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Boson de Higgs, la particule de Dieu

Cette particule élémentaire constitue l'une des clefs de voûte de la physique des particules.

Méditations Kabbalistiques

Méthode de méditation d'aprés Rav Aboulafia

L'imcomptatiblité de la Glande Pinéale et les Ordinateurs

Des études scientifiques révèlent que les cristaux de silicium polluent notre glande

Qu'est ce que le Saut Quantique

La partie spirituelle du cerveau serait la glande pineale est permettrait ce saut quantique par un changement brusque de l'état de manière pratiquement instantanée.

mardi 27 octobre 2015

Abraham, l âme des multitudes, "Va vers toi"

Abraham, l âme des multitudes, "Va vers toi", va pour toi-même!

Voici une étude du texte biblique qui nous amène en entrant dans son intériorité, le sens caché du merveilleux voyage d'Abraham.
Au tout debut du chapitre, le nom d'Abraham était Abram.

"YKVK(un des noms de Dieu), dit à Abram: "Lekh lekha", Va pour toi, va vers toi, de ta terre et de ton enfantement et de la maison de ton père, vers la terre que je te montrerai" (Gen 12,1)
"Va pour toi", voilà la réponse à ta question.
Abram signifie en hébreux "Av-Ram, père-des multitudes" ou père d'en Haut. Donc, Abraham est le messager de la transcendance.

Nous allons donc étudiez ce passage à différents niveaux.
- Au premier degré, ce texte nous apprend qu'Abram entend la voix de YKVK et obéit à son injonction de partir.
"Térah" son père, fabriquait des idoles. On le sait par Josué. Abram fuit donc l’idolâtrie, la religion aliénante de ceux qui ne sont non-libres, soumis aux dieux, fidèles a leurs peurs et attachés aux apparences du monde. 
En fait, Dieu le libère de sa tribu, de ses coutumes et de ses croyances. 
- Au deuxième degré, YKVK, ne dit pas: "Viens vers moi", comme on pourrait s'y attendre de la part d'un Dieu qui entendrait lutter contre l’idolâtrie et le polythéisme. YKVK ne tente pas de remplacer l’aliénation aux multiples dieux  par une aliénation au Dieu Unique. Il dit "Va vers toi", Va pour toi", parce qu'il s'agit de tout autre chose!
 "Va-t'en pour toi", pour te connaitre toi-même, pour rencontrer les hauteurs dont tu es le père. Abram  s'appelle père des Hauteurs.

On dira alors qu’après notre éveil, cela devient notre deuxième naissance, bien après être venu au monde, nous nous donnons naissance à nous mêmes en acceptant notre liberté.
Quitte tes habitudes et tes désirs anciens, tes conditionnements, tes attaches, tes liens et ta prison quotidienne. YKVK, pousse chacun d'entre nous à se libérer. Laisse tes anciennes références, tes dieux, tes idées toutes faites; laisse absolument tout. Tout est possible dans cette seconde vie grâce à ce nouveau départ. Par pour te trouver, te re-trouver car il n'y a qu'ailleurs que nous sommes neufs (on dirait aujourd'hui, donne toi la possibilité de faire "un saut Quantique"

"YKVK" s'occupe toujours de avant tout de t'émanciper. Même lorsqu'il tonne des commandements, c'est pour te libérer. Certains ne s'en occupent pas, quelques'uns se libèrent en une seconde (la techouvah), d'autres y consacrent leur vie. "Va pour toi", que le vertige de la liberté te fasse moins peur que les certitudes des contraintes, dépasse ton conditionnement social, le bien et le mal, vers la transcendance des contraires.

- Au troisième degré, dans le Talmud, il se trouve une question que traitèrent les écoles de Rav Hillel et Rav Chamai: "Est il préférable de ne pas naître?
 Ou la vie, pour le vivant est une bénédictions?" (TB ER 13b), sujet traité pendant plus de 2 années.
Nous n'allons pas entré ici dans le sujet, mais voyons les implications des deux réponses possibles.
. Si tu prétends qu'il eut mieux valu n'avoir jamais été, alors tu dois être prêt à renier tout ce que tu es, tout ce que tu as fait jusqu'à maintenant, tout ce que tu es devenu.
Il y a une invitation à bien peser la portée de cette décision. Ton chemin spirituel, consiste dans ce cas là à expliquer à Dieu comment cesser de créer le monde et la vie. Cela commencerait par nous même et devrons découvrir par nous même comment dé-naître de notre vivant. Il nous faudrait nous demander ce que signifient Etre et n’Etre pas, et plus encore, ce que suppose n'avoir jamais été.
. Si nous pensons, c'est une bénédictions d'avoir été crée, tu dois préciser pourquoi?
 et dans cet exercice nous vas découvrir quelque chose...de notre propre désir d’Être.
La tradition juive nous transmet ce commentaire laconique: " il aurait mieux valu pour l'homme ne pas avoir été créé, mais puisqu'il l'a été, il lui appartient d'examiner sa conduite"
Donc pour répondre à une forme de la question existentielle: "Pourquoi la vie ou est il préférable de ne pas naître", les rabbins renvoient chacun à lui même "il lui appartient d'examiner sa conduite"

Examiner sa conduite, c'est s'interroger sur le sens de sa vie, de ses actes, puis observer leurs motivations, chercher en soi, à la racine de tout acte, la pulsion qui en déclenche l'idée, le besoin, la nécessité,....le Désir.

Une réponse personnelle et universelle se révèle dans cette introspection: je veux vivre.
La racine du moindre de mes actes , quelque soit les formes de lesquelles ils s'expriment, ce sont toujours le désir d’être et le désir de vivre, apercevoir cet réponse , et même assumer être le créateur de sa propre pulsion voilà un chemin possible pour son progrés spirituel.

"Va vers toi", Abraham va découvrir ce qu'il n'aurait pas vu s'il n'était pas allé vers lui-même: au delà du désir, bons ou mauvais, il a contemplé le désir tout court, ni bon ni mauvais voir au delà, le désir d’être..."Adam, le père de l'humanité, affirme que les mesures de l'intérieur et de l'extérieur de sa tombe sont identiques, cad que les parois n'ont pas d'épaisseur. Il nous indique qu'entre ce monde -ci et l'autre , la frontière est sans mesure, sans importance. La vie et la non vie ont quelque chose de commun (voir l'article la lumière à partir de rien) 
Ce quelque chose , c'est le désir d’être ou le non désir d’être. Va vers toi même pour le savoir par toi-même.
Dans le Zohar, il est dit: "les justes se mettent à l’écoute de leur voix" alors que les injustes sont privés de leur lumière, leur lumière est dispersée vers l'extérieur, dans l'extériorité. Ils vivent dans des désirs sans percevoir leurs racines.
Le juste, lui écoute sa voix au plus profond de lui même "Va vers toi-même" Lorsque nous quittons tout qui est alors notre guide ? Ou sont nos repères, le lieu de la connaissance, la sagesse? interroge Job (job 28.13). En toi, nulle par ailleurs, déplace ton intention vers l'intérieur du monde , au plus profond de toi, et dévoile alors ton désir d’Être.  

- Au quatrième degrés, le niveau secret, tout va être élucider. Abraham, représente l’Âme de l’âme enseigne un maître. 
Le propre de l'homme est d'oublier d'ou il vient.
Le rôle de Dieu est de le lui demander sans cesse: d'ou viens tu? Ou vas tu ? (Gen 3.9). Mais l'ennui, c'est que l'homme lui retourne la question, Qui suis je? D’Où viens-je ? Ou vais je?
"Va vers toi-même!", tu viens de toi même et tu vas vers toi même.
Certains désirent avoir des enfants, ils veulent les voir installé et heureux, d'autres veulent réussir leurs carrières, devenir riche, célèbre, travailler.....
Mais quelle est la racine de ces désirs? 
Va vers toi même, mets toi à l'écoute de ta voix, du lieu ou tu te trouves , "Ici et Maintenant"
Abram et Abraham, c'est chacun de nous . Avant qu'Abraham ou Abram, l’Âme de l’âme était avec l’Être YKVK. L’Âme de ton âme aussi car c’était la même car à ce niveau tout est UN.
Au niveau métaphysique, "...de ta terre" c'est ton lieu originel, "...de ta maison" c'est la présence et"... de ton père" c'est le saint, "... vers la terre que je te montrerai..." c'est ce monde ci, si tu accepte de naître, de t'éveiller car (tu possédes le libre arbitre).
"le lieu originel", le maitre désigne l’Âme de ton âme, le désir Initial.
"la présence du saint", c'est l'ame, le souffle de vies (Rouah ou les sentiments) qui pénètre le corps au moment de la création du corps.
"ce monde", représente le corps

