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lundi 3 avril 2017

Le mystère de la sortie d’Égypte 3


''La sortie d’Égypte et le dévoilement de l'infini''

le verset dit « Moi et non un envoyé, Moi et non un autre...»

le Ramban écrit sur le verset « je suis AVAYA ton Dieu qui t'a fait sortir d’Égypte»: il y a un commandement positif de la Torah de reconnaître que Dieu existe et qu'il fait exister le monde. Il y a un autre niveau de croyance en Dieu qui est du niveau de la providence et de la surveillance divine sur chacun de nos gestes. C'est par la sortie d’Égypte que nous avons pu atteindre ce niveau de perception de Dieu dans la création.

Il y a deux aspects de Dieu que nous pouvons percevoir qui sont:
 1/ l'unité dans la création, Dieu étant le seul créateur, lui-même ne dépendant de rien d'autre que de lui alors que sa création dépend complètement de lui
 2/ l'unité dans sa gouvernance. Il dirige tout dans sa création, rien ne lui échappe. Il n'y a en fait qu'une seule véritable volonté.
Nous avons une impossibilité et donc une interdiction de parler de la nature même de Dieu, nous ne parlons donc que de sa volonté. Mais même dans sa volonté, il y a une une partie qui est de l'ordre de l'infini et donc inaccessible et il y a une partie qui est de l'ordre de la limite. Une volonté qui a un but, la création. Le Ramh'al nomme cette limite comme étant le décret de la volonté, c'est le mystère du Tsimtsoum (retrait de la lumiere pour permettre la Creation) selon le Ari Zal. 
Comment une volonté infinie peut-elle révéler le fini, la limite? La création étant le produit de ce retrait de la volonté infinie, c'est le Tsimtsoum de sa volonté d'après le Ari et non le Tsimtsoum de Dieu lui-même. Dans son essence, Dieu ne change en aucune façon mais sa volonté peut accéder au changement mais pas toute sa volonté est sujette au changement. Car il y a une volonté sans fin qui s'appelle la lumière englobante ''Or Makif'' ou ''Kav Hamakif'' qui encercle tout l'espace créé par la restriction. Dans cet espace, il y a toute l'histoire, toute l'existence de tous les êtres mais ce même espace est gouverné et dirigé par le sans-fin qui l'entoure et l'englobe. Mais il y a une volonté qui est limitée et qui veut la création et ses créatures et même plus encore, elle veut le peuple d'Israël. 
La sortie d’Égypte est cette sortie de ces limites. Le Ramh'al explique que par la sortie d’Égypte, le peuple d'Israël va être séparé de cette espèce qu'est le genre humain. Il ne va plus ressembler à l'espèce humaine par cette sortie d’Égypte. Il va sortir des limites de l'espèce humaine afin qu'il puisse recevoir ces couronnes que révèlent la sagesse de la Torah.
 Pour cela, il faut le séparer de l'influence de la matière qui limite, rabaisse et emprisonne l'espèce humaine dans ce monde matériel. La sortie d’Égypte est donc la sortie de l'emprise des forces de la nature car les dix plaies sont venues pour montrer au peuple d'Israël que les forces de la nature ne sont pas immuables et indestructibles. Les lois de la nature ne sont pas des dieux. Élokim n'est pas Dieu.
 Cette sortie a été en fait la sortie du bébé de la matrice de la mère. L’Égypte étant la matrice de la terre et donc cette sortie est une naissance qui va engendrer après une construction et une révélation. 
Le Ari explique que cette construction s'est faîtes d'un seul coup et non par étapes. Tous les Moh'in (cerveaux) venant en une seule fois au moment de la sortie. En générale, la conception se fait de manière graduelle où chaque étape prend du temps, a sa période. Il y a le temps de la gestation, de l'allaitement, de l'enfance, de l'adolescence et de l'âge adulte. C'est le processus normal. 
Mais cette même nuit, en sortant d’Égypte, le peuple d'Israël a reçu tous les Moh'in d'un coup, les petits cerveaux et les grands cerveaux, ce qui prend de manière naturelle 20 ans et neuf mois, s'est fait en un instant. Et par ce don divin, le peuple d'Israël a pu percevoir « Moi et non un envoyé, Moi et non un ange, Moi et non un autre». Par ces Moh'in, ils ont pu atteindre une perception vraie de Dieu. 
Ont-ils perçu à ce moment, la volonté infinie divine qui est reliée à la volonté de créer ou bien ont-ils perçu l'essence même de Dieu? 
Le premier axiome que la volonté divine a révélé par la création est la gradation car avant le début, il n'y avait que l'infini mais maintenant par le Tsimtsoum, se révèle la gradation qui fait apparaître le fini dans cet infini. Et donc par le Tsimtsoum, la volonté infinie n'agit plus selon son infinitude mais par gradation qui va matérialiser une volonté finie dont le but est le bien qui va révéler la création.  Cette action est le mystère du Tsimtsoum. Car sans cette gradation, il ne pourrait pas y avoir de création car la perception serait trop intense.C'est l'action infinie qui va se matérialiser selon les êtres inférieurs. C'est le secret des Séphirot qui naissent de cette gradation car maintenant, la volonté divine agit uniquement par les Séphirot, par les principes et les mesures.
 Par les dix plaies, Dieu a enlevé cette force de la gradation et par cela, l'eau a pu devenir du sang, la terre se transformant en poux..... par les plaies s'est révélé l'infini qu'il y a dans la matière. Le fini étant la frontière qui préserve les forces de la nature, ce fini étant engendré par la gradation, par la temporalité. Par les plaies, les limites n'agissent plus et l'eau n'est plus de l'eau, le soleil n'est plus soleil, les animaux n'ont plus d'instinct de conservation, elles n'ont plus peur de rien. Ces plaies révèlent l'annulation de ce Tsimtsoum et de ces forces qui gardent cet aspect fini de l'infini. Pour créer, il faut qu'apparaissent en premier des limites. L’Égypte (Mitsraïm- limites) est le processeur qui va donner réalité à la création. S'il n'y a pas l’Égypte c'est-à-dire ces limites, ces frontières, il ne peut y avoir de création. La création dépend de cette notion qui s'appelle le ''jugement'' qui est la révélation même de la création dans le Tsimtsoum. Ce mystère du jugement et de la limite se révèle en réalité en Égypte, c'est le mystère même de l’Égypte. Les égyptiens ont acquis toute la sagesse de la Nature, de Élokim. Ils savaient comment s'associent tous les principes de base de la nature pour que se créent les créatures. Parrho pouvant alors dominer la nature et la transformer. Les dix plaies viennent pour annuler ces limites que sont les forces de la nature et montrer que derrière ces limites, il y a une force illimité qui les dirige.
La nuit de Pessah' est la nuit de la protection non seulement des mauvais esprits mais aussi de l'illimité divin qui est en train de se révéler comme il est dit « je suis AVAYA ton Dieu». Toute réparation de la création doit amener une connaissance de l'existence divine dans celle-ci. Par l'annulation de la réalité des forces qui composent la nature va se révéler la force unitaire qui la dirige réellement ''par l'obscurité va se révéler la lumière''. Mais il est très difficile de se libérer de ces frontières qui nous limitent car elles nous définissent en même temps. Ces limites sont aussi les frontières de notre esprit et de notre cerveau qui vont donner sa forme à notre personnalité ''je pense donc je suis''. Pour cela, il faut sortir de cette perception des sens qui eux délimitent, mettent des formes à notre réalité qui sont en faites des murs qui nous emprisonnent. La matière étant l'obscurité devant les yeux de l'intellect. La matière elle-même empêche l'homme de percevoir la véritable conduite qui la dirige. Derrière la conduite dite naturelle de cette matière, il y a une autre conduite dite de l'unité et de l'infini. Mais en vérité, tout ce que fait Dieu est pour arriver à ce que la création elle-même atteigne cette connaissance qu'il dirige tout. Ce temps de six mille ans est le temps que doit prendre la nature pour se purifier et sortir de ses lois, de ses limites. Nous voyons que par la science, nous arrivons à percevoir de plus en plus l'illusion de ces lois et petit à petit, cette même nature sort de sa propre Égypte et que seule la volonté divine dirige cette même nature. À l'époque les hommes n'avaient accès aux mystères de la nature que par l'astrologie et l'astronomie, ils n'avaient accès qu'au monde des anges, le monde de la Yétsira. Maintenant par les sciences, ils ont accès au mystère de la nature par leurs lois elles-mêmes qui est une perception beaucoup plus fine, par le monde des âmes, le monde de la Bérya. À la sortie d’Égypte, les Moh'in que nous avons reçus ont changé la perception de la nature. Le Shabbat bien que les Moh'in viennent sur Israël, ils ne changent pas notre perception de la nature car les Moh'in viennent par gradation. Ce n'est qu'à la fin des six milles ans que la création va s'élever et changer sa constitution. Alors les hommes vont atteindre la perception de Dieu par la nature elle-même. Et ceci ne peut se faire que par étapes. La sortie d’Égypte est la sortie de ces six principes de la matière qui sont en gestation dans la matrice de la Ima. Par la sortie c'est-à-dire par cette naissance, le peuple d'Israël va recevoir les Moh'in afin de percevoir Dieu dans ces six principes de la matière. 
