jeudi 5 novembre 2015

l'Ame Universelle vu à travers différentes traditions


La Mère divine en Inde

Il est un pays où la Déesse-Mère (l'ame universelle, Adam Kadmon), sous toutes ses innombrables formes, se trouve encore respectée, priée, fêtée avec une ferveur à nulle autre pareille : l’Inde. Voyage aux confins de toutes les religions et mythologies, au sein d’une tradition vivante dont la métaphysique et les gymnosophies ont fécondé tout l’Orient, hier, et l’Occident, aujourd’hui.
Nous assistons, depuis quelques années, à un intérêt croissant pour les valeurs féminines en spiritualité et à une meilleure appréciation de leur importance pour l’équilibre social, psychologique, religieux et même métaphysique de l’humanité.
Une réflexion sur la Mère divine pourra aider à mieux comprendre l’aspect féminin de l’être. Pour cela, nous commencerons par explorer ce que l’Inde dit de la déesse ; le shaktisme représente, à l’intérieur même de l’hindouisme, une religion complète en soi, centrée sur la Mère divine. avec ses rituels, ses mythes, sa théologie et même sa non-dualité où Mahadevi (la « grande déesse ») se trouve assimilée au Soi.
Dans les religions du Livre, il y a un lien entre la suppression des déesses-mères liées aux cultes locaux et l’invasion du pays par des peuplades de tendance patriarcale.
Ce phénomène a existé en Inde également, mais il y a eu là-bas une sorte de synthèse entre les envahisseurs aryens et les cultes locaux de la déesse-rnère, qui s’est exprimée à partir du Moyen Âge dans le tantrisme et le shaktisme et qui continue jusqu’à nos jours.
Dans l’hindouisme en général, le fait que les dieux soient adorés d’habitude avec leur épouse rend l’aspect féminin de l’être facile à percevoir par le fidèle. Ces notions ressortent actuellement dans le christianisme lui-même. Les Églises presbytériennes et méthodistes ont passé une déclaration disant que l’on pouvait parler à juste titre de Dieu comme Mère en même temps que comme Père. En Chine, le Tao est si fortement lié à la Grande Mère des origines qu’un traducteur récent du Tao-te-king en américain a choisi d’en parler au féminin en le désignant comme She.
On parle beaucoup d’amour, en Occident, mais il est possible que cela soit par compensation, l’amour véritable étant en fait rare.
Il y a besoin d’une vision féminine du monde. c’est-à-dire holistique, pour équilibrer la conception séparatiste, scientifique, technologique et masculine qui voudrait souvent se présenter comme la seule autorisée.
Pour cela, il est nécessaire de conférer un véritable souffle spirituel dans les mouvements féministes et écologiques, et de ne pas les limiter à une sorte de révolte de principe contre le système.
La femme n’a pas à dénigrer sa divinité : c’est, tout comme l’homme, sa nature profonde. Cette divinité qui est sous-jacente à chacun des deux sexes se révèle plus facilement quand il y a un regard d’amour provenant de l’autre sexe.
La femme semble en un sens avoir plus de dons pour le spirituel à cause de deux facteurs : le fait de porter l’enfant et la vie favorise l’orientation vers l’intérieur, et le fait d’être globalement moins engagée à plein temps dans les luttes sociales et professionnelles – avec le durcissement de l’ego que celles-ci entraînent le plus souvent – favorise une plus grande sensibilité dans la vie spirituelle.
Du point de vue psycho-spirituel, la distinction entre les divers aspects du féminin – mère, épouse, amante ou fille – est relativement superficielle. Il y a une attirance globale, qui n’est autre que celle vers l’unité et l’origine.
Un hymne souvent chanté en Inde dit : « Salutation à Toi, ô Déesse qui réside en chaque être sous forme de mémoire. » Que l’on soit homme ou femme, il s’agit de notre mémoire la plus ancienne. Des théologiens demandaient un jour à une femme écrivain qui était en faveur d’une religion de la Mère divine : « Où sont vos Livres sacrés ? » Elle répondit : « La Mère divine est ancienne, bien plus ancienne que tous vos Livres. »
La déesse intervient à plusieurs niveaux dans les religions de l’Inde : elle peut être une déesse locale lice à un village, I’épouse d’un dieu important du panthéon hindou ou la Mère suprême, la Mahadevi qui fondamentalement, n’est pas différente du Soi. Le mot devi signifie étymologiquement « lumineuse » (c’est la même racine que le Zeus grec ou dies, le jour, en latin). Cette présence de la Mahadevi est éprouvée presque physiquement par les mystiques.
Ramakrishna disait qu’on ressentait le pouls de la Mère divine derrière l’univers. Souvent, les déesses de village ne sont pas représentées complètement. Elles sont évoquées, par exemple, seulement au moyen d’une pierre, leur corps étant le terroir même du village. La pierre est parfois considérée comme un cordon ombilical qui relie le village à sa mère. Chaque villageois est fondamentalement fils de cette déesse, et même les musulmans assistent à ses festivals.
Dans une région de montagne comme l’Himachal Pradesh, il y a trois cents noms de localités qui sont en fait des noms de la Déesse ; I’une des premières déesses importante des Védas était la déesse d’une rivière, Sarasvati (« celle qui va sur les eaux »), devenue par la suite la déesse de la mémoire, du langage, des arts et de la connaissance en général. Sa fête en février considérée à la fois comme la fête du printemps et la fête des étudiants et des écoliers, marquée par des célébrations dans les diverses institutions éducatives.
Le Gange est féminin en sanskrit et en hindi, il est aussi considéré comme une déesse. Juste avant que quelqu’un ne meure, on lui fait boire un peu d’eau du Gange, ou on en verse au moins sur ses lèvres s’il ne peut plus avaler. Après le décès, le corps est baigné une dernière fois dans les eaux de « Mère-Gange », puis incinéré, et les cendres jetées dans la rivière. La famille, avant la crémation, aura elle aussi pris un bain dans le Gange.

