rester calme et respectueux. À sa volonté d'agir de cette manière, s'ajoute ce dont le nourrit la forme-pensée à laquelle il se connecte au cours de ses efforts pour rester calme. En tous les cas, il lui sera beaucoup plus aisé de rester calme que si la forme-pensée en question n'existait pas. Ce fait explique l'étonnement qui nous remplit parfois quant à la manière dont nous avons réagi à une situation qui dépassait de beaucoup ce que nous nous étions crus capables de faire.
La situation inverse est également vraie. Quelqu'un qui est facilement impatient crée une forme-pensée qui sera nourrie par d'autres pensées d'impatience. Dans une situation conflictuelle, la personne perd plus rapidement patience avec son entourage, car elle est nourrie non seulement par les effets de sa propre impatience mais aussi par celle qui s'est accumulée dans la forme-pensée.
L'existence du cordon nourricier permet de comprendre le phénomène des idées fixes. Une personne se branche constamment sur une forme-pensée qu'elle renforce, mais qui, à cause de la puissance qu'elle lui a conférée, lui renvoie en permanence la pensée en question. Une forme-pensée ne se limite pas à agir sur une personne unique. Sous l'action de la loi de l'attraction des affinités, deux formes-pensées similaires bien que provenant d'individus différents, se rejoignent pour n'en former qu'une, plus forte. Deux personnes peuvent ainsi la nourrir et la fortifier, mais également être nourries par elle. Cela est particulièrement évident dans le cas des découvertes simultanées. Deux scientifiques ne se connaissant pas, vivant éloignés l'un de l'autre, mais effectuant la même recherche, peuvent découvrir, à quelques jours d'intervalle, la réponse à la question qu'ils se posaient. Le cas de Charles Darwin et d'Alfred Wallace qui découvrirent la loi de l'évolution par la sélection naturelle à la même époque est bien connu. Dans une telle situation, chacun des deux chercheurs crée une forme-pensée. Étant similaires, elles se rejoignent pour n'en faire qu'une. Les deux chercheurs vont désormais alimenter la même forme-pensée avec ce qu'ils découvrent. Elle s'enrichit ainsi à partir de deux sources. Étant branchés sur cette forme-pensée, les deux scientifiques sont nourris par elle et captent ainsi inconsciemment ce que l'autre y a apporté. Leur compréhension du sujet avance ainsi parallèlement et leur recherche arrive à son terme plus ou moins en même temps.


