mercredi 20 avril 2016

Les 138 portes de la Sagesse 2 - Rabbi Haim Luzzatto - Ramhal

Les 138 Portes de la Sagesse - Porte 2

Retranscription d'un cours audio du Rav Mordékhai Chriqui Chlita
Les quatre premiers chapitres nous expliquent en fait l'Unité et la Souveraineté divine que l'on appelle la ''Volonté'' divine.
La première définition de la volonté que nous avons vue est que Seule sa volonté existe. Toute autre volonté, non seulement est la conséquence de la première volonté mais en vérité, on ne peut même pas leur donner le titre de ''volonté'' car il n'est pas possible que deux volontés puissent coexister en même temps. Il n'y a donc qu'une seule volonté qui est souveraine, celle de celui qui est l'infini.
Nous allons maintenant définir dans cette porte la nature de cette volonté. Sa définition étant le ''bien'' et tout ce qui apparemment est mauvais, donc le contraire du bien, ne peut sortir d'une autre autorité, d'un autre pouvoir et se dresser contre lui. Sa fin révélera en vérité sa véritable nature qui est le bien et donc n'est en fait engendrée que de sa seule et unique volonté.
Nous découvrirons alors qu'il n'y a qu'une volonté, qu'une seule réalité qu'une seule existence.
Nous avons déjà expliqué qu'il y a trois sortes d'unité. L'unité primordiale d'avant la création qui est l'infini avant le Tsimtsoum, avant l'espace primordial, et il y a à la fin, l'unité finale. Mais entre ces deux unités, il y a l'unité du milieu, des six mille ans, le moment où il y a une dissimulation, où une place est faite à la création et donc au mal aussi, que l'on appelle le contraire de sa volonté.
Mais de quelle volonté parle-t-on ? Si je dis que sa volonté c'est le bien, il y a alors la possibilité de faire le contraire du bien, donc, au milieu, il y a la possibilité au mal de se matérialiser et uniquement au milieu. Nous allons essayer de comprendre comment, même avec le mal, il y a sa souveraineté. Dans notre logique, nous ne comprenons une chose que par son contraire. Si le premier homme avait suivi la voie de l'arbre de la vie, la voie de l'éternité, il n'aurait pas eu besoin de cette confrontation avec la dualité. Mais à partir du moment où l'homme veut avoir une volonté propre, un désir, il ne peut plus comprendre la vie sans la mort. S'il avait annihilé ce désir, automatiquement, il vivrait D-ieu au niveau de l'unité, où il n'y a pas besoin de son contraire pour saisir une vérité. Mais puisqu'il émet un désir, il est en contradiction avec D-ieu et donc, il faut qu'il s'annule devant D-ieu, il doit mourir pour atteindre le monde futur qui est cette adhésion avec D-ieu. Le premier homme n'avait pas besoin de la mort à priori et de passer par le contraire de la vie pour percevoir les choses.
Puisque la volonté divine n'est que le bien, seul le bien ne peut se réaliser. Mais comment cela peut-il se faire voyant qu'il y a le mal. En fait, le mal n'est qu'à priori, il n'est qu'au début car il n'existe que tout le temps que l'on n'a pas atteint la perfection. Toute étape avant la perfection s'appelle le mal. Même si on tombe, on se relève. La création, c'est-à-dire la séparation est elle-même le mal. Dès que l'enfant naît et se sépare de sa mère, le mauvais penchant se réalise en lui. Et donc, même la création dès qu'elle sort, le mal apparaît. On parle du mal ontologique, le mal dans son début. Le bien, en fait, est son contraire, c'est le retour à l'unité. Les six jours de la semaine étant la séparation de D-ieu et le Shabbat est le retour à
D-ieu. Il y a création et donc obligatoirement, il y a le mal et maintenant il y a le Shabbat qui est la réparation de ce mal. Si le monde avait fait son Shabbat, même si précédé par les six jours, il aurait atteint l'union, la proximité et la réalité de l'unique. Mais tant qu'il n'y a pas ce retour, il n'y a donc pas de réparation. C'est le Shabbat qui va faire le Tikoun. Le mal est nécessaire pour la création mais pas pour rester. Le mal est nécessaire pour le début.