La nature et la déesse

Nature et déesse sont intimement liées : la terre, très concrètement, est considérée comme « les reins de la déesse ».
(Note : De même, le mot ELOHIM, dans la Bible, à la même guématrie (valeur numérique) que HaTeva la Nature)
La déesse Shri des Védas est associée au lotus, symbole à la fois de l’épanouissement de l’univers, de la fécondité et aussi de la pureté, puisqu’il reste immaculé même quand il pousse sur des eaux boueuses. On dit qu’elle change souvent de mari, ce qui évoque les saisons de fécondité de la nature, et les variations de la fortune également. Un de ses maris est Kubera, le roi des esprits végétaux.
À la période classique, Shri est assimilée à Lakshmi, déesse chargée, comme son mari Vishnou, de la conservation et de la protection de l’univers. Traditionnellement, la Mère divine est associée à la fécondité – facteur essentiel dans des civilisations entièrement dépendantes de l’agriculture et dont les enfants étaient en bonne partie décimés par des maladies. Une bonne fécondité était donc fondamentale pour la survie. Dans notre civilisation moderne où l’on connaît un problème de surpopulation et où la femme a la maîtrise de sa fécondité, cette dernière devient un aspect moins inséparable de la féminité qu’auparavant.

L’univers lui-même est considéré comme androgyne.

