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jeudi 30 avril 2015

Les techniques du voyage Astral


Il y a de nombreuses méthodes disponibles pour induire un Voyage Astral, dont la plupart utilisent la puissance de la concentration et de la relaxation pour réaliser la séparation, celles-ci sont les plus communément utilisées.

Quelle que soit celle que vous choisissez, vous êtes peu susceptible d'obtenir un résultat la toute première nuit, ou même les quelques premières nuits – certaines de ces techniques peuvent demander une pratique importante, donc prenez votre temps et essayez de ne pas devenir frustré si rien ne se produit au début. Ce serait une bonne idée de sélectionner les techniques qui vous parlent le plus et d'essayer chacunes d'entre elles pour une semaine ou deux. 
Bon Voyage...
(Vous pouvez aussi me laisser un commentaire de vos expériences, ensemble nous pouvons enréchir nos connaissances, merci)


Techniques de voyage astral




Technique 01 : Visualisation



Visualisez-vous hors du corps. Couchez vous sur un lit de sorte que vous soyez face au plafond et alignez vos bras et jambes (relaxées) avec votre corps. Ensuite, fermez vos yeux et laissez vous devenir entièrement relaxé jusqu'à ce que vous ayez atteint la zone située entre l'état de veille et le sommeil. Même si vous êtes maintenant dans cette zone brumeuse et intermédiaire de conscience, vous devriez avoir un plein contrôle de votre esprit. Après quelques instants, commencez à vous visualiser hors de votre corps, imaginez vous vous trouver à environ un mètre de distance, regardant votre corps étendu sur le lit. Si vous pouvez maintenir intensément cette visualisation dans votre esprit, suffisamment longtemps, vous pouvez vous retrouver soudainement projeté dans cette position et être capable d'observer votre propre corps sur le lit. A ce moment précis, si vous souhaitez rester en projection, vous devrez vous éloigner de votre physique dès que possible, car il a tendance à vous tirer vers lui si vous en êtes trop proche.


Technique 02 : Entrer dans le double



Allongez-vous et détendez-vous comme décrit dans la technique ci-dessus. Maintenant, visualisez un fantôme – comme un double de vous-même planant à environ un peu plus d'un mètre au-dessus de votre corps physique. Soyez sûrs que le double est une visualisation stable et qu'il est parallèle à votre corps sur le lit. L'étape suivante est le transfert de votre conscience dans le double, en imaginant intensément comment elle se sentirait dans cette position, à 1 mètre au-dessus de vous, dans l'air. Imaginez la sensation de flottement et la façon dont apparaîtrait la chambre de ce nouveau point de vue. Essayez, et gardez votre esprit dans ce second corps sans le laisser retourner dans le corps physique qui se trouve en dessous. Après un petit moment à faire ceci, vous pourriez découvrir que votre conscience a en fait été transféré vers le corps fantôme et vous pourriez être capable de percevoir la chambre depuis cette perspective. Sans penser à votre corps physique, ayez la volonté de vous en éloigner, afin d'affaiblir les risques d'un retour non désiré.


Technique 03 : L'anneau



Vérifiez bien que vous êtes allongé et complètement relaxés; vos yeux devraient être fermés et votre bouche légèrement entrouverte. Dès que vous penserez que vous êtes profondément détendu, imaginez un grand anneau rougeoyant de pure énergie, à 2 mètres au dessus de votre corps. Il doit être assez grand pour passer facilement au-dessus de votre corps, de la tête aux pieds. Une fois que la visualisation est fermement fixée dans votre esprit, imaginez que l'anneau descend lentement vers vous, essayez et sentez l'énergie pénétrant votre corps, lequel commence à vibrer dès que l'anneau passe autour. Dès que vous commencez à sentir les vibrations, renforcez-les en répétant l'opération encore et encore jusqu'à ce que d'innombrables anneaux soient passés. Si cela est correctement fait, votre corps tout entier sera par la suite saisi d'un puissant déferlement de vibrations et vous pourriez même sentir une légère séparation. Quand cela se produit plus fortement, ayez la volonté d'élever votre « soi » astral vers le haut, plus loin de votre corps.


Technique 04 : Le point



Allongez-vous sur votre dos, yeux ouverts, et maintenez fixement votre regard sur un seul point du plafond. Maintenant, sans déplacer vos yeux ou votre tête, visualisez ce point de concentration se déplacer vers la droite; imaginez le comme une tâche qui rampe lentement du plafond au mur. Quand il a atteint le mur, visualisez le ramper jusqu'au sol. Rappelez vous de ne pas déplacer vos yeux et ne pas briser la visualisation du voyage de ce point – sinon, vous devriez recommencer du début. Une fois qu'il a atteint le sol, visualisez le se déplacer à travers et sous le lit sur lequel vous êtes allongé. A ce moment-là, vous devriez commencé à vous sentir étourdi pendant que vous forcez votre corps astral à se retourner à l'intérieur du corps physique. Continuez à déplacer le point de l'autre côté du lit et à monter sur le mur opposé jusqu'à l'endroit où vous avez commencé. Répétez cet exercice jusqu'à ce que vous atteignez le moment où votre « soi » astral sera obligé de sortir du corps.


Technique 05 : Voler



Si vous avez la capacité d'intensément visualiser et que vous n'aimez pas les techniques compliquées, alors cela pourrait vous être destiné. Simplement, allongez-vous, relaxez-vous, et commencez à vous visualiser en train de voler (du style superman). Imaginez ce que vous pourriez sentir si vous pouviez marcher jusqu'à une fenêtre du second étage de votre maison, ou vous appuyer sur les balcons et ainsi accélérer, et enfin vous lancer dans le 'grand dehors'. Imaginez-vous voyager dans les airs, de la plus vivante des façons et du mieux que vous le pouvez, voler haut, bien au-dessus des toits et de la campagne environnante. Essayez de sentir l'air frais se précipiter sur votre visage, et la sensation de vos vêtements qui claquent dans le vent. Vous pourriez aimer placer un ventilateur électrique (silencieux) dans une position où votre corps recevra la force du courant d'air, augmentant la croyance que vous avez de réellement sentir l'air de dehors, que vous traversez quand vous volez. L'utilisation prolongée de cette visualisation peut encourager la séparation du corps astral.


Technique 06 : Transe auto-induite



Prenez une position confortable et commencez ensuite à vous concentrer sur une porte imaginaire dans votre esprit. La respiration devrait être profonde et rythmique, les yeux fermés, tournés vers le haut. Vous commencerez bientôt à sentir un léger engourdissement qui commence depuis les pieds et se déplace vers le haut des jambes jusqu'à ce qu'il s'étende finalement dans tout le corps. Puis une rigidité musculaire apparaîtra, avec une pression ascendante dans la tête. Après un moment vous réaliserez bientôt que vous êtes capable de voir au travers de vos paupières, et la chambre vous semblera comme illuminé d'un rayonnement pâle et doré. A ce moment, vous pouvez devenir soumis à des visions, apparitions, et bruits terrifiants. Ceux-ci doivent être ignorés autant que possible parce qu'ils interrompent très facilement votre concentration, stoppant votre transe. Puis, vous éprouverez la sensation particulière d'avoir deux corps : le corps physique douloureux et, emprisonné en lui, un corps fluidique. L'étape suivant sera d'essayer de forcer ce corps subtil à passer au travers de la porte imaginaire dans votre esprit, par un intense effort de la volonté. Si vous réussissez, vous aurez l'extraordinaire sensation de passer au travers la porte et l'entendre se refermer derrière vous (on ne sait expliquer la provenance de cet effet sonore). De là, vous pouvez ensuite faire un pas hors de votre corps physique et vous en aller plus loin.


Technique 07 : Regarder fixement



Pour cette technique vous aurez besoin d'un fauteuil, d'une bougie, d'un disque orange en carton (d'un diamètre d'environ 2,5 cm) et d'un grand miroir qui devrait pendre sur un mur. Positionnez le fauteuil devant le miroir et attachez le disque de carton au centre de votre front. Après avoir allumé la bougie (qui devrait être placée tout près), éteignez les lumières et asseyez vous dans le fauteuil de sorte que vous soyez en face du miroir. Assurez-vous que vous êtes confortablement assis et relaxez-vous. Maintenant que vous pouvez voir votre réflexion dans le miroir, commencez à regarder fixement le disque sur votre front. Vous devez faire ceci pour au moins cinq minutes sans ne jamais cligner une fois. Si vous vous surprenez à cligner des yeux, recommencez. Cela peut vous sembler difficile à réaliser, mais avec une pratique régulière vous serez capable de dépasser une minute, puis atteindre deux, puis trois minutes, etc. Après avoir pratiqué cela un certain temps, vous devriez commencer à noter que votre conscience va et vient de vous à votre image et inversement. Un instant vous êtes assis dans votre fauteuil, et un autre instant, vous êtes dans le miroir. Si vous continuez à effectuer ce dynamisme pour quelque minutes, vous pourriez finalement vous retrouver projeté au travers du miroir, dehors de l'autre côté du mur.


Technique 08 : Yeux tournés



Cette méthode peut être effectuée allongé ou assis dans un fauteuil. Assurez-vous d'être confortablement installé et complètement détendu. Vos yeux fermés et votre respiration profonde et rythmée. Tournez vos yeux vers le haut de sorte qu'ils soient focalisés sur un point au centre de votre front. Si vous pouvez les maintenir là pendant quelques temps vous pourrez noter l'accumulation de conscience qui se forme dans cette zone, et le peu de sensations que vous pourrez percevoir de votre corps. Continuez ceci jusqu'à ce que vous sentez que l'ensemble de votre être s'est rassemblé et concentré au centre de votre front, et jusqu'à ce que vous ne puissiez plus sentir votre corps. Quand vous aurez terminé ceci, vous devrez alors expulser le centre de la conscience de votre tête par un effort suprême de volonté. Cette technique peut être une extrêmement contraignante pour les yeux mais c'est une technique qui s'est avérée très efficace.


Technique 09 : Sortez par un choc



Le titre de cette technique dit tout. Cette méthode n'exige pas de concentration ou de procédures de profonde relaxation, mais à la différence de toutes les autres, elle aura besoin de l'assistance d'une seconde personne. Avertissement : cette méthode peut être dangereuse pour ceux qui n'ont pas un coeur solide, donc considérez-là avec précaution. La personne que vous choisirez pour vous assister doit avoir une certaine patience parce que celle-ci devra vous observer du début jusqu'au moment où vous vous endormirez presque. Cette méthode est plutôt simple. Tout ce qu'il est requit de faire est de s'allonger sur le dos, et tenir un avant bras vers le haut de sorte que le coude soit appuyé sur le lit. Rester dans cette position lorsque que vous essayez de dériver vers le sommeil. Votre assistant, qui devrait s'asseoir silencieusement à proximité, doit observer votre bras quand vous commencez à vous endormir et noter la façon dont il commence à se balancer pendant que votre conscience s'efface. Dès que votre bras est tombé sur le lit, cette personne doit crier dans votre oreille : “SORS !” ou “SAUTE DEHORS !”. L'idée est de vous faire sortir de votre peau, littéralement. Si vous avez d'autres personnes dans votre maison à ce moment-là, par exemple, des membres de votre famille, c'est d'habitude une bonne idée de les prévenir avant que vous commencez !


Technique 10 : Auto-suggestion



Pour cette technique vous aurez besoin d'un réveil. Programmez-le pour vous réveiller deux heures avant votre heure habituelle, puis allez vous coucher comme d'habitude. Quand la sonnerie vous réveille le matin, vous devriez encore vous sentir assez fatigué pour vous endormir à nouveau. Avant cela, dites à vous même, “quand je m'endormirais, je quitterais mon corps” ou “la prochaine fois que je m'endormirais, j'aurais une expérience extra-corporelle”. Répétez cela encore et encore dans votre tête jusqu'à ce que vous vous endormiez. A un certain moment après que vous vous soyez endormi, vous devriez vous retrouver en projection.


Technique 11 : Visualisation de formes



Ceci est probablement plus facile à faire confortablement assis dans un fauteuil. Si vous vous asseyez vraiment droit avec un bon appui de tête, et vos bras le long des accoudoirs, vous devriez être capable de vous asseoir pour un certain temps sans vous endormir ou être inconfortablement positionné. Avec vos yeux fermés, visualisez un simple cercle dessiné dans l'espace, devant vos yeux clos. Au début ce sera un peu trouble, mais continuez à vous entraîner jusqu'à ce que vous pouvez mentalement dessiner un cercle parfait. Ensuite, commencez à dessiner un cercle dans d'autres zones de votre esprit. Vous n'avez pas besoin de bouger vos yeux – vous pouvez juste regarder droit devant (avec vos yeux fermés, évidemment) – et vous pourrez bientôt dessiner un univers tout entier. Avec de la pratique, vous serez capable de parfaitement dessiner ce cercle là où vous le souhaitez. Cette technique demande beaucoup de pratique, mais elle est utile à ceux qui ont une grande force de visualisation. Une fois que vous avez maîtrisé le cercle, commencez à inclure une croix à l'intérieur. Ce cercle avec quatre parties est l'ancien symbole des Hopi d'Amérique du Nord, qui l'employaient dans le même but, c'est leur symbole chamanique de la conscience universelle.

