mercredi 24 juin 2015

L'Energie des lettres hébraiques - 1


Par Annik De Souzenelle
(Revue Panharmonie. No 175. Janvier 1979)
Le titre est de 3e Millénaire
1ère partie
Compte rendu de la rencontre du 12.10.1978
Nous abordons cette saison l’étude des lettres hébraïques. Il n’était pas coutume il y a vingt ans pour un Chrétien d’apprendre l’hébreu et je crois assez unique qu’un homme, ayant reçu l’initiation de la Qabbale la transmette à un non-Juif. C’est ce cadeau royal que j’ai reçu que je vais essayer de vous transmettre. En même temps que je recevais cette tradition je faisais mes études de théologie dans le Christianisme Orthodoxe et j’avais l’impression extraordinaire de boire aux deux mamelles de la même mère, car les deux disaient la même chose en partant, l’un, de la course qabbalistique hébraïque, et l’autre de la tradition chrétienne. Je crois que le Christianisme qui refuse ces bases hébraïques, se coupe de ses racines et le Judaïsme, tel qu’il est transmis par la Qabbale, pour moi, débouche sur le message chrétien. Vivre ainsi cette coexistence de deux traditions a été pour moi une charnière énorme qui m’a obligée de vivre d’une autre façon et qui m’imposait de transmettre ce que je recevais.
Et cela m’incite à vous faire comprendre qu’il ne s’agit pas pour vous de vivre ce message uniquement sur le plan intellectuel, parce que cela « fait bien », mais que nous allons travailler ces lettres hébraïques qui sont des énergies vivantes et qui font écho en nous à des forces fondamentales, nous obligeant à nous transformer.
C’est d’autant plus vrai qu’il y a une correspondance étroite entre chacune de ces lettres et chacun des organes et membres de notre corps, dont je ne vous parlerai pas maintenant, mais qui pourrait peut-être constituer un troisième volet de notre étude.
Il y a un texte qabbalistique hébreu qui dit que lorsqu’un mystique juif méditait de façon pas juste toute une nuit sur une lettre, il se retrouvait le lendemain matin avec une altération de la partie correspondante de son corps. Et le Zohar nous dit que lorsque le Saint, béni soit-Il, jouait avec les âmes des lettres de l’alphabet, Il en faisait Ses délices.
D’après les Hébreux ces lettres sont de « petites lettres créées par rapport aux « grandes lettres » archétypiques qui sont les énergies divines, incréées. De même qu’il en est pour le corps humain en tant que symbole dont je vous parlais la saison dernière, elles sont reliées à leurs archétypes par ce que j’appelle « un cordon ombilical », un cordon nourricier, qui nous informe constamment.
L’écriture hébraïque procède d’écritures très anciennes, comme d’ailleurs toutes ces langues dont on ne connaît pas l’origine. Nous nous rendons de plus en plus compte que c’est la langue qui fait le parlant, que c’est le Verbe qui nous crée, qui nous structure à chaque moment. Prisonniers de nos catégories mentales nous avons l’habitude de penser le contraire. Or le Verbe est vibratoire, il nous informe au sens cybernétique du terme, il nous informe par l’intérieur et notre forme humaine n’en est que le résultat. Nous comprenons alors que chacun de nos organes peut être relié à la vibration de chacune de ces lettres.
Nous n’aurons pas le temps de raconter tous les avatars de ces lettres, de leur sculpture, mais nous pouvons dire que du temps d’Esdras, après la déportation de Babylone, au IVe siècle environ avant J.-C. la langue et les lettres ont reçu leur dernière forme. Personnage extrêmement important dans l’histoire de l’écriture hébraïque, il a fait au niveau de la langue, des lettres et des sons, une sorte de circoncision qui leur a donné une densité d’énergies vibratoires que nous ne retrouvons dans aucune autre langue, sinon peut-être dans le sanskrit. Elle se prête à des lectures allant de plus en plus loin, comme si le fruit n’était jamais le dernier.
Remarquez que l’écriture est une crucifixion. En figeant le Verbe qui est créateur, nous lui faisons subir une mort.
Esdras a formé les lettres au nombre de vingt-deux. Ce ne sont que des consonnes, les voyelles n’existent pas en hébreu. Selon les différents mots la prononciation est autre. Ainsi le mot David dans un autre contexte va se prononcer Dvod et ce sera un tout autre mot qui signifiera l’ainé, le chéri. Et pourtant ce sont les trois mêmes lettres, les trois mêmes énergies qui structurent les deux mots qui, pour nous, sont très différents, mais qui, dans la conscience des Hébreux, ont un lien étroit.
Nous trouvons souvent dans la langue hébraïque au niveau du même mot des contradictions qui nous font dresser les cheveux sur la tête. C’est ainsi qu’une même racine donne le mot « Saint » et le mot « prostituée ». Ce sont les mêmes énergies qui font découvrir la clef du message extraordinaire de cette langue.
Bien sûr pour faciliter la lecture on intercale entre les consonnes des lettres qui sont appelées « mères de lecture », « matrices de lecture » mais, alourdissant la langue, elles ne seront pas gardées. Maintenant dans la Thora nous allons trouver sous ou à côté des lettres un petit point ou un tiret qui indiquera la vocalisation.
L’écriture hébraïque s’écrit de droite à gauche. Cela n’a pas toujours été le cas. Comme l’écriture chinoise, elle a été verticale. Et puis de façon très curieuse elle devient serpentine, c’est-à-dire qu’on commence par écrire de droite à gauche et, au bout de la ligne, elle repart de gauche à droite, et ainsi de suite. Elle trouvera son orientation définitive au moment d’Esdras, de droite à gauche. On en ignore la raison.
Etudions à présent les lettres, leur histoire, leurs avatars, car le graphisme n’a pas toujours été celui d’aujourd’hui. Il remonte à des temps très anciens.
Chacune des lettres va correspondre à un nombre. L’un et l’autre sont inséparables. Tous deux sont une énergie, icône de l’énergie divine correspondante. Certaines lettres correspondent aux dix premiers nombres des unités jusqu’à 9 compris. Les dix lettres suivantes vont correspondre non pas au 11, 12, 13, etc., mais à 20, 30, 40, etc., c’est-à-dire aux dizaines et puis, les dernières lettres aux centaines. Quand nous arrivons au Tav, ayant la valeur de 400, nous sommes arrêtés. Comment alors s’expriment le 500, 600, jusqu’à 900 et même 1 000 ? Par certaines lettres déjà vues jusque-là qui arriveront à la fin d’un mot et qui vont prendre cette valeur.
Par exemple le Mem a pour nombre 40 et lorsqu’il arrive à la fin d’un mot il aura un graphisme un peu différent et vaudra 600. Et puis la dernière lettre qui est aussi la première, Aleph, par qui tout se termine, vaut en finale 1000.