"Va pour toi", l’Âme de ton âme au sein de l'UN désire l’être, la vie, le monde, et pour répondre à ces aspirations, elle doit se séparer de sa source qui est l’être absolu. YKVK, lui accorde ce désir.
Le Désir qui a frémi au sein de l'Un le ״י״, et qui a eu la création des mondes, pour conséquence,est le meme que celui de l’Âme de ton âme. L'enfantement de tous les enfantements, c'est le départ.
Tu es le fils de ton père et de ta mère, et le petit fils de quatre grands-parents, mais nos parents ne nous apportent que le corps de chair nécessaire pour vivre dans ce monde. Fondamentalement, tu es ton propre père.
Mais une fois, dans ce monde, YKVK s'adresse à l’Âme de l'âme qui a désiré s'en aller dans ce monde-ci "Va vers toi-même" Maintenant, que tu es né, observe le désir d’être qui ta fait naître est le sage voit alors ce qu'il prenait pour un exil est en fait fait un Exode!
L'exil est un départ involontaire, un séjour force, un acte sans désir, l'Exode est une Libération, une aventure, un départ désiré, un commencement...

de l'En Haut à l'En Bas et de l'En Bas à l'En  Haut:

- de Haut en Bas, YKVK, accorde à l’Âme de l’âme qui désire être, son désir d’Être.
- de Bas en Haut, YKVK, enjoint à l'homme "va vers toi même", ainsi si il entend l'appel, son âme se connectera à la source.

Malheureusement, l'homme a tendance à oublier sa source, ainsi l’Âme de l'âme ne s'éveille en l'homme que par la sagesse ou par la crainte ( cad par la voie de la dualité de l'arbre de la connaissance)
 Le but est d'éveiller en soi , de façon à ce que Tout soit en soi. Un vouloir unifié, un désir assumé, une union du Divin et de l'humain... "la voie du milieu,  l'arbre de Vie" 

.par la sagesse ou par la crainte, nous ne parlons pas d'une peur, nous parlons d'une crainte amoureuse comme l'amoureux qui craint de perdre de vue sa bien aimée....


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La libération de notre mentale


sriaurobindo


Maître de la libération mentale


Extrait de : « SRI AUROBINDO ou l’aventure de la conscience » par Satprem

« Tous les êtres mentaux développés, du moins ceux qui dépassent la moyenne, doivent, d’une façon ou d’une autre, à certains moments de l’existence et dans certains buts, séparer les deux parties de leur mental : la partie active, qui est une usine de pensées, et la partie réservée, maîtresse, à la fois Témoin et Volonté, qui observe, qui juge, rejette, élimine ou accepte les pensées, ordonnant les corrections et les changements nécessaires; c’est le Maître de la maison mentale, capable d’indépendance.
Mais le yogi va encore plus loin; il est non seulement le maître du mental, mais, tout en étant dans le mental, il en sort pour ainsi dire, et il se tient au-dessus ou tout à fait en arrière, libre.
Pour lui, l’image de l’usine de pensées n’est plus valable, car il voit que les pensées viennent du dehors, du Mental universel ou de la Nature universelle, parfois formées et distinctes, parfois sans forme, puis elles reçoivent une forme quelque part en nous.
Le travail principal de notre mental est de répondre et d’accepter ou de refuser ces ondes de pensée (de même pour les ondes vitales et les ondes d’énergie physique subtile), ou de donner une forme mentale personnelle à cette substance mentale (ou aux mouvements vitaux) venus de la Nature-Force environnante.
J’ai une grande dette envers Lélé pour m’avoir montré ce mécanisme : « Asseyez-vous en méditation, me dit-il, mais ne pensez pas, regardez seulement votre mental; vous verrez les pensées entrer dedans. Avant qu’elles ne puissent entrer, rejetez-les, et continuez jusqu’à ce que votre mental soit capable de silence complet. »
Je n’avais jamais entendu dire avant, que les pensées puissent venir visiblement du dehors dans le mental, mais je ne songeai pas à mettre en doute cette vérité ou cette possibilité; simplement, je m’assis et fis comme il m’était dit. En un instant, mon mental devint silencieux comme l’air sans un souffle au sommet d’une haute montagne, puis je vis une, deux pensées venir d’une façon tout à fait concrète, du dehors. Je les rejetai avant qu’elles ne puissent entrer et s’imposer à mon cerveau. En trois jours, j’étais libre. À partir de ce moment, l’être mental en moi devint une Intelligence libre, un Mental universel. Ce n’était plus un être limité au cercle étroit des pensées personnelles, comme un ouvrier dans une usine de pensées, mais un récepteur de connaissance qui recevait des cent royaumes de l’être, libre de choisir ce qu’il voulait dans ce vaste empire de vision et ce vaste empire de pensée. »
Parti d’une petite construction mentale où il se croyait à l’aise et très éclairé, le chercheur regarde derrière lui et il se demande comment il a pu vivre dans pareille prison. Il est frappé surtout de voir comment pendant des années et des années, il a vécu entouré d’impossibilités, et comme les hommes vivent derrière des barrières :  » On ne peut pas faire ceci, on ne peut pas faire cela, c’est contraire à telle loi, contraire à telle autre, c’est illogique, ce n’est pas naturel, c’est impossible… »
Et il découvre que tout est possible, et que la vraie difficulté est de croire que c’est difficile. Après avoir vécu vingt ans, trente ans dans sa coquille mentale, comme une sorte de bigorneau pensant, il commence à respirer au large. Et il s’aperçoit que l’éternelle antinomie intérieur-extérieur est résolue, qu’elle aussi faisait partie de nos calcifications mentales.
En vérité, le « dehors » est partout dedans! nous sommes partout! l’erreur est de croire que si nous pouvions réunir d’admirables conditions de paix, de beauté, de campagne solitaire, ce serait beaucoup plus facile; parce qu’il y aura toujours quelque chose pour nous déranger, partout, et que mieux vaut se résoudre à briser nos constructions et à embrasser tout ce « dehors » – alors nous serons partout chez nous.
De même pour l’antinomie action-méditation; le chercheur a fait le silence en lui et son action est une méditation (il entreverra même que la méditation peut être une action); qu’il fasse sa toilette ou qu’il règle ses affaires, la Force passe, passe en lui, il est à jamais branché ailleurs. Et il verra enfin que son action devient plus clairvoyante, plus efficace, plus puissante, sans pour autant empiéter sur sa paix :
« La substance mentale est tranquille, si tranquille que rien ne peut la troubler. Si les pensées ou les activités viennent… elles traversent le mental comme une bande d’oiseaux traverse le ciel dans l’air immobile. Elles passent, ne dérangent rien, ne laissent pas de traces. Même si un millier d’images ou les événements les plus violents nous traversaient, l’immobilité tranquille resterait, comme si la texture même du mental était faite d’une substance de paix, éternelle et indestructible. Le mental qui est parvenu à ce calme peut commencer à agir, il peut même agir intensément et puissamment, mais il gardera toujours cette immobilité fondamentale, ne mettant rien en mouvement par lui-même, recevant d’En-Haut et donnant à ce qu’il a reçu, une forme mentale, sans rien y ajouter de son cru, calmement, impartialement, mais avec la Joie de la Vérité et la puissance, la lumière de son passage. »
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"Va pour Toi" ou Connais toi, toi meme