Une fois que vous pouvez dessiner ce cercle divisé en quatre parfaitement, n'importe où dans votre esprit ou imagination, alors vous pouvez passer à la pyramide. Commencez avec une simple pyramide tridimensionnelle, quand vous l'avez peaufinée, “tenez”-là pour un moment dans votre esprit et tournez-là. Tentez maintenant de l'inverser – la faire tourner en rond, la colorier, la rendre solide, la faire devenir transparente, en différents matériaux, ou en ajouter deux autres et jongler. Quand vous avez réussi cette étape, lorsque vous pouvez jouer avec ces pyramides mentales n'importe quand, alors commencez à vous dessiner vous-même. Employez les mêmes principes et dessinez-vous là où vous le voulez, dans votre esprit. Commencez par un contour simple en trois dimensions. Une fois que vous pouvez le faire, vous pouvez vous “remplir” de chair, vous rendre vivant et “respirant”. Visionnez-vous en dehors de vous-même. Vous pouvez vous rendre plus grand ou plus petit, vous placer plus près ou plus loin. Quand vous maîtrisez ceci, vous pourriez peut-être vous rendre compte que votre “moi”que vous imaginez est le “moi”qui est “dehors”. Certaines personnes trouvent cette technique trop longue à apprendre et trop compliquée ou n'ont juste pas de persévérance. D'autres, cependant, trouvent que c'est la seule qui marchent pour eux. Elle semble interpeller davantage les artistes et designers – personnes visuelles et créatives.


Technique 12 : Visualisation et désir



Vous pouvez suivre tous les principes de la technique précédente, cependant celle-ci se fonde davantage sur la visualisation d'un désir. Imaginez une orange sur une assiette blanche. Voyez le dans votre esprit. Gardez cette image jusqu'à ce que vous l'ayez examinée de tous les angles de vue. Une fois que vous pouvez “tenir” l'image pour un certain temps, et l'avez vraiment observée, que vous la connaissez et la désirez, vous avez le droit de l'éplucher mentalement. Utilisez tous vos pouvoirs de visualisation pour voir la peau être épluchée, voir les morceaux de zeste soudainement être mis à vif. Goûtez-les. Détachez les quartiers, et imaginez-en un crépiter dans votre bouche. Goûtez-le. Laissez vous saliver, laissez votre esprit goûter l'orange. La possibilités qu'offre cette technique réside en le fait que vous pouvez forcer votre conscience à sortir, se lever, pour chercher une véritable orange – donc, assurez-vous d'en avoir chez vous ! Une projectrice a essayé cette technique pour plusieurs semaines sans succès. Une fois interrogée, elle a admit ne pas aimer les oranges, elles n'en mangeait jamais. Prenez l'initiative : si vous n'aimez pas les oranges, transformez-les en une barre de chocolat ou une tasse de café fraichement préparée – ou n'importe quoi d'autre qui puisse éveiller votre appétit.


Technique 13 : Visualisation d'un mouvement



Vous pouvez suivre tous les mêmes principes que dans les deux précédentes techniques, mais celle-ci se fonde davantage sur la visualisation du mouvement. Imaginez, dans votre espace mental, un disque, de la couleur que vous souhaitez – plat et rond, juste devant vous. Imaginez-le en rotation. Lentement d'abord, puis de plus en plus vite, progressivement. Une fois qu'il a commencé à tourner rapidement, toutes les couleurs vont s'effacer et vous aurez un disque tournant blanc pur. Permettez à toute votre imagination de sortir par cette tâche floue et blanche – laissez là vous transférer hors de vous même, jusqu'à ce que vous soyez “dehors”.


Technique 14 : Compter respirations et battements



Prenez une position détendue, placez les paumes de votre main gauche vers le bas, sur votre thorax, de sorte que vous pouvez sentir ce dernier monter et descendre au gré de vos respirations. Amener votre main droite, et saisissez le poignet de votre main gauche. Déplacez les doigts de votre main gauche jusqu'à ce que vous puissiez prendre votre propre pouls. Quand vous avez trouvé le pouls de votre poignet gauche et que vous le sentez, vous êtes prêts. Commencez par vous détendre complètement. Laissez votre respiration et pouls se ralentir jusqu'à ce qu'ils soient aussi lents qu'ils le seront ensuite. Laissez votre main gauche sentir votre respiration et compter chacun de vos souffles. Si vous pouvez garder votre concentration jusqu'à ce que ayez compté jusqu'à 20 sans perdre le fil, vous êtes prêts pour passer à la seconde partie de l'exercice. Au même moment où vous comptez vos respirations, commencez à compter les battements de votre coeur. Vous devez vérifier en même temps les deux paramètres - compter en même temps. C'est difficile et vous perdrez votre concentration. Un bon truc qui peut vous aider est de prendre une inspiration à seulement un certain nombre de battements du coeur – commencez par 10 battements. Une fois que vous entrez dans un rythme – et celui-là est très ardu, vous constaterez qu'une sensation curieuse accompagne cette technique. C'est comme si vous pouviez sentir le pouls de l'univers, ou la respiration du cosmos. Une fois que cela se produit – et vous serez dans une méditation assez profonde, et il est facile de glisser “dehors”, dans la palpitation de l'univers.


Technique 15 : Rêves lucides



La plupart d'entre nous savons que certains de nos rêves semblent véraces, rêves dans lesquels nous savons que nous rêvons. Vous pouvez les induire. Un rêve lucide est un rêve où, en fait, vous vous réveillez dans votre rêve, et le rêve peut être utilisé pour provoquer une projection. Il y a trois moyens de les induire :

1. Si vous vous réveillez juste après un rêve « normal », (le mieux, c'est après un rêve tôt le matin), sortez du lit immédiatement, n'attendez pas un seul instant. Marchez dans votre chambre à coucher et revisualisez le rêve que vous venez d'avoir. Gardez à l'esprit que quand vous vous recoucherez, vous aurez le même rêve une seconde fois, et cette fois vous serez réveillé au sein de celui-ci. Cette technique est très efficace. Quand vous vous allongerez pour dormir vous devriez vous trouver oniriquement réveillé, et vous pourrez sortir assez rapidement.
2. Pendant le jour, gardez à l'esprit : « Ce soir, je vais avoir un rêve lucide ». Souvenez-vous en tout au long de la journée. Et – ceci est important – faites en sorte de vous demander pendant la journée « Suis-je en train de rêver ? ». Cela pourrait sembler trop facile, mais si vous pouviez ne pas l'oublier pendant une journée entière, j'en serais étonné. Vous devriez trouver une technique pour vous en rappeler – comme écrire un grand « D » sur votre main avec un stylo (D pour « Dream »), ou bien attacher un petit morceau de ficelle autour de votre petit doigt. Chaque fois que vous verrez l'une ou l'autre de ces deux aides visuelles, cela vous rappellera ce que vous êtes censé faire.Quand vous vous coucherez, tenez la ficelle ou touchez le « D » quand vous vous endormez, et si tout va bien, vous aurez programmé votre conscience pour induire un rêve lucide. Une fois que vous êtes dans le rêve, vous pourrez vous rendre compte que le rêve lucide est un essai de l'esprit de rationnel pour expliquer une projection. Dans un rêve lucide vous êtes déjà « dehors ».
3. Programmez votre alarme pour une heure matinale (oui, je sais que cela n'est pas agréable). Quand vous vous endormirez, dites et redites à vous-même : « Quand j'entendrais l'alarme, je serais sorti », ou « Quand j'entendrais l'alarme, j'aurais un rêve lucide ». Cela vous programmera à l'avance. Vous pouvez même essayer de taper votre tête contre l'oreiller juste avant de dormir, en vous disant : « J'aurais un rêve lucide quand l'alarme s'arrêtera ». Vous devriez le faire autant de fois que le chiffre de l'heure que vous avez programmé – programmez pour 4 heure et tapez quatre fois votre tête en répétant quatre fois les instructions.


Technique 16 : Elévation d'énergie


Allongez-vous, détendez-vous complètement. Imaginez que vous êtes composé d'énergie pure. Laissez cette énergie vibrer dans votre imagination, lentement d'abord, puis de plus en plus vite, graduellement. Focalisez-vous sur chaque partie de votre corps en prenant soin de vérifier si celles-ci vrombissent. Laissez l'énergie progressivement s'accumuler jusqu'à ce que vous sentiez tout votre corps vibrer très rapidement. Vous n'avez pas à bouger un seul muscle – tout ceci se fait en imagination. Si vous constatez que vous bougez physiquement, alors vous faîtes fausse route. Quand vous pouvez imaginer cette énergie rapide vibrer dans votre être tout entier, vous pouvez soudainement la libérer – exactement comme une flèche -, la laisser éclater au dessus de votre tête dans de grands flux de pure conscience – et vous serez « dehors ».


Technique 17 : Chakras



Selon le point de vue traditionnel du yoga, nous avons sept chakras ou centres d'énergie situés dans tout le corps. Ces chakras ont besoin d'être entièrement « ouverts » pour que nous puissions nous projeter. Cette technique permet de les ouvrir.

Il existe :

1. Chakra de la base ou chakra racine – situé à la base de la colonne vertébrale. Ce chakra – nommé Muladhara – gouverne nos instincts et notre code génétique. Son symbole est un carré jaune.
2. Chakra pelvien – situé au niveau des parties génitales et connu sous le nom de Swadhistthana. Il régit notre comportement sexuel et l'énergie correspondante. Son symbole est un croissant blanc.
3. Chakra du Plexus Solaire – situé au niveau du plexus et connu sous le nom de Manipuraka. Il gouverne notre magnétisme personnel, notre leadership, et son symbol est un triangle rouge.
4. Chakra du Coeur – situé au dessus du coeur et connu sous le nom d'Anahata. Il gouverne nos émotions et son symbole est un hexagone bleu.
5. Chakra de la gorge – situé au niveau de la gorge et connu sous le nom de Vishuddha. Il gouverne nos capacités de communication et son symbole est un cercle blanc.
6. Chakra frontal – situé entre les sourcils et connu sous le nom d'Ajna. Il régit notre intellect et son symbole est un triangle blanc.
7. Chakra coronal – Situé sur la tête et connu sous le nom de Sahasrara. Il régit notre spiritualité et son symbole est une fleur blanche de lotus.
Les divers systèmes de yoga donneront des symboles ou couleurs – ou même des noms légèrement différents. A ce stade, ce n'est pas important : nous employons les chakras seulement comme outil pour la projection. Vous avez besoin de vous allonger dans une position détendue. Imaginez que chaque chakra que vous avez a un petit sac ou poche dessinée, étroite et fermée avec une corde serrée. Visualisez lentement chaque chakra – en commençant par le bas – et imaginez que le sac s'ouvre. Imaginez que la corde se desserre, que le sac est en train de s'ouvrir complètement, et que le symbole du chakra émerge du sac et se tient au dessus de lui. Cette technique permet d'ouvrir les chakras. Une fois qu'ils sont ouverts – et ils devraient être ouverts si vous avez bien suivi l'ordre d'ouverture, de bas en haut, du racine au coronal, il y aura un courant d'énergie qui s'accumulera lentement au niveau du chakra racine, au fur et à mesure, jusqu'à ce qu'elle émerge du chakra couronne au dessus de la tête. Ce flux d'énergie devrait porter votre conscience avec elle et vous serez sorti. Que vous sortiez ou pas, c'est important d'inverser le processus avant de vous relever. Imaginez chacun des symboles remis dans leurs sacs, serrés à nouveau.


Technique 18 : Lourdeur/Légèreté



Allongez-vous et détendez-vous entièrement. Imaginez, au fur et à mesure que vous vous relaxez, que vous devenez lentement, énormément lourd. Toutes les cellules de votre être doivent être concentrées à cette unique pensée. Vous n'avez jamais été aussi lourd, percevez chaque muscle, chaque membre, chaque partie de votre corps peser, vous tirer vers le bas par leur poids. Juste au moment où vous ne pouvez plus supporter davantage de poids, renversez soudainement le processus et imaginez que vous êtes soudainement et nettement plus léger que l'air. Imaginez que vous ne pesez rien du tout. Vous devriez constater que votre conscience est simplement en train de monter vers le haut puis aller dehors. Vous pouvez comparer cette technique aux sensations lorsque vous êtes dans un ascenseur – reconnaissez cette sensation lorsque l'ascenseur monte rapidement et ensuite, lorsque vous vous sentez très léger, comme si vous pouviez flotter, quand l'ascenseur s'arrête soudainement.


