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lundi 18 juillet 2016

Retrouver la Médecine Originelle

Par Ganji Anankea

Nous rêvons tous d’une santé de fer.

Nous avons tous espoir de couler de vieux jours sans passer par la case souffrance de l’inquiétante tumeur, surgie de nul part. Nous avons tous envie de croquer la vie avec vitalité et sérénité. Que la vie serait belle si nous possédions entre nos mains les clés de l’existence et de la santé. Mais où est donc ce Graal ? Et quel est donc le mot de passe pour acquérir longévité, voire immortalité ? Existe-t- il un au-delà à nos existences banales et fragiles ? Où se cache la véritable magie de ce monde, celle qui transmet la santé, la connaissance, le bonheur ultime et vrai?
Le secteur de la santé en France est un des domaines les plus lucratifs qui soit : il représente 11% du PIB du pays* et emploie plus de 2 millions de personnes. L’exploitation de la maladie demeure aujourd’hui un marché extrêmement porteur et lucratif, notamment grâce à l’incroyable développement des nanotechnologies qui permettent de constantes innovations. Tous les secteurs se retrouvent d’ailleurs concernés par cette nouvelle orientation technologique. Les humains que nous sommes ne peuvent qu’être impressionnés et subjugués par l’admirable et omnipotente autorité médicale en France.

L’hexagone a longtemps été un pays de cocagne pour le médicament.

C’est le système qui veut cela. Un patient pouvait dans les années 90 se présenter à la pharmacie avec une vingtaine de médicaments sur ordonnance et obtenir leur remboursement intégral. Comment appelle-t- on une médecine qui assujettit des centaines de milliers de clients à travers, notamment, la commercialisation de centaines de puissants psychotropes et un réseau tentaculaire de points de vente ? Car en ce domaine notre pays se caractérise par la consommation importante de psychotropes, d’antihypertenseurs, de vasodilatateurs et d’antibiotiques. Cela s’explique par l’attitude des prescripteurs et patients à l’égard des médicaments : d’un côté comme de l’autre, on croit au médicament.
Les Français en particulier font preuve d’une forte appétence puisqu’ils sont, avec les Portugais et les Norvégiens, les plus gros consommateurs de psychotropes. Résultat : avec 134 millions de boîtes de benzodiazépine vendues en 2010, la France se range à la deuxième place derrière le Portugal pour les anxiolytiques et la Suède pour les hypnotiques. Ainsi nous pouvons observer l’alliance fort contestable entre le modèle paternaliste qui soumet le patient à l’autorité écrasante du médecin et le consumérisme du malade-usager qui reconnaît largement les prérogatives de la décision médicale.
En pénétrant les couloirs d’un hôpital, tout comme en poussant la porte rassurante d’une pharmacie, nous nous en remettons corps et âme à des experts.
L’hôpital peut fait peur car il est synonyme de chirurgie et de maladies graves, voire fatales, mais la pharmacie, elle, rassure avec sa cohorte d’emballages colorés si prometteurs, ses vendeurs accueillants et professionnels en blouse blanche. Qui serait tenté dans un tel contexte de les comparer à de simples revendeurs de drogue ?
Et pourtant il s’agit bien d’une médecine qui remplace la dépendance aux opiacés par des drogues toutes aussi puissantes mais légales et admises par le système (Subutex, Méthadone, Suboxone). Commercialisé sous forme de cachets, le Subutex est aujourd’hui de plus en plus détourné. Initialement destiné à aider les héroïnomanes à «décrocher», il est paradoxalement devenu une porte d’entrée dans la toxicomanie.
Remplacer l’héroïne par du Subutex est un acte qui en dit long.
Aujourd’hui encore pour guérir le cancer on fait subir au corps de telles agressions qu’il en ressort dévasté.
En effet, la logique d’un traitement de chimiothérapie est très claire: on introduit des molécules chimiques dans le corps qui ne feront hélas pas la différence entre cellules saines et cellules cancéreuses. Cette destruction massive entraîne les terrifiants « effets secondaires » de la chimiothérapie.
À l’image des guerres modernes et de ses frappes chirurgicales, l’arme chimique conventionnelle détruit tout sur son passage. Les malades du cancer demeurent des cibles privilégiées pour l’industrie des produits pharmaceutiques avec les médicaments d’entretien extrêmement onéreux dont ils remplissent parfois leurs placards !
Nous savons tous qu’une simple aspirine peut agir efficacement sur la douleur sur le plan physiologique comme sur le plan psychologique, c’est ce qu’on appelle l’effet Placebo. Celui-ci enclenche le mécanisme de guérison et aide le malade à retrouver plus rapidement la santé.
L’effet placebo chez un patient est plutôt un signe de bon équilibre mental, conviendrait un psychiatre.
Autrement dit, plus l’esprit est vigoureux – l’individu a confiance en lui, en l’autre, en la vie – plus le corps répond. Malgré son évidente efficacité, la médecine conventionnelle s’oppose à ce qu’on puisse en tirer toutes les conclusions. L’effet placebo ne se contrôle pas, il ne se met pas en boîte, il ne se vend pas : il n’intéresse donc pas le corps médical.

Notre corps demeure un mystère pour nous tous.

Nous guérissons certes, mais nous ne comprenons pas pour autant le sens profond de nos maladies, leurs origines et leurs mobiles.
Nous restons indifférents au langage occulte exprimé par les symptômes, notre objectif immédiat étant de nous en débarrasser au plus vite. En somme, notre vie nous échappe et nous préférons nous en remettre à des des techniciens de la santé ; des individus qui nous sont parfaitement étrangers. Guérir sans accéder au sens véritable de sa maladie, retrouver la santé en s’en remettant totalement à un système déshumanisé et corrompu: voilà un processus aberrant qui produit des situations tragiques.
L’obscurantisme existentiel abrutit l’Homme et le rend étranger à lui-même ; nous devenons de simples passagers au volant d’une matière inaccessible. Le pouvoir que nous octroyons au corps médical lui confère ainsi une aura et une autorité dont il abuse bien souvent.
Les maltraitances, les morts suspectes, les contaminations, les prescriptions de médicaments dangereux sont sont hélas monnaie courante. Mais faute d’accès à une science véritable du vivant, nous demeurons à la merci de cette industrie médicale.

La maladie, c’est le mal-à- dit !