« Connais-toi toi-même… » Toute la science, toute la sagesse est là : se connaître, se retrouver, la fusion du moi inférieur et du Moi supérieur.
Le symbole de l’initié qui a réussi à se retrouver est le serpent qui se mord la queue.
Le serpent qui rampe sur le sol est une ligne droite ou sinueuse, et cette ligne est limitée. Le serpent qui se mord la queue devient un cercle, et le cercle, c’est l’infini, c’est l’illimité, c’est l’éternité.
L’homme qui a réussi à réaliser le symbole du cercle pénètre dans un monde où il n’y a plus de limites, où il n’y a plus de séparation entre le haut et le bas, car toutes les puissances, les richesses et les vertus que le vrai Moi, le moi supérieur possède s’infusent devant le moi inférieur. Le petit et le grand ne font plus qu’un et l’homme devient une divinité…
L’esprit de l’homme est omniscient, tout-puissant et il participe à tout ce qui se passe dans l’univers.
Mais comme ses organes physiques ne sont pas encore perfectionnés pour transmettre ces impressions à la conscience, l’homme lui-même ne sait rien, il ne sent rien.  »
Alors, direz-vous, que devons-nous faire, renforcer l’esprit, l’éclairer, l’éduquer? »
Non, c’est du corps physique qu’on doit s’occuper pour le renforcer, le purifier, le spiritualiser, le diviniser.
« Les alchimistes avaient raison de ne s’occuper que de la matière pour la transformer. Nous aussi, nous devons travailler dans ce sens, nous devons veiller à donner à notre corps physique une nourriture et des boissons pures, l’air pur, les rayons du soleil et même ce qui existe de plus beau comme formes, couleurs, sons, musiques, parfums.
L’esprit, lui, n’a pas besoin de tout cela, il est partout, omniscient comme Dieu. C’est de notre matière que nous devons nous occuper pour la transformer; notre esprit aura ainsi de plus en plus de possibilités pour se manifester dans toute sa splendeur. »
Voilà encore une question qui n’est pas tellement bien comprise, même par les spiritualistes. On croit que c’est l’esprit qu’il faut purifier, ennoblir et, au contraire, négliger le corps physique, le mépriser même. Comme l’esprit se manifeste à travers le corps, d’une façon imparfaite, on croit que c’est l’esprit qui est imparfait et qui doit être développé, renforcé, purifié.
Non, l’esprit est fait d’une matière subtile, lumineuse, indestructible; il est éternel, une étincelle sortie de Dieu, et il n’a pas besoin d’être instruit. C’est ce que l’on comprend avec le phénomène de la clairvoyance.
Prenons par exemple le cas du clairvoyant américain Edgar Cayce. C’était un homme simple, presque sans instruction. Mais quand il était sous hypnose, il faisait preuve d’une immense science dans toutes les matières : la médecine, l’histoire… Il voyait aussi les réincarnations des gens, les crimes qu’ils avaient commis, les raisons pour lesquelles ils étaient dans tel ou tel état. Mais quand il revenait à lui, il ne se souvenait plus de rien. Ce qui prouve bien que lorsque son esprit a la possibilité d’échapper aux limitations du corps dans lequel il est enfermé, l’homme devient omniscient.
L’esprit a des facultés infinies, mais il faut lui donner des conditions favorables pour se manifester.
Il y a des cas aussi où certains êtres, des penseurs, des artistes surtout, entrent dans des états tellement extraordinaires d’inspiration et d’enthousiasme qu’ils arrivent à toucher des réalités sublimes, et quand ils reviennent de cet état, c’est à peine s’ils comprennent ce qui leur est arrivé. Cela prouve bien que si on améliorait dans l’homme, ses capacités de réception et de perception, si on le mettait dans des conditions où l’esprit peut se manifester davantage, on se rendrait compte des possibilités inouïes de l’esprit.
Prenons aussi l’exemple d’un homme qui est mentalement retardé ou malade; son esprit, lui, n’est ni malade ni retardé, mais c’est l’organe au travers duquel son esprit doit se manifester, son cerveau, qui contient quelques anomalies. C’est exactement comme un virtuose auquel on donnerait un piano détraqué. Quoi qu’il fasse et quelle que soit sa bonne volonté, il n’en tirera que des sons épouvantables. Ce n’est pas le virtuose qui est fautif, c’est le piano.
Le cerveau à travers lequel l’esprit doit se manifester est exactement comme le piano sur lequel doit jouer le virtuose. Donc, vous voyez, c’est sur le corps que l’on doit travailler pour le purifier, l’assouplir, parce qu’il est encombré de tellement d’impuretés et d’éléments hétéroclites que même l’esprit le plus évolué n’arrive pas à transmettre quoi que ce soit de sa lumière ou de sa force.
L’esprit est une étincelle divine, tous les pouvoirs, tout le savoir du Seigneur sont contenus dans sa quintessence, seulement il faut lui donner un instrument convenable. Le corps physique est justement un des instruments les meilleurs que Dieu ait donnés à l’homme, un instrument d’une extraordinaire richesse, construit avec une sagesse inexprimable. Et voilà que certains ont méprisé et rejeté le corps physique parce que c’est de la matière, tandis que l’esprit, vous comprenez, l’esprit est noble, divin…
Vous me direz, bien sûr, qu’actuellement les humains ont compris l’importance du corps physique. Oui, mais pas dans le sens où ils auraient dû comprendre : ils s’occupent du corps physique pour lui donner la nourriture, le confort, les plaisirs sexuels, pour le rendre séduisant, attirant, et non pour en faire un instrument de l’esprit et transmettre à travers lui, toute la sagesse céleste.
Dans sa deuxième épître aux Corinthiens, saint Paul dit :  » Vous êtes le temple du Dieu Vivant. » Est-ce l’esprit ou bien le corps qui est le temple de Dieu. Ce n’est pas l’esprit qui peut être le temple puisqu’il est immatériel; l’esprit est l’officiant, celui qui fait la cérémonie. Le temple, c’est le corps physique. C’est clair, mais les chrétiens n’ont rien compris. Combien de choses sont dites dans les Évangiles et dont il faut encore éclairer le sens!
L’esprit est fils de Dieu, un principe immortel.
Que pouvons-nous lui ajouter de plus? Mais le corps physique, c’est là notre travail!
Nos difficultés, nos problèmes, nos souffrances, c’est le corps physique. Il faut le rendre tellement pur, tellement invulnérable, tellement inaccessible au mal et aux maladies, tellement vivant et subtil, qu’il devienne vraiment le porte-parole de l’esprit, un moyen d’expression pour tout le Ciel, afin que toutes les merveilles de l’univers puissent se manifester à travers lui.
Pour le moment, bien sûr, le corps physique n’est pas un temple, mais une taverne où tout l’Enfer est invité à se régaler. On se sert de lui pour les choses les plus abominables, on pense qu’il est là pour ça. On ne sait pas de quoi, en réalité, il est capable : il est capable de guérir, il est capable de projeter des lumières, des parfums, de se déplacer dans l’espace…
Vous verrez, un jour, on fera des merveilles avec le corps physique.
Pour l’esprit, c’est très facile : quand il quitte le corps, qui est lourd et pesant, il peut aller partout, rien ne le retient, il va jusqu’aux étoiles, il pénètre les océans… Mais le corps n’est pas encore prêt pour de telles entreprises.
Ce que je vous dis là est très important.
L’histoire de l’humanité montre que très rarement les humains ont su quelle place ils devaient accorder respectivement à l’esprit et au corps. Pour certains, il n’y a que l’esprit, et le corps est tellement négligé qu’il dépérit. Mais si le corps était tellement méprisable et que seul l’esprit comptait, on ne devrait pas descendre sur la terre, on devrait rester en haut, là où est l’esprit.
Si on est descendu s’incarner sur la terre, c’est qu’il y a tout un travail à faire.
La mission de l’esprit est de descendre, de prendre un corps physique pour travailler sur la terre, et la transformer en un magnifique jardin où le Seigneur viendra se promener. Si on devait rejeter la matière, qu’est-ce qu’on vient y faire? Pourquoi s’enfoncer dans cette matière si ce n’était pas pour la sublimer, pour la rendre lumineuse et transparente comme l’esprit?
Quand Jésus disait : « Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel », lui aussi parlait pour que la splendeur de l’esprit descende dans la matière. Malheureusement, quand les humains s’incarnent sur la terre, ils ne se souviennent pas pourquoi ils sont descendus et ils s’en retournent en haut après avoir tout saccagé et tout sali.
Il arrive maintenant une nouvelle époque où les humains doivent faire un travail gigantesque en s’adaptant aux nouveaux courants qui viennent du Ciel. C’est la terre qui compte maintenant, il faut améliorer la terre, le corps physique, la matière, il faut tout sublimer en faisant descendre l’esprit, car c’est l’esprit qui anime, c’est l’esprit qui illumine… Il faut projeter l’esprit sur la matière pour que la matière devienne esprit. Faites pénétrer votre pensée, qui est une partie de l’esprit, dans toutes les cellules de votre corps et vous verrez comment tout va être transformé!
Cette question de l’esprit et de la matière est infinie, car, sous d’autres formes, l’esprit et la matière, c’est l’homme et la femme, le positif et le négatif, l’émissif et le réceptif, le ciel et la terre. Rien n’est plus important que ces deux principes. Mais il faut comprendre quels sont leur place et leur rôle respectifs pour ne pas privilégier l’un au détriment de l’autre.
Les humains ont toujours tendance à aller dans les extrémités : ou ils sont seulement pour l’esprit et ils négligent la matière, ou ils sont seulement pour la matière et l’esprit est parti. C’est ce qui se produit à l’heure actuelle. On s’occupe de la matière sans y introduire l’esprit et la matière reste inerte, inanimée.
Tandis qu’en y introduisant la vie, elle devient expressive. La preuve, pourquoi un homme ou une femme peuvent-ils être tellement attirants, tellement expressifs? À cause de l’esprit qui est en eux et qui anime leur matière. Et c’est tellement vrai que, lorsque l’homme meurt, la matière de son corps non seulement n’est plus vivante, mais commence à se putréfier. C’est l’esprit qui fait tout à travers la matière. La matière est morte sans l’esprit…
Omraam Mikhaël Aïvanhov
Extrait /CONNAIS-TOI TOI-MÊME JNANI YOGA
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dimanche 11 octobre 2015

Connaissez-vous le yoga juif ? | CLES



Connaissez-vous le yoga juif ?