Technique 19 : S'interroger



Pour cette technique, vous pouvez vous asseoir ou vous allonger. Attendez jusqu'à ce que vous soyez complètement détendus, dans un état rêveur, sans ne rien penser en particulier. Quand vous avez atteint cet état vous pouvez vous poser des questions sur vous-même. Des questions importantes telles que : Qui suis-je ? Pourquoi suis-je ici ? Quel est le sens de ma vie ? Si vous le demandez soudainement et avec une grande profondeur, on pourra constater que cela peut être déstabilisant pour votre conscience, qui ainsi court-circuitée sortira promptement du corps physique. Cette technique semble mieux marcher avec de jeunes personnes – celles qui se posent ces questions d'habitude. Les personnes plus âgées auront cherché des réponses et ne se posent plus ces questions – réponses qui, par ailleurs, sont peut-être fausses.


Technique 20 : Ruses



Il y a plusieurs manières de duper votre conscience pour sortir hors de votre corps.

Se déplacer rapidement et s'arrêter – vous pouvez essayer de courir vite puis de vous arrêter soudainement, et observez les effets sur votre conscience. Elle pourrait continuer toute seule pour quelques instants avant de réaliser que vous vous êtes arrêté.

Le miroir – Trouvez un de ces miroirs qui fait excessivement grossir. Si vous vous tenez assez loin, à la bonne distance, vous pourrez vous voir à l'envers. Observez vous longuement et essayez de convaincre votre conscience que vous n'êtes pas dans le bon sens. Parfois cela arrive qu'elle tente de se retourner et se replacer dans le sens qu'elle suppose être le bon.
Tourner en rond – Si vous vous levez et restez immobile pour un moment, et ensuite soudainement vous retourner, vous pourriez constater que votre conscience n'a pas suivi le mouvement et est expulsée un instant.
Vertige – Vous pouvez essayer la technique des soufis utilisée par les Derviches Tourneurs. Tournez simplement sur vous-même jusqu'à ce que vous soyez complètement étourdi, et arrêtez soudainement. Vous pourriez tomber, donc faîtes attention, mais vous pouvez également constater que votre conscience continue à tournoyer alors que vous vous êtes arrêté.
Moi dehors, toi dedans – Concentre-vous simplement très intensément sur l'idée que vous êtes déjà « sorti ». Convainquez votre conscience qu'elle se trouve dans le mauvais corps – et elle pourrait essayer de changer de corps. N'employez aucune visualisation, l'astuce, c'est juste d'y penser suffisamment fort.
Hamac – Si vous avez un hamac vous pouvez vous y mettre à l'envers. Devenez flasque, parfaitement détendu, le hamac se balançant doucement. Vous n'aurez pas besoin de beaucoup d'imagination pour vous sentir voler. A la fin de chaque balancement, essayez d'imaginer que vous continuez sur votre lancée et que le hamac ne vous fait pas revenir. Si vous avez un jardin avec un grand arbre, essayez de caler une corde en hauteur, et d'être allongé face au sol – et voyez quels effets cela peut vous procurer.
Rêve de vol – Quand vous allez vous endormir, avec vos yeux fermés, imaginez simplement que vous ne touchez pas votre lit. Imaginez que vous êtes complètement libre dans l'espace, que vous rêvez et volez. C'est d'une facilité incroyable. Une fois que vous sentez comme si vous flottiez au loin, c'est un peu comme cela que vous seriez.
Avoir soif – Avant la détente, mangez une quelque nourriture salée comme des chips. Ne buvez rien avant la projection. Une fois que vous êtes détendus, imaginez que vous allez chercher une boisson. Si votre soif est assez grande vous pourriez vous découvrir dans la cuisine en train de chercher une boisson en ayant laissé derrière vous votre corps physique. Cette technique n'est pas très plaisante mais elle semble fonctionner parfois.


Technique 21 : Un chemin


Si vous avez un chemin que vous aimez en particulier, alors cette technique est facile. Marchez sur votre chemin, et au moment où vous y passez, identifiez plusieurs détails marquants que vous pourriez reconnaître immédiatement. Quand vous seriez en position de relaxation, marchez sur votre chemin dans votre esprit. Quand vous arriverez à vos bornes de repérage, vous pourrez annoncer à vous-même : « je suis dehors, ici ». Essayez de marcher sur votre itinéraire familier en imaginant mentalement que vous êtes sur votre lit ou dans votre fauteuil. Ainsi vous ne sauriez plus si vous imaginez la promenade ou la faites en réalité. Après un certain temps, il est possible de sortir juste en suivant votre route sans presque n'y penser.


Technique 22 : Expansion



Adoptez une position de relaxation, allongez-vous sur votre dos. Quand vous êtes complètement relaxé, et même un peu endormi, vous pouvez commencer à imaginer que vous êtes en train de vous déformer lentement – vous agrandir légèrement. Laissez-vous vous accroître de quelques dizaines de centimètres encore, puis rétrécissez à nouveau dans votre corps. A chaque fois que vous tentez cela, augmentez un peu plus, jusqu'à ce que vous pouviez remplir votre chambre avec votre corps. En même temps, donnez de la volonté à votre conscience afin qu'elle sorte du corps au moment où vous emplissez toute votre chambre.


Technique 23 : Explorer sa maison



Couchez-vous et détendez-vous. Permettez à votre imagination d'errer dans votre maison en explorant et examinant chaque détail de chaque pièce. Essayez de repérer quelque chose que vous n'aviez jamais remarqué auparavant : c'est plus facile que vous ne le pensez : nous ne regardons jamais les choses d'aussi près. Une fois que vous avez repéré quelque chose d'inhabituel ou que vous n'aviez pas remarqué avant, vous pouvez aller le vérifier par vous-même – avec votre corps physique évidemment – après que vous avez fini de le visualiser. C'est étonnant de constater combien souvent cela fonctionne. Certaines fois nous sommes « sorti » sans même s'en être rendu compte.


Technique 24 : Bras levé



Adoptez votre position habituelle de relaxation mais cette fois allongez-vous en levant un bras. Maintenez ce bras levé. Quand il tombera, il vous rappellera ce que vous êtes en train de faire. Cet effort de garder un bras levé deviendra intolérable après un certain temps et c'est à cet instant que vous pourriez vous trouver « dehors » - ce peut être la seule façon d'échapper à l'inconfort.


Technique 25 : Retour en enfance



Cette technique ne fonctionne que si vous avez eu une enfance heureuse, parce ce que vous devez imaginer que vous retournez dans votre maison d'enfance. Utilisez votre imagination pour explorer chaque pièce. Souvenez vous de tous les petits détails de là où vous avez joué. La nostalgie souvent, ouvre quelque chose en vous et peut déclencher un tel voyage : vous pourriez sortir de la sorte. Essayez de n'être trop déçu au cas où vous retourniez dans votre maison d'enfance et que tout a été redécoré – rien ne dure éternellement.


Technique 26 : Aides auditives/visuelles



Une des méthodes qui a le plus de succès pour induire une projection astrale, c'est l'hypnose. Cependant, nous n'avons pas forcément d'hypnothérapeute expérimenté à côté de chez soi, donc nous devons essayer de nous hypnotiser nous même. Vous devrez faire une cassette audio avec toutes les instructions appropriées. Si vous enregistrez les détails d'une bonne technique de relaxation, vous finirez par obtenir un état de détente complète juste en écoutant. Ensuite, vous pourrez enregistrez des instructions comme : « Vous êtes maintenant en train de quitter votre corps » ou « Vous sentez votre conscience lentement glisser hors de votre corps physique ».

Vous devriez laisser un blanc sur la cassette pour le moment où vous serez « dehors » et ensuite vous pourriez avoir des instructions comme : « Vous êtes maintenant en train de retourner dans votre corps » ou « C'est maintenant le moment de revenir ». Pour sortir, vous pouvez essayer de faire un décompte : « Je vais maintenant compter de dix à un, et quand vous entendrez « un », vous serez sorti... dix...neuf...huit... ».

Certaines personnes trouvent que la musique est un bon outil pour la projection, d'autres la considèrent comme une distraction. Si vous trouvez que c'est plus simple de lacher-prise avec la musique vous pourriez essayer de vous projeter en écoutant quelque chose d'approprié. La symphonie N°2 de Rachmaninov semble être efficace. Il y a de nombreuses cassettes « New Age » sur le marché et beaucoup sont appropriées. Essayez d'éviter celles qui peuvent vous distraire avec des sons inattendus comme une soudaine pluie ou des cris de baleine. Le compositeur japonais Kitaro a produit plusieurs cassettes qui se sont avérées très utiles pour ce type d'expérience. Essayez d'écouter son album « Silk Road ».

Vous pouvez également essayer de regarder un mandala (yantra). Un mandala est un dessin complexe qui permet de se perdre dans ses structures et sa conception. Beaucoup de magasins « New Age » les vendent sous forme de posters ou cartes. Ils concentrent le mental, en les regardant fixement, vous pourriez voir votre conscience y glisser, et peut-être même glisser au-delà, jusqu'à être « dehors ».

Vous pourriez essayer d'utiliser un mantra – une phrase répétée ou un mot que vous répétez intérieurement, intérieurement. Essayez « Je suis un projecteur astral maintenant », ou « Je suis sorti ». Quelque soit la phrase que vous utilisez, elle doit être courte, positive et sensée. C'est inutile de dire « Je vais me projeter dans une minute » ou « Je crois que je me projette ». Vous avez besoin d'être ferme avec vous-même.


Technique 27 : Meditation



Il y a plusieurs techniques de méditation qui peuvent nous aider obtenir de bons résultats.

Respiration – Relaxez-vous et soyez complètement paisible. Concentrez-vous sur votre respiration jusqu'à ce qu'elle soit lente, légère et régulière. Peut-être apprécierez-vous amener cela en inspirant par votre nez et expirant par votre bouche. Imaginez votre souffle comme un flux blanc et brumeux. Imaginez que ce souffle porte votre conscience et, qu'au fur et à mesure que vous respirez, votre conscience quitte le corps physique.
Respiration abdominale – Approfondissez votre souffle de sorte que vous utilisez votre abdomen. Vous pouvez poser vos mains sur votre abdomen et sentir votre ventre doucement monter et descendre. Au fur et à mesure que vous sentez le rythme, vous pouvez imaginer votre conscience se gonfler et se rétracter à chaque souffle. Imaginez votre conscience se gonfler au-delà du corps physique, dans l'air environnant. A chaque souffle, imaginez-la aller un peu plus loin.
Troisième oeil – Relaxez-vous avec vos yeux fermés et imaginez qu'il y a une tâche de lumière située juste au-dessus de vos sourcils au centre de votre front, et à environ 2 cm dans votre tête. C'est là où se situe votre troisième oeil – la glande pinéale. Vous pouvez vous concentrer sur ce minuscule point de lumière et imaginer que c'est votre conscience. Laissez là s'étendre jusqu'à ce qu'elle emplisse tout votre esprit et observez ce qu'il se passe. Vous pourriez constater que ce point de lumière change de couleur et de forme, et génère divers motifs. Il pourrait se transmuter en une boule palpitante et bleue foncée. En vous concentrant sur cette boule bleue, ce sera possible d'encourager votre conscience à se déplacer avec elle, et sortir en dehors de votre moi physique.
Méditation sphérique – Au moment où vous vous relaxez, permettez à votre corps de se sentir comme un globe d'énergie. Utilisez votre imagination pour visualiser votre conscience au milieu de cette sphère. Laissez votre imagination permettre à votre conscience de s'étendre jusqu'à ce qu'elle emplisse la sphère, et ensuite, laissez-la déborder. Imaginez votre corps être entouré par une aura – une enveloppe énergétique brumeuse tout autour de vous. Laissez cette aura s'étendre jusqu'à plusieurs dizaines de centimètres de vous et remplissez-là de votre conscience.
Méditation vibratoire – Il sera nécessaire d'être assis dans un fauteuil. Asseyez-vous et détendez-vous, laissez vos main légèrement repliées entre vos jambes. Quand vous êtes totalement relaxé, vous pouvez commencer à doucement balancer sur votre fauteuil. Vous devriez rapidement trouver votre rythme. Ce balancement devrait être à peine perceptible. Quand vous avez trouvé votre rythme et vous sentez à l'aise sur votre fauteuil, vous pouvez commencer à l'accélérer. Quand vous allez de plus en plus vite, vous constaterez que votre conscience ne peut plus suivre et se trouve un peu en décalage par rapport à chaque mouvement. Une fois que vous pouvez sentir ce décalage – votre conscience est réellement désynchronisé avec vous – vous seriez capable de la propulser de plus en plus loin jusqu'à ce qu'elle soit sortie.