L’aspect de conscience pure est assimilé au masculin (Purusha) et la nature (Prukriti) au féminin.
Il est intéressant de remarquer que ceci ne signifie pas que le féminin soit réduit au manifesté et à la matière. Il y a dans la nature une partie non-manifestée, mais néanmoins dynamique et en cela différente du Purusha, qui est statique. Pour l’ermite comme pour le poète, le contact avec la nature est à la fois une rencontre de la mère et un moteur de transformation intérieure ; Milosz n’écrivait-il pas : « Solitude, ma mère, redis-moi ma vie » ?
Vijayananda, est un Français qui a été pendant trente ans le disciple de Ma Anandamayi, jusqu’à la mort de cette dernière en 1982. Il s’agissait de la femme maître spirituel la plus connue à son époque et, pour de nombreuses personnes, elle a incarné pendant plus d’un demi siècle d’enseignement l’aspect féminin de l’être Le fait qu’elle ait été femme et mère spirituelle facilitait grandement le transfert affectif de la part de ses disciples, transfert si important pour établir une relation solide, profonde et durable.
L’aspect maternel met en avant la notion d’amour et d’acceptation inconditionnels, et une qualité de relation capable de transcender les conditionnements sociaux qui lui resteront extérieurs quoi qu’il arrive.
Elle pouvait passer d’un moment à l’autre du rôle de mère à celui d’enfant, ce qui permettait à ses disciples de développer eux aussi, simultanément, les deux pôles de cet axe : enfance spirituelle et compassion maternelle envers ceux qui en ont besoin. Pour ceux qui connaissent les archétypes de l’Inde, elle pouvait entre autres évoquer Durga, la vierge guerrière créée par les pensées réunies des dieux pour tuer le démon que ceux-ci n’arrivaient pas à détruire.
Actuellement, la vitalité de l’hindouisme se manifeste aussi par une femme, Ma Amritanandamayi, qui n’a guère plus de quarante ans. Son itinéraire spirituel durant l’enfance et l’adolescence a été marqué par une relation forte à la Mère divine. Elle voyait celle-ci autour d’elle, à tel point qu’à certains moments elle se mettait à téter le sein des femmes qu’elle assimilait pour un temps, concrètement, à la Mère divine. Sa réalisation se manifeste particulièrement sous forme de tendresse maternelle envers les toutes qui viennent lui rendre visite ; elle a coutume de prendre dans ses bras tous ceux qui viennent s’agenouiller devant elle.
Dans le shaktisme, la Déesse suprême (Shakti, Mahadevi) est considérée comme supérieure à Shiva : ce dernier est un mendiant qui erre dans les champs de crémation et les forêts, dépeigné et à peine vêtu. Le pouvoir qu’il a lui vient en fait de la Déesse. C’est cette dernière qu’on a priée afin qu’elle retire le sommeil de Vishnou, pour que celui-ci puisse créer le monde.
(Note : De la même façon, les Maîtres d’Israël affirment qu’un homme ne peut devenir ISH (homme spirituel), avant d’avoir épousé ISHA (femme)…)
Parfois, on dit que les quatre dieux principaux du panthéon hindou ne sont que les quatre membres du corps de la Mahadevi. Cette dernière est au-delà des contraires : on la décrit, dans un hymne chanté tous les jours dans certains ashrams, comme la « grande démone » (mahashuri), la grande nuit, la nuit obscure, la nuit terrible…
(On pourra noter: le Shin à quatre branches dans la tradition hebraique est  personnifie part les 4 mères d’Israël : Sarah, Rebecca, Rachel et Léa.)
Ramakrishna explique cet aspect noir de la Déesse en disant qu’il vient du fait qu’on la voit de loin : de même, I’eau d’un lac peut paraître noire de loin, mais elle est transparente quand on la prend dans la main et qu’on la regarde de près. Ainsi, la Mahadevi n’est ni obscure ni claire, ni féminine ni masculine, elle est pure transparence, elle est le Soi. Elle est Mahamaya ; cela ne signifie pas qu’elle est illusion, mais simplement qu’on ne peut pas dire si elle est ou si elle n’est pas : elle est au-delà de toute définition.
( Note : le Chat de SCHRÖDINGER …)
Méditer sur la Mahadevi est suffisant pour atteindre l’absolu : on raconte qu’un jour Shiva était avec Parvati (son épouse, qui correspond à Mahadevi). Il dit à leurs deux enfants qu’il donnerait une grande récompense à celui des deux qui serait le premier à avoir fait le tour du monde. Kartikeya partit tout de suite en courant. Mais Ganesh, qui comprenait plus profondément les choses, se contenta de faire le tour de sa mère Parvati. C’est lui qui obtint la récompense.