Ce rayonnement divin n'est reçu à ce moment non pas par toutes les nations mais par un seul peuple. Et ce n'est qu'à la fin des temps que toutes les nations s'élèveront au niveau du peuple d'Israël, sortiront d’Égypte pour recevoir les Moh'in. Toute la notion de libération est l'annulation de cette gradation. La gradation est le mystère du Tsimtsoum et chaque moment de ce Tsimtsoum est une association spécifique des lumières de MA et de BAN. Chaque moment révélant une détérioration et une réparation pour à la fin des temps arriver à une réparation universelle de toutes les créatures et sans cette gradation, la création serait revenue à son état parfait infini où le libre-arbitre aurait été annulé. Le temps montre la gradation et n'est là que pour réparer la création petit à petit et prendre conscience de Dieu. Nous ne parlons pas du temps humain mais d'un temps qui dévoile le mystère du but de la volonté divine. La réparation et la détérioration sont représentées par les lumières de MA et de BAN, le Or et le Kéli. Le Or représente l'épanchement et le Kéli est le réceptacle. Le temps en hébreu a la même valeur numérique que MA et BAN: 97. et donc ici, il est fait allusion que le temps commence par la brisure des Kélim. Tout le temps que le Or englobe le Kéli, cela s'appelle l'éternité où le corps est une partie de l'âme, où le Kéli est une part du Or, le temps n'a pas lieu d'être alors. Celui-ci ne commence à se matérialiser que lorsqu'il y a la moindre petite séparation entre le corps et l'âme. Le temps n'apparaît que lorsque le Or se sépare du Kéli, il y a alors un écran entre ces deux sortes de lumières. Lorsqu'il y a l'union et l'unité dans ces deux lumières, le temps ne peut apparaître. La révélation ne vient que par la brisure de la symétrie qui va faire apparaître la domination des Kélim par la dissimulation de Dieu qui était en fait cette symétrie des forces. La force de la loi, des limites va apparaître lorsque le corps veut dominer. Lorsque la nature devient une entité propre et séparée, alors l’Égypte et ses dieux se révèlent. Ses dieux sont les forces inférieures qui se séparent pour dominer. C'est la nature qui se sépare de sa source divine. Notre esprit est construit dans ce cheminement de pensée où notre volonté devient volonté divine. L'annulation de notre volonté individuelle n'est pas une annulation du corps devant la lumière mais le retour de celui-ci à la lumière. La détérioration est la domination du corps par ses propres pulsions et la réparation est l'acceptation du corps à être dominé par la lumière divine, MA dominant BAN mais si c'est le kéli qui domine, les lumières de BAN dominent alors et c'est la sagesse de la nature qui se révèle. Ce sont les dieux étrangers d’Égypte. Et donc les dix plaies sont une sorte de destruction de la domination de ces Kélim, des Séphirot de la Klippa. Va être annulé par la plaie des premiers nés jusqu'au Kéter de cette Klippa. Même cette Séphira la plus haute ne domine pas d'elle-même. La création n'ayant aucune autonomie, n'ayant aucun cerveau d'elle-même. Elle ne peut perdurer d'elle-même. Par la sortie d’Égypte, le peuple d'Israël sort de cette perception d'autonomie des Séphirot et de la création. Mais pour sortir de ce cycle de cause et d'effet, il faut annuler cette notion de gradation où le Kéli ne reçoit pas du Or. Cette situation donne la possibilité à l'homme de se tromper et de ressentir que le monde peut perdurer sans le Or. C'est le mystère du Kéli sans le Or et c'est le mystère des sens. L’Égypte est l'utilisation des sens et de sa sagesse à l'extrême, le pouvoir de l'esprit humain issu des pulsions sensorielles.
La délivrance est donc pour le Ramh'al, la réparation des Kélim. La réparation se fait lorsque l'existence de la création reviendra s'unir au Or, Kav, au rayon de l'infini. Au moment de la sortie d’Égypte, toute la création reçoit la réparation de cette brisure grâce au don des Moh'in à ce moment. Par cela, la création reçoit la lumière divine qui va la faire s'élever et devenir UN avec elle. La Torah de Moché Rabbénou et du Messie est là pour purifier le monde de la brisure qui est cette déconnexion du Kéli et du Or. Le Kéli n'ayant plus de lumière, plus de sagesse. Le Kéli en lui-même n'a pas de Daat c'est l'ange du mal: « l'homme sauvage ne peut atteindre la connaissance». Le Kéli ne pouvant atteindre que la connaissance des sens et c'est cela le commencement de la brisure. Elle commence dans le Daat et donc tout le but de la sortie d’Égypte est contenu dans le verset « et tu raconteras à ton fils» afin de réparer ce Daat. « et tu raconteras» en épanchant les Moh'in (les cerveaux) «à ton fils» à cet aspect de petitesse de ton esprit. Le fils ''BEN'' correspond aux lumières du Kéli qui sont les lumières de ''BEN''. Cette nuit précisément ces lumières de BEN vont recevoir les lumières de MA et le Kéli va devenir alors sage, intelligent et connaissant la Torah. Ces trois niveaux correspondant aux Moh'in de H'okhma, Bina et Daat qui vont donner la possibilité d'atteindre l'existence divine qu'il y a dans la création. Pour cela, il faut sortir des limites construites par les petits cerveaux qui dominent le Kéli lorsqu'il est dans un niveau de ''petitesse'' où le monde semble être dirigé par les lois physiques de la Nature. La sortie d’Égypte de la création se fait par la sortie de ses propres limites pour entrer dans l'éternité. La mort elle-même est une limite et en sortant de cette limite, on atteint l'éternité du moment présent qu'il y a dans chaque événement.
À la fin des temps, la création va enlever son habit matériel et se vêtir de son habit d'éternité mais avant cela, il faut que le Messie se dévoile afin d'épancher les Moh'in sur le peuple d'Israël (Zéïr Anpin) afin qu'il y ai une réunion parfaite des exilés au moment de la résurrection des morts comme Moshé Rabbénou a fait pour le peuple d'Israël. Le fait d'être enfermé dans ces limites, les six Séphirot de Zéïr Anpin, est notre exil. Pour s'en extraire, il faut passer maintenant par la gradation mais au moment de la sortie d’Égypte, cette extraction s'est faite d'un coup.
Par la consommation de la Matsa, le corps se purifie de toute cette notion de limite et de domination qu'il peut produire. Le H'amets, le levain étant cette gradation qui révèle la temporalité et les limites de la Nature. La Matsa est le contraire du H'amets. C'est l'empressement qui n'est issue que de l'attention qui va contrer et empêcher le temps de se matérialiser. Le H'amets, le levain est la matérialisation des forces de la nature, c'est Élokim sans AVAYA, c'est cela la perception de la gradation dans les événements de la vie où le temps va étirer chaque événement et le faire perdurer jusque dans le futur et par cela, donner une possibilité au mal de se matérialiser. Le mal et donc la création naît de la gradation des Séphirot. Le niveau entre la H'okhma et le Kéter révèle un manque et donc donne place au mal. Les Séphirot naissent des manques qui sont en elles-mêmes. L'annulation de cette gradation empêche au mal de se matérialiser.
La brisure des Kélim ne se fait que dans le monde des Nékoudim où chacune des Séphirot se distingue des autres alors que dans le monde des Akoudim, la lumière du Kéli ne fait qu'un avec la lumière du Or. Et donc pour revenir à cet état d'unité, il faut prendre conscience qu'il n'y a qu'une seule loi, qu'une seule énergie, qu'une seule volonté. Chacune des forces qui engendrent la nature n'ont qu'une seule et même source. Ce sont en elles-mêmes les six principes de Zéïr Anpin qui doivent passer de la situation de brisure à la situation de complétude. Le changement qui se révèle par la brisure fait que chaque Séphira a une existence propre sans avoir besoin d'être réunie aux cinq autres. Lorsque chacune des forces qui caractérisent la création va dans la même direction, alors se révèle la réalité de l'unitude parfaite. C'est cela la réparation. C'est le plateau de Pessah' qui va réunir toutes les forces qui sont représentées par les aliments du Séder et en faire la réparation de la création vers une seule et unique énergie, une seule et unique volonté. La Matsa seule ne peut à elle-même faire sortir de la temporalité, le sacrifice pascal non plus. Uniquement lorsque tous ces signes sont réunis dans un seul plateau et même le Karpass et le Maror font partis de l'ensemble qui amène à la libération mais uniquement s'ils sont tous réunis et qui vont dans la même et unique volonté, percevoir que toutes ces forces spécifiques ne sont en fait qu'une seule et même énergie. En révélant ces forces spécifiques, Dieu a dissimulé sa volonté infinie pour faire apparaître une volonté limitée. Alors dès ce moment est née la terre d’Égypte.
Sans la sortie d’Égypte, la nature témoigne de la création qui serait engendrée par elle-même, par ses propres forces sans lien avec la volonté infinie. La sortie d’Égypte montre qu'il y a un début à ces forces créatives et que cette nature n'est pas sacrée, qu'il n'y a aucune divinité en elle-même. Cette création ainsi va à sa perte sans aucune éternité dans sa forme superficielle. Pour cela, Dieu demande aux hébreux « écartez-vos mains (du culte de cette nature et donc de l'idolâtrie)» écartez-vous de cette idée que tout est régie par votre action dans ce principe de cause proche et d'effet immédiat, mettant notre foi dans ces principes du dieu ''nature''. Pour sortir de cette construction évolutive et inexorable qu'est la gradation, il faut recevoir les Moh'in de ces six Séphirot. Ce sont les Moh'in de Ima qui vont pouvoir réunir ces six forces de la création. La terre représentant la Ima pour Parrho et son peuple et il y a une notion beaucoup plus élevé qui est le mystère des Moh'in qui va réunir cette Ima à sa source universelle. C'est cela la différence entre la brisure et la réparation. Cette réparation est la révélation de ce souffle unique, de ce « MOI et non un autre», « je suis AVAYA ton Dieu...» c'est la révélation de l'existence de Dieu dans la création qui est au-dessus du Tsimtsoum, de la restriction et qui est une trace même de l'infini divin. Par la sortie d’Égypte, grâce aux Moh'in, nous sommes arrivés au niveau où l'infini se révèle dans le fini, où l'infini et le fini ne font qu'un, où le monde futur et le monde présent ne sont qu'une seule et même énergie bénéfique et divine, le bien et le mal n'étant que la matérialisation d'une même énergie infinie. C'est le sens du verset « je suis AVAYA qui t'a fait sortir d’Égypte» ce n'est que par la sortie d’Égypte que cette éternité du divin qu'est AVAYA a pu se révéler.
Lorsque nous accomplissons les Mitsvot dans ce monde présent, nous les accomplissons dans la conduite de la dualité, dans l'esclavage de l’Égypte. Les Mitsvot n'étant données que pour parfaire le corps et donc elles ne sont que du domaine de ce monde, de l'exil. Elles sont là pour réparer toutes les actions de ce monde, réparer l'esclavage du corps pour après pouvoir inclure celui-ci dans la lumière de l'infini. Car la détérioration ne se trouve que dans le corps, dans les lumières de BAN. 