Technique 28 : Baignade céleste


Essayez de vous allonger dehors pour cette technique. Si vous le pouvez, trouvez une butte sur laquelle vous pouvez vous étendre sur son sommet et ainsi ne pas voir l'environnement autour de vous. Passez par les étapes habituelles de relaxation et mais gardez vos yeux ouverts. Regardez tout droit dans le ciel – une nuit nuageuse et chaude est préférable. Quand vous regardez au dessus de vous, imaginez que vous flottez librement et que vous regardez vers le bas. Cette technique devrait évidemment être pratiquée dans un endroit calme. Quelqu'un qui marcherait derrière soi ou un chiot sautillant sur vous serait terriblement distrayant, et pourrait même être un choc si vous vous trouviez hors de votre corps. Vous pouvez essayer la même technique lors d'une soirée chaude et étoilée. Regardez vers les étoiles et imaginez que vous êtes parmi elles, flottant librement. Imaginez que vous regardez vers le bas vers votre corps physique. Vous pouvez diversifier cette technique – essayez-là sur un bateau dérivant sur un fleuve calme, ou si vous êtes passager d'une voiture, d'un train.


Technique 29 : Changement de point de vue



Vous savez ce que c'était quand vous étiez enfant – vous rampiez sous les tables, vous grimpiez dans les meubles, et faisiez des cabanes sous les lits. Eh bien, étant adultes nous cessons de faire cela, mais cette technique vous permet de jouer encore. Cherchez une chaise ( ou un escabeau si vous vous faîtes confiance, n'y tombez pas !) et mettez-la dans le coin le plus éloigné de votre chambre. Montez sur la chaise et regardez votre lit de ce différent point de vue. Aviez-vous déjà vu votre lit de cet angle auparavant ? Votre point de vue devrait plus en hauteur qu'à l'habitude. Imaginez-vous allongé sur le lit. A quoi ressembleriez-vous ? Pouvez-vous imaginer hors de votre corps en vous regardant depuis cet angle ? Cette technique marche le mieux si vous pouvez vous mettre aussi haut que possible. Etudiez ce nouveau point de vue jusqu'à ce que vous le connaissez bien. Quand vous êtes prêts, allongez vous sur votre lit et fermez les yeux, imaginez que vous êtes retourné sur la chaise et que vous vous regardez, vers le bas. Vous pourriez bien sortir de vous-même et vous retrouver à ce point.


Technique 30 : Le corps de lumière ndt : forme de remote viewing



Comme toute chose, la technique du Corps de Lumière demande de l'entraînement, mais il ne vous est pas demandé de vous maintenir en équilibre dans un état hypnagogique ou de contrôler vos rêves. Tout ce que vous êtes invités à faire c'est d'utiliser votre imagination. Commencez par vous trouver une chaise confortable où vous ne pourrez pas être perturbés. Puis relaxez-vous, en utilisant une méthode que Ne pas arranger simplement pour une forme vague et imaginaire. Essayer 'voient' ce que vous portez. Imaginer les marques d'usure sur vos chaussures. Compter les boutons sur votre veste. Noter la manière que vos cheveux tombent plus d'un oeil. Examiner l'expression sur votre visage. Visualiser en couleurs et détaillé. (L'exercice du miroir de Muldoon est un préliminaire vraiment excellent à cette technique puisqu'il vous familiarise avec votre propre aspect.) vous trouvez efficace. Une relaxation profonde ou transe n'est absolument pas demandée. Simplement, mettez vos soucis et tensions musculaires de côté, pour pouvoir vous concentrer sur votre travail actuel. Maintenant imaginez que vous n'êtes plus dans votre chaise mais que vous vous tenez dans la chambre à deux mètres plus loin environ. Essayez de vous visualiser vous tenant là, aussi clairement que vous le pouvez. Faîtes un réel effort pour vous peindre en détail. Ne vous contentez pas simplement d'une forme vague et imaginaire. Essayez de 'voir' les habits que vous portez. Imaginez les marques d'usure sur vos chaussures. Comptez les boutons sur votre veste. Notez la manière dont vos cheveux tombent devant un oeil. Examinez l'expression sur votre visage. Visualisez en couleur, en détails et en profondeur. (L'exercice de Muldoon, le miroir, est vraiment une excellente technique préliminaire pour se familiariser avec votre propre apparence.)

Il est tout à fait acceptable de vous visualiser comme vous êtes dans la réalité – par exemple habillé d'un sweet et jean, ou quoique ce soit d'autre – mais certaines âmes romantiques trouvent plus facile, ou juste plus amusant, de se voir avec une robe mystérieuse ou avec une capuche. C'est également possible, mais attention de préserver maints détails – toutes les robes mystérieuses et les figures à l'ombre d'un capuchon ne sont pas les mêmes. Prenez le temps nécessaire pour entièrement construire cette figure imaginaire. Une bonne idée serait de consacrer pour cet exercice, chaque jour pendant une semaine ou plus, un moment de 10 ou 15 minutes. Évitez de vous précipiter dans cette étape préliminaire : c'est réellement la plus importante partie de tout l'exercice, pour créer ce 'Corps de Lumière' comme il est nommé.

Au fur et à mesure que vous vous entraînez, vous trouverez que visualiser devient progressivement plus facile jusqu'à ce qu'un simple effort de volonté sera suffisant pour vous rappeler toute votre image. Une fois que vous avez atteint cette étape, procédez à la seconde phase de l'exercice. La seconde phase vous fait imaginer que vous vous élever de votre chaise et marchez dans la chambre. Fermez vos yeux et essayez cela. Souvenez comment la chambre apparaît du point de vue de votre chaise, fermez vos yeux et essayez de visualiser la même scène. Si vous trouvez les détails difficiles, ouvrez vos yeux encore une fois et rafraîchissez votre vision. Continuez à travailler sur cela jusqu'à ce que vous soyez parfaitement capable de décrire la salle en détails avec vos yeux fermés. Ceci étant réalisé, imaginez-vous vous lever de votre chaise et marcher lentement le long des bords de votre chambre dans un sens horaire. Essayez de votre sur votre esprit comment la perspective de la chambre change pendant que vous vous déplacez. Essayez de vous rappeler ces petits objets et ornements qui n'étaient pas nécessairement évidents depuis votre chaise, mais que néanmoins vous savez présents dans votre chambre.

Si vous avez des difficultés avec cette partie de l'exercice, ouvrez vos yeux, levez-vous physiquement et marchez dans le sens horaire dans votre chambre. Puis asseyez-vous, fermez vos yeux encore, et essayez de dupliquer ces déplacements dans votre imagination. Continuez à travailler sur cela jusqu'à ce que votre visualisation devient facile et vivante. Maintenant, essayez la même marche de façon dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Après une certaine période – dont la durée dépend de l'individu – vous découvrirez que la visualisation de vous demande plus beaucoup d'efforts. Quand ceci se produit, essayez une autre visualisation dans une autre chambre, en marchant encore une fois dans le sens horaire puis anti-horaire. Choisissez une chambre que vous connaissez bien, mais essayez sans la visualiser d'abord si cela est possible.

Vous devriez trouver que les images mentales de la deuxième salle viennent plus rapidement et facilement que la première, puisque depuis, bien sûr, vous exercez votre pouvoir de visualisation. Quand vous avez complètement exploré la deuxième salle, étendez mentalement votre gamme de possibilités et visualisez-vous errant dans toute votre maison.

Beaucoup de gens visualisent extrêmement bien et n'ont que peu de difficultés avec tout ceci. Si vous n'êtes pas aussi chanceux, continuez d'essayer : il n'y a pas de limitation de temps et la pratique vous rendra cela plus aisé. Ne consacrez pas plus de 20 minutes chaque jour à la pratique : c'est plus qu'assez, à condition que vous pratiquiez régulièrement.

L'étape finale de cette étape est de vous imaginer explorant des scènes plus éloignées et moins familières. Les intérieurs sont plus faciles pour la plupart des gens, mais si vous vous sentez vraiment confiants, vous pourriez essayer dans un endroit extérieur. De nouveau, vous devriez les explorer méthodiquement. Évitez de visualiser des personnes durant n'importe qu'elle partie de cette exercice puisque cela vous introduira des complications, qui ralentiront votre progrès. Quand vous êtes satisfait de pouvoir visualiser rapidement et facilement n'importe qu'elle région que vous placez dans votre esprit – et la visualiser en détail – vous êtes mûrs pour passez à l'étape finale de cette exercice. C'est le tournant majeur. Vous vous êtes maintenant formés pour faire deux choses. L'une est de visualiser une sorte d'image-miroir de vous-même vous tenant à une certaine distance par rapport à là où vous vous asseyez. L'autre, c'est de vous imaginer marchant dans des lieux divers et les examinant en détail. Pour faire un grand pas en avant, vous allez maintenant devoir combiner les deux précédents aspects de l'exercice.

D'abord, visualiser l'image-miroir de vous-même de la même façon qu'avant. Faites ceci les yeux ouvert si c'est possible. Quand la figure est vraiment stable et présente, imaginez-vous regarder depuis ses yeux. C'est une habilité qui est comme l'apprentissage de la stabilité sur une bicyclette. Les premières fois que vous essayerez, vous tomberez sûrement. Mais alors, sans raison apparente, vous pourrez soudainement trouver que vous pouvez le faire. Imaginez la chambre du point de vue du personnage que vous avez créé. Regardez autour de vous et notez les détails, y compris ceux de votre propre corps physique assis sur la chaise. Une fois que vus sentez que les perceptions sont centralisées sur ce corps imaginaire, faîtes le marcher dans la chambre dans un sens horaire, exactement comme vous le faisiez avec votre imagination durant la seconde étape de cet exercice.

Puisque vous avez déjà pratiqué ceci à plusieurs reprises, vous devriez trouver relativement facile le fait de maintenir la nouvelle perspective. Mais si vous constatez que votre conscience hésite entre les corps et revient sur la chaise, là où vous êtes assis, ne laissez pas cela vous destabiliser. Simplement, recommencez depuis le début. Au fur et à mesure que vous continuerez de vous exercer durant un certain temps, la projection de votre centre de conscience dans le corps imaginaire qui le porte de chambres en chambres adviendra. Ou bien, vous trouverez que graduellement, le niveau de réalité des expériences augmentera jusqu'à ce que vous pourrez voir de façon vivante votre nouveau corps, ou bien encore vous atteindrez une étape où soudainement après un 'déclic', les nouvelles expériences vous sembleront bien plus réelles.

A ce point, essayez d'explorer un endroit qui ne vous est pas du tout familier avec votre corps imaginaire, puis allez vérifier ce même endroit avec votre corps physique. (Ou, par ailleurs, vous pouvez inverser le processus initial : du point de vue de votre nouveau corps, visualisez simplement comment apparaît votre chambre pour votre corps physique assis sur la chaise). Ne soyez pas trop choqués si vous découvrez que la scène que vous avez vu quand vous étiez dans votre corps imaginaire est confirmée dans tous ses détails quand vous la visitez en vraie. Que, pourriez-vous raisonnablement vous demander, se passe ici ? Si vous avez réussi à suivre la technique tout le long, il semble assez évident que vous êtes parvenus à projeter votre conscience dans un corps second, que vous avez donc, en essence, créé un fantôme. Mais tandis que ce corps peut vous amener n'importe où où vous voulez aller – et passer à travers les murs solides – il est également évident qu'il y a de différences fondamentales avec les sortes de projections décrites par des personnes comme Monroe ou Muldoon.

Où, par exemple, se trouve la séparation entre les deux corps ? Dans cet exercice, vous n'avez pas réellement séparé quoi que ce soit – vous avez simplement imaginé un corps second qui se tient dans un coin de la pièce. Et où était donc l'état de conscience particulier si nécessaire à la projection ethérique, la zone hypnagogique entre le sommeil et l'état de veille ? Où était l'incapacité physique ? Vous étiez dans un état parfaitement normal et si vous vouliez déplacer votre corps physique vous pourriez le faire sans aucun soucis. Quelles que soit les similarités, vous pourriez être tenté de conclure que vous n'étiez pas du tout en train de vous projeter le corps ethérique. Et vous auriez raison. La technique du Corps de Lumière vous amène à quelque chose d'encore plus excitant que de sortir avec votre corps ethérique. Cela vous introduit à des projections en plan astral.