La toute première lettre que je vous présente est Aleph. Les lettres hébraïques ne sont pas monosyllabes comme nos lettres françaises, elles sont l’initiale d’un mot entier. Qu’est-ce que Aleph ? C’est une bête cornue (voir le graphisme de la lettre) ainsi que le montre son dessin primitif. Et puis il subira des avatars, les cornes ne se tiendront plus vers en-haut, mais vers le côté, pour finalement tomber en verticale vers le bas. Nous trouverons là l’alpha grec et enfin l’amorce de notre A. Nous savons maintenant et la graphologie nous l’a confirmé, que l’écriture exprime toute une partie non seulement de notre inconscient, mais de l’inconscient collectif. L’évolution de la lettre se fera en fonction de l’évolution de l’humanité. De même qu’autour du XVIIIe siècle av. J.-C. Abraham, venant d’Ur, ville lumière, conduit tout ce peuple hébreu à vivre une nuit avant d’atteindre une lumière encore plus vive, c’est-à-dire la Terre Promise, de même nous verrons très nettement dans les dessins des lettres une chute du symbole de leur signification profonde. Il est intéressant de voir que le mot Aleph est essentiellement la bête cornue, mais aussi la racine du mot qui veut dire enseigner, instruire et aussi l’époux, le prince, le chef, le général des armées, celui qui va conduire les hommes, les instruire. Quel est le rapport de ces significations avec la bête cornue ? Il est dans le symbolisme des cornes, de celui des cheveux qui ont la même composition chimique que les cornes et que nos ongles. Ils sont nos racines d’en-haut, nos antennes qui symboliquement sont dressées vers le ciel pour en recevoir l’information, et aussi l’énergie, la nourriture nécessaire pour vivre ce message et pour pouvoir en instruire les autres. Celui qui enseigne est le chef, celui qui sert de charnière entre le monde divin et le monde qui en recevra la connaissance.
C’est dramatique que ces cornes qui, au début, étaient orientées vers le haut, vers le monde du MI, ce monde de l’archétype, sont maintenant tendues vers le monde du MA. L’humanité est coupée du monde d’en-haut, coupée de ce noyau divin en nous et au lieu de chercher nos informations dans la conscience aiguë à l’intérieur de nous, nous allons les chercher à l’extérieur. Nous avons perdu le contact avec les lois ontologiques que le monde divin est prêt à nous donner. Déjà le monde grec ne possédait plus la sagesse divine, mais la sagesse du monde et dans le A latin, les cornes sont totalement à l’envers.
Le Aleph, en fait, est formé par une autre lettre qui est transversale, le Vavet deux petits Yod enserrés par le Vav, ce qui lui donne le nombre proche du Tétragramme divin, Yod-Hé-Vov-Hé qui a pour valeur arithmologique 26.
Le Aleph = 1. D’où vient le 1 ? nous ne le savons pas, de même que pour le point en géométrie, nous ne pouvons lui donner une origine. Et nous verrons que toutes les autres lettres vont procéder de lui. Il semblerait qu’il soit un don divin par excellence. Il est curieux que le point qui est indéfinissable est aussi une négation dans sa signification dialectique. Il est et il n’est pas. Il en est de même pour le 1 et pour le Aleph qui symbolise par ses cornes et leurs transformations, cette énergie divine créatrice.
Pour interroger les lettres je m’appuierai beaucoup sur une histoire citée dans le Zohar : Après que le Saint, béni soit-Il, jouait avec les vingt-deux lettres de l’alphabet, les unes et les autres, en commençant par la dernière, comme dans une danse sacrée, sont venues le trouver pour lui demander le privilège de présider à la création du monde. Chacune se réclame de commencer un mot d’une grande beauté. Et le Saint, béni soit-Il, leur répond à chacune : « Tu es belle, tu es bonne, tu es magnifique, mais tu es réservée pour autre chose. Ou bien tu commences tel mot, ou bien tu en fais partie et, en conséquence, tu ne peux absolument pas le quitter et je ne peux pas te donner la présidence. » Et toutes les lettres sont renvoyées les unes après les autres jusqu’à ce que la lettre Beith, venue se présenter à son tour lui dit : « Je commence le mot avec lequel on Te bénit en-haut et en-bas ». Et le Saint, béni soit-Il la retient et lui dit : « Oui, tu es bénie et tu seras à la base de toute la Création.
Aleph n’est pas venu se présenter et c’est le Saint, béni soit-Il qui l’appelle. Elle est la seule lettre à avoir été appelée. « Mais Aleph, dit le Saint, pourquoi n’es-tu pas venue ? » Et Aleph répond : « D’abord parce que tu as déjà donné la place au Beith et il ne convient pas que Tu la reprennes pour me la donner. » Et la lettre est louée par Dieu : « Et bien, si tu ne présides pas à la création du monde, tu es réservée pour quelque chose de beaucoup plus grand encore ! » Et l’on sent que la lettre Aleph va émailler la langue hébraïque comme pour la féconder d’une manière essentielle, car ce sera toujours elle qui va apporter la lumière divine, sans laquelle les autres lettres ne pourraient pas vivre.
Aleph va nous poser le problème du pourquoi de la Création. Car, à partir du moment où Aleph va poser le Beith, le 1 posant le 2, où Dieu va poser l’altérité, nous entrons dans le mystère. Pourquoi le Aleph, étant tout le don de l’amour divin, Dieu a-t-Il encore besoin de créer ?
Nous verrons, au fur et à mesure que nous entrerons dans l’intelligence des lettres, que le 1 se suffit à lui-même, qu’il n’a pas besoin du 2, tout en en ayant besoin. Dieu a besoin et n’a pas besoin et cependant dans Sa perfection absolue, Il a besoin de cette création qui viendra s’ajouter à sa perfection pour l’amener encore à un plus que parfait.
De même, dans notre évolution personnelle, nous devons tendre vers un équilibre parfait qui, à la limite, est la mort et qui devra se rompre un jour pour nous amener encore plus loin. C’est ainsi qu’on arrive à comprendre leBeith qui, en entrant dans le mystère de l’Aleph, qui se donne pour être reçu, rejoint celui-ci et l’enrichit. C’est pourquoi, lorsque ces deux lettres sont posées, tout est dit, le rythme est créé, nous pourrions nous arrêter là.
Et si les autres lettres viennent enrichir la danse sacrée, c’est pour poser les lois qui vont permettre à Beith de rejoindre l’Aleph.
Qu’est-ce que Beith par rapport à l’Aleph ? C’est une lettre pratiquement carrée dont un côté reste ouvert. Elle est l’initiale du mot Beith qui signifie « maison ». C’est un élément réceptif qui s’ouvre pour recevoir. Cette lettre aussi va se transformer, tourner à la verticalité et vers la gauche, pour, à travers des changements successifs, se retourner et le B va pratiquement se construire. Mais qu’est-ce que cette maison que figure Beith ? Elle est construite sur deux lettres, Beith et Tav qui renferment toute la Loi et Alephest là qui se profile à travers le Yod.
Lorsque nous rassemblons le Beith et le Tav en interposant un Yod, nous avons le mot qui veut dire la fille, le mot Bath, ou encore la Vierge d’Israël, celle qui doit mettre au monde l’Enfant divin et qui, ensuite, doit être épousée par Aleph. Toutes les traditions ont une conscience lointaine de cette Vierge qui doit enfanter coexistensivement toute la Création, parce que le Verbe contient la Création qui doit enfanter le Divin. De même chacun de nous en tant que Création toute entière, doit mettre au monde le Divin pour être épousé de Dieu. Dans cette perspective Nous comprenons les mystères chrétiens dans lesquels la virginité est liée à la maternité, celle-ci précédant le mariage.
Quand le Aleph pose le Beith, le mot Av, juxtaposition de la lettre A et B (le B se prononce V à la fin d’un mot), rend compte du Père. Et quand nous retournons ce mot, nous obtenons Bo qui rend compte de l’avenir, du Beithallant vers son Aleph final. C’est toute la vocation de l’humanité.
La fille signifiant aussi bien l’homme que la femme, doit être épousée du Père et cette loi est tellement sacrée Que je crois qu’elle fait l’objet de toutes les lois morales concernant l’inceste. Car si un père quelconque biologique s’interpose entre l’homme et le Père divin il l’empêche d’être épousé par lui. La Vierge d’Israël est l’humanité toute entière, nous avons tous la même vocation.
