vendredi 6 mai 2016

Les 138 portes de la Sagesse 4 - Rabbi Haim Luzzatto - Ramhal


Les 138 Portes de la Sagesse - Porte 4

Transcription d'un cours audio du Rav Mordékhaï Chriqui Chlita


L’idée principale du Ramh'al est le retour du mal au bien qui est la révélation de la fin. Non seulement le mal va être écrasé mais il va devenir le bien. Car dire que le mal a existé, qu'il a voulu se confronter à D-ieu et qu'il a été écrasé, cela veut dire qu'il a existé et que D-ieu a triomphé! Il y a beaucoup de questions sur cette manière de voir les choses. Le Ramh'al a réfuté cette idée mais c'est celle qui est acceptée par la majorité des sages d'Israël. Le Ramh'al dit que le mal n'a jamais existé même pour un moment car en vérité c'est un bien qui est voilé. À la fin, il y aura le dévoilement du pourquoi il a été révélé en tant que mal et alors il sera perçu comme bien. Le retour du mal au bien est mieux que le bien lui-même car c'est le but. Le dévoilement du bien n'est pas le but car la définition de l'unité est la transformation du mal en bien qui est la révélation qu'il n'y a rien d'autre que le bien. Le mal apparent n'étant qu'un bien en fait. Et c'est cela le dévoilement de la fin, la perception qu'il n'y a rien d'autre que lui.
En donnant à priori une place au mal et qu'il fait ce qu'il a à faire, son retour au bien va révéler son unité qui va devenir le plaisir des âmes. La notion de plaisir et d'amour n'existe pas chez les anges et il fallait un Tsimtsoum, un retranchement, un retrait, une absence et après un retour car il n'y a pas de différence entre le bien et l'unité. Qu'est-ce en vérité le bien? C'est se rassasier de la présence divine. Le rapprochement divin est le seul bien. La proximité de D-ieu est le véritable bien. Ce qui est proche de lui est bien et ce qui est éloigné de lui ne peut être appelé le bien. Mais en attendant, il y a eu le mal, le retranchement, le retrait, l'absence dans notre esprit. Nous nous comportons comme si la présence divine n'était pas avec nous. Mais à la fin, il se dévoilera que toute cette absence est véritablement le bien de tous. Car à ce moment, je comprendrai. Le dévoilement de cette sagesse va amener l'homme à comprendre comment D-ieu est la cause première, la cause intermédiaire et la cause finale, toutes les causes proches n'étant que de sa volonté unique. Et c'est cela le plaisir de l'âme, retrouver la cause première. L'absence de la connaissance de la cause, amène l'homme à la catastrophe. L'exemple d'un chercheur dans son laboratoire qui cherche et cherche, toutes ses recherches étant vouées à l'échec jusqu'au jour où il comprend la cause pourquoi cela ne marchait pas. Une fois qu'il connaît la cause, alors tout se met en place car il a trouvé la racine. Le Ramh'al défini la cause comme étant la racine. On dévoile par la fin le début, c'est cela l'unité de la fin. ‘‘Je suis le premier et je suis le dernier'' on a dévoilé son unité grâce au mal intermédiaire. Tout le mal est pour faire évoluer l'homme jusqu'à cette unité suprême. Tous les détails du mal ne sont que l'expression de l'unité. Le premier homme en six heures devait tout finir et le peuple d'Israël en 50 jours devait tout finir. Ce dévoilement peut se faire dans le temps. Ceux qui sont dans l'arbre de vie, dévoilent et raccourcissent toutes ces étapes, tous ces détails mais il faut qu'ils meurent et ce n'est que de cette manière uniquement qu’ils retournent à l'unité. Celui qui fait le Shéma du coucher retourne dans le fondement de la création, le puits d'où surgissent toutes les créatures. En fait, tous les jours, il y a cette mort. Le véritable plaisir est de percevoir qu'il n'y a pas de vie en dehors de cette unité divine. Mais l'homme ne peut prendre conscience de cela qu'au moment de son annihilation, une séparation de l'âme et du corps, annulation des forces dominatrices du corps. Ce n'est qu'à ce moment qu'il y a une prise de conscience de l'unité divine. Car tant que le corps a une vie, l'homme ne peut connaître le véritable plaisir qu'est le dévoilement de l'unité.