Rav Mordékhaï Chriqui 5777
Retranscription Rav Michael Smadja

Publie par la Source des sagesses

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vendredi 31 mars 2017

Le mystère de la sortie d’Égypte 1

Le mystère de la sortie d’Égypte 1

(retranscription du cours 05/2016 de Rav Mordehai Chriqui)
 
il y a un temps qui s'appelle ''le temps de notre libération''. Cette libération est perçue d'après la majorité des gens ''libération d'une emprise spécifique'', libération d'un endroit spécifique tel que l’Égypte, la sortie d'un endroit pour se trouver dans un autre endroit, d'Égypte au désert jusqu'à arriver en terre d'Israël où se trouve la proximité divine et la Kédoucha (sainteté) pour atteindre la divinité dans ce monde.
Cependant, ce n'est pas qu'une simple sortie territoriale car nous ne sommes pas arrivés directement en terre d'Israël mais nous sommes sortie d’Égypte pour servir D-ieu. Tout le but de cette sortie est de revenir à l'unification divine. 
Le service vrai étant de s'annuler devant le créateur et de redevenir ce que nous sommes réellement, des créatures de D-ieu qui ne sont créées que pour le servir, que pour être son émanation (nous dirons ne pas chercher à ce connecter vers la source, mais laissez l'infini nous traversez dans le fini) .

Il est écrit chez nos maîtres qu'il y a une obligation de se souvenir de la sortie d’Égypte ''tous les jours de ta vie''. Le mot ''tous'' vient soit inclure l'époque du Mashiah, car le mot ''tous'' indique une notion de but, le but de cette sortie étant la venue du Mashiah soit il vient inclure les nuits, même la nuit et non seulement le jour, il faut se rappeler de la sortie d’Égypte. 
Le mot ''tous'' faisant allusion aussi à la nuit, à la notion de début, de la cause originelle qui est l'obscurité, l'absence de lumière comme il est dit ''et ce fut la nuit et ce fut le jour'', le départ étant l'obscurité. La création n'étant que la résultante d'une obscurité, d'une dissimulation de la lumière. Depuis la création jusqu'à l'aboutissement, il y a un devoir de se rappeler de la sortie d’Égypte. Cette sortie d’Égypte étant le moyen de réunir la fin au début: '' je suis le premier et je suis le dernier, il n'y a rien d'autre que moi'' et même entre ces deux moments.

Nous voyons que toute la foi juive est basée sur cette première parole au mont Sinaï: ''je suis Hachem ''י.ה.ו.ה'' ton D-ieu qui t'a fait sortir de la terre d’Égypte''. Toute la perception que l'on peut percevoir de la révélation divine, ne se fait que par le moyen de la sortie d’Égypte qui est en fait sa véritable révélation, par le '' Tétragramme'' le nom ''Youd-Hé-Vav-Hé'' ''י.ה.ו.ה'' et non par Élokim (D-ieu de la Nature, dans le Fini) comme au moment de la création '' .
au commencement Élokim créa le ciel et la terre'' qui est en fait la création de la dissimulation, l'exil en lui-même, deux mille ans de chaos jusqu'à la sortie d’Égypte, deux mille ans d'obscurité nécessaires pour arriver à la révélation du nom ''Youd-Hé-Vav-Hé'' ''י.ה.ו.ה'' au moment de la sortie d’Égypte. Jusqu'à ce moment, il n'y avait que l'aspect de la dualité du jugement qui se révélait dans la création, les lois de la Nature étant les seules perceptions divines qui étaient accessibles par l'homme et qu'il pouvait utilisé comme il est dit ''à la ressemblance de Élokim, l'homme a été créé''.
 Jusqu'à présent, l'unification d'avec la volonté divine unique était impossible, aller dans le chemin de l'arbre de la vie était impossible.
 Hachem s'est révélé aux patriarche avec le nom de puissance et de limite. Ils ne pouvaient que rester dans les limites de la création, que percevoir les limites de la création. 
Les quatre langages employés dans la Torah pour exprimer la délivrance correspondent aux quatre lettres du tétragramme: ''et je te sortirai'' le י, ''et et je te libérerai'' le ה, ''et je te sauverai'' le ו,''et je te prendrai'' le ה. Ces paroles étant la révélation du nom ''י.ה.ו.ה'' dans la création. Tous ces niveaux de révélation, seul le peuple d'Israël a eu le mérite de les percevoir.
En vérité la sortie d’Égypte est la base de toute la foi du peuple d'Israël. Notre histoire, notre A-D-N (ADNOUT, la premiere des portes d'entrée, d'apres les portes de la lumiere du Kabbaliste Joseph Gilgatia) commence à la sortie d’Égypte! ''ce mois-ci sera pour vous le premier des mois'' ce n'est pas le mois de Tichré notre commencement bien que c'est le mois de la création du monde.Notre création s'est faite à la sortie d’Égypte.

Le but de la sortie d’Égypte est d'atteindre l'unification de la présence divine qui est en nous avec l'éternel. Ce qui s'est passé à la sortie d’Égypte est du même ordre que ce qui s'est passé dans les mondes supérieurs dit le Ramh'al dans Daat Tévounot au nom du Ari Zal. 
Toute l'histoire du peuple d'Israël est l'histoire même ou plutôt l'histoire de la révélation de D-ieu dans toute la création. Lorsque nous disons qu'il y a eu 2 000 ans de chaos , 2 000 ans de Torah et 2 000 ans du Mashiah, nous exprimons des niveaux de compréhension et de révélation spécifique qui sont six limites (6 dimensions Nord-Sud-Est-Ouest-Haut-Bas, 6 jours, 6 sephirot inférieures ou 6 Chakras) que nous devons franchir avant d'arriver à la révélation finale, les six jours de la création pour arriver au septième jour, le jour du Shabbat qui est la fin (7 Chabbat, Royauté, Malkhout , mais aussi  le debut dans une autre dimension le 8, le 8 de l'infini à partir de Binah)  et but de la réparation. 
Cette libération devait se faire dès la création de l'homme à la fin du sixième jour mais par la faute, il a rallongé cette période en six mille ans. Et maintenant, il faut réparer tous les degrés et donc le premier homme a besoin de revenir au niveau des deux premier jours, des deux premiers millénaires de chaos.
 Ainsi est l'homme dans ce monde dit le Ari Zal. Il y a un temps dans sa création qui s'appelle ''gestation'' dans le ventre de sa mère puis il y a un temps qui s'appelle la ''naissance'' le temps de l'enfance puis il y a le temps de "l'âge adulte", trois périodes importantes dans le développement d'un être humain. 