Répondant à une question : Je ne connais pas la langue sanskrite, mais certainement elle contient aussi des énergies très denses et qui sont très proches de l’hébreu. Il serait question d’une langue primordiale qui aurait donné naissance à une branche sanskrite d’un côté, hébraïque de l’autre. La Bible en parle au moment de la Tour de Babel. Tous les hommes, dit le texte, avaient à ce moment une langue une, une langue divine, très proche des sons. Chez les Chrétiens il y a aussi au moment de la Pentecôte les langues de feu qui descendent sur les Apôtres et ceux-ci, pénétrés d’une science que nous ne connaissons pas, parlent une langue qui est comprise de tous.
Compte rendu de la rencontre du 8.11.1978
Une première partie de la réunion se passe à récapituler pour des nouveaux venus, les sujets de la réunion d’octobre, c’est-à-dire les lettres Aleph et Beith. Nous ne reviendrons pas là-dessus.
« J’ai terminé la dernière fois, dit Annik de Souzenelle, en disant que tout pourrait s’arrêter là, le 1 ayant posé le 2 et le 2 devant revenir au 1. Toutes les autres lettres vont raconter ce retour. Déjà dans le Guimel qui est la lettre 3 nous allons trouver l’énergie nécessaire au Beith pour retourner à l’Aleph. Dans chaque lettre qui va suivre, nous verrons le rôle énergétique qu’elle va avoir à jouer dans ce but.
La première lettre de Guimel a la valeur 3. Son graphisme est caractérisé par un petit crochet — avec une langue du côté droit et elle est symbolisée par le cou d’un chameau. Si, au sujet d’Aleph je vous ai dit qu’il correspondait au premier jour de la création où Dieu créa la Lumière, que le Beith correspond au deuxième jour pendant lequel Dieu sépara les Eaux d’en-bas et les Eaux d’en-haut, le Guimel correspond au troisième jour au cours duquel nous voyons deux opérations se faire, l’une est au niveau des eaux d’en-bas la séparation du sec et de l’humide.
Les Hébreux, dans la Genèse nous disent que Dieu ordonne aux Eaux d’en-bas de se rassembler en un lieu « UN » qui se dit en hébreu : « El Maqom Ehad ». El est un nom divin, le singulier d’Elohim, c’est le suffixe que nous trouvons dans Michel, Emmanuel, etc. et qui indique le Divin. Maqom veut dire le « lieu ». Il est aussi un mot divin, car qu’est-ce que le lieu sinon l’espace, l’espace qui n’a de sens que lorsqu’il correspond à notre espace intérieur, c’est-à-dire à notre plan de conscience, appelé à se transformer continuellement, car nous avons à remonter cette échelle qui nous sépare et nous relie au monde d’en-haut. Et lorsque nous aurons remonté tous ces plans de conscience, nous nous retrouverons dans le lieu divin. Le dernier espace en-haut, en fin de compte, c’est aussi Dieu. Ehad signifie Unité, également mot divin. Autrement dit les eaux qui doivent se rassembler dans un lieu UN ont la vocation d’être divins, d’être l’ensemble de ces énergies divines qui vont féconder tout ce qui apparaît comme étant le sec séparé de l’humide; mais qui, comme les eaux d’en-bas, ont été séparées des eaux d’en haut. Le sec va continuellement être fécondé par l’humide.
Qu’est-ce que le chameau ? C’est celui qui traverse le désert en portant en lui son eau, c’est-à-dire toute l’énergie qui lui permettra de traverser le désert. Car à partir du moment où la création est séparée du Créateur, le Beith de l’Aleph, surtout dans notre monde en chute, elle est dans un désert. Mais lorsqu’elle prend la décision de retrouver le Aleph, de revenir à ses origines, elle a besoin de toute son énergie intérieure. Nous ne réalisons pas actuellement que nous sommes dans un désert, parce que nous avons oublié notre objectif qui ne devrait être que le Divin. Nos « jardins » actuels sont des illusions, des prisons, mais lorsque ceux-ci sont icônes du jardin divin, celui-ci nous nourrit et nous donne une certaine force pour aller vers lui.
Lorsque le Guimel est venu lui aussi trouver le Saint, béni soit-Il, pour solliciter la première place dans la création du monde, il est renvoyé parce que le Daleth, la lettre suivante, venue elle aussi solliciter, a reçu pour ordre de rester toujours liée au Guimel, ces deux lettres ayant pour valeur 4 et 3, et parce que « le pauvre a besoin du riche ». Nous verrons plus tard le sens de cette histoire qui n’a rien à voir avec la morale.
Lorsque les Hébreux quittèrent l’Egypte où ils étaient esclaves et entrèrent dans le désert, ils n’en prirent pas conscience étant encore extrêmement infantiles. Ils se retournèrent vers Moïse et se révoltèrent, car ils avaient faim et soif. Ça c’est le cri de l’humanité qui a horreur d’être libre, qui veut être sécurisée, car la sécurité divine n’est pas évidente. Et Dieu dit à Moïse : « Frappe le rocher et l’eau jaillira ! » Qu’est-ce que le rocher, si ce n’est nous ? Nous sommes pierre vivante, elle est notre noyau, notre énergie nucléaire en nous, car nous sommes construits comme l’atome. Mais, hélas ! nous n’avons pas encore atteint notre noyau qui pourrait libérer l’énergie du dieu que nous sommes en puissance. Et c’est bien pour cela que l’atome pourrait nous tuer tant que nous n’aurons pas atteint cette dimension intérieure nous permettant de fissurer notre atome intérieur pour en dégager l’énergie.
« Frappe le rocher et l’eau jaillira », c’est l’ordre que nous recevons tous les jours, voilà le chameau, celui qui porte l’eau.
Les Hébreux à nouveau ont soif et Moïse à nouveau se tourne vers Dieu qui lui dit : « Parle au rocher et l’eau jaillira ! » Mais Moïse frappe le rocher et c’est pour cela qu’il n’entrera pas en Terre Promise. Non pas en tant que punition, mais parce qu’il n’était pas encore devenu Verbe. L’eau n’avait pas encore jailli de son front pour qu’il puisse avoir la dimension de Verbe. S’il était malgré cela entré en Terre Promise, il eut été consumé par l’énergie qu’il y rencontrait, car nous ne pouvons entrer dans un plan énergétique qu’en étant devenus nous-mêmes cette énergie. Et Guimel, le chameau va retrouver toute son énergie en lui.
Comment cette lettre si intéressante est-elle construite ? Si nous prenons la première et la dernière lettre nous avons ce qui correspond en français au G. et au L qui donnent le mot Gal, signifiant le libérateur. Gilgal en hébreu veut dire une grande roue. Elle contient aussi la notion de libération. L’invention de la roue a été une chose extraordinaire, tandis que le cercle est une totalité. LeMem qui est au milieu du mot Guimel signifie la maîtrise, c’est-à-dire que le chameau est maître de la libération.
La circoncision dont nous avons déjà parlé longuement est signifiée par le mot Gal. Or si nous voulons que nos énergies nous conduisent jusqu’à la Terre Promise, nous devons circoncire, tailler continuellement l’Arbre que nous sommes. Et si les Hébreux se circoncisent au niveau du sexe, c’est parce qu’il doit y avoir une sexualité vécue de façon juste et non de façon délirante telle que nous le voyons actuellement sous prétexte de libération.
C’est comme cela qu’est construit le chameau, il est le porteur d’eau, il est le porteur de libération et, en même temps, il implique la circoncision.