D-ieu veut que l'homme reçoive par mérite et non par cadeau, par la recherche et donc par le manque. Il faut qu'il fasse le Tikoun des six vecteurs, des six Séphirot inférieurs. Pour cela, D-ieu a mis le bien, le mal, la récompense, la punition, toute cette dualité. Mais en vérité, tout cela n'est que pour arriver au but final. Le milieu étant le voilement de sa face, qui est la conduite du salaire et de la punition, c'est la place à la dualité. Mais d'où procède le mal? D-ieu a évalué, mesuré et créé par étapes afin que la créature puisse pouvoir comprendre. Il a créé la création par une conduite qui s'appelle l'évolution et c'est cela le mal. Mais sans cette gradation, ce mal ontologique, nous serions tous des imbéciles car nous ne saurions pas comment la conduite fonctionne. Ce mode de fonctionne donne la liberté d'être un rebelle ou d'être un sage. C'est cela le Tsimtsoum pour le Ramh'al. Créer le manque afin de percevoir l'unité. Créer en dix séphirot la création et non en une seule, c'est cela le Tsimtsoum. C'est cela la différence entre l'infini et les Séphirot. Les Séphirot c'est l'action graduée, c'est la gradation. Ainsi D-ieu ne dévoile pas le but final de la création pour permettre à l'homme d'évoluer dans sa perception et d'atteindre ainsi par sa propre perception, le goût de l'unité divine. Et donc cette évolution est le bien parfait, la dualité, le mal ontologique est le bien parfait. Ce mal qui retarde la fin étant voulu par D-ieu. Le mal étant perçu comme mal uniquement lorsque l'on s'arrête à l'action elle-même sans voir le but, sans ressentir qu'il me rapproche de la fin. Mais ce mal est là pour me faire ressentir de plus en plus la proximité divine. Qui transforme alors ce mal ontologique en souffrance? Notre perception du moment.
Toute la réalité du service divin et de l'histoire doit être parfaite dans les détails selon la profondeur de la pensé divine, sans qu'aucun détail ne soit laissé au hasard. Il n'y a ni hasard ni permission, ni acceptation. Tout ce qui arrive est à priori, calculé et volontaire. Par l'évolution, l'homme accompagne D-ieu dans son projet mais en s'arrêtant à chaque événement, l'homme dévoile le mal et par cela, il a l'impression de se désolidariser du programme. Seul celui qui ne voit pas l'événement en tant que but final, en voulant se l'approprier, se relie avec la conduite divine dans la création. Mais celui qui veut prendre, qui veut vivre l'événement du moment comme éternel, alors il matérialise le mal dans ce monde. Celui qui veut vivre le moment présent pour lui-même sans vouloir le rattacher à la proximité divine et son but, approfondit le mal dans le monde, exprime ce mal.
La véritable modestie est de vivre le moment présent dans ce but final qu'est l'unification avec l'unité divine et non pour se l'approprier.