Le bonheur véritable

On dit dans la Taittiriya Upanishad (2, 7) : « Comment les êtres vivants pourraient-ils respirer et vivre s’il n’y avait pas cette félicité [ananda] dans l’espace ’ ? » La félicité maximum d’un être humain ordinaire est considérée comme seulement la centième partie de la félicité des êtres célestes, qui n’est elle-même que la centième partie de la félicité de Brihaspati… qui n’est elle-même que la centième partie de la félicité du sage qui connaît les Védas et est libre de tout désir.
Le bonheur qui naît de l’union de l’homme et de la femme, ou de l’amour entre enfant et parent, est puissant parce qu’il est un reflet du Soi.
L’éternel féminin qui attire l’homme vers le haut, l’éternel masculin qui attire la femme vers le haut, n’est pas une illusion ; c’est au contraire la grande réalité.
L’illusion vient seulement lorsqu’on veut réduire cet éternel à une personne avec l’arrière-pensée de pouvoir la posséder complètement – et qui dit illusion dit automatiquement désillusion.
La tendance habituelle du désir est de se répéter pareil à lui-même : il faut déjà une certaine intensité intérieure pour espérer sortir de ce cercle répétitif qui, sinon, amène à une déception, une usure de ce qu’on identifiait à la vie.
Certains ont appelé cette déception « instinct de mort », mais, en réalité, c’est lui donner trop d’importance : il s’agit plutôt d’un instinct de vie déçu car il s’est trompé d’objet.

Le couple et le cheminement vers un amour au-delà du mental

On peut distinguer deux niveaux de communication dans le couple : le niveau mental et le niveau au-delà du mental. Pour un couple qui a du mal à échanger, une communication au niveau mental est déjà un bon progrès. Elle permet une certaine prise de conscience de l’ego, précisément par le frottement avec un autre ego. Il y a en fait plusieurs sous-personnalités, sous-egos, qui viennent au premier plan selon les situations. Cependant, le risque d’un excès de communication au niveau mental peut être par exemple de donner une réalité exagérée à des problèmes qui auraient pu, sinon, être dissous par le flux naturel de la vie relationnelle ; ou bien de créer des complications dont il devient difficile de s’extraire, du genre : « Moi je pense que toi tu penses que moi je pense que toi… » Quand on a constaté répétitivement qu’on avait été piégé par ce genre de cercles mentaux, une réaction se produit, une énergie s’éveille, et l’on se met à rechercher réellement une communication au-delà du mental.
Que ce soit au niveau de l’individu comme au niveau du couple, la véritable paix ne peut être trouvée que si l’on va au-delà du mental.
Il est très difficile de se passer de support : pour la plupart, la famille est le support privilégié où on apprend à voir Dieu. Dieu sera alors vécu comme un Dieu personnel, un père par exemple ; ce support est normalement renforcé par un autre support, celui d’un rituel communautaire ou familial dans l’hindouisme ; ce rituel est comme le corps de Dieu. Après, celui qui veut aller loin sur le chemin spirituel éprouve le besoin de trouver un support intermédiaire, une sorte de marche vers le non-support, et c’est le maître spirituel qui devrait permettre de se libérer des supports habituels.
Si nous reprenons cette question du détachement et de l’amour au-delà du mental en d’autres termes, on peut distinguer trois stades :
  • - le stade de l’« attachement-attachement », qui est celui du bébé entièrement dépendant et identifié à sa dépendance ;
  • - le stade du « détachement-attachement » qui est celui de l’adolescent et de l’adulte jeune qui se détache de ses parents pour s’attacher dans une relation de couple ;
  • - le stade de « détachement-détachement » qui est celui de la maturité spirituelle, correspondant en Inde au vanaprastha où, même si l’on continue à vivre en couple, le détachement intérieur a mûri, et le stade du sannyas, où l’on se détache à la fois à l’intérieur et à l’extérieur.
Il est intéressant de noter que les mots « sexualité » et « sacré » sont apparentés à la même racine : sec, qui signifie « séparer ».
Un des sens de cela est qu’il est important de ne pas banaliser l’amour physique. Quelqu’un qui ferait l’amour comme il fumerait une cigarette n’aurait guère de chance de comprendre quoi que ce soit au sacré et au spirituel.
Dans le système hindou, il y a une séparation claire entre la relation de couple qui, dans la grande majorité des cas, reste dans le cadre du mariage avec tous ses droits et devoirs, et la relation de chacun des membres du couple avec le maître spirituel qu’il s’est choisi. Il s’agit d’une relation spécifique en ce sens que l’un des deux pôles de la relation, le maître spirituel, n’a plus d’ego, s’il est authentique, évidemment. Dans ce cas, l’ego du disciple n’est plus simplement usé en surface par le frottement avec un autre ego, il est naturellement dissous dans un espace qui l’englobe de toutes parts.
On cherche, dans un couple habituel, I’âme soeur ; mais dans la relation qu’on établit avec un maître spirituel, on trouve l’âme mère. En ce sens, tout maître spirituel, même s’il est un homme, est en fait une mère spirituelle, non pas une personne, mais un relai privilégié entre nous et la Mère originelle, l’aspect féminin de l’être.