Deux opérations se font le troisième jour de la création, d’une part l’eau d’en-bas fait apparaître le sec, appelé terre et, d’autre part, apparaît la verdure. On peut dire que le nombre 3 n’est pas seulement l’énergie qui va nous conduire à notre Aleph-Beith, mais il est aussi symbole de la fécondité essentielle qui nous permettra de mettre au monde l’Enfant Divin.
Le Daleth a la valeur 4. Il a la forme d’une petite potence et veut dire : porte. Son histoire est simple. Il est représenté par un triangle, un peu comme la porte d’une tente, d’une maison primitive. Le triangle, comme les autres lettres, va devenir plus ou moins de travers, pencher à droite et à gauche. Il est étrange de voir cette lettre qui a pour valeur 4, représentée par un triangle conformément à ce que le Saint, béni soit-Il lui a ordonné, à savoir de ne jamais se séparer du 3. Alors de quoi s’agit-il ?
Le nombre 4, c’est l’équilibre, la stabilité, l’arrêt par rapport au 3 qui est le mouvement, l’énergie. Le 4 rend aussi quelquefois compte d’une épreuve, à la limite d’une quarantaine effective, puisque liée à une maladie contagieuse qui s’incube pendant quarante jours, ou encore à cette coutume mystérieuse de quarante jours après la mort où il se passe toujours quelque chose de très important que nous ignorons. Il est intéressant que ce 4 soit un arrêt, une épreuve et, en même temps une porte.
Et Mem, le nombre 40 signifie la matrice, le lieu de la gestation qui se termine par une porte. L’enfant, en naissant, sort de la matrice de sa mère pour entrer dans une autre matrice, celle de son foyer. Nous allons toujours de notre naissance à notre mort de matrice en matrice, dans lesquelles nous avons à assumer notre gestation. Et lorsque le temps sera venu, nous naîtrons à une naissance que nous ignorons. Si nous voyions la mort de l’autre côté, nous nous en réjouirions.
La plupart du temps les gens vont vivre ce 4, ce temps de gestation, comme une épreuve. Mais si nous prenons conscience que tout 4 est une porte, à ce moment-là la vie prend un sens.
Et lorsque le Saint, béni soit-Il, dit que les lettres Daleth et Guimel ne doivent jamais se séparer, c’est parce qu’Il demande aux structures que représente ce 4, de contenir la vie, cette énergie qui passe à l’intérieur. Si l’enfant ne la rencontre pas, il ne pourra assumer ses neuf mois de gestation et si le ventre reste stérile, s’il ne contient pas le 3, c’est-à-dire toute l’énergie pour faire cet enfant, celui-ci ne se fera pas non plus.
Le mot Daleth correspond donc au 4, la lettre Tav à 400 et le Lamed qui est au milieu, au 30. Encore une fois le Daleth et le Guimel sont réunis. Mais s’ils ne doivent pas se séparer, ils n’en doivent pas davantage s’écraser l’un, l’autre. Ils doivent être ensemble dans un juste rapport. Si le 4 écrase le 3, les structures seront prégnantes, si le 4 prédomine sur le 3; le Lamed, symbole du mouvement, de vie, n’existe plus, il ne reste que la matrice qui se dessèche, devient stérile.
Et que reste-t-il ? Le mot Dath fait du Daleth et du Tav, qui veut dire la Loi. Or si cette loi est trop contraignante, elle écrase la vie. Et si la vie n’a pas de loi, elle ne peut grandir. Mais ces lois ne sont pas immuables et au fur et à mesure que l’homme va grandir, les lois aussi se transforment.
Annik de Souzenelle fait alors un parallèle entre l’époque que nous vivons et où les générations qui montent font éclater toutes les lois. « Le drame, dit-elle, c’est que la génération actuelle fait sauter la morale, mais qu’elle n’a pas de point de référence pour trouver une autre loi, parce que leurs parents n’ont pu en rendre compte, ne l’ayant pas trouvée en eux-mêmes. Car il n’est qu’en soi que l’on trouve ces lois. C’est le fait d’être adulte. Il est important d’aller à la recherche d’autres lois qui ne soient pas contraignantes, mais libératrices, parce qu’elles nous permettront de grandir.
Voici notre 4 qui n’est juste que s’il est au service du 3, du Guimel. La structure est inséparable de la vie.
Si on trace sur deux triangles homologues les jours de la création on s’aperçoit que le jour un correspond au jour quatre, que le jour deux correspond au jour cinq et que le jour trois correspond au jour six.
Donc le premier jour fut celui de la révélation de la Lumière et le jour quatre furent créés les luminaires dans le ciel. Le jour deux il y eut séparation des eaux d’en-bas et des eaux d’en-haut, tandis que le jour cinq furent créés les oiseaux dans le ciel et les poissons dans l’eau. Le troisième jour fut celui de la séparation du sec et de l’humide et de l’apparition de la verdure, des arbres, de toute cette fécondité. Deux opérations se font aussi le sixième jour, la création des animaux et de l’homme. Le septième jour Dieu se retire afin que toute sa création puisse librement retrouver le chemin, la remontée de ses énergies. Ainsi, lorsque l’homme arrive le dernier, il récapitule le tout, il est tout cela dans ses structures intérieures, il est le MI et le MA, la ténèbre et la lumière, le soleil et la lune.
Retourner au Aleph, c’est-à-dire au Père, c’est remonter tous ces niveaux énergétiques que nous portons à l’intérieur de nous-mêmes.
Donc, le quatrième jour, création des luminaires, le grand pour éclairer le jour et le petit pour éclairer la nuit et un petit troisième, les étoiles qui sont leLamed entre les deux colonnes du quatre, colonnes du Daleth, sortes de chambranles symbolisant ses structures.
Dans l’Apocalypse l’Apôtre Jean dit « Les sept étoiles sont les sept Anges des sept Eglises ». Ce sont ces Anges qui parcourent l’échelle en montant et en descendant. Ce sont ces énergies qui viennent d’en-haut pour nous nourrir et nos énergies qui viennent d’en-bas et qui vont à la rencontre des autres.
Dans l’étude des autres lettres nous verrons encore que le soleil et la lune correspondent aux structures espace/temps. La lune va marquer le temps et le soleil l’espace. Mais en haut de l’échelle « il n’y a plus ni espace, ni temps, ni soleil, ni lune, car Yod-Hé-Vov-Hé sera ta lumière à toujours. » Tant que nous ne sommes pas reliés au Divin que nous sommes, nous traverserons des espaces liés au temps. C’est pour cela que quand nous mourrons, nous ne serons pas tout de suite dans l’éternité Nous entrerons dans un nouveau temps. Ces quarante jours après la mort; à quel temps, correspondent-ils ? Nous ne le savons pas. Et ce n’est qu’après la mort qu’il y aura évolution à travers des espaces/temps, à travers ces « terres nouvelles » dont parle l’Apôtre Jean dans l’Apocalypse, et que nous entrons dans de nouveaux plans de conscience.
Quand selon l’ordre du Saint, béni soit-Il, le Guimel rencontre le Daleth c’est dans le mot Gad qui signifie « bonheur ». C’est-à-dire que le 3 et le 4 réunis, donnent le nombre 7, si important. Lorsque nous retournons le mot Gab, nous avons Dag le poisson. C’est le germe de tout le bonheur en perspective, le poisson étant un germe renfermant la totalité. Chaque terre conquise n’est que le germe d’une terre nouvelle à atteindre. Et au septième jour, il y a totalité, tout est accompli. Dieu se retire, Il se fait germe à l’intérieur de nous pour que nous devenions Lui.