Tout le but ultime, la cause et la raison d'exister est le dévoilement de l'unité divine à travers toutes les actions et les événements. Son dévoilement est le bien suprême. Et c'est quoi ce dévoilement? C'est de comprendre que D-ieu est la cause de toute chose. Le bien qu'il nous octroie est la proximité divine. Rien ne peut s'insérer entre lui et la proximité divine. Tous les événements les plus terribles ne sont rien lorsque la connexion est établie entre l'homme et D-ieu. Apparaît alors le règne absolu de son unité. Et alors on comprendra la perfection par la perfection elle-même et non par son contraire. Il faut atteindre cette connaissance qu'il n'y a rien d'autre que lui, rien d'autre que sa perfection. Le Tsimtsoum est la possibilité laissée à la liberté et au travail des créatures. Lorsque l'on parle de l'unité au niveau potentiel, par rapport à lui-même, il n'y a pas besoin du mal pour percevoir l'unité divine, il n'y a pas besoin du manque et de l'espace engendré par le Tsimtsoum. Mais le dévoilement de son unité en acte, le fait de le sortir du potentiel à l'acte, il y a besoin du manque pour les transformer. Mais si la perfection se révélait d'un coup, il n'y aurait plus besoin de l'action personnel de l'homme et donc des Mitsvot non plus. Mais tant qu'il y a les manques, il y a les Mitsvot. Car d'après le Zohar, les Mitsvot viennent combler ce manque mais en vérité il y a un autre but au Mitsvot, non pas seulement réparer ou arranger quelque chose dans l'histoire mais révéler le plaisir de la proximité divine. Il y a deux de 613 Mitsvot, une pour réparer et une pour s'unir. Et donc en pratique pour dévoiler l'unité, il faut qu'il crée ce qui va empêcher à savoir l'absence et la lacune. Pourquoi manger la Matsa à Pessah'? Pourquoi mettre les Téphilin? En vérité, il y a la Matsa sans l'Égypte, il y a la Mézouza sans la maison, sans la porte et sans sa protection. Mais pour notre humble esprit, nous avons besoin des raisons de toutes les Mitsvot. Dans le monde de la dualité, il faut ce manque pour accomplir les Mitsvot. Nous ne pouvons garder le Shabbat que parce qu'il y a les six jours de la semaine. Le premier homme aurait pu ne rester que dans Shabbat et toutes les créatures après lui.
Mais dans tous les cas, il y a ce qui empêche, ce qui retarde l'unité. De la même manière que la faute retarde. C'est cela en fait le mal, ce qui retarde le dévoilement divin. Le mal est ce qui va faire la distinction entre les étapes. Car en vérité toutes ces étapes ne sont qu'un seule étape. Toutes ces étapes n'ont qu'une racine, toutes ces lacunes n'ont qu'une seule cause, qu'une seule direction. Car en vérité tous ces événements ne sont que des étapes qui amènent au dévoilement. Et pour pouvoir s'extraire de cette restriction, nous faisons que chaque étape devienne une Mitsva, un rapprochement vers l'unité divine. Chacune de nos pensées est une Mitsva, chacune de nos paroles est une Mitsva, chacune de nos actions est une Mitsva, chacun de nos ressentis se transforme en Mitsva. Chaque pensée, chaque parole, chaque acte et chaque ressenti peut être perçu comme une lacune mais il peut aussi être un passage, un point de traverse, une Mitsva. Chaque événement doit être un éclaircissement dans l'unité.
Nous allons parler maintenant de l'unité de la fin. La première porte du Kélah' parle de l'unité primordiale, l'unité d'avant l'idée de la création révélée. La porte deux parle de l'unité intermédiaire. La porte trois introduit l'unité de la fin qui est le but de la création. La porte quatre est la révélation de l'unité finale. Il va nous expliquer cette notion de révélation de son unité en passant par le bien. Pour pouvoir octroyer ce bien, D-ieu a évalué. Il y a une unité qui est au niveau du potentiel et il y a une unité au niveau de l'action. Et le fait de sortir cette unité du potentiel à l'acte est cela l'évaluation car ce passage va se faire par gradation. C'est d'après le Ari Zal le principe du Tsimtsoum. Car pour pouvoir saisir l'être suprême, il doit agir selon notre perception. C'est cela le Tsimtsoum, c'est adapter ou plutôt évaluer son acte de manière graduelle. Le même acte est fait non pas d'un jet mais par étapes du début jusqu'à la fin. Où se trouve le mal? Il se trouve dans ce passage entre une étape qui est incomplète et l'étape suivante. Tant que nous sommes en évolution en allant vers le but, il n'y a pas de mal. Le mal ne commence que lorsqu'il y a une brisure, une coupure entre un niveau et un autre niveau mais pas dans l'unification. Si je considère une chose en tant que telle , alors il y a la possibilité au mal de se réaliser de façon éphémère. Mais lorsque la fin est atteinte, il n'y a plus de mal. Dans la gradation, il y a le mal sauf dans le Kéter qui est la dernière étape. La Sitra Ah'ara a une correspondance dans toutes les Séphirot sauf dans Kéter. La Sitra Ah'ara est une force, une royauté mais sans couronne. Il lui manque cette unité. Cette couronne élève la réalité au-dessus de la brisure.