Entretien avec Marc-Alain Ouaknin, par Patrice van Eersel




Entretien avec Marc-Alain Ouaknine, par Patrice van Eersel

Nouvelles Clés : Les religions bibliques sont fondées sur l'idée que l'infini est ineffable et que le Tétragramme (YHWH) ne se prononce pas. Mais pour les juifs, comme pour les chrétiens ou les musulmans, Dieu est en colère, Dieu est content, Dieu est clément, Dieu est vengeur, Dieu pense que ceci est bon ou cela mauvais... et Dieu porte une barbe ! Ne pourrait-on pas dire que, dans le dialogue interreligieux actuel - que nous avons tendance à banaliser, alors qu'il est tout-à-fait inédit dans l'histoire -, les Extrême-Orientaux nous interpellent sur l'indicibilité de l'essentiel, avec leur “vide ultime” qui a paru si effrayant à nos ancêtres ? Le mélange juif + bouddhisme par exemple (que les Américains appellent “jewbou”) est étonnamment novateur !


Marc-Alain Ouaknin : Ce que vous dites me touche beaucoup. De son côté, l'Extrême-Orient n'est pas tellement intéressé par l'histoire du monothéisme, qui est foncièrement attaché à un lieu, le Moyen-Orient. Par contre, de notre côté, s'il a été nécessaire à un certain moment de faire appel à l'Extrême-Orient, pour désamorcer le piège de la personnification du Tétragramme ineffable, c'est qu'il y a dans la pensée juive quelque chose qui est de l'ordre de l'oubli.

De la même façon que Heidegger parle de l'histoire de la métaphysique occidentale comme d'un “oubli de l'être”, je dirais que l'histoire du judaïsme occidental est celle d'un “oubli du non-être” (on ne peut définir le divin que par ce qu'il n'est pas). Mais cet oubli est lié à la nature même de ce non-être, c'est-à-dire à la dimension du caché. L'histoire de la pensée juive est double : c'est celle d'une pensée dévoilée, visible, mais aussi celle d'une pensée cachée, transmise de génération en génération et apparaissant de nos jours sous le nom de Kabbale. Tout l'ésotérisme juif est précisément une réflexion sur les noms de Dieu, sur le Tétragramme, et se trouve en permanence à la recherche de cette expérience de l'Ineffable. Quand on regarde les mystiques juifs, dès le xiie siècle, en particulier Abraham Aboulafia, qui fut à la fois élève et maître de Maimonide l'Andalou, on s'aperçoit qu'il y a des expériences, non seulement intellectuelles ou mystiques, mais des expériences physiques, psychologiques, de méditation, de prononciation, de respiration... Il existe véritablement un yoga juif, et ceci depuis Moïse.

N. C. : Pourriez-vous nous en dire un peu plus ?

M.-A. O. : Ce sont des exercices pratiques de méditation, liés à la respiration et à des postures. Aboulafia met ça au point vers 1140, d'abord en Espagne, puis en Italie où il émigre, puis en Sicile où il créé des groupes de méditation, dont on a gardé toutes les descriptions, parce qu'il a beaucoup écrit. C'est Moshé Hiddel, qui révèle Aboulafia dans toute son ampleur, puisque, contrairement à Sholem, l'historien de la Kabbale qui refusait de voir dans la mystique juive une pratique méditative, il la met fortement en exergue. Ce qui est très important, c'est que le mot kabbaliste en hébreu se dit mekubal, qui veut dire grammaticalement “celui qui est accepté”. Alors que l'interprétation habituelle traduit ça en “celui qui reçoit la lumière de l'infini” - kabbala = recevoir. Mais si être kabbaliste, c'est recevoir la lumière de l'infini, on aurait dû dire m'kabel, “celui qui reçoit”, alors qu'en fait, il est dit mekubal : “il est reçu”. Où est-il reçu ? À quoi ? Eh bien très simplement : à l'examen d'entrée dans le cercle de méditation ! Il y avait des cercles mystiques, dans lesquels on entrait en passant un examen. Kabbaliste veut dire “reçu à l'examen” - d'ailleurs, en Israël, quand vous êtes reçu au bac, on use du même mot ; et même un reçu, par exemple quand vous payez le taxi, se dit kabbala !

N. C. : Quelles épreuves passe-t-on pour entrer dans un cercle de méditation kabbalistique ?

M.-A. O. : Une fois franchi une première barrière, on devait pratiquer un exercice de méditation, jamais seul, forcément avec un guide. Mais avant, on devait prêter serment en jurant que si jamais son âme se trouvait à connaître un jour le bonheur des mondes de l'en-haut, on accepterait de redescendre, quelle que soit l'intensité de son bonheur. Il s'agissait en quelque sorte d'une prévention contre l'addiction au bonheur de l'En-haut.

N. C. : En Inde, on appellerait un tel être un boddhisattva...

M.-A. O. : L'âme se retrouve ici dans le schéma de méditation de l'Échelle de Jacob, où il est dit que “les Anges montent et descendent”. Les outils qui permettent de monter sur cette échelle sont appelés les “roues de méditation” : on y fait tourner les lettres de l'alphabet selon un certain ordre et suivant un certain rythme, de plus en plus rapidement, ce qui fait entrer en transe. Plusieurs “roues” permettent de construire un “char” et donc la “Merkava”, le char céleste qui permet à Ézéchiel (l'un des fondateurs de la Kabbale méditative) de gagner le ciel, est une métaphore pour décrire un ensemble sophistiqué d'exercices respiratoires. Mille ans plus tard, Abulafia reprendra tout ça et l'inscrira dans une nouvelle Kabbale.

N. C. : L'aspect respiratoire des exercices kabbalistiques fait effectivement penser au yoga...

M.-A. O. : C'est un ensemble qui comprend différentes sortes de respiration organisées autour d'une visualisation muette du Tétragramme - avec des rythmes de souffle différents avant chaque lettre. Il existe aujourd'hui des disques de méditation selon Aboulafia. On peut être assis ou debout et on médite en prononçant, non pas les consonnes, mais les voyelles. Une séance dure à peu près une heure. Ce qui m'a passionné, en découvrant des groupes de méditation en Israël, c'est de réaliser que leurs pratiques s'étaient transmises, sans interruption, depuis Aboulafia, par le biais du hassidisme. Avec des variantes. Chez Rabbi Nahman de Braslav, vous avez la “méditation en solitude”, qui peut se pratiquer dans la forêt par exemple. Chez Rabbi Nakhem de Tchernobyl, chaque partie du corps est mise en vibration par une vocalisation particulière - sauf pour le sexe, où la méditation se fait en silence. Je tente de théoriser ça et de le mettre en pratique dans des ateliers de méditation - en reprenant clairement le courant Aboulafia/hassidisme.

Ce qui est intéressant, c'est de savoir les conditions historiques, psychologiques, philosophiques, théologiques qui ont conduit à étouffer cette branche mystique de la tradition juive. Pourquoi sommes-nous aujourd'hui tombés dans une sorte “d'orthopraxie idolâtre”, où ce qui importe, c'est le geste juste dans un oubli, non seulement de l'esprit de ce geste, mais de l'Esprit tout court : en un mot, dans cette voie-là, la spiritualité, on s'en fout ! Bien sûr, entre la pratique strictement gestuelle et la mystique purement spirituelle, il y a des va-et-vient et des intermédiaires, où se situent des philosophies, notamment aujourd'hui celle de Levinas, qui introduit, par rapport au geste, la dimension éthique : le geste religieux n'a pas d'importance en soi, mais c'est lui qui relie les êtres - à l'inverse, si l'on oublie ce qu'il appelle le “visage de l'autre”, le geste perd sa pertinence religieuse et enferme l'homme dans son solipsisme, son égoïsme, le coupant de ce qui est la vocation première de la philosophie, ou de la religion, ou de la spiritualité.

Attention : tous les juifs sont mystiques. Le judaïsme, dans son essence, est mystique. La différence entre les orthopraxes et les autres, c'est de savoir s'il est de notre ressort humain de nous préoccuper des mondes de l'en-haut, ou si nous avons juste à accomplir notre tâche pour les faire exister, sans davantage nous soucier d'eux. Pour Levinas, s'occuper du secret des mondes n'est pas de la responsabilité de l'homme : si l'homme est dans le geste juste et dans la relation juste à l'autre, donc dans une éthique, le monde peut exister, y compris les mondes de l'en-haut et leur secret.