On ne parvient pas toujours à dire avec des mots ce qui agite nos entrailles, le corps s’en charge donc en l’exprimant par des « maux », car le mal ne peut rester éternellement silencieux. Aussi injuste soit-elle, la souffrance a un sens, et cela nul ne devrait l’ignorer.
Tout symptôme, tout trouble ont leur raison d’être et c’est à chacun d’en rechercher la cause. Qu’advient-il du but même de notre vie si nous restons insensibles aux alertes émises par notre propre organisme?
Selon la constitution, le tempérament, le legs transgénérationnel* et la sensibilité de chacun, ces maux vont affecter un organe plus qu’un autre, et de façon plus ou moins grave. Même le cancer, si terrifiant soit-il, peut nous ramener à une réalité inacceptable, « La vie la mort » se fait alors notre guide dans une recherche ultime de vérité et de transcendance (dépassement de l’horreur inspirée par la mort et la dégradation). Certes nous ne pouvons échapper à la maladie ni aux affres de la vieillesse. À nos yeux, les lois universelles nous délivrent un message bien trop âpre à nous séduire. Désabusés, nous demeurons sourds et aveugles à la Science Suprême qui nous observe et nous englobe.
L’Humain a préféré s’en remettre à la superstructure dans laquelle il vit et aux autorités qui la gèrent. Anthropocentriste et nombriliste, l’Homme a omis d’intégrer dans son existence les forces qui gouvernent la vie depuis l’origine des temps.
Pourtant cet univers extraordinaire pourrait à lui seul nous bouleverser à jamais par effet d’identification : nous mettrions alors en route un processus puissant de transformation.
S’identifier est un mécanisme relativement accessible par lequel nous nous redéfinissons peu à peu à l’image de notre modèle. Pour ce faire il nous faut nous rendre totalement disponibles. Ce processus est un peu ce que nous éprouvons à la lecture d’un roman d’aventure captivant, en nous immergeant dans d’extraordinaires et fascinantes intrigues. Soudain, un comte de Monte-Cristo devient notre prolongement. Mais l’opération dont je vous parle est amplement plus enrichissante bien que, ô combien plus délicate.
En biologie moléculaire végétale, les chercheurs scientifiques ont dès les débuts su tirer parti au mieux de cet incroyable mécanisme : les découvertes sont toujours le fruit d’une aventure humaine, intellectuelle, sensorielle et spirituelle. C’est en plongeant dans l’énigme d’une plante que le biologiste parvient à en extraire les merveilles. Ce fameux processus d’identification leur permet ainsi de découvrir enfin la molécule qu’ils pourront synthétiser pour venir en aide à des milliers d’individus.
L’identification est un mécanisme élémentaire d’ouverture de notre conscience, de nos sens et de notre intuition. Faites donc silence pour mieux apprécier toute la richesse qui vous parvient. Se rendre disponible aux mystères de l’existence ce n’est pas comprendre enfin l’énigme de la Vie, c’est se rendre accessible à l’extraordinaire force créatrice qui porte les galaxies. L’idée de se changer en antenne réceptrice ou en panneau solaire peut faire rire, mais c’est un début. On ne devient pas un spécialiste du premier coup. Le but est de se prêter à un jeu qui peut nous nourrir de sa sève universelle. Certes, quelques obstacles de taille vont surgir de ci delà et nous décourager, nous ridiculiser. Peut-être alors préférerons-nous nous rasseoir devant le sécurisant ordinateur, ou encore nous recoucher…
Non, nous ne sommes pas totalement étrangers à cette intelligence apparemment muette. Nous sommes en fait comme le Pygmée qui s’assoit devant un film de science-fiction : dubitatifs et foncièrement imperméables devant l’impressionnant spectacle de Star Trek. Il nous faut donc faire quelques efforts pour passer le cap.
Oui, nous ne manquerons pas de perdre patience, tant le « Tout tout de suite » règne aujourd’hui sur toutes les consciences. L’esprit, conditionné et limité est notre unique ennemi sur ce terrain.
Encore une identification qui nous contrôle notre vie durant: l’identification mentale. En effet, en acceptant de nous laisser définir par le cerveau, qui créé pour nous une identité prototype, nous réduisons considérablement nos chances d’appréhender la Vie. Évoluant à travers cette identité fictive, pure création-projection de notre esprit, nous sommes de ce fait coupés, isolés, privés du contact direct avec la Vie. Or la Vie n’est pas une somme de recettes toutes faites, de formules acquises, de schémas savants. Elle se rencontre par-delà notre boîte crânienne, au contact des éléments vitaux.
Malheureusement l’influence cérébrale est tenace et sa principale qualité est sa force de conviction. Déjouer les techniques de contrôle mental est un tour de force qui fatigue assez vite. Pourquoi se battre contre nous-même ? N’est-ce pas là une attitude des plus absurdes ?
Pourquoi ne pas ouvrir plutôt une bonne encyclopédie ? Tout n’a-t- il pas déjà été dit au sujet de l’univers, de la Vie ?
Mais quand bien même vous sacrifieriez l’une de vos soirées à la lecture d’un bon magazine d’astrophysique que vous n’en seriez pas plus avancé, car cette lecture ne vous « alimenterait »pas directement en énergie intelligente, régénérante et créatrice. Le problème majeur est que l’humain a anthropomorphisé le monde qui l’entoure. En étiquetant à l’infini chaque aspect de son environnement proche et lointain, il limite considérablement son champ de connaissance, il domestique l’univers, le reformate à son image réductrice, le ridiculise. Comprendre l’univers à travers notre conscience est une perte de temps. Nous ne faisons que projeter nos propres limites, fantasmes et conditionnements sur le grand Tout. Nous projetons donc notre propre ignorance sur l’écran infini de l’espace illimité. L’univers ne se « comprend » pas, car notre cerveau est inadapté et fondamentalement limité. La conscience étant le résultat de milliers d’années de civilisation, la fonction première du cerveau est le stockage, la mémoire et l’organisation des informations. Son statut est donc propre à l’histoire de l’humanité, il est impropre à l’entendement de l’espace infini. Pour parvenir à capter les informations, les messages que transmet le grand Tout, nous devons nous immerger dans notre propre matière apparemment impénétrable. Tout un programme n’est-ce pas ? Une utopie me direz-vous. Pas si sûr. C’est une occupation bien peu gratifiante au début, mais qui produit de surprenants et riches résultats lorsque nous nous prêtons au jeu avec sincérité et sérieux.
Nous sommes plus que de simples citoyens salariés, pères de famille ou que sais-je ? Nous sommes une création, une précieuse création, unique et complexe, elle-même capable de créer.
D’où nous vient donc cette incroyable faculté ? La Vie n’est-elle pas elle-même « Création ? Nous sommes donc enfants de cette grandeur originelle qui nous nourrit et nous dépasse.
Mais revenons à ce lien sacré, ce lien oublié de tous qui nous unit à la nature intrinsèque du vivant, revenons à cette incroyable parenté. Ce lien sera notre trait d’union avec l’incommensurable, l’omniscience, l’Infini. La création est renouveau, elle insuffle la,transformation, elle est donc curative. Lorsque j’entre en contact avec cette dimension supérieure, je peux sentir ce souffle nouveau, cette vague intérieure et je comprends alors la nature de cette origine créatrice. Sans cette vibration, nous somme dénaturés, sans vie.
En s’identifiant à l’incommensurable univers, vous ouvrons l’accès à cette intelligence qui peut alors enfin s’exprimer à travers nous. Nous rendons possible l’inconcevable. Ce pont qui nous reliera à la source de toute création, nous qui sommes nous-mêmes création, ce pont-là deviendra notre partenaire afin d’accéder à ce langage unique : le langage du renouveau et de la guérison.
Tout individu épris de la véritable connaissance trouvera donc en ce lien un moyen d’entendre la vérité de son incarnation ici-bas. Il transcendera ses propres limites, son ignorance, ses inquiétudes et renaîtra enrichi d’un sens intuitif exacerbé. Ce lien lui transmettra les clés pour guérir de son ignorance et de la fatalité. Grâce à ce canal vital, il découvrira un monde de communication alternatif, devenant ainsi miroir de l’Infini. Retrouver le Sacré c’est se retrouver soi-même, c’est retrouver notre véritable nature. Le sens même de la Vie.
L’identification n’a rien d’intellectuel, surtout pas. Le mécanisme d’identification ne doit pas être intellectualisé : inutile de tenter d’expliquer cette opération ou de disserter des heures. Cette démarche est sacrée, elle implique donc le silence. Est sacré l’acte de s’en remettre à plus grand que soi, en faisait taire nos vanités et prétentions égotiques. Le silence est un espace que l’on aménage pour accueillir l’indicible grandeur. Il est donc capital de quitter l’empire de l’égo.
Que reste-t- il donc à faire? Simplement se rendre disponible, sans attendre un quelconque miracle, sans plus rien attendre. Cesser les effets de style: le formalisme, le cérémoniel sont ici parfaitement inutiles. Simplement se tourner vers cette sagesse omniprésente et se laisser profondément nourrir. Simplement se laisser pénétrer par le vaste silence… Et sentir enfin sa masse énergétique recevoir les bienfaits tant mérités, transportée par cette intelligence supérieure qui doucement englobe l’être entier.
Le reste vous appartient: ce qui adviendra ne peut être évoqué, il vous est réservé. L’aliment est unique et vous est propre.
Et peut-être même qu’un jour, vous rencontrerez la Source de toute chose.
Ganji Anankea