Le mal n'est seulement qu'au début. Dès que le bébé sort du ventre de sa mère, le mal se tient afin que la dualité se tienne devant lui pour qu'à la fin le mal revienne au bien c'est-à-dire à l'unité parfaite. Car la véritable perfection n'est pas le bien mais le retour du mal au bien originel. D-ieu a créé la création non pour le bien mais pour le mal, pour un mal qui se transforme en bien car c'est cela la révélation de l'unité. Le même bien qui est au début, il sera à la fin, il n'y a pas d'évolution dans le bien. Le véritable bien est la réparation la complétude des manques. Et s'il n'y avait pas de manques, sa perfection ne pourrait se révéler. Le plaisir des âmes n'est pas dans le bien mais dans la perfection. Toute cette notion d'unité ne peut se faire que par le retour du mal au bien. Le mal est à priori dans la création. La brisure est pensée et voulue pour que le Or ne se dévoile pas dans le Kéli. À priori, il faut montrer un monde sans D-ieu si l'on peut s'exprimer ainsi ou plutôt que l'homme ne ressente pas D-ieu pour après arriver à la révélation. Car ainsi cela va donner la place à l'homme puis à son annulation c'est-à-dire à sa mort ou plutôt à sa vacuité pour arriver à la révélation divine.
D-ieu a évalué pour dévoiler son unité. Qu'est cette évaluation? Lorsqu'il a donné la possibilité aux lacunes alors les Mitsvot ont leur sens car par notre action nous complétons le manque, la lacune et le vide. Ce n'est seulement dans notre monde de la lacune où l'on peut parler du travail de l'homme dans le service divin. Si
D-ieu veut révéler réellement son unité, il faut d'abord qu'il crée le contraire à savoir l'empêcheur, ce qui va arrêter le mouvement pour ensuite l'annuler afin que le mouvement se diffuse de nouveau. C'est cela tout le point du Eïn Sof qui s'est révélé c'est-à-dire le but ultime qui désire révéler son unité. Et pour cela, il a créé toute la gradation à savoir les dix Séphirot jusqu'à ce que l'on arrive au dévoilement. Donc toute la notion de gradation est pour permettre ce but et c'est cela le Tsimtsoum. Il fallait le Tsimtsoum pour créer l'espace primordial et la gradation par les Séphirot dans l'espace primordial en donnant une place au Réchimou, à l'empreinte et donc au manque. Il veut par cela révéler comment le manque se complète et s'arrange grâce à son unité. Le salaire du travail étant justement la révélation de l'unité. Il n'y a pas de différence entre le bien qu'il a voulu te révéler depuis le début et ce qui va se révéler à la fin. Il a créé un manque pour après révéler le bien par gradation selon nos actions mais en vérité ce bien est le même depuis le début mais qui va se révéler grâce à notre travail. Il n'y aura donc pas la honte. Car en vérité, c'est quoi ce bien que D-ieu veut révéler? C'est la racine, l'origine des âmes. Toute la notion d'unité et de bien que D-ieu veut nous octroyer est de nous permettre d'atteindre notre racine, notre cause première. La cause première de toute chose étant l'infini. Retourner à l'infini. Le bien ne passe par par le dévoilement de l'unité, il est l'unité divine lui-même. Le véritable bien est cette unification de tous les événements, de toutes les créatures. En vérité, le libre-arbitre de l'homme va l'amener inéluctablement à ce que D-ieu désire pour lui, sa réunification au divin. Cela peut prendre du temps comme cela peut ne pas en prendre, cela dépend du mérite de l'homme lui-même. Car en vérité, le temps n'est réel que dans la dimension de l'homme. Le temps est un intervalle de liberté car en vérité, l'homme ne fait que ce que D-ieu décide. À la fin on va arriver à ce que D-ieu veut alors à quoi sert le libre-arbitre et toute cette gradation? Afin que l'homme saisisse et comprenne de lui-même.