N. C. : De toute façon, pour les uns comme pour les autres, il y a donc entre le monde matériel apparent et les autres niveaux, invisibles et mystérieux, des liens aller-retour...

M.-A. O. : Oui, des liens que la Kabbale appelle des Séphiroth. Tout juif croyant sait, non seulement que cela existe, mais que nous y participons dans une télurgie, c'est-à-dire que tout geste que je fais a une implication sur les mondes d'en-haut et même sur le divin.

N. C. : On pourrait dire que c'est l'inverse de la vision platonicienne, où les archétypes divins se manifestent sous forme de créatures, qui ne peuvent rien faire pour exercer une influence dans l'autre sens.

M.-A. O. : Le judaïsme est un anti-platonisme. Dans Humanisme de l'autre homme, Levinas consacre un chapitre à ce sujet. Il n'y a pas ici un gouvernement de l'En-haut sur le monde de l'En-bas, qui serait la version tragique de l'Histoire, où l'homme n'aurait rien à faire sinon être la marionnette d'un destin. Au contraire, ici, c'est l'homme qui tient et tire les fils de l'Histoire, jusqu'au divin ! Il y a là une inversion du tragique : c'est l'histoire de Dieu qui dépend de celle des hommes ! D'où la responsabilité énorme des humains, vis-à-vis d'eux-mêmes, vis-à-vis de Dieu et vis-à-vis du monde. Cela s'inscrit dans la mystique fondée par la nouvelle Kabbale de Safed, qui est celle de Rabbi Itzak de Louria, celui qui instaure ce lien continu entre les mondes d'en-bas et les mondes d'en-haut, c'est-à-dire la Kabbale des Séphiroth.

N. C. : Quelle logique gouverne ce lien ?

M.-A. O. : Si j'interprète la Torah, alors je répare le monde. La théorie est simple : l'infini du divin ne s'est pas incarné dans l'homme, comme chez les chrétiens, mais s'est incarné dans la Torah, c'est-à-dire dans les lettres de l'alphabet : Dieu, c'est la Torah et la Torah, c'est Dieu. Les lettres sont des étincelles de sainteté de l'Être divin, qui s'est éclaté, déployé, finitisé dans la Torah, qui est le Tsimtsoum, la contraction de l'infini divin dans la finitude des lettres. Donc le rapport à la Torah est un rapport à la Kénose, c'est-à-dire à l'acceptation par l'infini divin d'être assez humble pour s'enfermer dans la finitude des lettres de l'alphabet. D'où la responsabilité des hommes, par rapport à Dieu, de lui redonner son statut d'infini en interprétant le texte de la Torah, non pas en le lisant platement, ce qui maintiendrait le divin prisonnier de la finitude, mais en interprétant le texte sans relâche, de manière infinie, de façon à lui rendre son statut d'infini. J'interprète, donc Dieu est. Car Dieu retrouve alors le souffle d'infini qui était prisonnier dans leslettres de l'alphabet. Et Levinas le dit clairement, dans Nouvelles Lectures talmudiques (en cela il est kabbaliste lituanien, comme il l'affirme, mais aussi kabbaliste hassidique, sans le savoir) : “Dans chaque mot et chaque lettre, il y a un oiseau aux ailes repliées, qui attend le souffle du lecteur. Et lorsque le lecteur interprète, l'oiseau déploie ses ailes, et il ne faut pas oublier de sauter sur son dos, pour monter vers l'infini.” Que voudriez-vous de plus mystique que cette image ?!

Mais revenons maintenant à votre question de départ... Ce qui a rendu nécessaire cette rencontre de certains juifs avec l'Extrême-Orient, c'est qu'ainsi ils peuvent retrouver ce qu'ils avaient occulté : la pratique méditative de la Kabbale, bien connue des hassidim. Ces derniers sont dans cette joie de rencontrer d'autres mystiques, puisqu'ils sont tout à fait conscients que le divin n'appartient à personne, que Dieu n'est pas juif - pour les juifs eux-mêmes, c'est très important de l'affirmer -, comme il n'est pas chrétien, ni musulman. Mais il y a une approche juive du divin, comme il y a une approche chrétienne, etc.

Et la rencontre avec des mystiques extrême-orientaux donne à l'infini une démesure plus grande encore que s'il était maintenu dans une expérience purement juive de la mystique. Ne faire de la mystique que juive, ce serait limiter le divin dans la finitude d'une approche. Ce n'est que dans l'interaction de différentes approches religieusesque l'on peut s'approcher de l'infini, tendre vers lui.

J'ai lu, comme vous, Le Juif dans le Lotus (éd. Calmann-Levy). Pour comprendre ces juifs qui vont à la rencontre des lamas, j'ai envie de citer un commentaire très important de Rabbi Itzak Louria, le fondateur de la Kabbale de Safed au xvie siècle : il dit qu'à l'époque de la Bible, il y a trois dimensions d'humanité, représentées par les trois fils de Noé en train de reconstruire l'humanité : Sheb, Yafet et Ham. Prenez les initiales des trois, ça fait S+Y+H, qui se lit en hébreu Syah, ce qui signifie “dialogue”. Cela veut dire que le dialogue n'est possible que si l'on accepte la rencontre de l'ensemble des parties de l'humain. Or donc, si ma parole vient des trois composantes de l'humain (la provenance se marquant en hébreu par le préfixe m, par exemple “je viens de Paris” se dit aniba mi-Paris), si donc j'arrive “de ce dialogue”, j'obtiens le mot Mé-Syah, c'est-à-dire le Messie. Autrement dit, la construction du Messie repose sur le fait “d'originer” sa parole à partir du dialogue de l'ensemble des composantes de l'humain. Cela veut dire que, pour les mystiques juifs, qui sont au fait de cette nécessité de la réparation cosmique, rencontrer leurs collègues et homologues mystiques d'Extrême-Orient ne sert pas seulement à apprendre et à retrouver quelque chose de l'occulté, mais aussi contribue à la réparation des mondes - qui sera le résultat de la rencontre de toutes les mystiques, mais pas (c'est essentiel) dans une fusion syncrétique : ce qui importe, c'est d'apprendre l'un de l'autre et l'autre de l'un, pour renforcer sa propre culture et sa propre mystique, pour en partager l'expérience - comme nous l'avons fait à Bruxelles avec des imans musulmans, en janvier 2005, comme cela se pratique en Israël, où des soufis viennent soufiser avec des kabbalistes, mais pas pour que les kabbalistes deviennent soufis, ni pour que les soufis deviennent kabbalistes, plutôt pour partager une expérience mystique et, à partir de là, retourner chacun dans son expérience propre, renforcé de l'expérience de l'autre - et ayant appris de l'autre des perceptions du monde qu'on n'avait pas encore saisies.

À l'inverse, certaines formulations de la mystique juive peuvent aussi, d'une certaine manière, éclairer les bouddhistes. Un mot comme Tsimtsoum, par exemple, la “contraction de Dieu dans les lettres de la Torah”, peut fort bien éclairer leur lanterne...

N. C. : Pourrait-on dire que le Tsimtsoum n'a de sens qu'une fois que l'homme a inventé l'écriture, donc après s'être sédentarisé, il y a moins de dix mille ans ?

M.-A. O. : L'histoire dont nous parlons est beaucoup plus proche. La mystique des lettres, on la fait remonter au plus tôt à Abraham, donc à -1800, en gros il y a quatre mille ans de nous. Et trois cents plus tard s'est déroulé l'événement fondateur d'une nouvelle modalité de l'humain : la sortie d'Égypte, au quinzième siècle avant notre ère. Les Juifs ne naissent pas en Israël, mais sur une terre étrangère, l'Égypte, et quand, pour la première fois, ils se disent “enfants d'Israël”, ce n'est pas qu'ils en sortent, mais qu'ils vont vers la terre promise. Une terre qu'ils vont habiter et transformer en lieu d'existence, mais pas comme lieu d'essence. C'est essentiel, puisque cela va mettre fin à toute possibilité d'idolâtrie de la terre et d'un rapport ontologique à elle. Je ne suis parce que je suis issu d'un lieu, mais parce que je suis issu de la liberté. Dieu fait sens, parce qu'il est une parole de libération et que l'homme a comme essence d'être un être de liberté et non pas un être de lien, que ce lien soit à la terre, à Dieu ou à autre chose.