lundi 20 avril 2015

La Glande Pinéale, la Kundalini ou le 3° oeil dans l'étude historique de Baphomet


Baphomet est un personnage énigmatique à tête de bouc auquel on fait plusieurs occurrences dans l’Histoire de l’occultisme. Des chevaliers Templiers du Moyen-Age et des Francs-Maçons du XIXème siècle aux courants modernes de l’occultisme, Baphomet n’a jamais manqué de créer la controverse. Mais d’où Baphomet tire t-il son origine, et, plus important encore, quelle est la vraie signification de cette figure symbolique ?
A travers l’Histoire de l’occultisme occidental, le nom mystérieux de Baphomet a souvent été invoqué. Même si ce nom devint connu du commun au treizième siècle, on trouve des références à Baphomet dans des documents qui ne datent pas moins du onzième siècle. Aujourd’hui, le symbole est associé à tout ce qui a trait à l’occultisme, aux rituels de magie, à la sorcellerie, au satanisme et à l’ésotérique. Baphomet surgit souvent dans la culture populaire pour identifier quoi que ce soit d’occulte.
Le portrait le plus célèbre de Baphomet se trouve dans Dogmes et rituels de la Haute Magie, d’Eliphas Lévi, un livre de 1897 qui devint une référence classique de l’occultisme moderne. Que représente cette créature ? Quelle est la signification des symboles qui l’entourent ? Pourquoi est-elle si importante à l’occultisme ? Pour répondre à certaines de ces questions, nous devons premièrement regarder ses origines. Nous examinerons en premier lieu l’histoire de Baphomet et à plusieurs exemples de références à Baphomet dans la culture populaire.

Les Origines de son nom

Le mot Baphomet, d’origine orientale, et déformation du nom de Mahomet, désignait au Moyen âge, un faux dieu, un démon, une idole quelconque; on l’a particulièrement appliqué à une idole monstrueuse qu’on accusa les Templiers d’avoir adorée.
Il y a plusieurs théories concernant les origines du nom « Baphomet ». L’explication la plus répandue prétend que c’est une corruption du vieux français désignant le prophète de l’Islam (Muhammad, latinisé en « Mahomet »). Durant les croisades, les chevaliers Templiers restèrent pour des périodes prolongées dans les pays du Moyen-Orient où ils ont eu connaissance des enseignements du mysticisme arabe. Ce contact avec des civilisations orientales leur a permis de ramener en Europe les bases de ce qui deviendra plus tard l’occultisme occidental, ce qui inclut le gnosticisme, l’alchimie, la Kabbale et l’Hermétisme. L’affinité des Templiers avec les musulmans a conduit l’Eglise à les accuser de vénérer une idole appelée Baphomet, donc il y a des liens possibles entre Baphomet et Mahomet. Cependant, il existe d’autres théories à propos de l’origine de ce nom.
Eliphas Lévi, l’occultiste français qui a fait cette fameuse description de Baphomet, avança l’argument que le nom dérivait d’un code cabalistique :
« Le nom Templier Baphomet, qui devrait être cabalistiquement écrit à l’envers, est composé de trois abréviations : Tem. Ohp. AB. : templi omnium hominum pacts abbas, « le père du temple de la paix entre les Hommes. »
Dans l’enquête ordonnée contre l’ordre du Temple, deux des six témoins entendus à Carcassonne, Gaucerand de Montpezat et Raymond Rubei, parlent d’une idole faite en figure de Baphomet, d’une figure en bois, ubi erat depicta figura Baphometi.
Un autre témoin interrogé à Florence déclare qu’on lui a dit en lui montrant l’idole ecce deus vester et vester Mahumet. Ces trois dépositions sont le point de départ de tout ce que de nombreux érudits modernes, depuis Frédéric Nicolai en 1782, ont écrit sur Baphomet.
On a cru à tort que ce mot désignait une idole d’une forme particulière, et non pas les idoles païennes et les figures diaboliques en général.
Baphomet était un mot générique pour désigner les faux dieux, de même que le mot Sarrasins signifiait les païens. On s’explique par là les contradictions apparentes des témoins du procès des Templiers quand ils décrivent l’idole adorée, selon eux, par les chevaliers.
« Les rapports variaient, dit Michelet (Histoire de France, t. III, p. 143); selon les uns; c’était une tête barbue; d’autres disaient une tête à trois faces. Elle avait, disait-on encore, des yeux étincelants. Selon quelques-uns, c’était un crâne d’homme. D’autres y substituaient un chat. »
Au chapitre de Paris, on saisit une tête bizarre avec une grande barbe d’argent, qui portait le numéro LXIII; les Templiers affirmèrent, non sans raison, ce semble, que cette idole prétendue n’était qu’un reliquaire contenant la tête de l’une des onze mille vierges. Cette tête est, d’ailleurs, la seule qu’on ait produite au cours du procès. En revanche, les érudits modernes ont essayé de retrouver les figures baphométiques parmi les monuments que nous a légués le Moyen âge; ils ont aussi donné libre carrière à leur imagination pour déterminer l’étymologie du mot Baphomet.
Ceux qui, comme le baron de Hammer-Purgstall, ont essayé de rattacher l’idolâtrie des Templiers au gnosticisme, ont vu dans le mot Baphomet un dérivé des deux mots grecs (Baphê Mètis ou Mètou, « baptême de la Metè » : la Metè était une déesse adorée par les Gnostiques, qui réunissait les deux sexes et était douée de la puissance génératrice.
Arkon Daraul, un auteur et professeur de tradition et de pratique magique soufie, prétendait que Baphomet venait du mot arabe Abu fihama(t), ce qui signifie « le père de la Compréhension ».
Le Dr. Hugh Schonfield, dont les travaux sur les parchemins de la mer Morte sont bien connus, a développé une des théories les plus intéressantes. Schonfield, qui a étudié un code secret juif appelé le code d’Atbash, qui était utilisé lors de la traduction de certains des parchemins de la mer Morte, prétendait que lorsqu’un s’appliquait au mot « Baphomet », il renvoyait au mot grec « Sophia », qui signifie « sagesse, connaissance » et qui est aussi synonyme de « déesse ».
Michelet incline à croire que le Baphomet des Templiers n’est que l’image de l’Esprit saint tel que l’adoraient les sectes gnostiques de l’Orient, « le Dieu qui baptise l’Esprit », celui dont il est écrit : Ipse vos baptisavit in spiritu sancto et igne (Matthieu, 3, II), le Paraclet enfin, qui descendit en langues de feu sur les apôtres. Cette hypothèse paraît à Michelet d’autant plus vraisemblable que la fête du Paraclet, la Pentecôte, était la plus grande solennité du Temple.