Car en vérité, c'est l'homme qui ne voit pas D-ieu. C'est l'existence qui est cachée de D-ieu et non le contraire. D-ieu ne se rétracte pas mais c'est l'homme qui se retire de D-ieu. Il peut oublier D-ieu donc pour qui est le tsimtsoum? Il n'est qu'au niveau de l'être humain pas de D-ieu. D-ieu est toujours présent, c'est l'homme qui ne le perçoit pas. Ce que nous avons appris que D-ieu se retire pour nous laisser une place n'est pas vrai car on ne peut lui attribuer aucun acte matériel. Comment comprendre qu'il puisse se retirer? Et se retirer de quoi? L'existence est posée dans une place où elle a le choix de vivre si l'on peut dire sans D-ieu et doit passer nécessairement alors par la mort. Si l'homme arrive à retirer cette possibilité de vivre sans D-ieu, alors il est déjà dans l'éternité. Mais tant que l'homme est dans sa réalité singulière, il y a réellement une absence qui apparaît de temps à autre mais qui est présent. L'absence n'étant qu'une dimension humaine, ce n'est qu'une conception humaine. Ce n'est pas une réalité vraie et unanime. D-ieu ne se cache pas. Il est toujours là.
D-ieu va révéler le dévoilement de l'unité par la gradation. La gradation se réalisant par le temps qui crée un espace pour l'homme et lui donne la possibilité d'être à côté de lui. Avant le Tsimtsoum, cette possibilité n'existait pas. Ce Tsimtsoum n'est là que temporairement uniquement pour nous donner la possibilité de prendre conscience de D-ieu soit par notre expérience ou soit par notre sagesse et de revenir à lui. Par le travail sur terre et par les Mitsvot, cette conscience va grandir de plus en plus pour ressentir D-ieu dans ce monde et arriver à la réparation finale qui est que les âmes reviennent à leur racine, atteindre la cause première.
La volonté de D-ieu est d'octroyer cette perfection et il a institué tout l'apport de l'homme en évaluant toutes les étapes et tous les événements où l'homme peut agir. Le Ramh'al appelle tout travail, le service divin car cela amène à l'expérience. Toutes les actions d'un homme devraient être au niveau des Mitsvot, le liant avec D-ieu. Mais en ce qui le concerne, les créatures ne peuvent rien lui apporter et donc lorsque nous parlons du travail de l'homme qu'il a à accomplir, ce n'est que par rapport à ce bien que D-ieu veut lui faire mais lui n'est absolument pas affecté si le travail se fait maintenant ou dans cent ans. Le projet s'accomplit tel qu'il doit s'accomplir, (en vérité, il est déjà fini car dans la conduite divine, il n'y a pas la place à la gradation). La conduite du milieu n'est qu'une conduite personnelle qui n'interfère en rien son projet, conduite illusoire temporelle mais au combien réelle en même temps pour notre perception. Car le mal n'est mal que pour nous et le travail n'est que personnel afin de faire revenir ce mal en bien c'est-à-dire repenser notre perception et recentrer D-ieu dans son principe éternel et cosmologique. L'unité divine en tant que telle n'a pas besoin de l'apport humain. D'une part nous disons que le travail de l'homme est de faire revenir le mal au bien c'est-à-dire réparer le mal que lui a créé et d'autre part nous disons que l'unité n'a pas besoin de cela. Dans son essence, l'unité n'a aucun rapport avec le service c'est-à-dire avec l'apport humain. Donc D-ieu n'a pas besoin de transformer le mal en bien pour se révéler à toi. Alors pourquoi faut-il transformer le mal en bien pour révéler l'unité? Puisque pour pouvoir révéler quelque