Explication:
Nous avons déjà évoqué cette idée : supposons que la volonté suprême désire d'autres volontés qui peuvent aller contre sa propre volonté et donc cela n'irait pas contre sa volonté puisqu'il le désire. C'est une idée philosophique qui vient du fait que l'on puisse croire à l'unité divine mais pas à sa souveraineté. Cette théorie veut mettre en exergue que D-ieu permettrait le mal pour révéler le salaire et la punition dans le monde.
Mais puisque maintenant on définit la volonté divine comme le bien, il est impossible de dire qu'il soit possible de faire le contraire du bien, que des volontés fassent le contraire de sa volonté et que cela soit dans n'importe quel mode que l'on veut. En d'autres termes, je ne défini pas sa volonté mais je la contredis. Du fait que nous avons déjà défini que sa volonté est le bien, toute autre volonté qui ne va pas dans ce sens, s'oppose à celle-ci. Si nous n'avions pas défini ce qu'était sa volonté, alors nous aurions pu accepter de dire qu'il permette des volontés qui s'opposent à lui car puisqu'il le veut, cela n'est pas contre sa volonté. Pour cette raison, le Rambam a refusé de dévoiler le but de la création, car pour lui, il n'y en a pas du fait que D-ieu est sans fin et donc sans but, car sa volonté est au-delà de l'esprit et de ce que nous pouvons percevoir. Mais si nous disons comme le Ramh'al qu'il y a un but même si lui-même est sans but, mais qu'il veut un but, (le but du monde est de faire le bien à ses créatures) ; s'il y a un but ultime, alors il y a un sens à l'existence. Entre deux points, il ne peut passer qu'une seule ligne. Et donc, il faut dire que D-ieu a retiré la possibilité à d'autres volontés différentes de la sienne. Il ne veut que le bien.
Et donc que se passe t-il dans la conduite intermédiaire des six milles ans ?
Si tu veux dire que le bien est de faire le bien aux justes et que le mécréant n'aura que ce qu'il mérite, pourtant le prophète dit : '' je prendrais en miséricorde toute créature même si elle ne le mérite pas'' ou bien ''il n'y aura plus de faute en Israël''! Nous voyons que D-ieu veut faire le bien même aux mécréants. Mais peut-être que ce bien ne se dévoile qu'à la fin, après le purgatoire ? Cette période des six mille ans serait donc une période catastrophique, période où le mal aurait un pouvoir réel. D'une manière simple, cette période est la période du salaire et de la punition. Cette vision est divisée en douze Partsoufim, visages, d'après la Kabbala. Il y a douze modes. Il y a en a quatre essentiellement, le nom de quatre lettres ''י.ה.ו.ה'' un cinquième pour la pointe du ''י'', cinq modes, cinq Partsoufim, cinq manières, mais en vérité, il y a douze Partsoufim dans le char céleste. Et donc de multiples conduites qu'il faut arriver à comprendre et entre autre, il y a le principe du salaire et de la punition. Mais toutes ces conduites ont un même but, la réparation finale. Chacun peut choisir sa manière d'arriver au but mais ce n'est qu'un mode parmi tant d'autres. On parle de formes dans le char qui sont des caractères et des modes de pensée. En fait, il s'agit de purifier les mécréants, de les réparer.
Que se passe-t-il au milieu du chemin qui ne peut être en opposition avec le but final ? Toutes les parties de ce milieu doivent converger vers cette fin. La fin de tout est dans chaque homme, qu'il soit juste ou mécréant, c'est-à-dire leur octroyer un bien. Il y a donc un bien pour tous, car sa volonté n'est que bonté. Le problème est en nous : comment interpréter tous les événements qui vont s'intercaler pour arriver au but final ?