Origines Possibles de la Représentation

L’image moderne de Baphomet semble prendre racines dans plusieurs sources antiques, mais d’abord dans les dieux païens. Baphomet affiche une ressemblance à des dieux présents tout autour du globe, dont l’Egypte, l’Europe du Nord et l’Inde. En fait, un grand nombre de mythologies de civilisations anciennes comprennent un genre de déité cornue. Selon la théorie jungienne, Baphomet est la continuation de l’archétype du dieu cornu, étant donné que le concept d’une déité surmontée de cornes est présente universellement dans le psychisme de l’individu. Est-ce que Cernunnos, Pan, Hathor, le Diable (représenté par les Chrétiens) et Baphomet ont une origine commune. Certains de leurs attributs présentent une ressemblance frappante.
En 1861, l’occultiste français Eliphas Lévi inclut dans son livre Dogmes et rituels de la Haute-Magie un dessin qui allait devenir la plus célèbre représentation de Baphomet : un bouc humanoïde ailée avec une paire de seins et une torche sur la tête, entre les cornes. Le personnage affiche de nombreuses similarités avec les déités décrites ci-dessus. Cela inclut aussi plusieurs autres symboles ésotériques faisant référence à des concepts ésotériques incarnés par le Baphomet. Dans la préface de son livre, Lévi a écrit :
« Le bouc sur le frontispice porte le signe du pentagramme sur son front, avec un point en son sommet, un symbole de lumière, ses deux mains formant le signe de l’Hermétisme, l’une pointant la lune blanche de Hesed (la bonté), l’autre pointant la lune noire de Geburah (la justice). Ce signe exprime la parfaite harmonie de la compassion avec la justice. Son premier bras est féminin, l’autre masculin comme ceux de l’androgyne de Khunrath (cabbaliste chretien, la rose-croix) , les attributs de celui auquel nous devions nous lier avec ceux de notre bouc parce qu’il est un seul et même symbole. La flamme de l’intelligence brillante entre ses cornes est la lumière magique de la lumière de l’équilibre universel, l’image de l’âme élevée au-dessus de la matière, comme la flamme qui, bien qu’attachée à la matière, brille au-dessus d’elle. La tête laide de la bête exprime l’horreur du pécheur, dont l’agissement matériel, la partie entièrement responsable, doit supporter exclusivement la punition ; car l’âme de par sa nature est insensible et peut uniquement souffrir lorsque elle se matérialise. La canne qui se dresse à la place des organes génitaux représente la vie éternelle, le corps recouvert d’écailles l’eau, le demi-cercle au-dessus l’atmosphère, les plumes qui volent ce qui est volatile. L’humanité est représentée par les deux seins et les deux bras androgynes de ce sphinx des sciences occultes. »
Dans la description de Lévi, Baphomet incarne le point culminant du processus alchimique – l’union de forces opposées afin de créer la Lumière Astrale – la base de la magie, et, au final, de l’illumination.
Un regard approfondi sur l’image nous révèle que chaque symbole est inévitablement équilibré avec son opposé. Baphomet lui-même est un personnage androgyne qui porte les caractéristiques des deux sexes : les seins de la femme, l’organe de reproduction en érection représenté par la canne. Le concept d’androgénisme tient une place importante dans la philosophie occulte car il est représentatif du plus haut niveau d’initiation dans la quête du « devenir un avec Dieu ».
Le phallus de Baphomet est en fait le Caducée d’Hermès – une baguette entremêlée de deux serpents.
Cet ancien symbole a représenté l’Hermétisme pendant des siècles. Le Caducée représente ésotériquement l’activation des chakras de la base de la colonne vertébrale à la glande pinéale.
baphomet chakrasLe caducée comme symbole de l’activation des chakras
« La Science n’est réelle que pour ceux qui admettent et comprennent la philosophie et la religion ; et son processus ne réussira que pour l’adepte qui a atteint la souveraineté de la volonté, et qui devient ainsi le Roi du monde élémentaire : pour le grand agent de l’opération du Soleil, cette force décrite dans le Symbole d’Hermès, de la table d’émeraude : c’est le pouvoir magique universel ; le pouvoir spirituel, la force motrice rougeoyante ; il s’agit du Od selon les Hébreux, et la Lumière Astrale, selon les autres.
Là-dedans se trouve le feu secret, vivant et philosophique, duquel parlent tous les philosophes Hermétiques avec une réserve mystérieuse : la Graine Universelle, de laquelle ils gardaient le secret, et qu’ils représentaient seulement sous les traits du Caducée d’Hermès. »
Baphomet est donc symbolique du Grand Œuvre alchimique où les forces séparées et opposées sont unies dans un équilibre parfait pour générer de la Lumière Astrale.
Le procédé alchimique est représenté sur l’image de Lévi par les termes Solve et Coagula, sur les bras de Baphomet. Même s’ils donnent séparément des résultats opposés, Solve (du latin solvere : « dissoudre, désagréger », c’est-à-dire transformer un solide en liquide) et Coagula (c’est-à-dire transformer un liquide en solide) sont deux étapes nécessaires du processus alchimique – qui vise à transformer une pierre en or, ou, en termes ésotériques, transformer un profane en un homme illuminé. Les deux étapes sont inscrites pointant des directions différentes, ce qui renforce encore plus leur nature différente.
Les mains de Baphomet forment le « signe de l’Hermétisme » – qui est une représentation de l’axiome hermétique « Là haut comme ici-bas », un dicton qui résume entièrement les enseignements et objectifs de l’Hermétisme, où le microcosme (l’homme) est comme le macrocosme (l’univers).
Par conséquent, comprendre l’un équivaut à comprendre l’autre. Cette Loi de Correspondance a pour origine les Tablettes d’Emeraude d’Hermès Trismégiste où il est écrit : « Ce qui est Ici-bas correspond à ce qui est Là-haut, et ce qui est Là-haut correspond à ce qui est Ici-bas, pour accomplir les miracles de l’Unique. »
La maîtrise de cette force vitale, la Vie Astrale, est ce qui est appelé « magick » par les occultistes modernes.
« La pratique de la magie – qu’elle soit blanche ou noire – dépend de l’habilité de l’utilisateur à contrôler la force vitale universelle – celle qu’Eliphas Lévi appelle le grand agent magique ou la lumière astrale. Par la manipulation de cette essence fluide se produisent les phénomènes de transcendantalisme. Le fameux bouc hermaphrodite de Mendès était une créature composite créée pour symboliser la lumière astrale. Il est identique à Baphomet, membre du panthéon mystique des ces disciples de magie cérémonielle, les Templiers, qui l’ont probablement obtenu des Arabes. »
Chacune des mains de Baphomet indique des lunes opposées, que Lévi a appelées Hesed et Geburah – deux concepts (sephirot) opposés dans l'arbre de vie de la Kabbale juive. Ces deux concepts sont opposés et, comme avec tout dans la vie, un équilibre doit être trouvé entre les deux, par la Tipheret (le Chacras coeur, Amour) .
La caractéristique la plus remarquable de Baphomet est bien sûr sa tête de bouc.
Cette monstrueuse représente la nature animale et pécheresse de l’homme, ses tendances égoïstes et ses bas instincts. Opposé à la nature spirituelle de l’Homme (symbolisée par la « lumière divine » sur sa tête), ce côté animal est malgré tout vu comme une part essentielle de la nature dualiste de l’Homme, où l’animal et le spirituel doivent s’unir dans l’harmonie.
On pourrait aussi dire que l’apparence d’ensemble de Baphomet, grotesque, peut servir à repousser et à dégoûter le profane qui n’est pas initié à la signification ésotérique du symbole.