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mardi 21 avril 2015

la maîtrise totale de soi en passant par les 4 libérations d'apres la Mere de sri Aurobindo


Pour suivre l’éducation intégrale qui mène à la réalisation supramentale, quatre austérités sont nécessaires et quatre libérations aussi.
Généralement on confond austérité avec mortification, et, quand on parle d’austérités, cela fait penser à la discipline de l’ascète qui, pour éviter la tâche ardue de la spiritualisation de la vie physique, vitale et mentale, la déclare intransformable et la rejette loin de lui, sans merci, comme un objet encombrant et inutile, un esclavage et une entrave à tout progrès spirituel; en tout cas, comme quelque chose d’incorrigible, un poids qu’il faut porter plus ou moins allègrement jusqu’à ce que la nature, ou la Grâce divine vous en libère par la mort.
Au mieux, la vie terrestre est un champ de progrès dont il faut profiter le mieux qu’on peut, afin d’atteindre le plus tôt possible le degré de perfection qui mettra fin à l’épreuve en la rendant inutile.
Pour nous le problème est tout différent. La vie terrestre n’est pas un passage, ni un moyen; elle doit devenir par la transformation, un but et une réalisation.
Quand donc nous parlons d’austérités, ce n’est pas par mépris du corps, pour nous détacher de lui, mais par nécessité de contrôle et de maîtrise. Car il y a une austérité bien plus grande, plus complète et plus difficile que toutes les austérités ascétiques, c’est l’austérité nécessaire à la transformation intégrale, la quadruple austérité préparant l’individu pour la manifestation de la vérité supramentale.
Par exemple, on peut dire qu’il y a peu d’austérités aussi sévères que celles exigées par la culture physique en vue du perfectionnement corporel. Mais nous reviendrons sur ce point en temps voulu.
Avant d’aborder la description des quatre genres d’austérités requises, il est nécessaire d’éclaircir une question qui est la source de bien des malentendus et des confusions dans l’esprit de la plupart des gens; c’est celle des pratiques ascétiques qu’ils méprennent pour des disciplines spirituelles.
Ces pratiques, qui consistent à maltraiter le corps afin, disent-ils, d’en libérer l’esprit, sont, en fait, une déformation sensuelle de la discipline spirituelle ; c’est une sorte de besoin pervers de la souffrance qui pousse l’ascète aux macérations. L’emploi de la planche à clous du “sâdhou” ou des verges et du cilice de l’anachorète chrétien, est l’effet d’un sadisme plus ou moins voilé, inavouable et inavoué; c’est la recherche maladive ou le besoin subconscient de sensations violentes.
En vérité, ces choses sont fort loin de toute vie spirituelle; car elles sont laides et basses, sombres et malsaines; et la vie spirituelle, tout au contraire, est une vie de lumière, d’équilibre, de beauté et de joie. Elles sont inventées et préconisées par une sorte de cruauté mentale et vitale s’exerçant sur le corps. Mais la cruauté, même à l’égard de son propre corps, n’en est pas moins de la cruauté ; et toute cruauté est le signe d’une grande inconscience.
Les natures inconscientes ont besoin de sensations très fortes, car, sans cela, elles ne sentent rien ; et la cruauté, qui est une des formes du sadisme, procure des sensations très fortes. La raison avouée de semblables pratiques est d’abolir toute sensation, afin que le corps ne fasse plus obstacle à l’élan vers l’esprit; on peut douter de l’efficacité d’un tel moyen.
C’est un fait reconnu que pour progresser rapidement, il ne faut pas craindre les difficultés ; au contraire, c’est en choisissant à chaque occasion de faire la chose difficile que l’on augmente sa volonté et que l’on fortifie ses nerfs. Or, il est beaucoup plus difficile de vivre avec mesure et équilibre, dans l’égalité d’âme et la sérénité, que de vouloir lutter contre les abus de la jouissance et leurs conséquences obscurcissantes, par les abus de l’ascétisme et de leurs conséquences dissolvantes.
Il est beaucoup plus difficile d’obtenir de son être physique un développement harmonieux et progressif dans le calme et la simplicité, que de le maltraiter au point de le réduire à néant. Il est beaucoup plus difficile de mener une existence sobre et sans désir que de priver son corps de la nourriture et de la propreté indispensables en se glorifiant orgueilleusement de son abstinence. Il est beaucoup plus difficile d’éviter ou de surmonter et de vaincre la maladie par l’harmonie, la pureté et l’équilibre intérieurs et extérieurs, que de la mépriser, de l’ignorer et de la laisser libre de faire son oeuvre de destruction. Et le plus difficile de tout est de toujours maintenir sa conscience au sommet de sa capacité, sans jamais permettre à son corps d’agir sous l’effet d’une impulsion inférieure.
C’est dans ce but que nous aurons recours aux quatre austérités qui auront pour résultat en nous quatre libérations. La pratique de ces austérités constituera quatre disciplines ou “tapasyâ”, qui peuvent être définies comme suit:
1 – tapasyâ de l’amour
2 – tapasyâ de la connaissance
3 – tapasyâ du pouvoir
4 – tapasyâ de la beauté
Cet énoncé est, pour ainsi dire, fait de haut en bas; mais il ne faut pas prendre ces termes dans le sens de supérieur et d’inférieur, ni de plus ou moins difficile, ni dans l’ordre où ces disciplines peuvent et doivent être pratiquées. L’ordre, l’importance, la difficulté varient suivant les individus et nulle règle absolue ne peut être formulée. Chacun doit trouver et élaborer son propre système, d’après ses capacités et ses besoins personnels.
Il ne sera donc exprimé, ici, qu’une vue d’ensemble exposant un procédé idéal aussi complet que possible. Chacun aura ensuite à en appliquer ce qu’il pourra et de la meilleure façon qu’il le pourra.
La tapasyâ ou discipline de la beauté nous conduira par l’austérité de l’existence physique à la liberté dans l’action. Son programme de base sera la construction d’un corps beau dans ses formes, harmonieux dans ses postures, souple et agile dans ses mouvements, fort dans ses activités, résistant dans son fonctionnement organique et sa santé.
Pour obtenir ces résultats il sera bon, d’une façon générale, de se servir des habitudes comme aides dans l’organisation matérielle, car le corps fonctionne plus facilement dans le cadre d’une routine régulière. Mais il faut savoir ne pas devenir l’esclave de ses habitudes, quelque bonnes qu’elles puissent être ; il faut garder la plus grande souplesse pour pouvoir en changer chaque fois que cela devient nécessaire.
On doit se construire des nerfs d’acier dans des muscles élastiques et puissants pour pouvoir tout endurer lorsque c’est indispensable. Mais en même temps, il faut prendre grand soin de ne demander à son corps que l’effort strictement nécessaire, la dépense d’énergie qui favorise le progrès et la croissance en interdisant catégoriquement tout ce qui produit la fatigue épuisante et finalement mène à la déchéance et à la décomposition matérielles.
La culture physique en vue de construire un corps capable de servir d’instrument approprié à une conscience supérieure exige des habitudes très austères. Une grande régularité dans le sommeil, l’alimentation, l’exercice et toutes les activités.
Par une étude scrupuleuse des besoins particuliers de son corps – car ils varient suivant les individus – un programme général sera établi ; et une fois ce programme bien établi, il faut s’y tenir rigoureusement, sans fantaisies et sans relâchement : pas de ces petits accrocs à la règle que l’on ne se permet “qu’une fois”, mais qui se répètent très souvent, car dès que l’on cède à la tentation, ne serait-ce “qu’une fois”, on amoindrit la résistance de la volonté et on ouvre la porte à toutes les défaites. Il faut donc s’interdire toute faiblesse : plus de sorties nocturnes dont on revient éreinté, plus de festins et de bombances qui dérangent le fonctionnement normal de l’estomac, plus de distractions, d’amusements et de jouissances qui gaspillent l’énergie et vous laissent sans vigueur pour l’entraînement quotidien. Il faudra se soumettre à l’austérité d’une vie sage et régulière où toute l’attention physique est concentrée sur la construction d’un corps s’approchant de la perfection autant qu’il le peut. Pour atteindre ce but idéal, on s’interdira strictement tous les excès et tous les vices, petits ou grands ; on se refusera à l’usage de ces poisons lents, tabac, alcool, etc., dont les hommes ont coutume de faire des besoins indispensables et qui abolissent peu à peu la volonté et la mémoire.
Cet intérêt si absorbant, que la presque totalité des êtres humains, même les plus intellectuels, prennent dans la nourriture, sa préparation et son absorption, doit faire place à une connaissance presque chimique des besoins du corps et à une austérité toute scientifique dans les moyens de les satisfaire. À cette austérité dans l’alimentation, il faut en ajouter une autre, celle du sommeil ; elle ne consiste pas à se priver de sommeil mais à savoir comment dormir. Le sommeil ne doit pas être une chute dans l’inconscience, qui alourdit le corps plutôt que de le “rafraîchir”. Le fait de manger modérément et de s’abstenir de tout excès, diminue beaucoup la nécessité de passer de nombreuses heures à dormir ; mais la qualité du sommeil est encore plus importante que sa quantité. Pour que le sommeil procure un repos et une détente vraiment efficaces, il est généralement bon de prendre quelque chose, une tasse de lait ou de soupe, un jus de fruit par exemple, avant d’aller se coucher ; une nourriture légère rend le sommeil tranquille ; il faut cependant s’abstenir de tout repas copieux, car alors le sommeil devient agité et troublé par des cauchemars, ou bien épais et lourd, abrutissant.
Mais le plus important de tout est de se clarifier l’esprit, de se tranquilliser les sentiments et d’apaiser l’effervescence des désirs et des préoccupations qui les accompagnent. Si avant de se retirer pour dormir, on a beaucoup parlé ou eu une conversation animée, si on a lu un livre excitant ou d’un intérêt intense, il faut prendre quelque temps de repos sans dormir, afin de calmer l’activité mentale, pour que le cerveau ne se livre pas à des mouvements désordonnés tandis que les membres seuls seront endormis. Ceux qui pratiquent la méditation feront bien de se concentrer pendant quelques minutes sur une idée élevée et calmante, dans une aspiration vers une conscience plus haute et plus vaste. Leur sommeil en bénéficiera grandement et ils éviteront dans une large mesure le risque de tomber dans l’inconscience pendant qu’ils dorment.
Après l’austérité d’une nuit passée exclusivement à se reposer dans un sommeil calme et paisible, viendra l’austérité d’une journée organisée avec sagesse et dont l’activité sera partagée entre les exercices progressifs et savamment gradués nécessaires à la culture du corps et le travail, de quelque nature qu’il soit. Car les deux peuvent et doivent faire partie de la tapasyâ physique. En ce qui concerne les exercices, chacun choisira ceux qui conviennent le mieux à son corps et, si possible, se fera guider par un expert en la matière, qui saura combiner et graduer les exercices en vue d’un maximum d’effet. Aucune fantaisie ne présidera à leur choix, ni à leur exécution. Il ne faudra pas faire ceci ou cela parce que cela paraît plus facile ou plus amusant ; on ne changera d’entraînement que lorsque l’instructeur jugera que le changement est nécessaire.
Chaque corps, pour être perfectionné, ou même seulement amélioré, est un problème à résoudre dont la solution exige beaucoup de patience, de persévérance et de régularité. En dépit de ce que beaucoup de gens pensent, la vie de l’athlète n’est pas une vie d’amusement ou de distraction ; au contraire c’est une vie toute faite d’efforts méthodiques et d’habitudes austères, ne laissant aucune place aux fantaisies inutiles et nuisibles au résultat que l’on veut obtenir.
Dans le travail aussi il y a une austérité ; elle consiste à ne pas avoir de préférence et à faire avec intérêt tout ce que l’on fait. Pour celui qui veut se perfectionner, il n’y a pas de grands et de petits travaux, des travaux importants et d’autres qui ne le sont pas ; tous sont également utiles pour celui qui aspire à être maître de lui-même et à progresser. Il est dit qu’on ne fait bien que ce que l’on fait avec intérêt ; cela est vrai. Mais ce qui est plus vrai encore, c’est que l’on peut apprendre à trouver de l’intérêt dans tout ce que l’on fait, même les besognes les plus insignifiantes en apparence. Le secret de cet accomplissement se trouve dans l’élan de perfectionnement. Quelle que soit l’occupation ou la tâche qui vous est échue, il faut la remplir avec une volonté de progrès ; quoi que ce soit que l’on fasse, il faut non seulement le faire aussi bien que l’on peut, mais s’appliquer à le faire de mieux en mieux dans un effort constant vers la perfection. De la sorte tout devient intéressant, tout sans exception, la besogne la plus matérielle aussi bien que les travaux les plus artistiques et les plus intellectuels ; le champ de progrès est infini et peut s’appliquer à la moindre chose.