Les centrales de pensées, Le regroupement de formes-pensées similaires peut se faire à une beaucoup plus grande échelle que dans le cas des découvertes simultanées. Des milliers, voire des centaines de milliers de formes-pensées identiques peuvent se regrouper pour n'en former qu'Une. Pour désigner ce genre de rassemblement, on parle de «centrales de pensées». Elles sont d'autant plus grandes et puissantes que le nombre d'individus qui les entretiennent est élevé et que les sentiments qu'ils y mettent sont intenses. Lorsque de nombreuses personnes de par le monde entretiennent des pensées d'entraide, elles créent sans le savoir une gigantesque centrale de pensées d'entraide. La centrale nourrit ceux qui y sont liés et renforce ce sentiment en eux. L'effet renforçateur se manifestera aussi sur toute nouvelle personne qui commence à émettre des pensées dans ce sens et qui, de ce fait, se relie à la centrale. L'inverse est aussi possible. L'être humain, étant doté du libre arbitre, peut émettre des pensées de haine, de violence ou de racisme. Des centrales de formes-pensées correspondantes se forment, abreuvent et renforcent tous ceux qui s'y branchent.
La formation de ces centrales est de nos jours beaucoup plus répandue que dans le passé. Les moyens techniques actuels de diffusion d'idées : la radio, la télévision, Internet, twitter… permettent de toucher facilement un nombre extrêmement élevé de personnes. En adhérant aux idées véhiculées ou en pensant simplement à elles, ces gens émettent des formes-pensées correspondantes. De gigantesques centrales se forment ainsi dans des domaines aussi variés que la politique, la culture, le sport… Lors des championnats mondiaux de football par exemple, plusieurs centaines de millions de personnes regardent en même temps, à la télévision, le déroulement de la manifestation. La centrale de pensées qui en résultera sera d'une force inouïe, car non seulement le nombre d'auditeurs est élevé, mais les émotions qui les animent sont intenses. La puissance de la centrale aura même des effets sur de nombreuses personnes qui ne s'intéressent pas au football mais qui s'ouvrent un peu à ce sujet en cette période. Elles vont, à leur grand étonnement, commencer à y prendre davantage d'intérêt et un certain goût.
Ces conséquences sont somme toute assez anodines. Il n'en va pas de même lorsque quelqu'un se branche sur une centrale de pensées belliqueuses. Sa pensée est alors nourrie par les forces de la centrale et s'affermit par cet apport. En devenant de plus en plus puissante, elle peut finalement le pousser à passer à l'acte, c'est-à-dire faire passer la forme-pensée dans la réalité tangible du plan terrestre.
Cela explique que dans des circonstances particulières, certaines personnes commettent des actes violents sans commune mesure avec leur comportement habituel. S'étant inconsciemment branchées sur une centrale de pensées, elles ont été emportées par la force qui en provenait. La manière dont elles s'expriment après coup à propos de leurs actes est d'ailleurs révélatrice : «Je n'étais plus moi-même» ou «Je ne sais pas ce qui m'a pris, c'était plus fort que moi». Soutenue et affermie par des apports extérieurs, elle devient une réalité grâce à tous ceux aussi qui l'entretiennent.
Surveiller ses pensées,
Malgré la force inouïe des centrales de pensées, nous ne sommes pas soumis sans défense à leur influence. Pour ne pas se brancher sur elles, il suffit de ne pas entretenir des pensées similaires, mais d'en émettre de contraires. En faisant cela, la connexion s'établit avec des centrales de formes pensées positives, ennoblissantes et constructives. Tout dépend donc de nous. L'existence des formes-pensées nous permet de prendre conscience de la nécessité de veiller aux pensées que nous émettons et entretenons. Leur influence sur nous et notre entourage est énorme, en positif ou en négatif, selon nos choix.

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Les 138 portes de la Sagesse 10 - Rabbi Haim Luzzatto - Ramhal


Les 138 portes de la Sagesse 10- Rabbi Haim Luzzatto - Ramhal


Porte 10 cours audio du Rav Mordékhaï Chriqui Chlita


Porte 10 - rav Mordékhaï Chriqui Chlita



Le Ramh'al nous a expliqués le principe de la forme et qu'elle procède à partir de la Malkhout qui est une inter-face entre le monde du divin et le monde des formes. Pour revenir à l'origine, il faut passer par la Malkhout qui sert de passage de la pensée divine aux formes de la nature mais la Malkhout elle-même est aussi le retour du bas vers le haut, du retour des formes vers l'unité. Et ainsi nous pouvons comprendre lorsque que nous disons que le rouge représente la Séphira de la Guévoura, cela ne veut pas dire que la Séphira est rouge mais c'est l'expression de la Guévoura qui se matérialise grâce à la Malkhout de la Guévoura. Lorsque nous parlons de taureau, de rond, l'image procède de la Malkhout. C'est elle qui permet de saisir l'origine, le sens. En tant que telles, les Séphirot ne sont que des actions. Elles ne peuvent s'exprimer que sous forme d'action. Pour cela, la Séphira en tant que Kéli est une action. Les Séphirot sont les actions du créateur. Ce sont donc les lois de sa volonté, de son désir. Elles dépendent l'une de l'autre, elles procèdent l'une de l'autre et se dissimulent l'une dans l'autre, l'une occultant l'autre. Il y a donc trois modes des Séphirot: le mode de dépendance, le mode d'enchaînement et le mode d'habillement. D'après le Zohar et le Ari Zal, les Séphirot ne procèdent que par ces trois modes de révélation que nous pouvons résumer en deux mots ''enchaînement'' (une séphira découlant de l'autre) et ''direction'' (où une Séphira s'habille dans une autre). Une fois les Séphirot sont juxtaposées et une fois elles sont en chaîne. On dit des fois le H'essed dans la Guévoura, c'est-à-dire que le H'essed est là mais il ne se voit pas en tant que tel car ce n'est que la Guévoura que l'on voit, c'est l'habit. Et parfois il y a le H'essed en même temps que la Guévoura. 