Compte rendu de la rencontre du 14.12.1978
Nous abordons aujourd’hui la cinquième lettre de l’alphabet hébraïque, le HEqui a pour valeur 5 et qu’il ne faut pas confondre avec celle qui a pour valeur 8, la lettre HEITH qui, elle, n’a pas la petite ouverture en haut à gauche. La lettre HE ne correspond pas à un mot, elle est une des rares lettres monosyllabiques. Elle signifie « le souffle ».
Au début de son histoire elle représente un petit homme qui souffle et qui prend toutes ses forces d’en haut. Elle symbolise essentiellement les poumons. La lettre étant entièrement signifiée par le haut du corps ou verra très vite disparaître le bas de son graphisme pour ne plus avoir que le dessin stylisé d’une barre verticale avec trois branches horizontales. Et comme les autres lettres, celle-ci se retournera et formera E constitué par la tête et les deux bras du petit bonhomme.
Le symbolisme de cette lettre nous est aussi donné par le cinquième jour de la Création, celui des oiseaux du ciel et des poissons dans l’eau. Tandis qu’au deuxième jour, dont la lettre symbolique est l’homologue du HE, il y avait eu séparation des eaux, le Maïm s’étant séparé en deux formant le monde du MI, celui d’en haut et du MA, celui d’en bas. Nous voyons donc que les oiseaux symbolisent toute l’évolution vers le monde d’en haut et que les poissons sont le germe d’en bas.
Lorsque la lettre HE alla trouver le Saint-béni-Soit-Il pour lui demander de présider à la création du monde, le Saint-béni-Soit-Il la renvoie en lui disant qu’elle était avec le VAV et le YOD chargée de former le Tétragramme Divin, Yod-He-Vov-He, et que consacrée à une si importante fonction, elle n’avait pas à en réclamer une autre.
Nous allons donc faire l’étude des trois lettres composant la Tétragramme sacré.
Annik de Souzenelle en modifie le graphisme dont l’opportunité lui a été confirmée par une phrase du Zohar : le Tétragramme est une épée, le Yod en est le pommeau, le Vav la lame et les deux He, les deux tranchants.
Que viennent faire là nos germes, nos oiseaux et nos poissons ? L’explication nous en est déjà donnée dans le premier livre d’Annik de Souzenelle : « L’Arbre de Vie et le Schéma corporel » : tout notre travail essentiel, lorsque nous sommes vraiment entrés dans notre incarnation — pas celle de l’enfance, mais à partir du moment où nous allons vraiment entrer dans notre corps symboliquement — nous avons à vivre les contradictions des deux HE, pôles de la dualité, dans un mariage, c’est-à-dire à un niveau supérieur, où les rapports entre les êtres ne sont plus des rapports de force, mais d’amour.
Ces deux pôles de la contradiction vont être vécus d’une part par une expérience de la lumière et d’autre part par une redescente dans les ténèbres, dans toute la somme énergétique que nous sommes, mais que nous n’avons pas encore extraite de sa gangue afin de l’amener à nouveau à la lumière, avant de redescendre encore un peu plus loin dans encore plus de ténèbres et de remonter à encore plus de lumière. Et ainsi de suite jusqu’à ce que la totalité des énergies soient ramenée à la lumière et fasse de nous des êtres totalement réalisés, car nous sommes appelés a devenir divins.
Le mythe de Noé symbolise merveilleusement ces montées et ces descentes, le vol des oiseaux nous renseignant sur le travail qui se fait à l’intérieur de l’Arche, la colombe signifiant la montée dans les hauteurs et le corbeau la descente dans les profondeurs. Ce même symbolisme est présent dans le cinquième jour de la Genèse, le germe poisson étant symbole des énergies des profondeurs. Il se retrouve également dans la dernière descente de Job dans les eaux souterraines, ou il est accompagné par Yod-He-Vov-He Lui-même, pour en extraire les énergies que nous sommes et les ramener à la lumière.
Au contraire tous les symboles des oiseaux vont être ceux de la montée dans la lumière depuis le plus petit des oiseaux jusqu’au plus grand, l’aigle, dont il est question aussi bien dans les mythes grecs que dans l’Apocalypse.
Voici donc les deux souffles ascendant et descendant. C’est la vie humaine. Le souffle nous est donné dans les deux narines qui sont les prolongements des poumons. Le jour où Adam a été créé, Dieu souffle un souffle de vie dans ses narines, l’âme étant don du souffle divin.
La lettre HE représente l’article défini. Ainsi si Adam est le nom d’Adam, HA-ADAM est « Le » Adam. Autrement dit, chaque personne et chaque nom en hébreu est défini par la qualité de son souffle.
Les deux HE prolongent les deux poumons. D’autre part ce n’est pas un hasard que nous ayons cinq doigts à chaque main, lesquelles réunies vont faire le Yod (valeur 10), mariant ainsi toutes nos contradictions, les intégrant totalement. Le Yod qui est censé être situé à la base de la colonne vertébrale, commence alors à vibrer et à remonter le long de l’épine dorsale et lorsqu’il aura atteint son sommet, l’homme sera devenu Yod-He-Vov-He Lui-même. Il entrera dans la dimension du Dieu qu’il est en puissance.
Symboliquement nos deux mains sont extrêmement importantes. Elles sont inséparables l’une de l’autre et font l’œuvre du Yod. Comme on parle d’un troisième œil par rapport aux yeux, on pourrait dire que le Yod est la troisième main. Yod veut dire « main ». Cette troisième main représente ce « faire » intérieur que nous sommes enjoints d’accomplir dans notre vie et qui est symbolisé par le « faire » extérieur, en particulier par le travail manuel qui joue un grand rôle dans la constitution de notre être.
Un des mots les plus intéressants illustrés par le He, est AHAVAH qui s’écritHe-Beith-He et qui veut dire l’amour, dans lequel les deux He, les deux poumons, les deux mains, pétrissent les deux lettres Aleph et Beith qui sont les relations entre Créateur et créé. Et comme Aleph et Beith réunis forment le mot AV, le Père, toute la relation du Père et de sa Fille, la Création, représente de même que l’amour, un échange de souffle entre le Père et la Fille.
Si nous prenons conscience de cela et si nous relevons la polarisation de nos désirs et de nos échanges de souffle avec le Divin, nous aurons des rapports bien plus justes avec les autres. Généralement nous n’aimons pas véritablement l’autre, parce que cela ne passe pas par le Divin et que la plupart du temps c’est nous que nous aimons dans l’autre.
Je veux encore vous faire remarquer qu’en hébreu il n’y a pas de présent, il n’y a qu’un participe qui sert de présent, sauf pour le verbe « être ». Toute la Bible va être écrite pour signifier le présent au futur en rajoutant une petite lettre qui va rendre le futur passé et qu’on appelle « conversif ».
Si bien que par exemple en lisant la Genèse, on se trouve devant un futur qui est aussi un passé, c’est-à-dire ni futur, ni passé, donc présent. La forme verbale va rendre compte d’un verbe qui est de tous les temps, qui est de l’instant, mais qui s’incarne aussi bien dans le passé que dans le présent et le futur. Le verbe être est pourtant employé une fois au présent dans l’Exode IX, un peu avant que Moïse va se mesurer avec le Pharaon. Dieu dit à Moïse : « Tu diras à Pharaon que s’il ne laisse pas sortir les Hébreux d’Egypte, la main de Yod-He-Vov-He est sur Pharaon, sur son troupeau, sur son peuple, sur tout le pays, etc. » Cette phrase si grave contient deux fois Yod-He-Vov-He une fois par la main et une fois par lui-même.