La ''gestation'' est le temps des 2 000 ans de chaos, la ''naissance'' le temps des 2 000ans de Torah et ''l'âge adulte'' le temps des 2 000 ans du Mashiah. 
En vérité ces périodes que le Ari nous enseigne sont en fait des niveaux de révélation et de perception de la présence divine dans le monde, des niveaux de dévoilement de sa volonté. 
Toute l'histoire humaine est l'histoire de sa volonté qui est de se révéler par gradation, par niveaux de perception liés à ces périodes. Car si sa révélation ne se faisait pas dans le temps, alors l'infini de l'éternité apparaîtrait d'un coup et donc imperceptible par un esprit n'ayant de référant que dans la limite. Sa révélation est attachée à la gradation et donc au temps. En vérité, le dévoilement vrai qui est la fin de sa volonté est l'éternité où il n'y a pas la perception du temps comme nous le percevons.

Les deux premiers millénaires sont des années de chaos où il n'y a aucun ordre et où D-ieu est complètement caché, comme ce fœtus qui est caché dans le ventre de sa mère et qui se développe dissimulé. Ainsi D-ieu se comporte les deux premiers millénaire et surtout pendant l'esclavage d’Égypte. Ce qui se révèle dans ce monde est en fait la résultante de sa conduite qu'il veut nous révéler. L'homme a deux manières de percevoir les événements de ce monde, deux façons de ressentir le temps et l'histoire: soit comme une suite de causes et d'effets qui eux-mêmes deviennent des causes entraînant d'autres conséquences et alors il devient lui-même une cause efficiente et donc D-ieu se cache de lui. 
Soit l'homme observe le cours de l'histoire selon les préceptes de la Torah et alors il comprend que ce qui arrive n'est que volonté divine et est la manière dont il veut se révéler à nous, par la gradation.

Dans les premiers principes, le Ramh'al écrit que Z-A a été construit dans Ima . Élokim dans le langage des Mékoubalim est appelé ''Z-A'', Zéïr Anpin en rapport au nom de AVAYA qui est la révélation de la sortie d’Égypte où il est apparu au peuple d'Israël comme un vieux au mont Sinaï. Mais avant ce dévoilement, il n'était que dans la révélation de Z-A dans le principe de Élokim qui s'est construit dans Ima, dans le chaos des rois primordiaux. 
Ima étant le principe du jugement, dans ce monde, l’Égypte représente le principe même de Ima et le peuple d'Israël est Z-A en rapport à Élokim. Nous avons été créés dans Ima comme un fœtus dans le ventre de la mère. Et donc au moment de la gestation, il n'y a pas de notion de révélation afin de pouvoir se construire dans le secret. Et la bonification de cette gestation ne se fait que par la naissance car tant que le fœtus est dans le ventre, c'est une situation de jugement extrême car le juge n'est pas percevable où tous les ordres sont détériorés où il n'y a ni début ni fin. (à Pessah, nous faisons son contraire, un ordre, l'ordre de Pessah, le Séder de Pessah).
 Et même ce non-ordre, cette destruction n'est pas une destruction mais une gestation, la conduite divine se dessinant dans l'obscurité. Et au moment de la naissance, il faut adoucir ce jugement qui est dans la gestation. 
Pessah étant l'adoucissement de la conduite de Élokim, l'adoucissement des Moh'in (des cerveaux) des Guévourot (rigueur), des cerveaux des rigueurs. Lorsque l'on trempe dans l'eau et dans la pâte de dattes à la nuit du Séder et même les ablutions des mains avant, sont pour adoucir la dureté du jugement. 

En fait par ce Séder de Pessah, nous construisons aussi cet aspect de la révélation divine qu'est Élokim, de sa conduite de Élokim dans son monde. La nuit de Pessah, il y a une sortie du chaos, D-ieu sortant de cette prison qu'est le ventre de la mère. 
Sa conduite se révèlant à ce moment. S'il se dévoilait cette nuit par la gradation de Élokim, alors même le Mal, ce qui est appelé l'autre côté, aurait eu le temps de s'habituer à la Kédoucha, aurait pu saisir une partie de cette Kédoucha et aurait altérer le dévoilement de cette conduite divine. Pour cela, si les Moh'in viennent d'un seul coup,c'est-à-dire que le fœtus de la gestation passe directement au niveau de l'âge adulte, alors se brise cette situation de naissance, d'enfance où le Mal peut dominer (''à la porte, la faute se tapi'') pour l'empêcher de se matérialiser comme dit le verset ''le chien n'aboyait pas''. Pour cela, la sortie d’Égypte doit se faire juste après la moitié de la nuit, à la deuxième partie de la nuit qui est la nuit de garde, où la gradation ne peut se réaliser et automatiquement, le mal ne peut se coller avec cette révélation. 

Tout le temps où la conduite se faisait dans la gestation, alors le monde était dans l'obscurité où il n'y a aucun ordre car toute la détérioration ne prend forme que lorsqu'il n'y a pas d'ordre. Au moment où il y a un ordre, il n'y a pas place à la détérioration. La brisure des vases, c'est-à-dire tout le principe de la détérioration dans le monde commence par le non-ordre dans les Séphirot qui ne se tiennent pas dans un ordre du plus grand au plus petit. 

C'est le mystère de la destruction. Mais lorsque chaque force est à sa place, le véritable ordre apparaît alors. À la sortie d’Égypte, D-ieu si l'on peut dire se dévoile dans "une sorte de naissance". C'est aussi la naissance du peuple d'Israël. C'est aussi d'après le Ari Zal, la naissance de cette conduite divine où le mal ne domine pas dans le monde. 
Mais tant que D-ieu ne se dévoile pas, l'ordre ne peut se révéler. Cependant, nous ne pouvons percevoir la lumière que par la connaissance de l'obscurité. 

Pour cela, il faut faire précéder l'obscurité, le non-ordre pour que la lumière, l'ordre, apparaisse comme il est dit ''et ce fut le soir et ce fut le matin''. S'il n'y avait pas eu Goliath, le roi David n'aurait pu se révéler. Il est certain que Goliath qui maudit le nom divin, exprime le Mal dans son plus ''grand'' aspect qui est le contraire du bien, l'annulation du bien mais s'il n'existait pas, comment le roi David aurait pu devenir roi? De même le peuple d'Israël ne pouvait se révéler que par cet esclavage de l’Égypte.
Par cette noirceur, s'est révélée la lumière. Cette noirceur étant le mystère du temps. Le temps étant la matérialisation de l'esclavage. Le Ramh'al dit que la domination du temps est la domination du Mal. Sans le mal, il n'y a pas de temps, c'est de suite l'éternité. Car chaque faute, enfonce l'homme dans le temps, dans le pouvoir du temps, dans la matière comme le verset dit ''six jours D-ieu a fait le monde ''. il n'est pas écrit ''EN six jours'' mais ''six jours'', la matière n'a d'existence que par le temps. Plus un homme se complaît dans la matière plus le temps agit sur lui et plus il s'éloigne de l'éternité. 
La faute est une conséquence du temps, du désir. Il y a un chemin sans la faute mais ce chemin ne vient qu'après le temps de la faute, qu'après le temps de la gestation. Ce n'est n'est pas vain. C'est une préparation dans la gradation. Mais à la fin du temps, celui-ci va s'annuler. Le temps n'est là que la conséquence de la faute et donc de la séparation. Ce temps va alors être le moyen de se sortir de cette dualité en prenant conscience de l'illusion de ce temps.

Nous voyons donc que le principe même de la détérioration, de ce désordre, de ce non-ordre naît de la gradation, du temps. Le dévoilement de la création ne peut se faire que par le non-ordre. L'homme pour arriver à comprendre quelque chose, doit d''abord se mettre dans un état de non-ordre, de questionnement, d'interpellation intellectuelle, dans un état de détérioration afin de réparer, de construire sur cette destruction intellectuelle. Il forme nombre de raisonnements qui ne se tiennent pas avant d'arriver au raisonnement exact. 
C'est le principe des rois primordiaux, les rois de Édom qui ont régné avant les rois d'Israël.Les sept forces inférieurs (7sephirot ou chakrasqui agissent sans ordre, indépendamment, essayant de dominer à tour de rôle.