Il peut y avoir une force qui agit de manière cachée et en même temps une autre force agit de manière révélée mais en vérité, cette force qui se révèle n'agit que grâce à la force qui est cachée en elle et qui l'anime. Pour cela, on peut voir des images dans les Séphirot qui sont des lumières habillées dans des lumières. C'est l'idée de l'habillement. La main droite (H'essed) dans un gant rouge (Guévoura). La Guévoura se révèle mais c'est le H'essed cachée qui agit. Lorsque nous parlons d'habit d'après le Ramh'al, cela sous-entend la notion de direction, d'histoire. L'enchaînement des Séphirot crée la nature des objets, des êtres et des existants, le dur le léger, le bois, le fin le chaud le froid... ce sont des natures. De l'enchaînement sort la nature, la qualité des choses mais l'histoire des êtres se passe par la direction qui se fait par l'habillement des Séphirot. En approfondissement, l'histoire est la nature elle-même. Par exemple lorsque l'on parle de A-D-N, on peut voir l'histoire entière de l'être inscrite mais sa nature n'existe pas encore. Cela veut dire que les éléments qui forment la nature sont les mêmes éléments qui forment l'histoire. Il y a la création et la direction, ce que l'on appelle l'espace et le temps. Les créatures elles-mêmes expriment les lois de la direction. À un moment donné, toute création était comme du ''bois'' ou une pierre ou un ange mais l'histoire évolue afin d'amener les créatures à une perfection. Mais la créature elle-même poursuit une histoire des Séphirot. Pour cela le Ramh'al dit que les Séphirot sont les forces de la création et les forces de la direction. Les Séphirot se révèlent par la forme qui est la qualité et l'histoire de la nature. La fin de l'histoire est le Kéter et la perfection. 
Abba entre dans Z-A et sort des Orot de Tiphéret cela veut dire faire sortir les H'assadim des Guévourot. Ou bien Atik dans Arikh c'est pour sortir Abba et Ima. L'habillement du Yessod avant le thorax c'est aussi un enchaînement. L'habillement est pour diriger, il y a une force qui se révèle et une force qui agit. Ce qui nous intéresse est le résultat et non pas ce qui agit et ce qui n'agit pas. Tout ce que nous parlons de l'enchaînement ou de l'habillement, ce n'est qu'au niveau de l'âme qui peut comprendre car on ne parle que de la vision spirituelle. Il ne faut pas s'arrêter aux formes mécaniques et physiques. Les vrais physiciens sont ceux qui comprennent l'esprit. Lorsque nous parlons du comportement humain, la générosité, la colère, nous ne faisons que nous arrêter à la forme, au système moteur. Il y a une réparation plus profonde au niveau de l'âme. Les Mitsvot nous ont été données pour arranger notre Néchama mais la véritable réparation se fait par l'étude de la Torah car les Séphirot sont à l'origine des créatures. Celui qui est plongé dans la Torah n'a pas besoin d'autre réparation, il n'a même pas besoin du mariage pour se parfaire. Mais en général, le Tikoun doit se faire par les Mitsvot, par le mariage. Celui qui est complètement plongé dans véritable Torah, n'a plus besoin de travailler pour subvenir à ses besoins. Toutes les Néchamot ont leur Tikoun par la Torah. Même un non-juif, s'il étudie la Torah a aussi sa réparation. 
Les Séphirot sont les pensées des actions, les créatures elles-mêmes sont la conséquence de l'action de ces pensées. Mais D-ieu n'agit pas de son pouvoir tout puissant. Les Séphirot sont le fruit de ses pensées qui sont de l'ordre de sa volonté car il aurait pu créer le monde par une seule pensée, une seule Séphira. En vérité, il n'y a qu'une seule action mais cette action est sous forme évolutive, graduée.