N. C. : Ce non-attachement à une terre n'est pas exactement l'image que donnent les Israéliens aujourd'hui !

M.-A. O. : Je pense que la plus grande erreur politique du monde contemporain a été de rebaptiser les Palestiniens juifs “Israéliens”. Jusqu'en 1947, il y avait des Palestiniens juifs et des Palestiniens musulmans, c'était finalement une vaste communauté multiconfessionnelle - Tel Aviv était une ville juive en 1904 ! Mais brusquement, on s'est retrouvé avec une Palestine purement arabe, face à un Israël purement juif. Ce n'est qu'une question de mots, mais cela change tout. Preuve que les mots pèsent lourd. La guerre israélo-arabe est beaucoup plus symbolique et terminologique que territoriale. Si Israël devenait “Palestine juive” et si les Arabes acceptaient de ne pas utiliser le mot copyrighté “Jérusalem”, mais appelaient la partie de cette ville qu'ils occupent “Al Qods”, son nom arabe, je crois que beaucoup de terres pourraient être redistribuées et qu'on trouverait une solution. Je suis un militant de la “Palestine juive”. Et je persiste à dire que l'essence du judaïsme n'est attachée à aucun lieu.

Être, c'est savoir se séparer, savoir être adéquat à cette libération fondatrice, à cet arrachement continuel, qui avait déjà été provoqué dans cette secousse d'être et de parole faite à Abraham, lorsqu'il entend : “Va-t-en !” (Lekh lekha, “Va pour toi”, “Va vers toi !”). Commentaire du psychanalyste Alain-Didier Weil dans son livre Dans la lumière de Vermeer : « Dieu dit : “Va vers toi !”, c'est-à-dire : “Ne va pas vers ce qui n'est pas toi. C'est vers toi qu'il faut aller, pas vers moi” ! » Que serait-il arrivé si Abraham, obéissant au commandement de sacrifier son fils, était “allé vers Dieu” au lieu d'aller vers lui-même ? “Il aurait été en mesure de vivre une expérience d'extase anéantissante, à laquelle tout être fini est voué, dès lors que l'infini trouve en lui son lieu de séjour. À cette extase aveuglante, Abraham est soustrait. S'il n'est pas requis de lui qu'il tombe à terre, foudroyé par une révélation mystique le dépouillant de ses limites et de ses facultés humaines, c'est qu'il est attendu de lui qu'il agisse, qu'il fasse l'acte d'aller vers.” Je crois que c'est très important. Au moment où Dieu se révèle à l'homme, il dit : “Je suis le Dieu de libération”, sous-entendant : “Sois capable même de te libérer de Dieu !” L'homme intégral est un homme révolté. Et la dimension de la soumission, qui par exemple se traduit en arabe par islam, constitue le total, absolu et infini opposé de ce que peut être l'homme dans la révélation judaïque. Et quand la théologie musulmane, par propagandisme, dit qu'Abraham, Moïse et tous les prophètes juifs sont musulmans, c'est intéressant d'un point de vue théologique - et il faut l'entendre -, mais ce doit être aussi l'occasion d'expliquer que, dans la tradition du texte hébraïque, l'existence du divin comme Dieu de libération et offrant la liberté, c'est au contraire l'impossibilité d'une quelconque soumission, surtout à Dieu. Par exemple, Dieu dit à Abraham : “Va tuer ton fils !” C'est un exercice, une épreuve à laquelle il le soumet : peut-on être plus soumis qu'en allant tuer son propre fils ? Et Abraham veut se soumettre, il va obéir... au dernier moment, Dieu arrête sa main, comme pour lui dire : “Non mais tu te moques de moi ! Si tu es homme et lié à la liberté de la révélation, tu ne peux pas faire de violence, même au nom de Dieu, surtout au nom de Dieu !”

N. C. : “Aller vers soi”, ce serait se mettre en état de rébellion permanente ?

M.-A. O. : Ce n'est pas la rébellion contre les parents ou contre les profs, mais plutôt l'esprit de révolution permanente. En fait, Dieu nous invite à devenir trotskiste ! Blague mise à part, c'est étonnant à quel point le trotskisme a recruté parmi les juifs désireux de se laïciser et de couper avec la tradition, et qui ont trouvé dans ce courant révolutionnaire quelque chose qui correspondait à l'essence même de leur être. C'est évidemment un peu embêtant que ce soit surtout des juifs qui aient fait cette révolution qui a si mal tourné, mais ça souligne un aspect révolutionnaire du judaïsme... Être en rapport avec le divin, c'est aller vers sa propre construction et non pas se soumettre ou s'enfermer dans le divin. Il y a là une distinction énorme entre la mystique hébraïque et la mystique extrême-orientale, parce qu'il n'y a pas, dans le judaïsme, d'expérience mystique de nirvâna. À aucun moment, il ne va y avoir perte de conscience. Même si l'on fait une expérience de méditation et qu'on y est bien, qu'on s'élève... Mais il n'y a jamais d'oubli de soi, pas d'abandon de la maîtrise de soi.

N. C. : Pourtant, les grandes expériences mystiques ne se contrôlent pas, elles nous tombent dessus !

M.-A. O. : Oui, mais qu'y découvre-t-on ? Une conscience accrue, donc une liberté encore plus grande. Donc le critère pour départager une expérience mystique réelle d'une expérience mystique hallucinée, dans la tradition hébraïque, revient à savoir si, dans cette expérience acquise, on est encore plus libre, plus haut, plus fort, plus élevé, plus lumineux, plus grand - alors qu'à la moindre perte de liberté on a la preuve qu'on s'est laissé abuser par une hallucination. C'est très très important, parce qu'il faut bien un critère de justesse de cette méditation. À partir du moment où, par exemple, il y a une expérience de groupe, ou des expériences de “gouroutisation”, où la personne, le hassid par exemple, perd sa liberté au profit de la maîtrise de son rabbi, alors le lien est forcément fallacieux. Le rabbi n'est pas là pour soumettre le disciple, mais pour le rendre encore plus libre.

N. C. : Nous avons eu besoin du yoga indien ou du zen japonais pour redécouvrir nos propres traditions oubliées, étouffées sous trop de blabla et d'idéologie... Les yogis chrétiens disent que leurs ancêtres ont perdu le lien avec le corps au xiiie siècle, à peu près quand le roman décolle en gothique et que l'esprit se sépare du corps...

M.-A. O. : Mais ça, c'est normal, puisque le christianisme est une désincarnation - d'autant plus intense que l'incarnation christique est puissante. En fait, je pense que tout se joue au même moment, pour les juifs comme pour les chrétiens, aux XIIe, XIIIe siècles, quand apparaît l'amour courtois, avec le chevalier qui ne touche pas sa dame, dans une atmosphère fortement influencée par les cathares, champions du désir de désincarnation. C'est l'époque où naissent successivement les kabbales provençale puis espagnole. L'Occident se trouve alors devant un choix : soit continuer à encourager une voie amoureuse incluant le corps, soit sublimer le corps dans une dimension poétique et refuser le sexe. Nous savons que c'est malheureusement la seconde voie qui a été choisie et qu'a commencé une certaine pathologie collective...

Par réaction contre les cathares, les kabbalistes de l'époque, par exemple Rabbi Moïse de Léon ou Rabbi Joseph de Castille, qui ne sont pas sans lien avec Aboulafia, mènent une réflexion sur l'amour, le masculin, le féminin à un niveau cosmique, et sur les liens entre eux : Dieu a son visage féminin, qui est la Shekkina... Mais cette réaction n'est pas sans ambiguïté. Eux-mêmes sont tentés par la sublimation et la désincarnation et inaugurent dans le judaïsme des voies dangereuses, où les humains risquent d'oublier qu'être vivant, c'est d'abord avoir un corps. À partir de cette époque, la Kabbale se trouve sur un pont étroit, où elle risque à chaque instant de basculer, soit du côté de la sublimation désincarnée des valeurs, soit du côté d'une dérive magique au contraire trop incarnée - qui a fait peur aux orthopraxes, qui l'ont rejetée pour cette raison. L'harmonie se trouve évidemment dans l'équilibre juste entre les deux... ce qui n'a pas toujours été le cas.

La Kabbale a notamment connu une crise grave au xviie siècle, dans le faux messianisme de Chabbat Tsvi qui, reprenant toutes les valeurs kabbalistiques, les a embarquées dans une dérive maranique, puisqu'il s'est converti à l'islam, en disant que le juif l'est surtout dans sa dimension cachée et qu'il lui faut occulter sa vraie religion derrière des apparences chrétiennes ou musulmanes. Il n'est pas interdit de penser que la psychanalyse sera l'un des résultats de cette dérive, avec sa vision propre du caché et du dévoilé. Il faut relire L'Histoire de la mystique juive, excellent livre de Gershum Scholem. Il y a dans le christianisme une haine du corps, qui déteint parfois sur le judaïsme et conduit à croire que l'expérience mystique consiste à monter dans le monde d'en-haut par l'esprit, en oubliant le corps. L'orthopraxie est le garde-fou de ce risque-là, parce qu'elle rappelle que la mystique doit s'incarner dans des gestes. Et dans des textes. L'infini peut se toucher dans le geste et dans le texte. J'ajouterais aujourd'hui qu'il peut se toucher dans le sexe et dans les pratiques méditatives... que le judaïsme avait tragiquement oubliées et qui nous reviennent par le biais de l'Extrême-Orient. De façon d'ailleurs très curieuse...