La féminité de l’âme et le mariage intérieur

Jung disait que le seul vrai mariage, c’est-à-dire le mariage dépourvu de toute projection, était le mariage intérieur.
Le mariage extérieur est une préparation, un acheminement progressif vers cet état de mariage intérieur.
En Inde, I’androgyne reçoit un culte en tant que tel sous forme d’Ardhanarishwura, le dieu mi-homme mi-femme, avec une latéralité du corps masculine et l’autre féminine. Une représentation de structure analogue est celle d’un dieu qui est à moitié Vishnou et à moitié Shiva. Il s’agit là aussi d’une représentation remarquable du génie synthétique de l’Inde, permettant de limiter les risques de guerre de religion entre les sectes vishnouites et shivaïtes. De même, la représentation du dieu Ardhanarishwara permet de limiter les risques de guerre des sexes.
Pendant une phase de sa pratique spirituelle, Ramakrishna s’était habillé en femme et avait vécu dans les appartements des femmes. Il s’agit d’une pratique chez les fidèles de Krishna pour montrer que le seul mâle est Dieu et que, par rapport à lui, toutes les âmes sont féminines.
L’identification à un corps masculin ou féminin est enracinée presque aussi profondément que l’identification au corps lui-même. La remettre en question dans un but spirituel ébranle une base fondamentale de l’ego et permet un élargissement de conscience inattendu.
Un jour, la grande mystique Mirabai est venue voir à Vrindavan (petite ville près de Delhi où Krishna est censé avoir vécu) le successeur de Chaitanya Mahaprabhu, le réformateur du culte de Krishna au XVI : siècle. Celui-là était très strict, et fit dire à Mirabai qu’il ne voyait pas les femmes. Elle lui fit parvenir la réponse suivante : « Tu dis que tu ne vois pas les femmes, mais je croyais qu’il n’y avait qu’un homme à Vrindavan, Krishna. » Le moine comprit tout de suite à qui il avait affaire, et reçut Mirabai.
L’anthropologie confirme la psychologie en montrant que le mental humain fonctionne fondamentalement par paire d’opposés. Chez les primitifs, non seulement les hommes et les femmes sont nettement séparés, mais la tribu est séparée en deux groupes complémentaires. Les animaux et plantes tabous pour l’un ne le sont pas pour l’autre, et vice-versa.
Si une certaine distribution des rôles est inévitable du point de vue social et psychologique, la différence entre les groupes et les sexes doit être dépassée par la démarche intérieure, spirituelle. Il ne suffit pas de rester fixé à l’alternance indéfinie des dvandras (paires d’opposés), du yin et du yang, mais de les transcender par l’expérience du dvandratita (au-delà des paires d’opposés), du Tao primordial.
Trouver une âme soeur procure un grand bonheur ; mais il est un état qui procure un bonheur mille fois plus grand, c’est de constater que toutes les âmes sont soeurs, que toutes elles boivent le même lait, le lait du Soi : ne peut-on pas dire qu’elles sont soeurs de lait ?
Si on considère les expressions, on s’apercevra qu’on parle de revenir à soi-même, et non pas à lui-même ou à elle-même. Cet indice donné par le langage n’évoque-t-il pas le fait que la voie de la connaissance, c’est-à-dire la démarche réflexive du « Qui suis-je ? » aboutit ultimement dans « cela », qui est au-delà de la masculinité ou de la féminité de l’être ?
Par le Dr Jacques Vigne
(Source : anandamayi)
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