chose, il faut une absence, pour que l'homme puisse ressentir le bien de cette unité, il faut que D-ieu occulte celui-ci aux yeux de l'homme un moment et cela se fait par la matérialisation de la dualité qui est le mal ontologique. Car si le bien parfait est l'unité divine, le mal illusoire est cette perception de la dualité. Il faut la mort pour percevoir la vie. Il faut le serpent (symbole de la séparation) pour comprendre l'autre. Le Tsimtsoum à ce niveau de l'enseignement du Ramh'al est comparé à l'absence de la présence divine. Par cet acte du Tsimtsoum, D-ieu a révélé les créatures et leur a données un espace. Il a aussi donné la possibilité au travail de se faire, compléter et réparer. Et cela a entraîné aussi le mérite et le salaire. Mais à ce niveau ce n'est pas le dévoilement final, ce n'est que le dévoilement de l'unité grâce au travail. Par ses actions, l'homme se fait connaître à D-ieu ou plutôt, il peut arriver à ressentir la présence divine. Car à ce niveau toute la notion de dévoilement est liée à l'absence, au travail et au salaire. C'est le principe du Tsimtsoum. Donc l'unité que l'on obtient n'est pas encore la véritable unité qu'il y avait avant le Tsimtsoum, c'est l'unité du septième millénaire mais à la fin du dixième millénaire, l'unité finale se réunira à l'unité du début. Le début de l'unité finale est de percevoir comment nos actions agissent. Il y a encore une perception de l'acte, une perception de la gradation où l'homme existe encore. Car l'essence même de l'unité n'a pas de lien avec le travail. Mais pour nous au début de notre accession à l'éternité, ce n'est que grâce à notre action que nous accédons à la perception divine, grâce à l'absence, grâce à l'espace primordial et grâce au travail. Mais nous ne sommes pas à la fin. Ce n'est que le début de la fin, le début de l'éternité, le septième millénaire. La place que donne le Tsimtsoum n'est que le démarrage mais après on rentre dans une autre dimension beaucoup plus grande dans la révélation de l'unité. Car sa révélation dans le tsimtsoum se révèle que par son contraire.
La révélation de l'unité grâce au Tsimtsoum se fait en acte, du potentiel, il est sorti à l'acte. Il fallait donc que le mal se révèle en pratique chez les êtres inférieurs pour qu'il se transforme en bien et de cela découlera un plaisir infini. Il faut traduire le mot ''service'' par ''effort humain''. Cet effort ne doit pas être éternel, il n'est que dans ce monde mais à la fin, il y a le salaire qui est le plaisir de la révélation des âmes. Pour que l'unité se révèle, il faut que tous les détails du manque se révèlent et s'ils sont séparés, déconnectés, cela s'appelle le mal. En vérité, il n'y a pas de différence entre le travail et la récompense. Le travail lui-même, l'effort, est la récompense car c'est parce que D-ieu veut faire le bien qu'il a créé le travail pour arriver au bien. Le bien est lui-même le travail, l'effort. Car chaque mal qui est réparé directement en tant que Mitsva, en tant qu'action, fait le Tikoun de l'unité. Car la conduite vers la perfection se fait de cette manière spécifiquement. Si chacun de nos actes est tourné vers D-ieu alors le mal se transforme en véritable bien car le mal est la dualité et le bien l'unité. Il suffirait de ne pas s'accrocher à notre vie personnelle en prenant chacun des événements comme une conséquence de nos actes pour revenir à lui et transformer ce monde qui nous entoure en une énergie simple et unique.