Beaucoup d'Israéliens vont en Inde : c'est le voyage officiel après l'armée ! Ma fille en revient. Ce qu'ils découvrent là-bas, c'est une spiritualité qui les renvoie à eux-mêmes - tel maître tibétain demandant à un jeune homme : “Que cherches-tu ici, tu as tout chez toi !” Le mouvement Braslav, qui connaît actuellement un succès fou en Israël, repose sur une pratique complètement indologique. Je vois aujourd'hui des jeunes hassidim, en grande tenue, avec la toque blanche de Rabbi Nahman, les tsit-tsit dehors, les manteaux rayés, etc. mais dansant et chantant dans la rue, aux carrefours et sur les bagnoles, exactement comme faisaient les Krishna il y a trente ans sur le boulevard St-Michel. Avec le même style de musique et danse, etc. Sauf que (et c'est absurde) contrairement à leur tradition de chant et de joie, ils sont complètement “néo-chrétiens” dans leur peur du sexe - et donc dans une dérive de l'humain. Ils sont capables d'en parler, d'évoquer la Shekkina et Dieu, du couple, mais ils développent une incroyable angoisse vis-à-vis de la sexualité elle-même, dans une sorte de combat permanent contre les pensées sexuelles, etc. Ces jeunes-là ne font l'amour que pour faire un enfant !

N. C. : À l'inverse, n'avons-nous pas oublié parfois les liens entre orgasme et enfantement ?

M.-A. O. : Je dirais qu'il faut réintroduire l'érotisme dans la spiritualité. C'est une constante dans ce que j'écris depuis toujours - par exemple dans Méditations érotiques, inspirées par Levinas, qui a justement réintroduit le corps (et la caresse) dans la phénoménologie, qu'il a explicitement érotisée. C'est le lien éthique entre les êtres amoureux, avec une réflexion sur l'ambiguïté. Pour lui, tout amour est ambigu : on ne fait jamais l'amour seulement pour soi, mais jamais non plus que pour l'autre. Entre ce qu'il appelle l'immanence (pour soi) et la transcendance (pour l'autre) de l'amour, il voit l'Éros comme seul pont possible. La réponse à votre question se situe entre la transcendance de l'érotisme et l'immanence du générationnel.

Je pense qu'un véritable amour conduit à un enfant. Et la volonté d'avoir un enfant conduit à l'amour. D'ailleurs, la Kabbale est un traité d'érotisme. C'est très marrant (ou pas marrant du tout) de voir comment les rabbins contemporains, avec leur peur du corps, tombent dans des aberrations de traduction. Par exemple, quand le Cantique des cantiques dit : “Je suis monté au palmier et j'ai pris à pleines mains tes deux seins magnifiques”, ils traduisent : “Je suis monté dans la maison d'études et j'ai sorti la Torah et le Talmud” ! Ils n'osent même plus nommer le corps de la femme dans sa magnificence, alors que la vie n'est belle que parce que les femmes sont belles !

Tout le monde n'est pas beau et tout le monde n'est pas gentil, non, mais il y a une éthique qui passe par un rapport érotisé à l'autre. Si tous les gens se sentaient bien dans leurs chaussures, on serait vraiment bien dans l'Éros et dans le vivant ! Je pense que toute la problématique politique de l'islam est liée à ça... Ces jeunes de dix-huit ans qui vont se faire sauter et massacrent des foules, parce qu'ils pensent avoir soixante-dix vierges dans leur lit au paradis... Il faut être aveugle pour ne pas voir que la violence politique est liée à une sorte de sublimation érotique.

N. C. : Comme tous les très grands scientifiques du xxe siècle ont abouti à un vide vertigineux, où toutes les certitudes s'effondrent (les athées comme les autres), le xxie n'est-il pas voué à transmettre à ses enfants un agnosticisme positif ?

M.-A. O. : On ne peut qu'aller dans ce sens. Mais aujourd'hui, l'enjeu n'est plus entre science et foi, ou entre sciences finie et infinie. Il est davantage entre la vie concrète et sa virtualisation. Aujourd'hui, tout devient virtuel. Par l'ampleur de l'informatique, de l'Internet, des capacités programmables des images, qui donnent l'impression de la 3D, etc., on va arriver à vivre avec des casques sur les yeux, qui donnent en permanence des films donnant l'impression d'être à la maison, de faire l'amour, de vivre Dieu, etc. Il y a donc une sorte d'autodestruction de l'homme, qui se donne l'illusion d'être, parce qu'il est virtuellement et qu'il ne se rencontre plus dans la concrétude des choses.

L'amour se fait par texto, par email, mais quand est-ce qu'on se touche ? Ce n'est plus le choc science/foi, mais le choc concret/virtuel. L'homme va-t-il s'auto-solipsiser, s'autodétruire en s'auto-enfermant dans une coque d'images, où il ressentira la vibration de l'autre à travers le waps, le wepp ou allez savoir quelle blurp qui permettra de s'envoyer des odeurs en plus des images. On est donc en route vers la désincarnation la plus totale de l'humain, qui va devenir pure onde, pur cristal liquide...

N. C. : L'utérus artificiel dont parle le Professeur Henri Atlan, n'est-ce pas un peu ça ?

M.-A. O. : Terriblement ! On se maile au lieu de se mêler... Je suis donc très angoissé par l'avancée de la technique, merveilleusement extraordinaire. Je pense que ça détruit beaucoup de choses. Et puis ça va trop vite : on perd la patience du temps et de la maturation des choses. Beaucoup de gens tombent amoureux par e-mail et textos, ils vivent l'exponentialisation des sentiments par celle de la rapidité des échanges. Et on se retrouve prisonnier de mots jetés dans l'univers.

N. C. : Or, ce ne sont pas les mots du Tsimtsoum...

M.-A. O. : Non, mais on le croit ! On se croit parti dans l'infinitisation, alors que la planète se rétrécit à la mesure de la machine. Et sans votre ordinateur-téléphone-caméra, vous n'êtes déjà plus rien.

N. C. : N'est-ce pas la malédiction du Golem, ce robot d'argile fabriqué par ce rabbin qui s'appelait le Maral de Prague ?

M.-A. O. : Et ce n'est pas par hasard si le plus grand spécialiste du Golem aujourd'hui est Henri Atlan.

N. C. : Il se revendique de Spinoza... Tous les possibles nous sont offerts et la seule chose qui nous bloque, selon lui, c'est notre peur de l'inconnu. Il ne dit pas que tout sera admis, mais tout sera essayé.

M.-A. O. : Nous sommes menacés par la golémisation du monde, qui est la disparition du sujet. J'appelle cela la post-post-modernité. En deux mots : la modernité, c'est le “je” (pense donc je suis). La post-modernité, c'est la disparition de ce je tout-puissant, submergé par la machine, l'exclusion du sujet - signalée par Kafka, Freud, Nietzsche : le Je n'est plus maître chez lui : il y a l'inconscient qui me gouverne en partie. Et la post-post-modernité, c'est l'enjeu actuel : soit on redonne à l'homme la possibilité de sa maîtrise soit il disparaît, anéanti par la machine.

C'est pourquoi Heidegger est si important, malgré la problématique qui l'entoure : il s'est réellement posé la question de la possibilité de la survie de l'homme, dans son infini d'humain, contre le risque d'être dépassé par la machine définitivement. Ce qu'il appelle le da sein, c'est “l'être là” où s'ouvre encore quelque chose de la possibilité d'infini et des retrouvailles avec le sujet. Mais le vrai prophète de tout cela, c'est Kafka, qui a perçu qu'à un certain moment, le sujet humain allait être dépassé par la machine et par l'organisation des institutions - Le Procès, Le Château, La Métamorphose représentent une littérature de combat, en mettant en exergue l'angoisse que provoque cette structuration d'un monde sans sujet. 


Connaissez-vous le yoga juif ? | CLES

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mercredi 7 octobre 2015

Re-lecture original de la faute d'Adam , "Au commencement... dans la Bible



Voici déjà, qq temps que je voulais écrire cette article sur une re-lecture de la Genèse (Béréchit) sur le fameux péché d'Adam et Eve, tiré d'un livre que je vous conseille vivement de lire: "la ruse de Dieu" de Patrick Levy (d'aprés sa rencontre avec un Kabbaliste).
Car celui-ci, nous rapporte un éclairage tout nouveau sur la vrai nature de ce péché que l'homme qui nous culpabilise depuis des milliers d'années et l'Homme doit réparer.

l'homme se trouve donc dans ce monde pour réparer la faute d 'Adam et doit toute sa vie durant (pour les croyants) culpabiliser de la faute de son ancêtre, pourtant plusieurs questions peuvent nous venir à l'esprit ,interloquer avant même de commencer la lecture du texte;
Peut on aller à l'encontre du projet Divin? 
LUI qui est en dehors du temps connaissant le Passe, le Présent , le Futur, pourquoi nous a t-il crée sachant que nous allions fauté.