Les Chevaliers du Temple

Bien que la descrition de Lévi en 1861 soit la plus célèbre, le nom de cette idole a circulé pendant plus d’un milliers d’années à travers les sociétés secrètes et les cercles occultes. La première mention connue de Baphomet en tant que partie d’un rituel occulte apparut durant l’ère des chevaliers du Temple.
baphomet-leo-taxilBaphomet présidant un rituel Templier, par Léo Taxil.
Il est largement admis parmi les chercheurs de l’occulte que la figure de Baphomet était d’une grande importance dans les rituels des chevaliers Templiers. La première occurrence du nom « Baphomet » apparut dans une lettre de 1098 écrite par le croisé Ansèlme de Ribemont :
« Alors que le jour se levait, ils en ont appelé à Baphometh de vive voix alors que nous priions silencieusement Dieu en nos cœurs ; ensuite nous avons attaqué et les avons tous sortis de force hors des enceintes de la ville. »
Lors du procès des Templiers en 1307, où les chevaliers furent torturés et interrogés sur ordre du roi Philippe IV, le nom « Baphomet » fut mentionné plusieurs fois. Alors que certains Templiers niaient l’existence de Baphomet, d’autres l’ont décrit comme étant une tête coupée, un chat ou une tête à trois visages.
« Les Templiers adoraient-ils Baphomet ? Offrirent-ils une salutation honteuse aux fesses du grand bouc de Mendès ? Quelle était en réalité cette secrète et puissante association qui mettaient en péril l’Eglise et l’Etat, et qui fut ainsi détruite sans bruit ? Ne jugez rien à la légère ; ils sont coupables d’un grand crime ; ils ont exposé à des yeux profanes le sanctuaire de l’ ancienne initiation. Ils se sont à nouveau rassemblés et ont partagé les fruits de l’arbre de la connaissance, et ainsi ils pourraient devenir les maîtres du monde. Le jugement prononcé contre eux est plus haut et bien plus vieux que le tribunal du pape ou celui du roi. « Le jour où tu mangeras de cela, tu mourras certainement » a dit Dieu Lui-même, cela est écrit dans le Livre de la Genèse.(…)
Oui, les Grands Maîtres de l’Ordre des Templiers ont vénéré le Baphomet, et pour cela ils furent vénérés par leurs initiés ; oui, il existait dans le passé, et peut-être encore à présent, des assemblées qui sont présidées par ce personnage, assis sur un trône et possédant une torche entre les cornes.
Mais les adorateurs ne considèrent pas, comme nous le considérons, que c’est une représentation du diable : au contraire pour eux il s’agit du dieu Pan, le dieu de nos écoles modernes de philosophie, le dieu de l’école théurgique d’Alexandre et de nos propres néo-platoniciens, le dieu de Lamartine et de Victor Cousin, le dieu de Spinoza et Platon, le dieu des forces gnostiques primitives ; aussi le Christ du clergé dissident.
Cette dernière qualification, écrite sur le bouc de la Magie Noire, n’étonnera pas les étudiants des antiquités religieuses, qui sont familiers avec les phases de symbolisme et de doctrines dans leurs transformations variées, que ce soit en Egypte, en Inde ou en Judée »

En Conclusion

Baphomet est un personnage composite symbolique de la réalisation alchimique par la union de forces opposées.
Les occultistes croient qu’à travers la maîtrise des forces vitales, on est capable de réalisé de la « magick » et l’illumination spirituelle.
La description de Baphomet par Eliphas Lévi comprenait plusieurs symboles faisant allusion à l’éveil du kundalini – le pouvoir qui serpente – qui conduit au bout du compte à l’éveil de la glande pinéale, aussi connue en tant que « troisième œil ».
Donc, d’un point de vue ésotérique, Baphomet représente ce processus.
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jeudi 26 février 2015