Adaptée à notre temps elle signifie : Si nous ne laissons pas sortir d’Egypte, c’est-à-dire du monde de la servitude, nos énergies consacrées à faire le Yoden nous, alors la main de Yod-He-Vov-He est sur nous et toutes ces énergies se retourneront contre nous, créant des maladies, des cancers, des dépressions nerveuses, etc…, etc…
Le mot AVAH, c’est le désir, il renferme aussi la notion du Père.
Annik de Souzenelle nous cite encore plusieurs mots intéressants dérivés de la lettre HE, que nos lecteurs trouveront dans son livre : « La Lettre, chemin de vie. »
Nous passons à présent à la lettre VAV qui a pour valeur 6 et qui signifie le crochet, le clou, ce qui relie un objet à un autre objet ou à une chose. Et c’est en effet le VAV qui est la conjonction ; donc encore ce qui lie. Son histoire est simple, c’est un crochet qui comme il en est de toutes les lettres, évolue et va très vite devenir non pas le véritable Ypsilon, mais une lettre qui a disparu, le digamma, lettre grecque. Elle s’est confondue avec Ypsilon pour donner notre Y à nous.
De même que le HE et le YOD, le VAV fait partie de Tétragramme Yod-He-Vov-He. Elle est la conjonction « et ». Symbole du sixième jour de la Création au cours duquel apparaissent les animaux des champs, la terre et l’homme, deux opérations divines comme au troisième jour où il y eut séparation du sec et de l’humide et la création de la verdure et de l’arbre. Car à de différents niveaux l’homme et l’arbre dans la profondeur sont une même réalité.
L’homme est un arbre, l’arbre est un homme en devenir. L’homme est aussi l’animal, puisqu’il est la répétition de toute la Création, de toutes ces énergies qu’il a à redevenir dans un expire. Dans l’inspire il est appelé à remonter tous ces niveaux énergétiques et à redevenir la lumière du premier jour.
Le VAV, c’est l’homme, la colonne vertébrale cosmique de l’univers, il est microthéos, un petit univers, et macrothéos, reliant le cosmos tout entier au Divin. Il est la « RAQYA-SHAMAIM » qui unit le monde du MA au monde du MI et lorsque l’homme est total, il est à l’image du Christ.
La posture de l’homme sur la terre est quelque chose d’immense, comme le dit le premier des psaumes : « Heureux l’homme qui est dans le Conseil des Justes, il est comme un arbre planté à la rupture des eaux ». « La rupture des eaux » est la référence au second jour de la Genèse, c’est-à-dire qu’il a les pieds dans le MA et la tête dans le MI.
Annik alors nous cite les mots intéressants en rapport avec le VAV, comme BO formé par la rencontre d’Aleph et Beith à travers la conjonction « et », qui signifie le devenir, mais aussi pénétrer, c’est-à-dire que c’est toute la création qui entre dans la Terre Promise, dans la dernière terre.
David signifie le « bien aimé ». Ecrit en lettres hébraïques, le VAV est saisi entre deux portes : le Bien aimé est celui qui est, en marche, qui sort d’une structure pour aller dans une autre, qui passe des portes successives, les échelons de l’échelle. C’est celui-là qui est aimé.
Le mot AOR que nous étudierons avec la lettre Reish est la lumière. Ayant pour valeur 200 il est comme un autre Beith.
Si Beith est la maison, Reish est la maison au niveau cosmique. Nous sommes renvoyés à l’idée non seulement de réceptivité, mais aussi de résistance. Car nous touchons là aussi bien aux structures physiques, que psychologiques, et que spirituelles du monde, car il n’y a lumière que si il y a réceptivité, voire résistance à la lumière, résistance qui, en même temps, la révèle. Sur le plan psychologique je ne peux donner toute ma tendresse que si la personne qui en est l’objet ne la fuit pas. Sur le plan spirituel, c’est la grande aventure de l’humanité avec son Dieu.
Nous pouvons dire que toute l’aventure du peuple hébreu va être une histoire de résistance avec son Dieu. Job par exemple, n’accepte ses épreuves que s’il les comprend et c’est un peu la même histoire avec Jean-Baptiste par rapport au Christ. Malgré sa résistance il conduira l’humanité à la dimension chrétienne.
Il y a lumière que quand cette résistance se fait réceptivité.
Nous allons encore parler de la lettre ZAIN, elle est comme une espèce de tremblement, un éclair, c’est l’épée en forme de flamme. Elle a pour valeur 7 et s’écrit avec un Yod et un Noun final. Le Noun fait une espèce de crochet, mais quand il est final il est comme un Vav prolongé.
Après le 6, donc après le Vav et jusqu’au Yod, le 10, nous allons avoir leZain, le Heith et le Teith qui vont comprendre en leur milieu le Yod, comme si l’homme, à partir du Vav, était gros du Yod. Et ces trois lettres vont symboliquement réaliser, avant de mettre au monde le Yod, trois étapes essentielles de l’humanité et de chacun de nous en particulier.
La première image du Zain est celle d’une flèche qui traverse une peau d’animal. Très vite elle va se styliser en ne gardant plus que deux plans horizontaux qui nous amènera à notre Z en sens contraire pour commencer. Pour comprendre cette évolution de la lettre, rapportons-nous à son histoire auprès du Saint-Béni-Soit-Il. Se référant au psaume : « Souviens-toi du Sabbath », elle prétend elle aussi à présider à la Création, premièrement parce que « Souviens-toi » en hébreu commence par la lettre Zain et, deuxièmement, parce que le Sabbath a lieu le septième jour. Mais le Saint-béni-soit-Il, la renvoie en disant: « Non, tu ne présideras pas à la Création puisque tu es comme le Noun final, tu as la forme d’un sabre effilé, tu présides donc à la mort, à la destruction. Et, en effet, le mot Zain veut dire une arme, plus précisément une flèche.
Le jour du Sabbath, Dieu qui se retire se fait arc, le Père laisse partir l’enfant qui est la flèche, c’est-à-dire toute la Création. Tout en se retirant, Dieu est toujours là discrètement, laissant la Création jouer son rôle, chanter son chant, vivre sa vie. Et si l’on peut comparer la Création à un expire, la flèche va être tout le mouvement de l’inspire, du retour au Divin qui va nous obliger à passer à travers nos états de conscience successifs.
La lettre Zain va œuvrer pour nous obliger à mourir à un plan pour rentrer dans un autre. Elle est redoutable parce qu’elle va détruire quelque chose pour nous contraindre à reconstruire. Ce qui est intéressant, c’est que le chiffre 7 en hébreu s’appelle SCHEVA, ce qui est très proche de Shiva, le dieu des Hindous et cela nous incite à penser qu’il y a une origine commune à ces deux mots, car ils ont la même fonction, Shiva détruisant tout ce qui ne ressortit pas à l’unité, tout ce qui rend compte de la dualité. Or le Zain va œuvrer pour que les deux HE, ces deux pôles de la contradiction, fassent leYod.
Annik mentionne alors le mot ZAKOR qui signifie à la fois souviens-toi et mâle.C’est faire œuvre mâle de se souvenir. Lorsqu’on dit : « Dieu se souvient des hommes », Dieu se fait mâle et descend dans l’homme. Lorsque nous descendons en nous pour trouver le Soi qui est le germe divin, nous trouvons Dieu qui descend dans l’homme pour « se souvenir de lui ».