Ceci nous mène tout naturellement à la libération de l’action ; car on doit être, dans son action, libre de toutes les conventions sociales, de tous les préjugés moraux ; mais ce n’est pas pour mener une vie de licence et de dérèglement. Tout au contraire, la règle à laquelle on se soumet est beaucoup plus sévère que toutes les règles des sociétés ; car elle ne tolère aucune hypocrisie ; elle exige une sincérité parfaite.
Toute l’activité physique doit être organisée en vue de faire croître l’équilibre, la force et la beauté du corps. Dans ce but on doit s’abstenir de toute recherche de plaisir, y compris le plaisir sexuel. Car tout acte sexuel est un acheminement vers la mort. C’est pourquoi depuis les temps les plus anciens, dans les collèges les plus sacrés et les plus secrets, cet acte était interdit à tout aspirant à l’immortalité. L’acte sexuel est toujours suivi d’un moment plus ou moins long d’inconscience, qui ouvre la porte à toutes les influences et produit une chute de conscience. Or, si l’on veut se préparer à la vie supramentale, il ne faut jamais permettre à sa conscience de glisser vers le relâchement et l’inconscience, sous prétexte de jouissance ou même de repos et de délassement.
C’est dans la force et la lumière que doit se produire la détente, non dans l’obscurité et la faiblesse. Pour tous ceux qui aspirent au progrès la continence est donc de règle. Mais spécialement pour ceux qui veulent se préparer à la manifestation supramentale, cette continence doit être remplacée par une abstinence totale, obtenue non par coercition et suppression, mais par une sorte d’alchimie intérieure, grâce à laquelle les énergies généralement utilisées dans l’acte procréateur sont transmuées en énergies de progrès et de transformation intégrale. Il va de soi que pour que le résultat soit total et vraiment bienfaisant, toute impulsion et tout désir sexuels doivent être éliminés de la conscience mentale et vitale aussi bien que de la volonté physique. C’est du dedans au dehors que se produit toute transformation radicale et durable, de sorte que la transformation extérieure en est la conséquence normale et, pour ainsi dire, inévitable.
Il y a un choix décisif à faire entre prêter son corps en obéissance aux fins de la nature, qui veut perpétuer l’espèce telle qu’elle est, ou préparer ce même corps à devenir un échelon dans la création de la race nouvelle. Car les deux ne peuvent se faire à la fois, et c’est à chaque minute qu’il faut opter entre demeurer dans l’humanité d’hier ou appartenir à la surhumanité de demain.
Il faut renoncer à être adapté à la vie telle qu’elle est et à y réussir, si on veut se préparer à la vie telle qu’elle sera et en être un membre actif et efficient.
Il faut refuser le plaisir, si on veut s’ouvrir à la joie d’être dans la beauté et l’harmonie totales.
Ceci nous mène tout naturellement à l’austérité vitale, celle des sensations, à la tapasyâ du pouvoir ; car l’être vital est le siège du pouvoir, de l’enthousiasme réalisateur.
C’est dans le vital que la pensée se change en volonté et devient un dynamisme d’action. Il est vrai aussi qu’il est le siège des désirs et des passions, des impulsions violentes et des réactions également violentes, des révoltes et des dépressions. Le remède ordinaire est de juguler l’être vital, de l’affamer en le privant de toutes sensations ; en effet c’est par les sensations qu’il se nourrit principalement et sans elles il s’endort, s’engourdit jusqu’ à l’inanition.
À dire vrai, le vital a trois sources de subsistance. Celle qui lui est la plus facilement accessible vient d’en bas, des énergies physiques, par l’intermédiaire des sensations.
La seconde se trouve dans son propre plan, quand il est suffisamment vaste et réceptif par le contact avec les forces vitales universelles.
La troisième, celle à laquelle il ne s’ouvre généralement que dans une grande aspiration de progrès, lui vient d’en haut par l’infusion et l’absorption des forces et de l’inspiration spirituelles.
Les hommes essayent toujours plus ou moins d’ajouter à celles-là une autre source qui est, en même temps, pour eux la source de la plupart de leurs tourments et de leurs infortunes. C’est l’échange de forces vitales avec leurs congénères, généralement en groupements par deux, que, le plus souvent, ils méprennent pour de l’amour, mais qui n’est que l’attraction de deux forces qui ont du plaisir à s’échanger.
Ainsi, si nous ne voulons pas affamer notre vital, les sensations ne doivent pas être rejetées, ni diminuées dans leur nombre et leur intensité ; il ne faut pas les éviter non plus, mais s’en servir avec sagesse et discernement. La sensation est un excellent moyen de connaissance et d’éducation ; mais pour servir ces fins, elle ne doit pas être utilisée égoïstement dans un but de jouissance, dans une recherche aveugle et ignorante de satisfaction propre et de plaisir.
Les sens doivent être capables de tout supporter sans dégoût ni déplaisir, mais en même temps, il leur faut acquérir et développer de plus en plus le pouvoir de discerner la qualité, l’origine et l’effet des vibrations vitales variées, afin de savoir si elles sont favorables à l’harmonie, la beauté et la bonne santé, ou si elles sont nuisibles à l’équilibre et au progrès de l’être physique et du vital. De plus, les sens doivent être utilisés comme instruments d’approche et d’étude des mondes physique et vital, dans toute leur complexité ; ainsi ils prendront leur place véritable dans le grand effort vers la transformation.
C’est en éclairant, en fortifiant et en purifiant le vital, non en l’affaiblissant, qu’on peut aider au vrai progrès de l’être. Se priver de sensations est donc aussi pernicieux que de se priver de nourriture. Mais de même que le choix de la nourriture doit être fait savamment et seulement en vue de la croissance et du bon fonctionnement du corps, de même, le choix des sensations et leur contrôle doit aussi être fait avec une austérité toute scientifique, en vue seulement de la croissance et du perfectionnement du vital, cet instrument supérieurement dynamique, qui est aussi essentiel au progrès que toutes les autres parties de l’être.
C’est en éduquant le vital, en le rendant plus raffiné, plus sensible, plus subtil, on devrait presque dire, plus élégant, dans le meilleur sens du mot, qu’on peut avoir raison de ses violences et de ses brutalités, qui sont, en somme, des crudités et des ignorances, des manquements au goût.
En vérité, le vital cultivé et illuminé peut être aussi noble, héroïque et désintéressé, qu’il est, spontanément et livré à lui-même, sans éducation, vulgaire, égoïste et perverti. Il suffit à chacun de savoir transformer en lui-même la recherche de la jouissance en aspiration vers la plénitude supramentale. Pour cela, si l’éducation du vital est poursuivie assez loin, avec persévérance et sincérité, il arrive un moment où, convaincu de la grandeur et de la beauté du but, le vital renonce aux mesquines et illusoires satisfactions sensorielles pour conquérir la joie divine.
Lorsqu’il est question d’austérité mentale, cela suggère immédiatement les longues méditations aboutissant au contrôle de la pensée et couronnées par le silence intérieur. Cet aspect de la discipline yoguique est trop connu pour qu’il soit nécessaire de s’étendre sur le sujet. Mais il en est un autre dont on s’occupe moins en général, c’est le contrôle de la parole.
À très peu d’exceptions près, seul le silence absolu est opposé au libre bavardage. Pourtant, il y a une austérité beaucoup plus grande et plus féconde dans le contrôle de la parole que dans son abolition.
Sur terre, l’homme est le premier animal qui puisse se servir de sons articulés, il en est très fier d’ailleurs et utilise cette capacité sans mesure ni discernement. Le monde est assourdi du bruit de ses paroles, et parfois l’on est tenté de regretter le silence harmonieux du règne végétal.
C’est d’ailleurs un fait bien connu que moins est grand le pouvoir mental, plus est nécessaire l’emploi de la parole. Ainsi, il est des gens primitifs et sans instruction qui ne peuvent pas du tout penser, à moins qu’ils ne parlent ; et on peut les entendre marmotter des sons, à voix plus ou moins basse. Car c’est leur seul moyen de suivre une pensée qui ne se formulerait pas en eux sans les mots prononcés.
Il y a aussi un grand nombre de gens, même parmi ceux qui ont reçu de l’instruction mais dont le pouvoir mental est faible, qui ne savent ce qu’ils veulent dire qu’à mesure qu’ils le disent. Cela rend leurs discours interminables et fastidieux. Car à mesure qu’ils parlent, leur pensée devient plus claire et plus précise, et ainsi ils sont obligés de répéter la même chose plusieurs fois afin de la dire de plus en plus exactement.
Il y a ceux qui doivent préparer à l’avance ce qu’ils auront à dire, et qui bafouillent s’ils sont obligés de parler à l’improviste, parce qu’ils n’ont pas eu le temps d’élaborer progressivement les termes exacts de ce qu’ils veulent dire.
Il y a enfin les orateurs-nés qui ont la maîtrise de l’élocution ; ils trouvent spontanément tous les mots nécessaires pour dire ce qu’ils veulent dire, et ils le disent bien.
Tout cela, pourtant, du point de vue de l’austérité mentale, ne sort pas de la catégorie des bavardages. Car j’appelle bavardage tous les mots prononcés sans qu’ils soient absolument indispensables.
Comment en juger ? dira-t-on. Pour cela, il faut d’abord classer d’une façon générale les différentes catégories de paroles prononcées.
Nous avons d’abord dans le domaine physique, tous les mots dits pour des raisons matérielles. Ce sont de beaucoup les plus nombreux, et dans la vie ordinaire, très probablement aussi les plus utiles.
Le constant bourdonnement des paroles semble l’accompagnement indispensable des besognes quotidiennes. Pourtant, dès qu’on s’exerce à réduire le bruit au minimum, on s’aperçoit que maintes choses se font mieux et plus vite dans le silence, et que cela aide à garder la paix intérieure et la concentration.
Si vous n’êtes pas seul et que vous viviez avec d’autres, prenez l’habitude de ne pas vous extérioriser constamment en paroles prononcées à haute voix, et vous vous apercevrez que peu à peu une compréhension intérieure s’établit entre vous et les autres ; vous pourrez alors communiquer entre vous en réduisant les mots au minimum, ou même sans mots du tout. Ce silence extérieur est très favorable à la paix intérieure, et avec de la bonne volonté et de la constance dans l’aspiration, vous pourrez créer une ambiance harmonieuse très propice au progrès.
Dans la vie en commun, aux mots concernant l’existence et les occupations matérielles, viendront s’ajouter ceux exprimant les sensations, les sentiments, les émotions. C’est ici que l’habitude du silence extérieur s’avère une aide précieuse. Car lorsqu’on est assailli par une vague de sensations ou de sentiments, ce silence habituel vous donne le temps de réfléchir et, si c’est nécessaire, de vous ressaisir avant de projeter en mots la sensation ou le sentiment éprouvé. Combien de querelles peuvent ainsi être évitées. Combien de fois on sera sauvé d’une de ces catastrophes psychologiques qui ne sont que trop souvent le résultat d’une incontinence verbale.
Sans aller jusqu’à cet extrême, il faut toujours contrôler les mots que l’on prononce et ne jamais laisser la langue être mue par un mouvement de colère, de violence ou d’emportement.
Ce n’est pas seulement la querelle qui est mauvaise dans ses résultats ; c’est le fait de prêter sa bouche pour que des vibrations mauvaises soient projetées dans l’atmosphère, car rien n’est plus contagieux que les vibrations du son et en donnant à ces mouvements l’occasion de s’exprimer on les perpétue en soi et chez les autres.
Il faut classer aussi parmi les plus indésirables des bavardages, tout ce qui est dit concernant les autres.
À moins que vous ne soyez responsable de certaines personnes, en tant que gardien, instructeur ou chef de service, ce que les autres font ou ne font pas ne vous regarde d’aucune manière et il faut vous abstenir de parler d’eux, de donner votre opinion sur eux et sur ce qu’ils font, ou bien de répéter ce que les autres peuvent en penser et en dire.
Il se peut que par la nature même de votre occupation, ce soit votre devoir de faire un rapport sur ce qui se passe dans un service, dans une entreprise, dans un travail en commun. Mais alors le rapport doit être limité à ce qui concerne le travail seul et ne pas toucher aux choses privées. Et d’une façon absolue il doit être tout à fait objectif. Vous ne devez permettre à aucune réaction personnelle, aucune préférence, aucune sympathie ou antipathie de s’y introduire. Et surtout, ne mélangez jamais vos mesquines rancunes personnelles au travail qui vous incombe.
Dans tous les cas et d’une façon générale, moins on parle des autres, même si c’est pour les louer, le mieux cela vaut. On a déjà tant de peine à savoir exactement ce qui se passe en soi-même, comment savoir avec certitude ce qui se passe chez les autres?
Abstenez-vous donc totalement de prononcer sur une personne un de ces jugements définitifs qui ne peuvent être qu’une sottise, si ce n’est une méchanceté.
Quand la pensée est exprimée par la parole, la vibration du son a un pouvoir considérable pour mettre la substance la plus matérielle en contact avec cette pensée et pour lui donner ainsi une réalité concrète et effective. C’est pourquoi il ne faut jamais médire des gens et des choses, ni exprimer par la parole prononcée à haute voix, les choses qui dans le monde contredisent le progrès de la réalisation divine.