Maintenant que nous savons que la volonté est uniquement de faire le bien, chaque événement, chaque volonté particulière n'est que le bien. Lorsque les actions sont en mouvement, dynamiques, il ne faut pas qu'elles soient régies par le hasard mais tournées vers une intention, une conscience. Chaque action doit être ressentie et pensée, le moindre petit geste doit être en adéquation avec sa conscience. Ainsi le mal ne peut apparaître.
Effectivement le mal existe tant que nous sommes imparfaits et que nous sommes dans le cheminement. Tant que l'homme est dans l'interprétation du moment, il ne verra que le mal. Tant que l'union ne se fait pas, la forme finale ne peut apparaître, elle est déformée, c'est le Tohou. (Le problème est que nous sommes attirés par ce Tohou et nous voulons qu'il soit notre finalité car en fait c'est la finalité du Kéli qui veut dominer seul).
Le premier homme ne voulait pas de l'éternité de suite, par sa faute, il voulait rallonger son temps dans ce monde. Et cette situation est catastrophique car rien n'est jamais terminé et donc cela ne peut être bien. Rabbi Akiba voyait et concevait réellement la fin même au milieu. C’est une véritable conception. Il faut savoir que chaque événement s'insinue dans un plan et que chaque chose peut se percevoir si l'on enlève ce désir de posséder comme une providence divine extraordinaire. Nous voulons posséder les choses, les dominer car nous ne savons pas qu'elles s'insèrent dans un plan divin. Mais si nous savons que ce n'est qu'un morceau d'un puzzle, alors, nous ne voudrions plus le posséder en tant que tel mais dans un plan général. Et donc, tout ce qui se passe n'est pas assujetti au hasard. Mais si la fin nous échappe, alors chaque événement est indépendant de l'autre et sujet au mal car imparfait. Mais de toutes les façons, le mal n'est pas éternel, il doit obligatoirement tomber. Le mal n'est qu'une expression de la Sitra Ah'ara que D-ieu a créé mais qui apparaît réel jusqu'à ce qu'il donne l'impression de dominer tout le monde entier. Le Ramh'al veut nous expliquer que le mal est au service de l'unité en vérité. Le mal ne relève que de l'imperfection et ne peut exister que dans l'imperfection.
Ce mal d'avant la fin reflète quelque chose qui est à priori contre sa volonté dans cette situation de temporalité et donc il est impossible qu'il soit éternel car le mal, en fait, est relatif aux différents individus et donc, il n'est pas absolu et éternel. Le mal ne peut s'expliquer que d'une manière individuelle et non d'une manière universelle. Le Roi David a dit : '' les voies de D-ieu sont vérité mais on va les percevoir que lorsqu'elles sont unies''. Le mal commence dans la pluralité et donc dans l'individualisme mais dans l'universalité, cette situation ne peut exister.
Et même au niveau de l'individu, le mal est une existence qui procède d'une déficience, d'une lacune, d'une dissimulation et d'un manque. Le mal n'est que relatif. Un homme étant très riche qui perd toute sa fortune va énormément souffrir de ce manque alors que celui qui est pauvre mais qui a toujours été dans cette situation ne souffrira pas ce que l'ancien riche souffre, car pour lui, il n'y a pas de manque. Le manque n'apparaît uniquement lorsque l'on veut posséder. Si nous nous comportons dans ce monde comme étant des emprunteurs et non des propriétaires, le mal n'apparaîtrait pas. Ce monde n'est pas notre propriété, il ne nous appartient pas en aucune manière, il n'est pas notre monde. Le mal ne vient que par cet attachement que je ressens tout au long de ma vie. Et même la vie ne m'appartient pas.
Le mal n'est que la conséquence du manque. Alors que le bien est une réelle existence et n'est pas la conséquence d'un manque.