Il apparaît ainsi dans différents versets du texte de la bible, nous invite à ne plus parler d'un commandement enfreint, mais plutôt d'une Énigme à résoudre, car il faut apprendre à savoir lire à travers les lignes un peu comme lire à travers l'Arbre de la connaissance representer par les 2° Table de Loi , mais au delà les Première Table qui represente en fait les Table de la vie.
Ainsi voici un infime aperçu que nous révèle ce texte qui nous donne un tout autre éclairage car ce qui différencie l'homme de l'animal, c'est que celui est un Etre parlant qui se pose des Questions le Quoi, le MA

Reprenons alors quelques versets du texte de la Genèse, que je vous invite à vérifier dans le texte original qui est l'hébreux ou dans différentes traductions.
chap1, verset 28 "...croissez et multipliez sur la Terre"
chap2, verset 5" Or aucun produit de champs ne paraissait encore sur la Terre,..." 
chap2, verset "Dieu planta un jardin (gan) en Eden (dans une région), vers l'Orient"  

Nous avons donc 
un jardin situe à l'Est 
dans la région qui se nomme Eden,
elle même, cette région situé dans des champs sur la Terre,
je vous conseille donc de prendre une feuille et un crayon afin de pouvoir en faire un dessin et placer également l'Arbre de vie.

ça y est, c'est fait, reprenons... 

Voudriez vivre dans cette endroit Éternellement ?
Imaginez, une plage magnifique avec des cocotiers, 1 jour, 2 jours, 1 semaine, 1 an, des années....
Vous vous ennuieriez à mourir, il manque un enjeu, un défi, nous avons besoin de désirer, nous ne pouvons nous satisfaire de béatitude.
Or dans ce jardin, rien n'est susceptible de favoriser l'émergence d'une question, sauf que cette énigme comporte un interdit.

Remarquer maintenant que dans cette endroit, il y a 3 lieux :
les Champs, Eden et le Jardin
Adam lui ne connait que le jardin exclusivement l'intérieur, ainsi cela sous entend que l'homme à besoin d'un apprentissage, d'une initiation avant de passer à l'extérieur (un peu comme foetus), expérimenter un autre lieu car le mot Gan ou jardin veux dire en hébreux, protection, protection de l'extérieur. 


Reprenons la partie de l’énigme: 
Chap2 verset 16, "Tous les arbres du jardin, tu peux t'en nourrir..."
Il est question de manger des arbres et non des fruits des arbres? dans le Zohar ber2 35b (livre de la mystique juive) il est écrit qu'il aurait fallu qu'il mange tous les arbres ensemble car il ne pouvait accorder une préférence de l'un par apport à l'autre car tout est BIEN. 
De même, l'on peut se poser la question, Avait il vraiment besoin de se nourrir puisqu'il était directement nourrit par la lumière Divine?

Chap2 verset 9, "Dieu fit pousser du sol toute espèce d'arbres, beaux à voir et propres à la nourriture et l'arbre de vie au milieu du jardin, avec l 'arbre de connaissance du bien et mal "
Si l'arbre de la vie est au milieu ou est celui de la connaissance?
Dieu dit que tu peux manger de tous les arbres sauf celui de la connaissance, Mais lequel est celui de la connaissance? (voir votre dessin)  
Comment le reconnaître?
Ou se situe t-il?

ça se corse...passant à Eve en discussion avec le serpent (symbolisant nos instinct primitif, mais aussi le plus grand serviteur qui nous sert à nous éléver) qu'il lui dit:

Chap3 verset1 "...Est il vrai que D a dit, vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin..."
le serpent a -t-il vraiment mentit?
En fait, Il raisonne, car si le seul arbre que l'on soit sur ne pas être l'arbre de connaissance est celui du milieu (l'arbre de vie), alors il parait évident que l'on ne prendre le risque de manger aucuns arbres du jardin par risque que ceux ci soit l'arbre de connaissance!

on notera également que l’hypothèse de Jung que l'arbre de la vie et de la connaissance soit le même arbre ne tient pas la route
1/ car dans ce cas comment se fait il que Dieu veux retirer l'arbre de vie  de peur que l'homme en mange et devienne éternel après la consommation de l'arbre de connaissance chap3 verset 22, aucun intérêt.  
2/ de même pourquoi n'est -il pas dit dans la phrase l'arbre de la vie et de la connaissance au milieu du jardin... il est dit textuellement l'arbre de vie au milieu du jardin et l'arbre du bien et mal. 

4/  Enfin, Eve fait pleins d'erreurs car elle parle:
Chap3 verset 2 "...les fruits des arbres du jardin nous pouvons en manger (et non de l'arbres)..."
"...quand au fruit du milieu du jardin nous ne pouvons en manger..."

En fait, Eve va nous donner avec ces erreurs, la solution de cette grande énigme car en prenant le fruit de l'arbre de vie le seul que nous soyons sur qu'il n'est pas l'arbre de connaissance, elle répond ainsi à l’énigme car elle acquiert la connaissance et c'est la solution.
le Bien et le Mal n'existe pas en tant que tel, ce n'est pas un arbre précis. Dieu ne savait pas ou il serait , il n'est pas particulier car différent pour chacun de nous, ce n'est pas un arbre qui fait la connaissance du Bien et Mal, c'est le fait de choisir, préférer, délaisser ou séparer, c'est la voie de la Dualité. 

Ainsi la vie réel de l'homme commence le septième jour, en dehors du jardin d'Eden. Pour devenir un homme , on renonce à l'insouciante béatitude de l'enfance , on quitte son Père et sa Mère, on choisit un arbre , on ouvre les yeux sur ce qui est autour de soi, on explore le monde physique.

Nos ancetres ne nous lèguent pas une malédiction en héritage! 
Ils nous enseignent que la vie est ainsi, qu'elle est ainsi pour tout le monde depuis toujours car depuis le commencement. Ils nous transmettent ce mythe pour nous délivrer. N'est il pas dit "je maudit celui qui te maudit" G:27:29
(on notera d'ailleurs que le serpent n'a pas été renvoyé du Jardin, il ne se nourrit pas de poussière, les hommes ne mangent pas de la terre, pas plus de verdure des champs, il n'y pas plus d'hostilité envers le serpent de la femme que l'homme"
En fait, le début de la genèse doit être compris au niveau de la métaphysique , on change de registre  l'enfant qui représente l’insouciance se prépare à sortir du Gan (jardin) pour une 1° etape de sa libération, dont sa libération finale s’acquerra à l'Unité retrouvée en travaillant sur nos propres désirs, nos manques.
Maintenant, que tu as expérimenté l'extérieur le fini, que tu as grandis, arrête de te culpabiliser tu peux retrouver le chemin ton jardin, ton temple  intérieur infini. D'ailleurs la suite du texte nous donnera des indices à suivre, encore une fois si nous savons le lire entre les lignes:
 Abraham "allez vers pour toi-même" 
 Jacob qui est en fait à la fois Esau, Jacob et l'Ange poursuivit toute sa vie, fuit et combat l'ange
 Moise avec le "Je suis qui Je serais" 

Le récit est malin pour ceux qui savent lire entre les lignes. Il te dit: si toi , lecteur, tu penses que l'adam a péché, tu manges, comme lui, de l'arbre du jugement bien et mal, tu inventes une faute par ton discernement, et si tu le condamnes pour cela , tu te condamne toi-même


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* à voir également,sur lamed, un article intéressant, Adam est-il mortel ou immortel ? vous verrais que la réponse n'est pas si évidente, Pourquoi retrouve t-on 2 chérubins types d'anges rares, cela meme que l'on retrouve qu'à 2 reprise dans la bible avec bien entendu l'arbre de la vie et de la connaissance "La nature indécise de l’humanité, en équilibre précaire entre la mortalité et l’immortalité."





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Maître

de Sagesse

Auteur Un-connu

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Creuse ton puits, ainsi tu auras toujours de l’eau partout où tu iras.

Le puits est en toi,

la source est en toi.

Cherche et tu trouveras le trésor qui t’enrichira.

N’oublie jamais que celui qui compte sur la richesse d’autrui est semblable à celui qui fait un beau rêve dans lequel il reçoit beaucoup d’argent, et qui constate au réveil que sa poche est vide. Le bien des autres est pour nous comme la fortune d’un rêve.

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