L écoute de l' Intuition

L’esprit et la matière par la science

Ce que la science entend par “esprit” est en fait la pensée, la conscience qui émerge des multiples interactions engendrées par l’activité cérébrale. En ce sens, l’esprit n’est qu’une conséquence des échanges chimiques effectués par les synapses de chaque neurone. La science en conclut donc que les pensées sont créées par le cerveau, et qu’en toute logique, la matière influence l’esprit, mais jamais l’inverse. Dans ce type de raisonnement, on ne peut bien évidemment pas imaginer que l’esprit et le corps puissent être séparés l’un de l’autre, et puissent exister indépendamment.
De plus, la production de conscience et d’intelligence est, selon la version officielle, une combinaison de challenges face à la sélection naturelle et d’une grande partie d’heureux hasards pour le reste. Le substrat cérébral se serait donc structuré au fil du temps, par auto-organisation.
Cette théorie est tout à fait envisageable, étant donné que les ingénieurs spécialisés en IA (Intelligence Artificielle) sont presque capables de simuler l’auto-structuration d’un programme informatique, connecté en permanence sur son environnement proche, par une caméra et un micro. Par contre, aucune théorie n’explique comment la conscience se crée, et même si on arrive à mettre au point des systèmes d’IA, peut-on pour autant parler de conscience ? Comment expliquer la créativité, les éclairs de génie, aptitude artistique, l’amour inconditionnel, la religion etc…
N’oublions pas que l’auto-organisation structurelle n’est valable que pour une petite partie des fonctions de l’être humain, et probablement pour les plus simples et les plus mécaniques. Notre conscience est infiniment plus complexe qu’un programme informatique, même si notre ADN y ressemble étrangement.

Mais finalement, qu’est ce que la conscience ?

(Voir article : Hod )

Définition de la conscience

Se rendre compte que l’on existe est une prise de conscience, ainsi que le fait de se représenter dans son propre environnement. D’une façon générale, c’est interagir avec son environnement par l’intermédiaire d’une représentation de celui-ci.
En d’autres termes, c’est la faculté d’interpréter les signaux qui nous entourent afin d’agir sur notre environnement dans le but de survivre. Il ne faut pas confondre conscience et intelligence. La moindre prise de décision exprime une conscience.
On parle toujours de la conscience humaine, mais la conscience peut s’exprimer à plusieurs niveaux. Chez les animaux par exemple, du plus petit au plus gros, leur conscience est bien présente et parfaitement développée.
Une fourmi a une conscience limitée, mais elle forme avec l’ensemble de la fourmilière une conscience collective surprenante, qui permet de s’adapter aux agressions de son environnement, et de répondre a des problèmes précis, ce qu’une fourmi n’est pas capable de faire seule.
Par extension, on peut parfaitement dire que la fourmilière a une conscience, de même qu’une famille, une ville, un pays, ainsi que notre planète.
N’oublions pas non plus qu’une plante est un organisme vivant, et au même titre que la fourmi, pourquoi ne pas envisager qu’à son niveau, elle participe à la conscience d’une prairie, d’une forêt, d’une montagne, puis finalement du monde végétal, qui, associé à la conscience de l’humanité, forme la conscience de l’écosystème de notre Terre.
Dans ce cas, difficile d’imaginer que la conscience n’est uniquement que le résultat des activités d’un cerveau complexe.
En fait, il existe vraisemblablement une infinité de consciences imbriquées les unes dans les autres, qui s’influencent mutuellement à tous les niveaux, formant une sorte de structure fractale de consciences collectives et interconnectées.
En fait, il faut bien se rendre compte que les consciences ne sont que l’infime partie visible de l’iceberg, le reste faisant partie du monde colossal et mystérieux de l’inconscient.

Une définition de l’inconscient

L’inconscient représente tout ce qui se passe en dehors de la sphère de perception de la conscience.
Avant qu’une idée émerge dans notre tête, avant que notre mental prenne en compte une information, son germe prend vie et se forme dans l’inconscient. Une fois l’information suffisamment concrète, l’inconscient va la formater pour qu’elle soit facilement exploitable dans la conscience, puis la faire émerger dans notre esprit.
Pendant longtemps et encore maintenant, l’inconscient a souvent été synonyme de chaos mental, l’inverse de la conscience. Nous allons voir qu’en fait, l’inconscient est beaucoup plus efficace que le conscient.
On peut facilement comparer la conscience à une interface informatique. L’ordinateur ne présente à l’écran uniquement ce qui est nécessaire à l’utilisateur. Cela ne veut pas dire qu’il ne se passe rien d’autre dans la mémoire, bien au contraire. Le logiciel (comparable à l’inconscient) calcule, compare, évalue, agrège et classe des milliers d’opérations à la seconde, sans que l’utilisateur ne s’en rende compte. Imaginer un instant que tout ceci soit visible en temps réel sur votre écran ! Le résultat serait incompréhensible, en d’autres termes, la conscience ne pourrait émerger. Cela supposerait dans ce cas que la conscience est initiée par l’inconscient.
Cela rejoint d’ailleurs parfaitement les travaux de Freud sur la Psychanalyse. Notre inconscient joue un rôle énorme sur nos comportements et nos décisions quotidiennes.

Le rôle de l’inconscient collectif et de l’inconscient personnel

Grâce aux travaux de Freud, la compréhension de l’inconscient personnel a permis d’expliquer la plupart des comportements jugés irrationnels, faisant faire à la science un extraordinaire bon en avant.
La science n’a pas pour autant lâché le fait que tout se passe dans le cerveau, et effectivement rien n’envisage le contraire.
Cependant, Carl Jung et le physicien Wolfgang Pauli vont venir bouleverser cette théorie pour le moins matérialiste et réductionniste.
Jung va introduire le fait qu’il existe un inconscient collectif, commun à tout le monde et à toutes les espèces, en communication permanente avec l’inconscient personnel de chacun. L’inconscient collectif s’exprimerait par l’intermédiaire de nos intuitions ou nos rêves, en utilisant le langage des symboles et des archétypes. Cette théorie met en avant le caractère non-local de l’inconscient, c’est à dire en dehors du cerveau.
De plus, c’est le premier à décrire des phénomènes de Synchronicité et de cohérence dans certains évènements n’ayant aucun lien causal, phénomènes considérés comme de pures coïncidences par science.
Quant à Pauli, il est le père des théories sur la mécanique quantique.
Cette théorie reconnue et prouvée scientifiquement montre entre autre, que la causalité peut être bouleversée, et que la communication instantanée, plus vite que la vitesse de la lumière, sans tenir compte des paramètres de l’espace et du temps, est possible.
Ceci permettrait d’envisager le fait que la conscience, l’inconscient personnel et l’inconscient collectif sont non-locaux et non matérialisés dans le cerveau, et qu’il pourrait exister un réseau de communication universelle entre ces différentes sphères de consciences et d’inconscient.
En ce sens, le cerveau pourrait être un organe capable de capter ce réseau, et de s’en servir pour concentrer et faire émerger la conscience individuelle.