La fin et le but de sa volonté existe dans chaque étape, dans chaque événement et le bien est la fin de toute chose pour chaque individu et même pour le mécréant. Car si le bien est le but, il se trouve dans toutes les parties du cycle et je dois le voir dans tous les méandres de ce cycle. Et c'est cela qui déclenche le mouvement. C'est le bien qui doit être le déclencheur du mal. Celui-ci ne doit être qu'en apparence comme un père qui montre un visage dur devant son fils mais tout ce mouvement doit être déclenché par l'amour qu'il a pour son fils. La forme peut être interprétée comme mauvaise mais en vérité le fond n'est que bonté dans chaque détail de son action. Ainsi en est-il de D-ieu avec nous.
Si la fin est différente de ce qu'il s'est passé au début, donc ce n'est pas le même genre mais puisque nous savons que le début est bien et aussi la fin, alors il ne devrait pas y avoir d'interférences entre le début et la fin. Mais nous voyons que le milieu n'est pas comme le début et la fin et donc n'est pas du même genre, comment cela se fait-il qu'il existe puisqu'il est différent de ce qu'il va être à la fin ? À quoi sert-il ?
Le Ramh'al va nous donner une réponse pour nous calmer mais ce n'est pas une réponse définitive. Car il est impossible d'arriver à la fin sans cette perception du mal. Et s'il aurait été possible d'y arriver sans cela, il n'y aurait pas eu besoin de passer par ce chemin.
D-ieu va selon l'homme. En prenant cette voie relative, D-ieu va avec lui. Et si l'homme avait une autre voie, alors D-ieu se comporterait autrement avec lui. En vérité, le mal n'est là qu’à fortiori, il n'est pas là à priori. Le mal ici, est perçu comme un intermédiaire, un moyen pour arriver au bien. Nous comprenons de tout ceci que la punition est mauvaise. Nous sommes au niveau des Moh'in de Katnout, dans Zéïr Anpin, dans une situation où le plan final n'est pas révélé. Tant que nous sommes à l'extérieur, le mal sera là. Dès sa création, l'homme a le mal en lui. Il faut être avec D-ieu pour ne pas être avec le mal. Il n'y a que la proximité divine qui peut nous faire sortir de cette situation. Mais à partir du moment où nous sommes des créatures, ''JE suis'', c'est terminé. Il n'y a plus d'autres possibilités. Le mal est une nécessité de la création afin d'arriver au but final. Car apparemment, D-ieu ne veut pas de la punition et elle doit se transformer car D-ieu n'en veut pas car il ne veut que le bien. Et même maintenant, il ne veut pas que nous souffrions et il doit donc changer à la fin. Puisque la volonté suprême veut que tous les individus vivent le bien, donc son intention est que dans l'ensemble de tout le monde, il n'y ait que le bien.
Toute sa domination est la domination du bien mais si le moyen pour atteindre ce bien est un mal, cela n'est rien, car à la fin, le bien parfait va se réaliser dans toutes les créatures et dans tous les détails. Et si ce qui précède est mal interprété, ce n'est pas important.
Si le mal existe alors, quelle est sa source ? Si nous ne prenons pas en considération la cause, l'origine, cette réponse est bonne mais si nous voulons aller plus loin et trouver l'origine de ce mal, cette réponse est inexacte car tout ce qui est à priori mauvais, ne peut sortir d'une autre autorité, d'une autre source pour se tenir contre sa volonté. Il est vrai que dans le monde de la séparation et des individus, il y a le mal.
Nous devons retirer maintenant l'idée du premier homme qu'il y a deux pouvoirs, deux sources, le mal et le bien. Cela est le déni de l'unité de D-ieu. C'est l'idolâtrie.
Comment pouvons-nous considérer deux autorités ? Car comment comprendre que D-ieu puisse créer le mal ? Comme nous voyons que déjà, il y avait quelque chose contre le premier homme puisque D-ieu lui interdit de manger du fruit de l'arbre de la connaissance. Il n'a pas pu intégrer le mal dans l'unité. Même s'il y a des événements contradictoires et catastrophiques, nous savons que cela ne provient que de D-ieu et aucune volonté ne peut empêcher sa volonté de se réaliser même si ces volontés procèdent de lui.