Le mot EZER est aussi très important. On y retrouve le Reish qui vaut 70 et qui est donc dans la même note que le Zain qui est 7. C’est un mot que nous trouvons au moment de la création de la femme, de ce pôle féminin dans l’homme, qui est « l’aide ». Dieu dit : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul, faisons une « aide » semblable à lui. » Généralement les traducteurs mettent « semblable » au lieu d’ « aide ». C’est faux, c’est NAGOD, c’est-à-dire face à face. C’est tout le mystère du féminin par rapport à nous tous.
Les deux mots ZAKOR et EZER se complètent. On pourrait aussi dire : Il n’est pas bon que l’homme soit séparé (composé des mêmes lettres) de lui-même, faisons-lui prendre conscience de ses profondeurs.
Nous analysons encore les mots AR ou Ra signifiant l’ennemi, mais aussi l’ami, le mot ZOV ou ZOBOV qui s’écrivent ZainBeith ou Zain, He et Beith. Là leZain œuvre dans le Beith qui lui, œuvre dans la Création et qui alors veut dire « écouler ». C’est l’écoulement des énergies que l’homme va réaliser. Et quand le HE se trouve au milieu et que cela passe par le souffle, nous avons le mot ZAHAV qui est l’or. Donc l’écoulement de toutes nos énergies donne l’or. C’est aussi l’écoulement divin que les Hébreux appellent « le sperme divin » qui descend dans l’Arbre de Vie et qui va féconder tous les mondes, c’est le pays de HAVILAH, là où coule l’or.
Le Zain est la toute première lettre qui nous sépare du Yod après que l’homme ait vécu le 6. Le passage du 6 au 7 est fantastique, parce que l’homme qui reste dans le 6, reste dans la répétition, dans la chaîne du Samsâra. Le 7, ce sont les terres nouvelles, les cieux nouveaux que nous trouvons aussi dans l’Apocalypse. C’est très important de passer ce 6, de vivre le Shabbath qui est la Fille qui touche à la dernière terre et qui donc s’accomplit.
Nous verrons la prochaine fois le HEITH, la première barrière où nous allons être testés : sommes-nous oui ou non capables d’aller plus loin ? Les Lois sont implacables.
Compte rendu de la rencontre du 11.1.1979
De nouveaux venus incitèrent Annik de Souzenelle à reparler du VAV, la lettre qui tient le centre du Tétragramme Yod-He-Vov-He. Nous renvoyons nos lecteurs au précédent compte rendu.
Le Zain, le Heith et le Teith sont comme les matrices du Yod, la dernière lettre. Elles vont être écrites de telle façon que le Yod se trouvera au milieu d’elles. Le Yod ne pourra naître que quand les énergies, après avoir joué dans le Zain et le Heith, seront présentes au niveau du Teith.
Le Zain, lié au nombre 7, est symbole de la plénitude acquise et chaque fois qu’il y a une perfection, il y a nécessairement une rupture de cette perfection pour passer à un autre cycle.
Le Shabbath, lié au Zain, le septième jour, c’est le retournement du Divin qui n’est pas autre chose qu’un retournement de la conscience pour passer à un autre plan de conscience. Dieu va être parfaitement insaisissable, Il va laisser jouer la Création afin de se faire connaître. Et, à partir du HEITH, cela va être toute cette aventure de la conquête du Divin par la Création.
La lettre HEITH a pour valeur 8, elle est l’initiale du mot Heith. Elle est comme un petit rectangle ouvert à la base. A ne pas confondre avec le HE.
HEITH, qui exprime une idée de barrière, va évoluer tout au long des deux millénaires qui précèdent notre ère chrétienne, jusqu’à faire le ETA grec qui va donner notre H, sans en avoir le son guttural.
Pourquoi cette barrière ? Parce que suivant l’évolution que je vous ai proposée, nous venons de vivre un plan de réalité où tout a été vécu en plénitude.
Le ZAIN a fait son œuvre de rupture pour nous faire passer à un plan supérieur et nous amener à un champ énergétique bien supérieur à celui vécu dans notre dernière expérience. Dans cette qualité de vie qui nous est maintenant dévolue, il est indispensable que nous soyons testés. Car si nous n’avons pas acquis les structures nécessaires pour y pénétrer, nous risquons d’être brûlés, anéantis. Cette barrière est semblable à tous les Gardiens du Seuil des différents mythes. Il nous faut donner le mot de passe qui ne signifie pas seulement une reconnaissance entre frères, comme il en est le cas dans les sociétés initiatiques, mais il représente la vibration qui correspond à un champ énergétique nouveau et si nous ne sommes pas capables de le prononcer, de le vivre, donc de l’être, nous ne pouvons pas entrer. Ce ne sera pas le fait d’une punition, mais une mesure de prudence. La barrière est là pour le vérifier.
La lettre HEITH est faite du Yod qu’entourent le Heith et le Tav. Si nous supprimons le Yod, nous lisons Hath, c’est-à-dire le mot : « terreur », lié à l’idée du Grand Œuvre alchimique où l’esprit dépendant d’un nouveau champ de conscience est terrifié. Il est certain que quand nous entrons dans une nouvelle terre, il y a crainte et tremblement. Nous sommes devant l’inconnu et cet inconnu fait peur. En hébreu le mot TERA qui est « la crainte », donne naissance au Hieros grec, qui est le sacré.
Dieu, le sixième jour demande à l’homme de nommer les animaux des champs, c’est-à-dire d’avoir sur eux le pouvoir qui lui fait conquérir son premier champ de conscience.
Puis Adam est plongé dans le sommeil, TARDEMA (même racine que Thora), qui est la descente dans la profondeur, c’est-à-dire qu’il doit faire tout ce cheminement à partir de l’image de Dieu que nous sommes, jusqu’à aller vers sa parfaite ressemblance (DEMA) et devenir Yod-He-Vov-He.
Après que l’homme eut nommé les animaux, Dieu lui fait connaître son féminin, c’est-à-dire la profondeur de son être, son puits profond dans lequel sont toutes ses énergies. L’homme nu de la Bible, c’est l’homme tout à fait connaissant qui connaît le chemin. La notion de honte est fausse, c’est le verbe « attarder », il ne s’attarde pas, mais va tout de suite plus loin. Il sait ce qui lui reste à faire.
Le serpent qui est « connaissant » se fait barrière. C’est lui qui va nous tester, car nous avons à devenir les énergies qu’il représente.
Dans le mot HACHEDEN, les animaux des champs, les deux HE sont réunis. Ils ont chacun la valeur 5. Remplacés par le Yod (10) nous trouvons le nom divin SHADAI qui est le Tout-Puissant.
Le serpent, instrument du Divin a pour nom en hébreu, NAHASH avec au centre le Heith entre le Noun (germe) et le Shin qui est l’explosion de toutes les énergies, l’explosion nucléaire. Et lorsque nous vivons notre Shin, nous sommes des êtres totalement réalisés.
Le serpent nous offre ce fameux fruit, c’est-à-dire une nourriture que nous ne sommes pas encore capables d’intégrer. N’étant pas capables de vivre les lois sans les enfreindre, les événements se retournent contre nous. C’est ce que nous vivons aujourd’hui encore au lieu d’avoir, après le Heith, pu atteindre leYod dans l’harmonie et non dans la douleur.
Quand le Heith est vu se présenter devant le Saint-Béni-soit-Il, il a été renvoyé, car il commence le mot HATA qui veut dire « pêché ».