Notre guide intérieur, le révélateur de notre intuition (le Soi)

Nous savons que la conscience ne peut traiter qu’un nombre limité et formaté d’informations, tout simplement parce qu’elle passe par notre système mental que représente le cerveau. Imaginer le nombre d’informations existant dans l’inconscient personnel, sachant qu’il pourrait avoir accès à l’inconscient collectif de toute la planète, ou de tout l’univers (présent, passé et futur), puisqu’il n’y aurait pas de notion d’espace-temps. Heureusement que notre conscience joue ce rôle d’interface et de filtre.
La conscience est donc un réceptacle qui récupère les résultats traités par le cerveau. Mais de temps à autres, le cerveau n’a pas le temps de tout traiter, et remonte certaines informations, sans les travailler. C’est ce qui se passe très souvent dans nos rêves, là où notre cerveau n’intervient pas.
Elles sont considérées en général comme incohérentes par notre conscience, mais curieusement, quand on sait interpréter les symboles et les archétypes, un début de sens se dessine.
Ces informations qui émergent spontanément, sans passer par le mental, directement vers notre conscience, sont à la base des phénomènes d’intuition.
Quand nous nous définissons en temps qu’être conscient, nous ne décrivons que notre esprit conscient (le Moi en psychologie). Or, nous sommes plus que le Moi, il existe un Soi qui englobe le Moi, et qui navigue dans l’inconscient personnel et collectif.
Il est notre guide intérieur, le révélateur de notre intuition et de notre créativité.

Notre époque rend notre mental obsolète

À notre époque, tout s’accélère. Le nombre d’informations à prendre en compte augmente constamment, et les relations structurelles avec les systèmes qui composent notre société sont de plus en plus complexes. Et ce n’est pas prêt de s’arrêter !
Au quotidien, nous n’avons plus le temps pour rien. Nous sommes sans cesse obligés de courir pour rattraper le temps, notre cerveau n’a plus les moyens d’évaluer correctement toutes les informations que notre société produit. Et ce n’est que le commencement.
Dans un an, probablement, le volume des informations de nos systèmes auront doublé, et peut être même triplé.
À moins de créer des extensions virtuelles à nos cerveaux par des systèmes d’intelligences artificielles, nous sommes obligés d’admettre que notre mental est devenu obsolète face à l’évolution de nos technologies de l’information.
Le cerveau n’a que deux solutions, s’il ne veut pas retomber dans l’ignorance et le chaos, et ainsi faire régresser du même coup, l’ensemble de la conscience.
La première solution a de quoi nous faire peur, elle est déjà en marche.
Elle vise à nous faire devenir des êtres mécanisés, faisant toujours les mêmes choses dans des processus maîtrisés qui ne demandent aucune créativité, appauvrissant les sentiments et les relations humaines, et nous déracinant de notre environnement naturel.
Et pourtant, la démarche est logique, c’est notre cerveau qui s’auto-mécanise.
Il est largement plus simple de procéder toujours de la même façon, plutôt que de réinventer de nouveaux horizons qui nous obligeraient à réévaluer des volumes considérables d’informations.
En d’autres termes, on pourrait dire que notre cerveau est en train de figer son évolution par forfait, dans un état d’hypnose mentale, alors que le besoin en créativité devrait au contraire augmenter d’une façon exponentielle, pour affronter les situations de plus en plus préoccupantes.
Les fondements de la science, qui sont les fondations de notre société, sont à l’origine de cette situation.
La science n’admet pas qu’il existe une force plus efficace que le cerveau, sans fleureter avec les religions. Pourtant cette force existe en nous tous, c’est l’intuition !
Elle est la solution car elle ne passe pas par le mental, elle le court-circuite.
Quand vous étiez à l’école, n’avez-vous jamais entendu l’un de vos professeurs vous dire: “La première impression est toujours la meilleure, fiez-vous à votre première idée”.
Et oui, car après, le mental s’emmêle !
Quand vous êtes dans une situation d’urgence, là où nous n’avons pas le temps de réfléchir, (lors d’un accident de voiture par exemple), il se trouve que spontanément nous faisons les gestes qui vont nous sauver la vie, sans nous en rendre compte et sans paniquer, nous avons le bon réflexe. Une fois que tout est fini, que le mental reprend ses esprits, c’est là que nous commençons à perdre les pédales.

Être à l’écoute de son intuition

Observons ce qui se passe au quotidien. Notre conscience est-elle véritablement créative ? Toute la journée notre mental est perturbé par des milliers de distractions en tout genre, communication, bruits, changement de priorité, sentiments, émotions, agressions, souvenirs … Et d’autant plus à notre époque, et encore plus dans l’avenir.
Non seulement l’environnement ambiant n’est pas propice à la construction, mais en plus, le cerveau a tendance à fonctionner sans aucune logique structurée, uniquement par tâtonnement. Dans certains cas même, il se contredit en fonction des intérêts du moment. Il passe constamment du coq à l’âne, sauf quand il fait de la répétition, autrement dit ; quand il fait un travail sans âme.
Paradoxalement, c’est l’intuition qui est à l’origine de toutes les grandes découvertes qui ont révolutionné nos vies.
Le mathématicien Henri Poincaré avait mis en évidence ce phénomène de découverte scientifique spontanée qui explique le processus de création dans l’inconscient, pendant la phase qu’il nommait “incubation“. Puis, quand le mental était au repos, la solution de génie émergeait spontanément, il la nommait phase “d’illumination“.
Ce travail inconscient, et à fortiori intelligent, se manifeste très souvent par un flash ou dans les rêves, quand le chercheur a travaillé sur le sujet pendant plusieurs jours sans succès.
Tous les inventeurs connaissent parfaitement ce processus, pour l’avoir tous vécu.
Henri Poincaré a découvert dans un flash, une classe nouvelle de fonction mathématique complexe. Kékulé a découvert la structure de l’atome de Benzène dans un rêve …
Bien sûr, ce n’est pas le genre de chose que l’on va raconter à tout le monde, crédibilité scientifique oblige.
Sommes-nous toujours persuadés que le génie vient de la conscience ? Il semblerait que non !
Le vrai génie c’est notre guide intérieur qui nous insuffle l’intuition.
Alors apprenons à l’écouter ! Il représente probablement notre unique chance pour atteindre la prochaine évolution de notre conscience planétaire.
OLIVIER FARGIN


les coups de coeur

Maître

de Sagesse

Auteur Un-connu

Si tu te contentes de boire l'eau de mon puits, demain tu mourras de soif, soit parce que j'ai fermé la porte, soit parce que je suis en voyage.