Ce que l'on considère et que l'on voit maintenant apparemment contraire à sa volonté, comme le meurtre, on veut automatiquement le relier au Satan et ne pas l'attribuer à sa volonté. Mais cela est impossible qu'il en soit ainsi. Le mal ne peut subsister et se réaliser mais à notre niveau, ce n'est que rétroactivement que nous comprenons que ce qui s'est passé n'était pas une autre volonté car nous ne percevons pas la forme finale au moment où le mal apparaît, du fait que nous lui donnons nous-mêmes une importance et une réalité propre. Et si nous avions au moment de l'instant de l'événement, la compréhension de toute la conduite divine qui n'est que bien, alors cette perception du mal ne pourrait apparaître à nos yeux.
Il faut donc en priorité retirer de notre esprit cette notion de deux pouvoirs, de deux sources. Car un pouvoir autonome doit se réaliser et puisqu'il ne se réalise pas, elle n'est pas autonome et donc elle n'existe pas. Car pouvoir veut dire impossible à substituer et à faire disparaître. Mais comment comprendre alors que dans la situation intermédiaire, le mal puisse empêcher la volonté divine de se réaliser ? D-ieu veut révéler l'unité et si nous nous déconnectons de l'aspect humain qui nous empêche de nous élever et que nous nous placions dans l'aspect divin de la création, nous percevrions que le but est de dévoiler sa puissance unitaire et c'est cela le bien, la révélation de l'unité. Mais maintenant que nous faisons la différence entre le bien et le mal, car pour qu'il y ait du bien, il faut qu'il y ait du mal, l'unité divine se voile. Tout ceci ne se passe qu'au niveau de l'esprit humain. Mais si nous changeons de niveau de perception et nous disons que le but est le dévoilement de l'unité divine, nous pourrions percevoir que chaque détail de tout événement n'est qu'Unité et pour cela, il faut arrêter de juger si cela est bien ou mauvais.
Cela est, point final. Et c'est ainsi que le véritable bien se dévoilera à nos yeux. Car le bien que nous croyons être bien, n'est bien que parce que nous l'avons choisi en tant que bien par rapport à d'autres choses qui automatiquement deviennent mal. Mais en vérité, Tout n'est que perfection divine, il suffit de changer notre définition du bien. Arrêter de mettre en parallèle le bien et le mal. Car ce n'est que parce que ce bien existe que le mal existe. Donc ce bien que nous recherchons n'est qu'un leurre car sa source n'est que l'illusion de la dualité.
En vérité toute la Kabbalah ne veut pas se baser que sur une acceptation de la foi mais surtout sur un éclaircissement de la foi. Par la Kabbalah, nous pouvons atteindre une connaissance et un éclaircissement des individualités. Et c'est cela l'ordre divin ''tu connaîtras aujourd'hui et tu le ramèneras à ton cœur qu'il n'y a rien d'autre que lui''.  Ce n'est pas seulement une connaissance intellectuelle, superficielle, il faut la faire aller dans le cœur qui est le moteur de la vie.
Comment comprendre cet enseignement ? Comment connaître D-ieu si ce n'est en comprenant sa conduite ? Connaître D-ieu c'est connaître la direction. Tous les événements catastrophiques qui sont difficiles à comprendre et qui font trébucher les mécréants, ne sont pas un moyen d'arriver au bien à fortiori. Mais au contraire ce sont ces événements qui vont prouver et qui vont dévoiler l'unité divine qui est dans tous ces chemins. Il veut nous montrer par ces moyens que l'on appelle le mal à priori, il va révéler son unité.