La raison est pour la compréhension car le créateur veut un Tikoun où les gens saisissent et connaissent D-ieu. Toute la notion des Séphirot est une gradation d'une seule volonté qui se structure sous forme de paliers. Chaque niveau est considéré en tant qu'entité séparée et c'est cela la voie des hommes. D-ieu veut révéler à l'homme sa présence sous forme d'ordonnancement, d'enchaînement. Nous sommes tous les maillons d'une chaîne. Comme les couleurs que nous percevons, en vérité il n'y a qu'une seule couleur de même au niveau de la matière, les noyaux sont tous les mêmes malgré la diversité des créatures. Il y a une unité et tout dépend de sa disposition. Par l'enchaînement, les créatures se révèlent chacune différente de l'autre. En d'autres termes, c'est une seule force qui se décompose en graduation. Si D-ieu avait dévoilé sa force en un seul moment, nous ne pourrions plus parler de causes et d'effets, d'enchaînement. Nous serions dans l'éternité où la création n'aurait pas de place à priori bien que D-ieu peut tout faire. Comme un homme qui lit un mot d'un seul coup ou bien lettre par lettre. Par exemple, Abba et Ima dépendent de la Mazala qui s'insèrent dans la barbe de Arikh. De même la force de la parole dépend de la force de la pensée. Le souffle est divisé en cinq modes et forme cinq groupes de son. Un bébé pleure car il ne peut encore distinguer les cinq sons. De Arikh sort Abba et Ima dans ses bras, la jonction des bras par le thorax a sorti Z-A qui de lui sort Noukva, Léa et de Léa, Rah'el. C'est l'arbre dont parle le Ari Zal, l'enchaînement. La faculté de mémoriser sort de la faculté cognitive donc de l'intelligence, de la pensée et de la faculté imaginative. La synthèse de la pensée et de l'imaginaire va permettre au souvenir d'apparaître. Dans la conduite aussi, il y a trois éléments essentiels: la bonté, la rigueur et la clémence. Dans l'âme humaine, il y a la colère, l'amour, la haine, la convoitise, la compassion qui procèdent en vérité des forces des qualités qui dépendent l'une de l'autre et une sort de l'autre. Il y a des forces qui sont originelles comme la jalousie qui fait partie des mauvaises qualités supérieures et les autres découlent d'elle. Et donc de la même manière qu'il y a un enchaînement dans les Séphirot, il y a aussi un enchaînement dans les qualités humaines car en fait celles-ci procèdent des Séphirot. Pourquoi un homme perçoit de manière négative tout ce qu'il voit? Car cela vient de la jalousie. Pour réparer, il faut aller à l'origine. Un père qui éprouve son enfant procède en vérité de l'amour. Le moteur de la rigueur étant l'amour, le H'essed. Le moteur étant l'amour et la forme qui se révèle étant la colère. La colère doit s'arrêter au visage et ne pas atteindre le cœur. C'est cela la véritable colère, celle qui n'affecte pas l'intériorité. Ce qui se cache est la pensée profonde de D-ieu. Dans les Séphirot et les Partsoufim, il faut connaître ce qui agit et ce qui se révèle et ainsi arriver à la racine.
Nous pouvons comprendre que la destruction du temple est venue à cause de la Guévoura, de la rigueur de la loi mais en vérité, c'est le H'essed qui agit derrière cette rigueur car il veut nous libérer et comprendre encore plus que cette destruction est une étape à la réparation finale du monde. Et pour comprendre le Tikoun de la direction, il faut comprendre le Tikoun de l'histoire. Et donc même la mort fait partie du système qui s'appelle le Tikoun. 