Il n'y a pas de différence entre l'espace créé et le temps. C'est-à-dire entre la création et la conduite bâtie sur la gradation et donc sur le temps. Il y a apparemment deux choses distinctes, d'un côté la conduite c'est-à-dire ce que
D-ieu va faire, l'histoire des événements et de l'autre côté la création qui seraient deux dimensions différentes. On a d'un côté ce que D-ieu veut nous révéler à travers nos actions, la conduite et de l'autre côté, l'endroit nous nous trouvons, l'espace que nous vivons, la créature, le corps, la création. Mais en vérité, la conduite et la création ne sont constitués que de la même mesure.
En d'autres termes, les mêmes Séphirot qui ont fait la créature, la création, font la conduite. Il y a une structure de la création qui est la même que la structure du temps et de la conduite graduelle. La gradation ne se fait pas uniquement au niveau du temps. C'est une gradation dans la matière elle-même. Comment elle est constituée. En d'autres termes, il y a un lien entre toutes les créatures de la création. Toute la création n'est qu'une action de D-ieu qui œuvre dans le temps.
Toute la création et toute l'histoire c'est-à-dire toute la conduite de la direction sont construites les deux sous la même idée: à la fin de tous les cycles, se révèle l'unité. Les créatures elles-mêmes sont fabriquées de la même manière, avec les lois de la conduite. C'est toute la notion des Séphirot, il y a quelque chose qui avance et qui fait révéler l'unité, s'exprimant à travers deux choses, à travers les créatures, en particulier à travers Israël et à travers l'histoire. D-ieu a un but ultime, révéler son unité. Il va le révéler par deux choses, par la création ou plutôt par toutes les créatures et par la conduite des événements qui est l'acte du char divin. La gradation donne place à différentes créatures, à différentes structures de Séphirot, ces forces divines avec lesquelles il crée et il dirige. D-ieu prend le Eïn Sof et le subdivise. Au premier plan, il y a Adam Kadom avec ses dix Séphirot avec lesquelles il crée les mondes et les dirige. Au départ D-ieu fabrique les Séphirot afin de diviser ce plan en dix étapes. Donc grâce aux Séphirot, va se révéler l'unité. Les Séphirot vont donner naissance aux créatures et à tous les mouvements de l'action, de la conduite de l'histoire. La révélation de l'unité lorsqu'elle se fait par gradation va en premier donner un espace à une action mesurée. Cette même action va se révéler sous forme de dix étapes. C'est la première révélation mais il faut savoir que toute la création est la conséquence des Séphirot, est un engendrement de ces émanations divines que sont les Séphirot. Attention, le but n'étant ni la création ni l'histoire car elles ne sont qu'une expression des Séphirot mais le but est l'unification de toute cette création et de toute cette histoire. Les Séphirot sont la révélation du Eïn Sof par étapes.

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Lune de sang Le livre de la Genèse dit que DIEU utilise le soleil, la lune et les étoiles pour des signes et les saisons. De tels exemples peuvent être trouvés dans la Bible, d ailleurs le calendriers juifs et basé à la fois sur le calendrier solaire et lunaire. Or il va apparaitre ces années des Eclipses 2014 et 2015, pendant les fêtes juives appelées les Tetrades, au cours desquelles, à chaque fois, il s’est passé un évènement...

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À la différence de l’espace, le temps est une dimension incontrôlable. Qu’on le veuille ou non, la flèche du temps semble dirigée invariablement vers le futur. « Nous ne nous baignons jamais deux fois dans le même fleuve », précisait Héraclite. Plus de deux millénaires se sont cependant écoulés depuis cette affirmation du philosophe grec. Aujourd’hui, à l’heure de la science atomique et de la conquête spatiale, notre regard sur le cosmos...