Comment par le contraire, peut-il prouver son unité ? Car ce qu'il se passe n'est pas contre lui, comme nous l'avons expliqué précédemment, rien ne change même pour un instant de ce bien que prodigue D-ieu. Comment par la voie du mal, l'unité peut-elle se révéler ? Par le fait de percevoir que le mal n'est que subjectif et qu'il n'est que bonté, par cela, il dévoile sa perfection. Grâce au mal, il nous montre qu'il n'y a rien d'autre que lui. Il va créer pour exclure tout le monde de l'erreur, le contraire. Car l'esprit ne peut comprendre que par son contraire car il ne perçoit que par le fait qu'il soit séparé. Pour cela, il crée à priori le mal et par cela, le contraire va apparaître. Ce que nous devons savoir est que ce mal n'a jamais été en aucun cas autonome et il n'est qu'une création de D-ieu, qui n'est qu'une absence, l'espace primordial qui apparaît comme son contraire et qui donne la possibilité aux créatures autres que lui de pouvoir exister. Comment est-il possible à l'homme d'exister ? Et s'il existe, il est D-ieu lui-même, puisque D-ieu est partout.
En fait, il y a ce ''Or'' qui existe par sa force et sa volonté que D-ieu retient, c'est le Tsimtsoum et alors peut apparaître son contraire et par ce contraire, il va apparaître l'unité en montrant que le contraire n'existe pas. Le contraire faisant qu'une conscience autre que D-ieu puisse exister et lorsque nous percevons que ce contraire n'est qu'une illusion, cette conscience elle-même revient à l'unité divine et c'est cela le véritable bien : ressentir le retour à l'unité.
D-ieu donne un pouvoir à la créature pour le lui retirer. D-ieu pouvant créer son contraire car en fait cette perception du contraire n'est qu'illusoire. Elle n'est qu'au niveau de l'esprit de l'homme. L'antithèse va, à la fin, atteindre l'unité, en prouvant que le mal n'a pas de pouvoir réellement mais c'est une chose qui est créée par lui, jusqu'au moment où les créatures perçoivent et conçoivent le contraire et ne peuvent plus concevoir maintenant une antinomie plus grande, illusion totale. Ressentir le mal comme étant vrai n'est qu'une réalité de l'ordre de l'imaginaire. Le premier homme, en donnant une importance au mal, lui a donné une réalité individuelle et autonome. Il avait en lui la force d'annihiler tout le mal des six mille ans. Tous les mécréants existent comme une expression du contraire. Du fait qu'il ait donné une réalité au mal, celui-ci va se concrétiser dans un temps réel puis il va disparaître. Tous les grands mécréants comme Aman, Parho et Hitler sont la réalisation du contraire de sa volonté, mais ils peuvent être absous et intégrés par le travail de l'homme en l'incluant dans l'unité. Dans les cinquante jours d'attente des tables de la loi, le peuple d'Israël pouvait finir toute l'expérience du mal. C'est vrai que D-ieu a créé tous les détails de la possibilité de la pensée humaine, de la volonté humaine. Toutes ces pensées peuvent être inclues dans le bien grâce à la Torah mais aussi être considérées comme des fautes. En d'autres termes, un homme peut réaliser le même acte et le transformer, soit en Mitsva, soit en faute.

Dans la conception divine, il n'y a pas de bien ou de mal, mais pour prouver son unité, il crée l'autre. Car c'est à partir du contraire qu'il va révéler son unité en ce que Aman a fait la volonté divine. Tous les détails de l'histoire de Aman sont en fait la matérialisation de ce que D-ieu veut qu'il fasse pour la perfection du monde. Le mal guidant le mécréant. Le mal étant au grand service de D-ieu. Et lorsque le mal disparaît, se dévoile son unité.
Dans l'optique humaine du salaire et de la punition, le mal est à fortiori. Mais selon l'action divine, D-ieu ne veut pas dévoiler le bien par rapport au mal, car ceci n'est qu'une interprétation, il veut en réalité révéler son unité. Et son unité ne se fait pas par la révélation du bien, mais par la révélation du mal qui se transforme en bien. Le mal en tant qu'absence de la divinité, d'après le Ramh'al, est à priori. Il est voulu pour dévoiler son unité. En réalité, D-ieu n'est pas absent. Il n'est absent que dans notre esprit. La gloire divine est partout mais la faute n'est que dans l'esprit de l'homme, l'absence n'est que dans l'esprit. Ce n'est que et uniquement dans la connaissance que l'éclaircissement va se faire.
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