En vérité, la force vive est sous-jacente et seule la force révélée agit et est perçue uniquement grâce à la force de la Séphira qui est cachée. Pour cela, nous pouvons voir toutes ces images dans les Séphirot. L'image de l'habillement et de l'enchaînement. Car tout ce qui est perçu et qui se passe dans ce monde, a son origine en haut. Mais en haut ce n'est qu'une volonté de cacher dans l'histoire pour agir mais en bas, il y a une révélation dans l'enchaînement. Chaque étape étant une révélation d'une nature déterminée. Mais dans la direction, chaque étape est une perfection en soi car cela est une correction, un arrangement en soi.


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Maître

de Sagesse

Auteur Un-connu

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Si tu veux étancher ta soif, creuse ton terrain et tu trouveras la source car elle est en toi.

Creuse ton puits, ainsi tu auras toujours de l’eau partout où tu iras.

Le puits est en toi,

la source est en toi.

Cherche et tu trouveras le trésor qui t’enrichira.

N’oublie jamais que celui qui compte sur la richesse d’autrui est semblable à celui qui fait un beau rêve dans lequel il reçoit beaucoup d’argent, et qui constate au réveil que sa poche est vide. Le bien des autres est pour nous comme la fortune d’un rêve.

Cherche en toi et tu trouveras.


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Boris Iskakov est né le 14 novembre 1934 à Magnitogorsk. En 1957, il a achevé ses études à l’Institut de techniques physiques de Moscou. Auteur de la théorie des réactions en chaîne dans l’économie, il a consacré une série d’ouvrages à l’application des méthodes mathématiques en agriculture. Docteur en économie, Boris Iskakov étudie depuis quelques années les méthodes statistiques et quantiques servant à modéliser les processus qui s’opèrent...
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LE CORPS RÉCEPTEUR DE VIBRATION ELECTROMAGNÉTIQUE

La médecine occidentale est une médecine symptomatique, qui s’intéresse plus aux conséquences qu’aux causes. L’approche réductionniste de la médecine occidentale Les médecins aujourd’hui sont éduqués pour répondre de façon chimique à une extraordinaire diversité de symptômes, dont la plupart procèdent de mécanismes ...




LE TEMPS QUANTIQUE DANS LA KABBALE 2

Lumière Sans Fin (Ohr Ein Sof) et Récipient Primordial : la Vraie Réalité La réalité du 1% Toute cette réalité où, souvent, vous avez l’ impression de marcher sur une route qui ne conduit vers nulle part, où vous faites l’expérience de l’exil intérieur, de la relativité de tout, du manque de points de référence absolus, la Kabbale l’appelle la réalité du 1%. C’est une réalité où justement existent le temps, l’espace, le mouvement, ce qui...

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LUNE DE SANG, LA FIN ET LE DÉBUT DE NOUVEAU TEMPS

Lune de sang Le livre de la Genèse dit que DIEU utilise le soleil, la lune et les étoiles pour des signes et les saisons. De tels exemples peuvent être trouvés dans la Bible, d ailleurs le calendriers juifs et basé à la fois sur le calendrier solaire et lunaire. Or il va apparaitre ces années des Eclipses 2014 et 2015, pendant les fêtes juives appelées les Tetrades, au cours desquelles, à chaque fois, il s’est passé un évènement...

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À la différence de l’espace, le temps est une dimension incontrôlable. Qu’on le veuille ou non, la flèche du temps semble dirigée invariablement vers le futur. « Nous ne nous baignons jamais deux fois dans le même fleuve », précisait Héraclite. Plus de deux millénaires se sont cependant écoulés depuis cette affirmation du philosophe grec. Aujourd’hui, à l’heure de la science atomique et de la conquête spatiale, notre regard sur le cosmos...