C’est une règle générale absolue. Pourtant elle comporte une exception. Aucune critique ne doit être faite à moins qu’on n’ait en même temps le pouvoir conscient et la volonté active de dissoudre les mouvements ou les choses critiqués ou de les transformer. Ce pouvoir conscient et cette volonté agissante ont en effet la capacité d’infuser dans la matière la possibilité de réagir et de refuser la vibration mauvaise et finalement de la corriger au point qu’il lui devienne impossible de continuer à s’exprimer sur le plan matériel.
Seul peut le faire sans risque et sans danger, celui qui se meut dans les régions gnostiques et qui possède dans ses facultés mentales, la lumière de l’esprit et la puissance de la vérité. Celui-là, l’ouvrier du Divin, est libre de toute préférence et de tout attachement ; il a brisé en lui-même les limites de l’ego et il n’est plus qu’un instrument parfaitement pur et impersonnel de l’action supramentale sur la terre.
Il y a aussi tous les mots prononcés pour exprimer les idées, les opinions, les résultats des réflexions ou des études. Ici nous nous trouvons dans un domaine intellectuel et nous pourrions penser que dans ce domaine les hommes sont plus raisonnables, plus pondérés et que la pratique d’une rigoureuse austérité y est moins indispensable. Il n’en est rien pourtant, car même ici, dans ce séjour des idées et de la connaissance, l’homme a introduit la violence de ses convictions, l’intolérance de son sectarisme, la passion de ses préférences.
Ainsi il faudra, ici aussi, faire appel à l’austérité mentale et éviter soigneusement les échanges d’idées aboutissant aux controverses trop souvent acerbes et presque toujours oiseuses, ou bien les oppositions d’opinions qui se terminent par des discussions vives et même des disputes provenant toujours d’une étroitesse d’esprit facilement guérissable quand on s’élève assez haut dans le domaine mental.
En effet le sectarisme devient impossible quand on sait que toute pensée formulée n’est qu’une façon de dire quelque chose qui échappe à toute expression. Chaque idée contient un peu de vérité ou un aspect de la vérité. Mais il n’est pas d’idée qui soit en elle-même absolument vraie.
Ce sens de la relativité des choses est une aide puissante pour garder son équilibre et conserver une sereine pondération dans ses discours. J’ai entendu dire à un vieil occultiste qui possédait quelque sagesse : “Il n’y a pas de chose qui soit essentiellement mauvaise ; il n’y a que des choses qui ne sont pas à leur place. Mettez chaque chose à sa vraie place et vous obtiendrez un monde harmonieux.”
Pourtant, au point de vue de l’action, la valeur d’une idée est en fonction de son pouvoir pragmatique. Ce pouvoir est, il est vrai, très différent suivant les individus auxquels il s’applique. Telle idée qui a un grand pouvoir de propulsion chez un individu, peut en manquer totalement chez un autre. Mais ce pouvoir lui-même est contagieux.
Certaines idées sont capables de transformer le monde. Ce sont celles-là qui doivent être exprimées ; elles sont les étoiles maîtresses du firmament de l’esprit, celles qui serviront de guides pour conduire la terre vers sa suprême réalisation.
Enfin, nous avons toutes les paroles prononcées pour donner un enseignement. Cette catégorie s’étend du jardin d’enfants jusqu’aux cours universitaires, sans oublier toutes les productions humaines artistiques et littéraires qui veulent être distrayantes ou éducatives. Dans ce domaine, tout dépend de la valeur de la production et le sujet est trop vaste pour pouvoir être traité ici. C’est un fait que le souci éducatif est très en faveur actuellement et de louables efforts sont faits pour utiliser les nouvelles découvertes scientifiques en les mettant au service de l’éducation. Mais même en ceci une austérité s’impose à l’aspirant pour la vérité.
Il est généralement admis dans le processus éducatif qu’un certain genre de productions plus légères, plus futiles, plus amusantes est nécessaire pour réduire la tension de l’effort et reposer les enfants et même les adultes. À un certain point de vue, cela est vrai ; mais malheureusement cette admission a servi d’excuse pour légitimer toute une catégorie, de choses qui ne sont rien d’autre que l’efflorescence de tout ce qui est vulgaire, grossier et bas dans la nature humaine ; ses instincts les plus canailles, son goût le plus dépravé trouvent dans cette admission une bonne excuse pour s’étaler et s’imposer comme une nécessité inévitable.
Il n’en est rien pourtant ; on peut se délasser sans être crapuleux, se reposer sans être vulgaire, se détendre sans permettre à tout ce qui est grossier dans la nature de remonter à la surface. Mais du point de vue de l’austérité, ces besoins eux-mêmes changent de nature ; le délassement se transforme en silence intérieur, le repos en contemplation, la détente en félicité.
Ce besoin si généralement reconnu de distraction, de relâchement dans l’effort, d’oubli plus ou moins long et total du but de la vie, de la raison d’être de l’existence ne doit pas être considéré comme une chose tout à fait naturelle et indispensable, mais comme une faiblesse à laquelle on cède par manque d’intensité dans l’aspiration, par instabilité dans la volonté, par ignorance, inconscience, veulerie.
Ne légitimez pas ces mouvements et vous vous apercevrez bientôt qu’ils ne sont pas nécessaires et même à un moment donné ils vous deviendront répugnants et inacceptables. Alors toute une partie et non la moindre de la production humaine soi-disant récréative, mais en vérité avilissante, perdra son support et cessera d’être encouragée.
Il ne faudrait pas croire, cependant, que de la nature du sujet de conversation dépend la valeur des paroles prononcées.
On peut bavarder sur les sujets spirituels autant que sur tout autre et ces bavardages-là sont peut-être parmi les plus dangereux. Par exemple, le néophyte est toujours très anxieux de faire partager aux autres le petit peu qu’il a appris. Mais à mesure qu’il avance sur la voie, il s’aperçoit de plus en plus qu’il ne sait pas grand-chose et qu’avant de vouloir instruire les autres, il faut être bien sûr de la valeur de ce que l’on sait, jusqu’au jour où, devenu sage, il se rend compte que de nombreuses heures de concentration silencieuse sont nécessaires pour pouvoir parler utilement pendant quelques minutes.
D’ailleurs, dès qu’il est question de la vie intérieure et de l’effort spirituel, l’usage de la parole doit être soumis à une réglementation encore plus stricte et rien ne doit être dit à moins qu’il ne soit absolument indispensable de le dire.
C’est un fait bien connu qu’il ne faut jamais parler de ses expériences spirituelles si l’on ne veut pas voir s’évanouir en un moment l’énergie accumulée dans l’expérience et qui devait servir à hâter les progrès. La seule exception qui puisse être faite à la règle est à l’égard de son gourou, si on veut obtenir de lui quelque éclaircissement ou quelque enseignement sur le contenu et la signification de son expérience. En effet, c’est seulement à son gourou qu’on peut parler de ces choses sans danger, car seul le gourou par sa connaissance est capable d’utiliser pour votre bien les éléments de l’expérience comme de marchepieds pour des ascensions nouvelles. Il est vrai que le gourou lui-même est soumis à la même règle de silence en ce qui le concerne personnellement.
Dans la nature tout est en mouvement ; ainsi ce qui n’avance pas recule nécessairement. Le gourou doit faire des progrès au même titre que ses disciples, quoique ces progrès puissent ne pas être sur le même plan. Et pour lui aussi, parler de ses expériences n’est pas favorable : la force dynamique de progrès contenue dans l’expérience s’évapore en grande partie dans les mots. Mais d’autre part en expliquant ses expériences à ses disciples, il aide puissamment à leur compréhension et par suite à leurs progrès. C’est à lui dans sa sagesse de savoir dans quelle mesure il peut et doit sacrifier l’un à l’autre. Il va de soi que dans son récit ne doit entrer aucune forfanterie, aucune gloriole ; car la moindre vanité ferait de lui non plus un gourou mais un imposteur.
Quant au disciple, je lui dirai : “Dans tous les cas, sois fidèle à ton gourou quel qu’il soit ; il te mènera aussi loin que tu peux aller. Mais si tu as le bonheur d’avoir le Divin pour gourou, alors il n’y aura pas de limite à ta réalisation.”
Cependant, même le Divin, quand il s’incarne sur terre est soumis à la même loi de progrès. L’instrument de sa manifestation, l’être physique dont il s’est revêtu, doit être dans un constant état de progression et la loi de son expression personnelle est en quelque sorte liée à la loi générale du progrès terrestre. Ainsi même le dieu incarné ne pourra être parfait sur la terre que lorsque les hommes seront prêts à comprendre et à accepter la perfection. Ce sera le jour où pourra être fait par amour pour le Divin, ce qui se fait maintenant par devoir à son égard. Le progrès sera une joie, au lieu d’être un effort et souvent même une lutte. Ou plus exactement, le progrès se fera dans la joie avec la pleine adhésion de tout l’être, au lieu de se faire par coercition sur la résistance de l’ego, nécessitant un grand effort et parfois même une grande souffrance.
Pour conclure, je vous dirai : si vous voulez que votre parole exprime la vérité et qu’elle acquière ainsi le pouvoir du Verbe, ne pensez jamais à l’avance ce que vous voulez dire, ne décidez pas de ce qui est bon ou mauvais à dire, ne calculez pas quel sera l’effet de ce que vous allez dire. Soyez silencieux mentalement et gardez-vous sans vaciller dans l’attitude vraie, celle d’une aspiration constante vers la toute-sagesse, la toute-connaissance, la toute-conscience. Alors, si votre aspiration est sincère, si elle n’est pas un voile pour votre ambition de bien faire et de réussir, si elle est pure, spontanée et intégrale, alors vous pourrez parler très simplement, vous pourrez prononcer les mots qui doivent être dits, ni plus ni moins, et ils auront un pouvoir créateur.
De toutes les austérités, voici la plus difficile ; c’est l’austérité des sentiments et des émotions, la tapasyâ de l’amour.
En effet, dans le domaine du sentiment, plus peut-être que dans tout autre, l’homme a l’impression de l’inévitable, de l’irrésistible, d’une fatalité qui le domine et à laquelle il ne peut échapper.
L’amour (ou du moins ce que les êtres humains appellent de ce nom) est spécialement considéré comme un maître impérieux aux caprices duquel on ne peut se soustraire, qui vous frappe selon sa fantaisie et qui vous force à lui obéir, qu’on le veuille ou non. C’est au nom de l’amour que les pires crimes ont été perpétrés, que les plus grandes folies ont été commises.
Pourtant, les hommes ont inventé toutes sortes de règles morales et sociales dans l’espoir de contrôler cette force d’amour, de la rendre sage et docile ; mais ces règles semblent n’avoir été faites que pour être violées ; et la contrainte qu’elles opposent à son libre fonctionnement ne fait qu’augmenter sa puissance explosive. Car ce n’est pas par des règles que les mouvements de l’amour peuvent être disciplinés.
Seule une puissance d’amour plus grande, plus haute et plus vraie peut avoir raison des impulsions incontrôlables de l’amour. Seul l’amour peut gouverner l’amour, en l’illuminant, le transformant, le magnifiant. Car ici aussi, plus que partout ailleurs, le contrôle consiste non en une suppression, une abolition, mais en une transmutation, une sublime alchimie. C’est parce que de toutes les forces agissant dans l’univers, l’amour est la plus puissante, la plus irrésistible. Sans amour le monde retomberait dans le chaos de l’inconscience.
La conscience est, en vérité, la créatrice de l’univers, mais l’amour est son sauveur. Seule l’expérience consciente peut donner un aperçu de ce qu’est l’amour, de son pourquoi et de son comment. Toute transcription verbale est nécessairement un travestissement mental de ce qui échappe de toute part à l’expression. Les philosophes, les mystiques, les occultistes s’y sont tous essayés, mais en vain. Je n’ai pas la prétention de réussir là où ils ont échoué. Mais je veux dire en termes aussi simples que possible ce qui, sous leur plume, prend des formes si abstraites et compliquées. Mes mots n’auront pas d’autre but que de mener vers l’expérience vécue, et ils veulent pouvoir y mener même un enfant.
L’amour, dans son essence, est la joie de l’identité ; il trouve son ultime expression dans la félicité de l’union. Entre les deux sont toutes les phases de sa manifestation universelle.
Au début de cette manifestation, dans la pureté de son origine, l’amour est constitué de deux mouvements, les deux pôles complémentaires de l’élan vers la fusion complète. C’est d’une part le pouvoir d’attraction suprême et de l’autre le besoin irrésistible du don absolu de soi. Aucun mouvement ne pouvait mieux et plus que celui-là jeter un pont sur l’abîme qui se creusa quand, dans l’être individuel, la conscience se sépara de son origine et devint inconscience.
Il fallait ramener à soi ce qui avait été projeté dans l’espace, sans pour cela annuler l’univers ainsi créé. C’est pourquoi l’amour jaillit, puissance d’union irrésistible.