 Il faut donc épurer le monde du chaos, du non-ordre. Il faut séparer le chaos de la révélation divine. Pour que la semence prenne, se développe dans la terre, il faut qu'elle pourrisse au départ, qu'elle se désagrège. Est née d'abord Caïn, Yshmaël Essav, l'obscurité puis après Avel, Ytshak, Yaacov et la lumière. Nous voyons que cette construction qui s'appelle Z-A s'est cachée dans Ima et donc Élokim ne se révèle pas.
 La sortie d’Égypte est la naissance de Z-A. Tout le temps de l'exil est une préparation, une gestation et à la naissance se révèle l'ordre de la conduite divine. Le Ari Zal dit que la construction de cette conduite s'est faite de suite, en sautant les étapes de l'enfance, c'est le principe de ''Pessah'' (Paques, la sortie d'egypte), de la célérité de la sortie d’Égypte. C'est-à-dire que les degrés spirituels de la construction de la conduite divine ne se sont pas révélés par étapes mais les Moh'in de l'âge adulte se sont révélés d'un coup. Dès que la conduite divine de Z-A, de Élokim est sortie de Ima, elle est devenue de suite ''י.ה.ו.ה'', la conduite de la voie de l'unité de l'arbre de vie. 
Au moment de la sortie d’Égypte, il n'y avait aucun empêchement, aucune souffrance. Il n'y avait aucune influence de la matière. Pendant quarante ans, cette situation a perduré où Arikh Anpin était sous la domination totale et dévoilée de ''י.ה.ו.ה''.

Qu'est cette notion que l'on appelle ''Gadlout'' l'âge adulte'' des Moh'in qui se sont révélés la nuit de Pessah? Il fallait en vérité encore cinquante jours pour arriver au dévoilement final de ces Moh'in. Ce niveau reçue d'un coup la nuit de Pessah est revenu le jour du don de la Torah, après une conduite dans la gradation, atteignant ce niveau de révélation extrême mais par gradation.
Les quatre morceaux de Matsa et les quatre verres de vin représentent les quatre Moh'in chez l'homme. Hokhma-Bina-H'assadim-Guévourot qui sont les deux hémisphères droit Bina et gauche Hokhma du cerveau. 
Le cervelet et le bulbe rachidien correspondent au Daat (au niveau de la glande pineale) qui se subdivise en H'assadim et Guévourot. Mais il y a Hokhma et Bina, Guévourot et H'assadim de Abba, ce que Abba lui donne et H'okhma, Bina, Guévourot et H'assadim de Ima, ce que donne Ima. Ils sont représentés par les Téphilin de Rashi et de Rabbénou Tam, chacun ayant quatre compartiments. Les quatre Moh'in par Ima c'est Rashi et les quatre Moh'in par Abba c'est Rabbénou Tam. La perfection de l'homme passe par la révélation de ces huit Moh'in. Les quatre verres de vin correspondent aux quatre Moh'in de la Guévoura comme le rouge du vin par Ima et les quatre Moh'in de Abba sont le principe des quatre Matsot. Le blanc de la farine représente Abba qui est le pain venu des cieux, c'est Z-A qui sont les H'assadim. Ce qui n'est pas le cas des Guévourot qui viennent de Ima qui sont représentées par les verres de vin .

 La nuit de Pessah, tous les huit Moh'in descendent sur l'homme d'un seul coup, c'est déjà l'éternité. Il faut alors manger le dernier des morceaux de Matsa juste à la moitié de la nuit. Puis il y a le compte du Omer jusqu'au don de la Torah qui est cette même révélation des Moh'in mais par gradation. 
La nuit de Pessah, il n'y a pas de compte du Omer car les huit Moh'in cette nuit ne rentrent pas dans l'homme avec un ordre lié à la gradation. Sans ce dévoilement au-delà de la gradation, il aurait été impossible de sortir d’Égypte. Il fallait une illumination du niveau de la Gadlout des Moh'in (des cerveaux de l'Adulte).
Par les petits Moh'in, on n'aurait pas pu sortir. Et bien que les Moh'in de la Gadlout sont repartis après la sortie d’Égypte, (pour cette raison, certains du peuple ont voulu retourner en Égypte, voyant que ces Moh'in avaient disparu), ils sont revenus au moment du don de la Torah par gradation.

Le trempage du Karpas est le trempage de Z-A d'après le Ari Zal. Il faut sortir quelque chose de ces eaux. C'est Élokim qui se trouve enfermé dans la Klippa. Nous agissons cette nuit un acte contraire qui va faire que c'est Z-A qui va être délivré. Ce n'est pas D-ieu qui nous délivre mais c'est nous qui délivrons la présence divine.
Nous commençons par la honte et nous terminons par la louange, cette honte est le temps de la gestation de Z-A, c'est la saleté de la mère pour après nettoyer l'enfant au moment de la naissance. Et dès la naissance, c'est la Gadlout. Il faut arriver au niveau de Arikh, du nom ''AVAYA'' c'est la louange à la fin de la Agada car par cette sortie, on est arrivé au niveau de la connaissance de ''AVAYA''. Pour arriver à ce niveau, il ne faut pas laisser le temps nous submerger, il faut vivre dans la célérité du H'ipazone afin d'extraire de nous toute la notion de mal.
 Car le temps est le mal, la perception de la dualité, la perception de la pensée. Chaque seconde que nous percevons est la matérialisation d'une détérioration. Vient une Mitsva, tant qu'elle n'est pas accomplie, la détérioration se matérialise par ce temps d'attente. Tout ce qui nous fait retarder la prière est de l'ordre de la détérioration. 
Afin d'atteindre cette unification à la présence divine, qui se dévoile au moment de l'accomplissement de la Mitsva comme il est dit dans le texte de la bénédiction ''qui nous a sanctifiés et ordonnés'' l'ordre étant ce moyen de s'unifier à la présence divine, il faut devenir simple sans calcul ni pensée extérieure, restant dans l'action.C'est cette attention qui amène à la célérité, à l'au-delà du temps. C'est en vérité le niveau de Arikh Anpin.

Toute l'existence des mondes n'est qu'un rêve. Tout ce monde présent n'est qu'un rêve. Toute perception dans ce ce monde n'est qu'illusion, nous ne percevons que par la force de l'imaginaire de notre esprit.
 Le temps révèle cette perception, les gradations, les Séphirot. Mais dans une perception de l'éternité, toutes ces existences, toutes ces gradations, toutes ces Séphirot n'ont aucune réalité. Il est possible que si l'homme enlève cette illusion en s'annulant par la force de la crainte divine, il peut atteindre la révélation divine. Tout ce que nous percevons n'est qu'illusion, le chemin de la dualité, la conduite du jugement que D-ieu veut que nous percevions de lui mais, lui, il se cache derrière cette conduite. Le temps n'est là que parce que les lois de la nature nous le font percevoir. Le temps n'est qu'une perception subjective dépendant de la perception de l'homme lui-même, de sa réaction aux lois de la nature. En annulant l'influence du temps, l'homme peut arriver au niveau de la prophétie. Et cette nuit de Pessah, Israël a atteint cette unification, cette annulation du temps, ce voile de l'illusion de ce monde s'est retiré à ce moment.

jeudi 15 décembre 2016

Les Différentes Techniques de Magnétisme

Les Différentes Techniques de Magnétisme


Je reçois beaucoup de questions de la part de personnes qui découvrent leurs "dons" (je dirais plutôt la possibilités de guérir ou de réduire des douleurs) 
Ces personnes veulent en savoir plus sur leurs capacités. Dans le but de les aider je fais de mon mieux pour éclaircir ce que j'ai pu comprendre. Je ne dis pas détenir la vérité mais je fais partager mon état d'avancement. Il serait donc dommage de ne pas rendre mes réponses publiques. En espérant que cela puisse aider voici une extraction d'échanges par mails que je viendrai compléter au fur et à mesure des questions que l'on me posera.

1° )  Comment ne pas récupérer le mal des personnes que l'on soigne ? ( arthrose , affections diverses  , etc ... ) je ne fais que passer mes mains sous l'eau avant et aprés .
Passer les mains sous l'eau est une purification, un rituel qui vous permet de symboliser l'extraction de tout ce qui n'est pas à vous et que vous auriez pu vous approprier par erreur. Durant ce rinçage de mains il faut avoir à l'esprit l'eau qui entraîne ce qui est négatif (schématisé par la couleur noire) et remplacé par du positif  (blanc, lumière, etc .. à vous de choisir) qui vous pénètre de haut en bas (crâne, dos ...) pour remplacer cette énergie négative hypothétique (voir les travaux du Professeur Emoto sur l'Eau).

Mais le mieux est de ne rien attraper pour éviter de nettoyer. Il existe un grand principe réfuté par certains magnétiseurs mais qui pour autant a l'air de fonctionner puisqu'il n'y a que ces mêmes magnétiseurs qui ne l'utilisent pas qui se sentent fatigués et qui attrapent des cochonneries. Donc voilà : TRES IMPORTANT, NE JAMAIS TRAVAILLER AVEC SA PROPRE ENERGIE.