Si tu veux étancher ta soif, creuse ton terrain et tu trouveras la source car elle est en toi.

Creuse ton puits, ainsi tu auras toujours de l’eau partout où tu iras.

Le puits est en toi,

la source est en toi.

Cherche et tu trouveras le trésor qui t’enrichira.

N’oublie jamais que celui qui compte sur la richesse d’autrui est semblable à celui qui fait un beau rêve dans lequel il reçoit beaucoup d’argent, et qui constate au réveil que sa poche est vide. Le bien des autres est pour nous comme la fortune d’un rêve.

Cherche en toi et tu trouveras.


CRÉER DE LA LUMIÈRE À PARTIR DE RIEN

A sa manière, Raymond Devos avait eu l’intuition de la nature ambiguë du vide, en expliquant dans un sketch que « rien … ce n’est pas rien. La preuve c’est qu’on peut le soustraire. Exemple : Rien moins rien = moins que rien ! Si l’on peut trouver moins que rien c’est que rien vaut déjà quelque chose ! On peut acheter quelque chose avec rien ! En le multipliant. Une fois rien … c’est rien. Deux fois rien… c’est pas beaucoup ! Mais trois fois...


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LE POINT ZERO ET CHAMP AKASHIQUE

Le champs de Cohérence akashique Les mystiques et les sages nous informent depuis longtemps qu’il existe un champ cosmique reliant tout à tout au plus profond de la réalité, un champ qui conserve et transmet l’information, connu sous le nom de «champ akashique». De récentes découvertes en physique quantique indiquent: celui-ci est réel et il a son équivalent dans le champ du point zéro qui sous-tend l’espace comme


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LES CHAMPS DE TORSION PRODUIT PAR LA CONSCIENCE EST LA CLÉ DE LA « THÉORIE DU TOUT »

Les champs de torsion, la clé de la « Théorie du Tout » incluant la conscience On attribue généralement la première recherche concernant la découverte du « champ de torsion » appellée aussi « 5ème force ou élement », au russe le Pr Mychkine dans les années 1800. C’est un collègue d’Einstein, le Dr Eli Cartan qui a le premier appelé cette force champ de « torsion »

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LA LUMIÈRE D APRÈS L'ARBRE SÉPHIROTIQUE

D’après la tradition Kabbalistique, la lumière est née dans Ain Soph Aur (Lumière illimitée), qui lui-même est né dans Ain Soph (L’infini), qui lui-même est né dans Ain (Vide absolu). Cette lumière illimitée se manifeste comme une étincelle...


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LA MEDECINE LUMIERE -1

La Médecine Lumière Commençons par quelques définitions: Qu'est ce qu'est la médecine: La médecine de type occidentale est la science et la pratique étudiant l'organisation du corps humain (physique, qq fois psychologique), son fonctionnement normal, et cherchant à le restaurer la santé par le traitement,.


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LE LIVRE DE NOE OU LA MEDECINE INDIENNE

Originaire de l'Inde, la médecine Indienne, ou médecine orientale, est un système médical complet et cohérent, tout comme le sont la médecine occidentale ou la Médecine traditionnelle chinoise, par exemple. Il est considéré comme le plus ancien système médical de l'histoire humaine. La tradition indienne fait remonter ses débuts à 5 000 ans, même 10 000 ans. Toutefois, les écrits sur lesquels repose ce savoir médical..

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LA TRADITION PRIMORDIALE -2

Tradition Primordiale et Torah de Sion : Aux source de la Kabbale Originelle. Mission d’un Peuple Élu pour la réaliser Les premières questions que nous poserons dans cet exposé, sont les suivantes: Y a-t-il véritablement une Mission d’Israël parmi les Nations ? La réponse est catégoriquement: Oui! Et elle ait été préfigurée par le Patriarche Abraham, ancêtre du peuple d’Israël, et des Juifs, à qui Dieu promis la Terre d’Israël en Héritage...
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L ÂME HUMAINE, SELON LA PHYSIQUE QUANTIQUE

Boris Iskakov est né le 14 novembre 1934 à Magnitogorsk. En 1957, il a achevé ses études à l’Institut de techniques physiques de Moscou. Auteur de la théorie des réactions en chaîne dans l’économie, il a consacré une série d’ouvrages à l’application des méthodes mathématiques en agriculture. Docteur en économie, Boris Iskakov étudie depuis quelques années les méthodes statistiques et quantiques servant à modéliser les processus qui s’opèrent...
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LE CORPS RÉCEPTEUR DE VIBRATION ELECTROMAGNÉTIQUE

La médecine occidentale est une médecine symptomatique, qui s’intéresse plus aux conséquences qu’aux causes. L’approche réductionniste de la médecine occidentale Les médecins aujourd’hui sont éduqués pour répondre de façon chimique à une extraordinaire diversité de symptômes, dont la plupart procèdent de mécanismes ...




LE TEMPS QUANTIQUE DANS LA KABBALE 2

Lumière Sans Fin (Ohr Ein Sof) et Récipient Primordial : la Vraie Réalité La réalité du 1% Toute cette réalité où, souvent, vous avez l’ impression de marcher sur une route qui ne conduit vers nulle part, où vous faites l’expérience de l’exil intérieur, de la relativité de tout, du manque de points de référence absolus, la Kabbale l’appelle la réalité du 1%. C’est une réalité où justement existent le temps, l’espace, le mouvement, ce qui...

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LUNE DE SANG, LA FIN ET LE DÉBUT DE NOUVEAU TEMPS

Lune de sang Le livre de la Genèse dit que DIEU utilise le soleil, la lune et les étoiles pour des signes et les saisons. De tels exemples peuvent être trouvés dans la Bible, d ailleurs le calendriers juifs et basé à la fois sur le calendrier solaire et lunaire. Or il va apparaitre ces années des Eclipses 2014 et 2015, pendant les fêtes juives appelées les Tetrades, au cours desquelles, à chaque fois, il s’est passé un évènement...

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À la différence de l’espace, le temps est une dimension incontrôlable. Qu’on le veuille ou non, la flèche du temps semble dirigée invariablement vers le futur. « Nous ne nous baignons jamais deux fois dans le même fleuve », précisait Héraclite. Plus de deux millénaires se sont cependant écoulés depuis cette affirmation du philosophe grec. Aujourd’hui, à l’heure de la science atomique et de la conquête spatiale, notre regard sur le cosmos...