Il a plané au-dessus de l’ombre et de l’inconscience, il s’est dispersé, pulvérisé au sein de l’insondable nuit ; et c’est à partir de ce moment-là que commença l’éveil et l’ascension, la lente formation de la matière et sa progression sans fin.
N’est-ce point l’amour, sous une forme dévoyée et obscurcie, qui est associé à toutes les impulsions de la nature physique et vitale, comme l’élan de tout mouvement et de tout groupement, devenant tout à fait perceptible dans le règne végétal ; chez l’arbre et la plante, c’est le besoin de croître pour obtenir plus de lumière, plus d’air, plus d’espace ; chez les fleurs, c’est le don de leur beauté et de leur senteur dans un épanouissement amoureux ; et ensuite chez les animaux n’est-il pas derrière la faim, la soif, le besoin d’appropriation, d’expansion, de procréation, en résumé, derrière tout désir, conscient ou non, et chez les espèces supérieures, dans le dévouement, plein d’abnégation de la femelle pour ses petits.
Cela nous conduit tout naturellement à l’espèce humaine où, avec l’avènement triomphal de l’activité mentale, cette association atteint son point culminant, car elle est devenue consciente et voulue. En effet, dès que le développement terrestre l’a rendu possible, la nature s’est avisée d’utiliser cette sublime force d’amour pour la mettre au service de son oeuvre créatrice, en l’associant, la mélangeant à son mouvement de procréation. Cette association est même devenue si étroite, si intime que fort peu de consciences humaines sont assez éclairées pour pouvoir dissocier les mouvements l’un de l’autre et les éprouver séparément. Et c’est ainsi que l’amour a subi toutes les dégradations, c’est ainsi qu’il a été avili au niveau de la bête.
C’est à partir de ce moment-là aussi qu’apparaît clairement dans les oeuvres de la nature, sa volonté de reconstruire par étapes et gradations l’unité primordiale à l’aide de groupements de plus en plus nombreux et complexes.
Après s’être servie de la force d’amour pour rapprocher un être humain d’un autre et pour créer le groupe duel, origine de la famille, après avoir rompu les limites étroites de l’égoïsme personnel pour le changer en un égoïsme à deux, par la venue des enfants elle produit une entité plus complexe, la famille, et au cours des temps, à l’aide des associations multiples entre familles, des inter-échanges individuels et du mélange des sangs, les groupements plus grands sont formés : clans, tribus, castes, classes, pour aboutir à la création des nations.
Le travail de groupement s’accomplit simultanément sur les différents points du monde, cristallisé dans les races diverses ; et peu à peu la nature fera fusionner ces races elles-mêmes dans son effort pour construire une base matérielle et réelle à l’unité humaine.
Pour la conscience de la majorité des hommes, tout cela est l’effet des hasards de la vie ; ils ne se rendent pas compte de la présence d’un plan d’ensemble et ils prennent les circonstances comme elles viennent, plus ou moins bien selon leur caractère ; les uns sont satisfaits, les autres mécontents.
Parmi les satisfaits, il y a une certaine catégorie de gens qui sont parfaitement adaptés aux manières d’être de la nature, ce sont les optimistes. Pour eux les jours sont plus brillants parce qu’il y a les nuits, les couleurs sont vives à cause des ombres, les joies sont plus intenses à cause des souffrances, la douleur donne un plus grand charme au plaisir, les maladies octroient toute sa valeur à la bonne santé ; j’en ai même entendu dire qu’ils se réjouissaient d’avoir des ennemis parce que cela leur faisait apprécier davantage leurs amis ; en tout cas, pour tous ceux-là, les activités sexuelles sont une des occupations les plus savoureuses, les satisfactions gastronomiques font partie des délices de la vie dont on ne saurait se passer, et il est tout à fait normal de mourir puisqu’on est né : cela met fin à un voyage qui, s’il durait trop longtemps, deviendrait fastidieux.
En résumé, ils trouvent la vie très bien telle qu’elle est et ne se soucient pas de savoir si elle a une raison ou un but ; ils ne se tourmentent pas de la misère des autres et ne voient aucune nécessité au progrès.
Ceux-là, n’essayez jamais de les “convertir”, ce serait une faute grave. Si par malheur ils vous écoutaient, ils perdraient leur équilibre actuel sans pouvoir en trouver un autre. Ils ne sont pas prêts pour une vie intérieure, mais ce sont les favoris de la nature avec laquelle ils sont dans une alliance très intime et cette réalisation ne doit pas être inutilement dérangée.
À un degré moindre et surtout d’une façon moins durable, il y a d’autres satisfaits dans le monde. Leur satisfaction est due à la magie contenue dans l’action de l’amour. Chaque fois qu’un être rompt les limites étroites dans lesquelles son ego l’emprisonne, pour jaillir à l’air libre dans le don de soi-même, que ce soit à un autre être humain, ou à sa famille, à sa patrie ou à sa foi, il trouve dans cet oubli de soi un avant-goût des joies merveilleuses de l’amour, et cela lui donne l’impression qu’il entre en contact avec le Divin ; mais le plus souvent ce n’est qu’un contact fugitif, parce que dans l’être humain l’amour est tout de suite mélangé à des mouvements égoïstes et inférieurs, qui l’avilissent et lui enlèvent la puissance de sa pureté.
Mais même s’il restait pur, ce contact avec une existence divine ne pourrait pas toujours durer ; parce que l’amour n’est qu’un aspect du Divin et un aspect qui, ici-bas, a subi les mêmes déformations que les autres.
D’ailleurs, toutes ces expériences sont fort bonnes et utiles pour l’homme ordinaire, qui suit la voie normale de la nature dans sa marche trébuchante vers l’unité future. Mais elles ne peuvent contenter ceux qui veulent hâter le mouvement, ou plutôt qui aspirent à appartenir à un autre genre de mouvement plus direct, plus rapide, à un mouvement exceptionnel qui les libérera de l’humanité ordinaire et de sa marche interminable, afin qu’ils puissent participer à l’avance spirituelle qui les mènera par les chemins les plus prompts vers la création de la race nouvelle, celle qui exprimera la vérité supramentale sur la terre. Ces êtres d’élite doivent rejeter toute forme d’amour entre êtres humains, car si beau, si pur soit-il, il produit une sorte de court-circuit et coupe la connexion directe avec le Divin.
Pour celui qui a connu l’amour du Divin, toutes les autres formes de l’amour sont obscures, trop mélangées de petitesses, d’égoïsmes et d’ombres ; elles ressemblent à un marchandage ou à une lutte pour la suprématie et la domination ; et même chez les meilleurs elles sont pleines de malentendus et de susceptibilités, de froissements et d’incompréhensions.
En outre, c’est un fait bien connu que l’on finit par ressembler à ce que l’on aime. Si donc vous voulez ressembler au Divin, n’aimez que Lui. Seul celui qui a connu l’extase de l’échange d’amour avec le Divin peut savoir à quel point tout autre échange, quel qu’il soit, est en comparaison fade, terne et sans force. Et même s’il faut la plus austère discipline pour arriver à cet échange-là, rien n’est trop dur, trop long ou trop sévère pour y atteindre, car il surpasse toute expression.
C’est cet état merveilleux que nous voulons réaliser sur terre, c’est lui qui pourra transformer le monde pour en faire un lieu d’habitation digne de la Présence Divine. Et alors l’amour vrai et pur pourra s’incarner dans un corps qui ne sera plus pour lui un déguisement et un voile. Bien des fois, pour rendre la discipline plus facile et pour créer une intimité plus proche et plus aisément perceptible, le Divin sous sa forme d’amour la plus haute a voulu se revêtir d’un corps physique semblable en apparence aux corps humains ; mais chaque fois, enfermé dans les formes grossières de la matière, il n’est arrivé à exprimer qu’une caricature de lui-même.
Et pour pouvoir se manifester dans la plénitude de sa perfection, il attend seulement que les êtres humains aient fait quelques progrès indispensables dans leur conscience et dans leur corps ; car la vulgarité de la vanité de l’homme et la stupidité de sa fatuité prennent le sublime amour divin, quand il s’exprime dans une forme humaine, pour un signe de faiblesse, de dépendance et de besoin.
Pourtant l’homme sait déjà, obscurément d’abord mais de plus en plus clairement à mesure qu’il s’approche davantage de la perfection, que seul l’amour est capable de mettre fin aux souffrances du monde ; seules les joies ineffables de l’amour dans son essence peuvent balayer de l’univers la douleur cuisante de la séparation ; car c’est seulement dans l’extase de l’union suprême que la création découvrira sa raison d’être et son accomplissement.
Voilà pourquoi aucun effort n’est trop ardu, aucune austérité trop rigoureuse pour illuminer, purifier, perfectionner, transformer la substance physique afin qu’elle ne cache plus le Divin quand il prend forme extérieure en elle. Car alors pourra s’exprimer librement dans le monde cette merveilleuse tendresse divine qui a le pouvoir de changer la vie en un paradis de douce joie.
Ceci, me direz-vous, est l’aboutissement, le couronnement de l’effort, la victoire finale; mais pour arriver jusque-là que faut-il faire ? Quel est le chemin à suivre et quels sont les premiers pas sur la route ?
Puisque nous avons décidé de garder l’amour dans sa splendeur pour notre relation personnelle avec le Divin, nous le remplacerons dans nos relations avec autrui par une bienveillance et une bonne volonté totales et invariables, constantes et sans égoïsme ; elles ne s’attendront à aucune récompense, aucune reconnaissance, à aucune récognition même.
Quelle que soit la façon dont vous serez traité par les autres, vous ne permettrez jamais à aucun mauvais sentiment de s’emparer de vous ; et dans votre amour sans mélange pour le Divin, vous le laisserez entièrement juge de la manière dont il faut vous protéger et vous défendre contre l’incompréhension et la mauvaise volonté des autres.
C’est du Divin seul que vous attendrez vos joies et vos plaisirs. C’est en lui seul que vous chercherez et trouverez l’aide et le soutien. Il vous consolera de toutes vos peines, vous conduira sur le chemin, vous redressera si vous trébuchez et, si des moments de défaillance et d’épuisement se produisent, c’est Lui qui vous recevra dans ses puissants bras d’amour et vous enveloppera de sa douceur réconfortante.
Pour éviter tout malentendu, je tiens à dire ici que, par suite des exigences de la langue dans laquelle je m’exprime, je suis obligée de me servir du genre masculin quand je mentionne le Divin. Mais en fait la réalité d’amour dont je parle est au-delà et au-dessus de tout genre, masculin ou féminin, et quand elle s’incarne dans un corps humain, elle le fait indifféremment, dans un corps d’homme ou de femme suivant les besoins de l’oeuvre à accomplir.
En résumé, l’austérité du sentiment consiste donc à abandonner tout attachement affectif, de quelque nature qu’il soit, amoureux, familial, patriotique ou autre, pour se concentrer dans un attachement exclusif pour la Réalité Divine ; cette concentration trouvera son aboutissement dans une identification intégrale et servira d’instrument à la réalisation supramentale sur la terre.
Ceci nous mène tout naturellement aux quatre libérations qui seront les aspects concrets de cet accomplissement. La libération des sentiments sera en même temps la libération de la souffrance, dans une réalisation totale de l’unité supramentale.
La libération mentale, ou libération de l’ignorance, établira dans l’être le mental de lumière, ou conscience gnostique, dont l’expression aura la puissance créatrice du verbe.
La libération vitale, ou libération des désirs, donne à la volonté individuelle le pouvoir de s’identifier parfaitement et consciemment à la volonté divine et produit la paix et la sérénité constantes, ainsi que la puissance qui en résulte.
Enfin, couronnant tout le reste, vient la libération physique, ou libération de la loi des conséquences matérielles.
Par la maîtrise totale de soi, on n’est plus l’esclave des lois de la nature, qui font agir par impulsions subconscientes ou semi-conscientes et maintiennent dans l’ornière de la vie ordinaire. Grâce à cette libération, c’est en toute connaissance de cause qu’on peut décider du chemin à suivre, choisir l’action à accomplir et se dégager de tout déterminisme aveugle, pour ne laisser intervenir dans le cours de la vie que la volonté la plus haute, la connaissance la plus vraie, la conscience supramentale.
Bulletin, août 1953
MERE MiraAlfassaLa Mère
in « Éducation » pages 55-82
publié par Sri Aurobindo Ashram – Pondichéry – Inde 1981
diffusé par SABDA
http://intyoga.online.fr
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Maître

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Si tu veux étancher ta soif, creuse ton terrain et tu trouveras la source car elle est en toi.

Creuse ton puits, ainsi tu auras toujours de l’eau partout où tu iras.

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la source est en toi.

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N’oublie jamais que celui qui compte sur la richesse d’autrui est semblable à celui qui fait un beau rêve dans lequel il reçoit beaucoup d’argent, et qui constate au réveil que sa poche est vide. Le bien des autres est pour nous comme la fortune d’un rêve.

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