Nous sommes composés de mouvements énergétiques (tête vers les extrémités), cela circule tel de l'eau. Le magnétiseur travaille d'ailleurs à la circulation correcte des énergies. Pour cela il comble les trous, dénoue les nœuds, réactive la circulation, etc ... Il lui faut pour atteindre sa cible de l'énergie, soit il donne de la sienne en visualisant son énergie soigner la personne (et là c'est pas bon car il se vide), soit (et c'est mon conseil) il utilise l'énergie ambiante (certains l'appelle le prana, l'énergie vitale,etc ..). Cette énergie est ambiante et utilisée naturellement par la vie en général, plantes, nous, animaux, etc ... Le magnétiseur devient alors un CANALISEUR d'énergie ambiante en travaillant ainsi. De ce fait il a à disposition une ressource inépuisable et de plus ... Il peut ainsi travailler à distance ...
La technique est la même que si vous travailliez avec votre énergie mais tout est dans l'intention et la visualisation. Programmer une pensée avec un but et visualiser l'énergie ambiante programmée de la sorte, agir là où vous le souhaitez. De ce fait on peut travailler à distance avec photo ou pas. Tout l'art est dans l'implication totale de votre esprit.
Le magnétisme n'en est pas un en fait, tout est dans l'état d'esprit, dans la création d'une vibration à un endroit donné qui permet aux cellules vivantes de vibrer différemment. Ce nouveau message (programme) permet alors aux cellules de trouver une nouvelle voie.

Pour autant après une séance même à distance, je passe les mains sous l'eau pour effacer mon "état vibratoire" et repartir à zéro, un genre de purge.

2°) Les gens me disent ..la main droite ....on ressent  des fourmillements ( excitation de la zone ?  ), la main gauche de la chaleur (  calme , atténue ? ..)  ....Cela correspond à quoi ?  En ce qui me concerne , je passe d'abord la main droite , puis la gauche et la douleur s'en va pour une durée variable ....( 2 jours à 3 mois voire plus ...)
Tout est histoire de conventions et de confort. Il est vrai que moi aussi j'utilise ma main droite plutôt pour activer et la gauche pour apaiser, mais parfois non, c'est comme vous le sentez. Pour autant j'ai remarqué qu'effectivement les mains avaient une action différente chacune (donc y'a certainement du vrai dans ces "on dit"). Comme je vous le disais il faut être dans le bon état d'esprit et donc se réconforter par des rituels familiers et se créer des outils. 
Voilà pourquoi certains prient, d'autres tue le chat, etc ... Chacun son truc, son toc pour arriver à se placer dans un état dans lequel l'esprit va pouvoir être le plus efficace.
Pour ce qui est du résultat il n'est pas uniquement lié à votre technique mais souvent au problème de la personne. Vous aurez rarement le même résultat pour la même technique sur deux personnes différentes. A chaque cas une aventure nouvelle. Voilà pourquoi la science réfute l'efficacité car cela est durement renouvelable à l'identique. Cela est dû à l'équilibre entre les causes et les conséquences du résultat. La vie est un cumul de détails qui interfèrent tous et telles les prévisions météo il est dur de savoir les répercussions de telle action. Parfois les gens ne guérissent pas, mais il y a une raison inconnue et certainement nécessaire, pour le patient ou pour vous  ... (et oui ... c'est pas simple). Cela peut donc venir aussi de vous, il est parfois nécessaire d'être en échec pour évoluer, donc inconsciemment... allez savoir ...

3°)  Comment magnétiser à distance ? ( bien que ma formation technique est cartésienne .... )
Je pense vous avoir répondu dans le premier point. Il faut sortir du rituel ancien qui était de croire que ce sont le corps physique et le "magnétisme (animal) fort" du magnétiseur qui créent le résultat. Je dirais pourtant que cet effet existe c'est le magnétisme "animal" ou "vitale", celui de la proximité qui agit comme celui de l'esprit mais par contre qui utilise l'énergie personnelle du magnétiseur et qui n'est pas "programmable", lorsqu'on fait du magnétisme en direct en touchant ou pas l'autre (distance relative mais encore "animale") alors on peut cumuler les deux types de magnétisme, l'animal et Esprit (pour certaines personnes meme plus haut).
 De ce fait on est plus efficace. Mais il vrai que la proximité permet un meilleur échange avec le patient et en plus cela le rassure.

La distance de vos mains est relative à votre ressenti de l'autre. 5 cm ou 20 cm sont des distances correctes qui se pratiquent. Moi je n'ai pas peur de toucher quand cela ne gêne pas le patient, cela permet parfois d'imprégner le corps de l'autre d'une action.

 
4°) Comment aider, soigner, guérir à Distance?

Il n'y a point de secret. Le "secret" est une aide à la foi. En fait nous devons avoir totalement foi en l'action que nous faisons et c'est pour cela que les croyances existent (voir l'importance de l'observateur dans les théories quantiques).
 Devant l'incompréhension l'être humain se crée des croyances limitantes qui lui servent à se détacher de son incompréhension. 
Chacuns des therapeutes à sa technique (quantique, religions, incantations secrètes, grigris ...etc) bref tout ce qui peut nous aider à croire en l'efficacité sans pour autant comprendre.  De cette foi né la force du Magnétiseur ou de l'Energeticien
L'intention et la foi font l'efficacité. Donc qu'importe la technique. Il est important d'être à l'aise avec notre rituel et surtout d'en être convaincu. Voilà donc pourquoi la plupart des Guérisseurs sont avares de renseignements. Ils ont peur de casser cet équilibre basé sur le secret qui est pour eux un gage de réussite.
Vous avez certainement une technique qui vous va bien, une méthode. Gardez-là ou changez-là, ce qui est important c'est effectuer la même chose à distance, seul le support change. Vous devez vous figurer la présence de la personne, avec photo ou pas, ce qui importe c'est de se projeter.
J'ai effectué des séances par téléphone sans voir ni parler à la personne (contact par l'intermédiaire d'une autre personne), de plus le souffrant n'était pas au courant. J'avais juste son prénom. Même sans prénom cela aurait certainement fonctionner aussi car le lien entre nous était effectué par la personne qui appelait. En gros dans l'absolu le souffrant était clairement identifié par son ami.
Le principe du magnétisme spirituel est basé sur la force de l'esprit à se lier à Tout et avoir une action de canalisation des énergies vitales (vie) par le potentiel de l'intention de l'esprit humain. Celui-ci est capable de créer une pensée structurée, donc une action ciblée. L'intention et la foi par le biais de l'inconscient transmettent cette action à la cible. 
Je n'en sais pas plus. Mais les résultats prouvent que plusieurs maux ont pu complètement disparaitre.
Donc je vous invite à avoir foi dans le fait que la distance n'est rien. Seul compte votre intention et votre conviction.
5°) J'ai quelques résultats mais je me demande quel état d'esprit avoir durant une séance ? Quel est le déroulé type d'une séance ? 
Le déroulement d'une séance est relativement simple et naturel contrairement à ce que l'on peut croire. Il faut avoir confiance en la vie, donner de son temps et de son amour pour le soulagement d'autrui sans rien attendre en retour (la vie s'en chargera de toutes façons), être détaché du résultat (si ça ne marche pas, vous aurez essayé, de toutes façons ça ne marchera pas tout le temps), être calme et investi.
Il n'y a pas de technique particulière, il y a la technique du moment. Vous le sentez comme ça, vous le faîtes comme ça.
Les points communs doivent être l'intention, la foi en ce que vous faîtes, la compassion et l'humilité.
Enlever les énergies négatives du mal, qu'importe comment, ce qui compte c'est l'intention. Utilisez une gestuelle qui vous va bien, ou même moi parfois je pense tout simplement. Soyez investi de l'intention que vous avez, sachez que la foi en ce que vous faîtes est le moteur de l'efficacité. 
Projetez vous dans ce que vous effectuez et chassez le mal. 
Le mieux étant de visualiser quelque chose qui part. Ne le prenez pas en vous (très important) travaillez avec les énergies ambiantes pas avec les vôtres.
Ensuite rechargez la zone à traiter en énergies positives (toujours avec les énergies positives ambiantes, surtout pas avec la vôtre).
Pour finaliser lâchez-vous encore plus et abandonnez-vous dans une intention de réparation, de pouvoir guérisseur, laissez faire votre esprit et vos gestuelles. Ce qui compte c'est que votre esprit soit pleinement attaché à avoir une action.
N'attendez pas des résultats identiques ou immédiats à chaque fois.
Vous avez fait ce que vous deviez faire.
Une fois fini, pensez que cela sera ce que cela doit être désormais , moi j'aime bien penser "ainsi soit-il".
Remerciez la vie de vous avoir donner ce qu'elle a pu.
Lavez-vous les mains ou frottez-les. Qu'importe, ce qui compte c'est de rejeter le mal au cas où vous vous en soyez imprégné.
Ressourcez-vous si nécessaire.

Voilà grosso modo les bases d'une bonne séance. Mais c'est très personnel et chacun a sa façon.
Vous pouvez faire tout cela sur place ou à distance.
6°) Comment faire pour capter l'énergie extérieur et l'utiliser ?
Comment différencier lorsqu'on utilise son énergie, et l'énergie vitale ? Y'a-t-il un ressentie différent ?
Mal utilisé, le magnétisme peut-il avoir des effets négatif sur le magnétiseur ? (par exemple à force d'utiliser sa propre énergie ..)
Effectivement je fais parti de ceux qui travaillent avec l'énergie ambiante et non la mienne. Pourquoi ? Parce que je pense ne pas être assez costaud d'un point de vue énergétique pour emmagasiner les maux et en plus donner de moi pour l'énergie réparatrice. 
Pour autant certains magnétiseurs travaillent exclusivement avec leurs propres énergies. Souvent ce sont de gros balèzes qui ont un fort champs d'énergie vitale. Ces gens travaillent exclusivement au contact de l'autre et ne travaillent pas à distance car leur convention est l'échange de proximité. Mais s'ils le voulaient ils pourraient faire de même à distance, tout en donnant de leur énergie, cela ne fait pas souvent parti de leur type de travail. On peut assimiler cela à un style à l'ancienne avec les croyances liées à l'imposition des mains. 

Pour répondre à votre question, tout est histoire de convention, d'intention et de visualisation. Vous devez vous positionner en tant que canaliseur d'énergie, puisez-là où vous voulez, dans l'ambiant étant le mieux, venant des cieux si vous voulez ou autres. Vous êtes dans l'idée de canaliser, de demander, mais ne donnez pas de votre énergie. Vous ne captez pas l'énergie, vous l'envoyez, vous la guidez en lui donnant un but, une programmation (on peut aussi  lié cela au phénomène de Résonance ).

Si vous vous trompez tout de même et que vous donnez de votre énergie vous sentirez votre état se fatiguer. Au contraire si vous canalisez et que votre action est correcte et va dans le bon sens vous sentirez vos forces augmenter. 
Lorsque la séance touche à sa fin vous sentez d'un coup un état de fatigue comme si vous donniez de votre énergie. J'assimile cela à un genre de saturation du récepteur et que naturellement si vous continuez à canaliser ce sera désormais uniquement votre énergie qui partira. Comme si la vie donnait uniquement en fonction du besoin, une fois le quota atteint elle s'arrête de donner.
Si vous continuez à canaliser avec votre énergie vous vous videz pour rien car le récepteur est saturé ça ne sert à rien. Si vous deviez trop forcer cela peut réellement vous être néfaste. Dans ce cas il faut se recharger en allant vaquer à vos occupations favorites (marche, nage et autres).

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mardi 13 décembre 2016

Meditation Juive, version hassidisme Loubavitch


La méditation juive est très mal connu car pendant des siècles remontant même  depuis l'époque d'Abraham, celle ci ne fut d'ailleurs transmise que de Maître à initier, notamment dans les milieux kabbalistiques dont les pratiques peuvent être différentes selon les écoles.
La religion juive n'étant pas prosélytique, les formes de méditations furent encore moins connues, comparer aux traditions orientales comme le soufisme ou l'hindouisme.
Ceci dit on pourra noter qq similitudes.

Voici donc, un aperçu de la vision méditative d'un des différents courant juif hassidiques
( mouvement principalement de juif d'Europe de l'est ), notamment Loubavitch .
Bonne lecture 

Livre : "Vivre dans un espace divin"

rav Yitshak GINSBURG | 20 Juillet 2009
Préface du livre :

Dans un discours adressé au public au cours de l’été 1979, le Rabbi de Loubavitch, Rabbi Ména’hem Mendel Schneerson, évoqua la nécessité de développer une forme de méditation juive convenant à notre génération.
(on dira une sorte de méditation accessible au(x) peuples )

Le Rabbi souligna qu’il existait trois niveaux généraux de méditation:
À son degré le plus simple, la méditation est une technique permettant la relaxation, qui correspond à un besoin essentiel dans notre mode de vie contemporain, si chargé de soucis.
Dans ce contexte, la méditation est tout simplement une forme de médecine, administrée pour guérir une affection psychologique, telle que le stress, l’anxiété ou la tension. Pour réussir, ces techniques méditatives n’ont pas besoin d’un contenu juif explicite, quoique, pour le Juif, elles doivent, bien entendu, n’être reliées à aucune autre croyance. (Les techniques de méditation qui impliquent des formes explicites ou dérivées de pratiques idolâtres sont d’ailleurs également interdites aux non-Juifs.)
 Le niveau suivant de méditation réclame la concentration du cœur et de l’esprit sur la présence de D.ieu dans notre vie et Sa providence sur toute chose, comme cela est dit dans le verset tiré des Psaumes : « Je place D.ieu devant moi constamment.»
Enfin, le niveau le plus profond de méditation implique la contemplation intense des mystères de la Torah. Depuis l’époque du Baal Chem Tov, contempler ces mystères et l’importance qu’ils revêtent dans notre vie quotidienne est devenu un besoin de première urgence.
En effet, le Messie lui-même promit au Baal Chem Tov que sa venue serait la conséquence de  
« répandre tes sources – celles que je t’ai enseignées et celles que tu as  comprises – jusqu’aux extrémités les plus éloignées. »

Inspiré par l’appel du Rabbi, Rav Its’hak Ginsburgh s’est mis à développer une méthode de méditation juive fondée sur les enseignements de la Kabbale et du ‘Hassidisme.
Au fil des ans, il a enseigné cette méthode en différents lieux et, à présent, un certain nombre de ses disciples l’enseignent à travers le monde.
Le modèle structurel fondamental de la méthode de méditation juive de Rav Ginsburgh se base sur l’enseignement Talmudique que l’univers spirituel dans lequel nous vivons comprend sept « cieux » et la « terre » qui se trouve en dessous d’eux.
Suivant la description que fait le Talmud de la fonction de chaque ciel, nous pouvons concevoir ces sept cieux comme des niveaux de conscience Divine, que nous pouvons gravir pour parachever notre connaissance de D.ieu et notre union avec Lui, comme décrits ci-dessous : 

• Vilon (« le Rideau ») – notre expérience de la re-création continuelle de toute réalité par D.ieu. 
• Rakia (« le Firmament ») – notre expérience des lettres de l’alphabet hébraïque en tant que canaux d’énergie créative de D.ieu et éléments de construction de la réalité.
• Che’hakim (« les Meules ») – notre expérience de D.ieu nous donnant un nom et nous confiant une mission à accomplir sur la terre. 
• Zevoul (« la Demeure ») – notre expérience de Jérusalem et du Temple tels qu’ils existent dans le monde spirituel, prêts à se matérialiser dans le monde matériel.
• Ma’on (« la Résidence ») – notre expérience des forces Divines qui agissent dans la nature, nous permettant ainsi  d’imiter D.ieu dans notre vie.
• Makhon (« la Fondation ») – notre expérience de l’ineffable Nom de D.ieu, Havayah, Son omnipotence et Son omniprésence, reflétés dans chaque aspect de la réalité. 
• Aravot (« les Cieux ») – atteindre l’état ultime de véritable annihilation de soi (bitoul) dans le vécu de D.ieu seul, faisant de nous un « chariot Divin », un vecteur de D.ieu, afin d’accomplir Son désir dans la création.
La « terre », située en dessous de sept cieux et sur laquelle ils reposent, constitue la base de cette échelle méditative. La méditation présentée dans cet ouvrage, « Vivre dans un espace Divin », correspond à la terre et est, par conséquent, la méditation la plus basique, destinée à insuffler en nous une prise de conscience de D.ieu dans ce monde tandis qu’Il Se révèle Lui-même à nous par le biais des six commandements constants de la Torah. Il nous faut, en premier lieu, maîtriser cette méditation, devenir un adepte de cette faculté à « Vivre dans un espace Divin » avant de gravir des échelons plus élevés de la conscience Divine. C’est à partir du sol, l’orientation générale de la conscience Divine, que nous pouvons apprendre à monter.

En supplément de ce contenu spirituel, un certain nombre de pratiques d’accompagnement contribuent à améliorer la méditation. 
En tout premier lieu, il y a la musique. À travers l’histoire juive, l’aspiration de l’âme à se rapprocher de D.ieu et sa joie de vivre en Sa présence ont trouvé leur expression dans la mélodie. Avec l’avènement du ‘Hassidisme, il y eut un épanouissement de la créativité juive dans ce domaine, nombre de maîtres et de disciples ayant composé (ou adapté) des mélodies profondes et méditatives afin de venir en aide à la pratique de la méditation et de la prière.
La respiration et les mouvements ont aussi toujours constitué un élément implicite de la méditation juive. Les Kabbalistes et les ‘Hassidim n’ont pas toujours pratiqué, de manière consciente, des techniques spécifiques de respiration, ni adopté des postures particulières ou effectué des mouvements spéciaux. Mais la paix intérieure que procure la méditation engendre une respiration profonde, de même que l’aspiration à se rapprocher de D.ieu et la joie qui accompagnent la méditation suscitent le service de D.ieu « de tous mes membres ». Dans la joie, on danse devant D.ieu, en se languissant de Le servir, on court vers ou « pour » D.ieu.

En plus des idées principales de ce texte, cet ouvrage présente un contenu très riche de données plus avancées à l’intention des étudiants plus chevronnés de la Kabbale et du ‘Hassidisme. Le plus court de ces exposés figure dans les notes de fin de ce livre ; les plus longs figurent en tant qu’essais supplémentaires après le chapitre onze. Même le débutant trouvera un enrichissement en lisant ces textes.

Extrait de l’introduction : 

Rechercher D.ieu de tout notre cœur constitue l’essence même de la méditation juive. L’objectif du Judaïsme en général, et celui de la méditation juive en particulier, consiste à trouver D.ieu et à Le révéler dans ce monde. 
D.ieu nous as mis sur terre et a dissimulé Sa présence afin de jouer avec nous une partie sacrée de « cache-cache ». En Le recherchant consciemment, nous Lui procurons de la joie, si l’on peut dire, et ainsi, nous accomplissons Son désir dans la création. Notre besoin le plus profond est de révéler D.ieu dans notre vie, ce qui est la volonté de notre Créateur également. 

On rapporte une histoire au sujet de Rabbi Baroukh de Medziboz, le petit-fils du Baal Chem Tov : un jour, alors que ses enfants et leurs amis jouaient à cache-cache, l’un de ses enfants accourut soudain vers lui en larmes. Lorsqu’il lui demanda pourquoi il pleurait, l’enfant lui répondit qu’au milieu du jeu, alors qu’il était caché, ses amis se désintéressèrent de la partie et s’en allèrent. Il attendit un long moment, jusqu’à ce qu’il réalisa que personne ne le cherchait ! Et, à nouveau, l’enfant éclata en sanglots.
Rabbi Baroukh apprit de cet incident ce que D.ieu ressent, si l’on peut dire, lorsque nous arrêtons au milieu cette partie sacrée de cache-cache, soit parce que nous perdons espoir de Le trouver, soit parce que nous ne sommes pas suffisamment intéressés de continuer à Le rechercher.
Mais, où Le trouver ? Où devons-nous seulement aller pour Le chercher ? 
D.ieu nous révèle Ses voies – les chemins que Lui-même emprunte – dans la Torah. Les commandements de la Torah sont les « voies de D.IEU, » « l’endroit » où aller lorsque nous cherchons D.ieu. Si nous souhaitons découvrir et percevoir la révélation perpétuelle de D.ieu qui nous est faite sur terre, il nous faut donc méditer sur ces préceptes de la Torah qui ne sont pas restreints aux limites du temps ou de l’espace. Pour cette raison, la méditation juive la plus fondamentale repose sur les six commandements constants de la Torah.

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les coups de coeur

Maître

de Sagesse

Auteur Un-connu

Si tu te contentes de boire l'eau de mon puits, demain tu mourras de soif, soit parce que j'ai fermé la porte, soit parce que je suis en voyage.

Si tu veux étancher ta soif, creuse ton terrain et tu trouveras la source car elle est en toi.

Creuse ton puits, ainsi tu auras toujours de l’eau partout où tu iras.

Le puits est en toi,

la source est en toi.

Cherche et tu trouveras le trésor qui t’enrichira.

N’oublie jamais que celui qui compte sur la richesse d’autrui est semblable à celui qui fait un beau rêve dans lequel il reçoit beaucoup d’argent, et qui constate au réveil que sa poche est vide. Le bien des autres est pour nous comme la fortune d’un rêve.

Cherche en toi et tu trouveras.


CRÉER DE LA LUMIÈRE À PARTIR DE RIEN

A sa manière, Raymond Devos avait eu l’intuition de la nature ambiguë du vide, en expliquant dans un sketch que « rien … ce n’est pas rien. La preuve c’est qu’on peut le soustraire. Exemple : Rien moins rien = moins que rien ! Si l’on peut trouver moins que rien c’est que rien vaut déjà quelque chose ! On peut acheter quelque chose avec rien ! En le multipliant. Une fois rien … c’est rien. Deux fois rien… c’est pas beaucoup ! Mais trois fois...


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LE POINT ZERO ET CHAMP AKASHIQUE

Le champs de Cohérence akashique Les mystiques et les sages nous informent depuis longtemps qu’il existe un champ cosmique reliant tout à tout au plus profond de la réalité, un champ qui conserve et transmet l’information, connu sous le nom de «champ akashique». De récentes découvertes en physique quantique indiquent: celui-ci est réel et il a son équivalent dans le champ du point zéro qui sous-tend l’espace comme


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LES CHAMPS DE TORSION PRODUIT PAR LA CONSCIENCE EST LA CLÉ DE LA « THÉORIE DU TOUT »

Les champs de torsion, la clé de la « Théorie du Tout » incluant la conscience On attribue généralement la première recherche concernant la découverte du « champ de torsion » appellée aussi « 5ème force ou élement », au russe le Pr Mychkine dans les années 1800. C’est un collègue d’Einstein, le Dr Eli Cartan qui a le premier appelé cette force champ de « torsion »

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LA LUMIÈRE D APRÈS L'ARBRE SÉPHIROTIQUE

D’après la tradition Kabbalistique, la lumière est née dans Ain Soph Aur (Lumière illimitée), qui lui-même est né dans Ain Soph (L’infini), qui lui-même est né dans Ain (Vide absolu). Cette lumière illimitée se manifeste comme une étincelle...


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LA MEDECINE LUMIERE -1

La Médecine Lumière Commençons par quelques définitions: Qu'est ce qu'est la médecine: La médecine de type occidentale est la science et la pratique étudiant l'organisation du corps humain (physique, qq fois psychologique), son fonctionnement normal, et cherchant à le restaurer la santé par le traitement,.


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LE LIVRE DE NOE OU LA MEDECINE INDIENNE

Originaire de l'Inde, la médecine Indienne, ou médecine orientale, est un système médical complet et cohérent, tout comme le sont la médecine occidentale ou la Médecine traditionnelle chinoise, par exemple. Il est considéré comme le plus ancien système médical de l'histoire humaine. La tradition indienne fait remonter ses débuts à 5 000 ans, même 10 000 ans. Toutefois, les écrits sur lesquels repose ce savoir médical..

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LA TRADITION PRIMORDIALE -2

Tradition Primordiale et Torah de Sion : Aux source de la Kabbale Originelle. Mission d’un Peuple Élu pour la réaliser Les premières questions que nous poserons dans cet exposé, sont les suivantes: Y a-t-il véritablement une Mission d’Israël parmi les Nations ? La réponse est catégoriquement: Oui! Et elle ait été préfigurée par le Patriarche Abraham, ancêtre du peuple d’Israël, et des Juifs, à qui Dieu promis la Terre d’Israël en Héritage...
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L ÂME HUMAINE, SELON LA PHYSIQUE QUANTIQUE

Boris Iskakov est né le 14 novembre 1934 à Magnitogorsk. En 1957, il a achevé ses études à l’Institut de techniques physiques de Moscou. Auteur de la théorie des réactions en chaîne dans l’économie, il a consacré une série d’ouvrages à l’application des méthodes mathématiques en agriculture. Docteur en économie, Boris Iskakov étudie depuis quelques années les méthodes statistiques et quantiques servant à modéliser les processus qui s’opèrent...
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LE CORPS RÉCEPTEUR DE VIBRATION ELECTROMAGNÉTIQUE

La médecine occidentale est une médecine symptomatique, qui s’intéresse plus aux conséquences qu’aux causes. L’approche réductionniste de la médecine occidentale Les médecins aujourd’hui sont éduqués pour répondre de façon chimique à une extraordinaire diversité de symptômes, dont la plupart procèdent de mécanismes ...




LE TEMPS QUANTIQUE DANS LA KABBALE 2

Lumière Sans Fin (Ohr Ein Sof) et Récipient Primordial : la Vraie Réalité La réalité du 1% Toute cette réalité où, souvent, vous avez l’ impression de marcher sur une route qui ne conduit vers nulle part, où vous faites l’expérience de l’exil intérieur, de la relativité de tout, du manque de points de référence absolus, la Kabbale l’appelle la réalité du 1%. C’est une réalité où justement existent le temps, l’espace, le mouvement, ce qui...

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LUNE DE SANG, LA FIN ET LE DÉBUT DE NOUVEAU TEMPS

Lune de sang Le livre de la Genèse dit que DIEU utilise le soleil, la lune et les étoiles pour des signes et les saisons. De tels exemples peuvent être trouvés dans la Bible, d ailleurs le calendriers juifs et basé à la fois sur le calendrier solaire et lunaire. Or il va apparaitre ces années des Eclipses 2014 et 2015, pendant les fêtes juives appelées les Tetrades, au cours desquelles, à chaque fois, il s’est passé un évènement...

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À la différence de l’espace, le temps est une dimension incontrôlable. Qu’on le veuille ou non, la flèche du temps semble dirigée invariablement vers le futur. « Nous ne nous baignons jamais deux fois dans le même fleuve », précisait Héraclite. Plus de deux millénaires se sont cependant écoulés depuis cette affirmation du philosophe grec. Aujourd’hui, à l’heure de la science atomique et de la conquête spatiale, notre regard sur le cosmos...