HATA est le mot que nous rencontrons pour la première fois dans l’histoire de Caïn et d’Abel. On parle beaucoup du « péché originel », terme extrêmement mauvais, car qu’avons-nous à faire avec quelqu’un qui a commis un péché dans la nuit des temps ? La Genèse est un présent et chacun de nous participe d’une erreur. Je suis convaincue que la rédemption est davantage liée à l’histoire de Caïn et d’Abel qu’à cette faute ontologique, parce qu’il y a tout le drame du sang qui y coule et que la terre boit. Et nous allons voir que le Christ a donné son sang pour purifier cette terre du sang d’Abel. Le mot « péché » n’apparaît qu’avec le mythe de Caïn et d’Abel. Il signifie d’ailleurs le fait de « mal viser » plus que de pécher.
Lorsque Caïn jalouse son frère parce que son offrande n’a pas été reçue, Dieu lui dit : « Si tu relèves ton visage (symboliquement), si tu vis cet événement au plus haut niveau de ton être, avec l’intelligence des choses divines, « Tov » ! c’est bien ! Mais si tu regardes en-bas, le péché, HATA, se couche à ta porte et il porte ses désirs sur toi. Domine-le ». Et nous voyons que quand l’homme est pris dans des événements passionnels, ce n’est pas lui qui désire faire le mal, mais c’est le mal qui désire l’homme.
Celui qui désire est toujours en état d’infériorité par rapport a celui qui est désiré, il est esclave de l’objet désiré et celui-ci a une puissance sur lui. Donc si Caïn entre dans l’intelligence divine des événements, il ne donnera pas prise à ses désirs. Mais « visant mal », il a donné à l’événement une puissance sur lui, puissance que seul Dieu doit avoir. Il y a transfert de puissance et les énergies alors se retournent. L’homme est intervenu et a transgressé toutes les barrières. HATA ontologiquement est un garde-fou.
AR, Aleph et Heith, signifie « frère » et c’est par lui que Aleph, le Divin, se fait barrière.
Qu’il est bon pour des frères de vivre ensemble à condition que cette fraternité soit vécue vraiment par le dépassement de cette barrière qui se présente à nous pour trouver le Divin au travers de tous les écrans psychiques. Et si nous trouvons le Divin dans l’autre, nous le trouvons aussi en nous, parce qu’il y a résonnance. C’est pour cette raison que les communautés sont l’épreuve la plus difficile. On ne peut vivre ces barrières successives que sont tous les autres dans une communauté, que si on a conscience du Divin.
Très proche du AR il y a le nombre 1 qui est un des noms divins, EHAD, dans lequel il y a surtout cette notion de frère. Dans le tétragramme le frère, c’est chaque HE qui a pour frère l’autre HE, et chaque HE doit épouser l’autre, doit passer la barrière et structurer toute cette colonne vertébrale, cette échelle de Jacob que nous avons à vivre pour construire le sommet de notre temple.
La lettre TEITH ne correspond pas à un mot. L’hiéroglyphe primitif c’est l’écu, le bouclier, donc encore une barrière.
Tout au long de la Bible nous retrouvons cette notion. Ainsi Dieu, avant que Moïse ne revienne en Egypte pour libérer les Hébreux, se met sur son chemin pour le faire mourir. Dieu se fait barrière, afin que Moise puisse se mesurer à Pharaon et permettre aux Hébreux de sortir d’Égypte, de leur matrice, d’assumer leur naissance lorsqu’ils passeront pas la Pâque, la Mer Rouge, etc. Dieu va le tester. C’est une mort initiatique. Lorsque se fait le dépassement des barrières, il y a libération.
Si le 7, le Zain, est une mort, le 8, Heith, est une barrière et la résurrection au-delà de la barrière. Les baptistères primitifs étaient octogonaux. Le nombre 8 est bien le symbole de la résurrection.
Il est juste qu’avant de rencontrer le Yod nous avions à nous mesurer auTeith, au bouclier, le Yod-He-Vov-He étant le profil de l’épée. La rencontre de l’épée et du bouclier se retrouve dans toutes les guerres saintes, la guerre sainte que nous devrions mener à l’intérieur de nous-mêmes et non à l’extérieur. C’est là que se rencontrent l’épée et le bouclier.
L’homme, avec le nombre 9, va symboliser la dernière perfection. Le 7, la perfection acquise impliquait une rupture de cette plénitude pour passer à un autre plan. Arrivés au 9, l’homme et la Création toute entière se revêtent d’une perfection totale. Et lorsque le bouclier a pu vérifier la possibilité de la personne de mettre au monde le Yod, donc de rencontrer l’épée, il se retourne et se fait coupe. Il reçoit alors l’épée.
Ce 9, symbole de perfection se retrouve chez Pythagore, Platon, avec les neuf Muses, les neuf Prophétesses de l’Ile de Sein chez les Druides, les neuf Béatitudes qui contiennent toute la dimension de l’évolution de l’homme dans la perspective chrétienne. C’est tout le Grand Œuvre Alchimique qui s’accomplit.
Le Teith va se présenter devant de Saint-Béni-soit-Il, se réclamant d’être l’initiale du mot TOV. Son graphisme est intéressant, nous le verrons souvent sous la forme du serpent qui se mord la queue. C’est l’homme qui enfante le Divin, c’est aussi la naissance de l’Enfant Divin. Tov signifie le bien dans l’Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal que le serpent va proposer à Adam et à la femme. C’est aussi le mot qui va ponctuer chaque jour de la Création. Il sera répété sept fois et le dernier jour par Tov Meod, l’ensemble.
Le Saint-Béni-soit-Il renvoie la lettre en disant : « Tu est Tov, mais tu n’est que la graine du véritable Tov. Tu ne salueras pas la création du monde, car tu es réservé pour le monde futur. Tu n’as rien de commun avec le monde que je veux créer maintenant. Le bien que tu représentes est enfermé et caché en toi, ainsi qu’il est écrit : « Grande est l’abondance de ta bonté que tu as cachée pour ceux qui te craignent ». C’est précisément à cause du bien que tu caches en toi, que les Portes du Temple seront enfoncées dans la terre, ainsi qu’il est écrit dans les Lamentations de Jérémie : « Ses portes sont enfoncées dans la terre ».
Tov ne sera véritablement le Tov que lorsqu’il aura intégré tout ce qui est encore dans la ténèbre.
Si dans la Bible RA, qui se rapproche de la notion de ténèbre, est considéré dans certains cas comme l’esprit des Elohim, on pourrait en déduire que Dieu est l’esprit du mal. Mais il ne s’agit pas de Dieu en tant qu’Il se fait mal, mais en tant qu’Il se fait barrière. Quand tout ce RA (le mal) sera intégré au Tov, le Tov sera véritablement le Tov. Ce n’est que quand nous serons devenus entièrement lumière, étant allés dans nos profondeurs chercher toute la somme des énergies qui nous constituent, que nous serons Tov. Celui-ci n’a rien à voir avec le petit Tov du départ, c’est-à-dire avec l’élément lumière élémentaire du départ, Les Portes du Temple enfoncées dans la terre sont tout le symbolisme du grain de blé, du Tov du départ qui deviendra toute lumière.
Lorsque toute cette ténèbre est intégrée, naît le Yod, la dixième lettre qui est le retour à l’Unité. Les HE, 5 + 5, se sont épousés, la colonne vertébrale aura été construite, l’homme met vraiment au monde le Yod qu’il est, ce Yod-He-Vov-He à venir.
Si nous sommes ici réunis, c’est parce qu’il y a en nous un appel au dépassement de l’absurde extérieur pour entrer dans une compréhension profonde de ce que nous sommes. C’est Yod-He-Vov-He qui travaille en nous pour que les HE se marient et que nous devenions véritablement Yod-He-Vov-He.
Yod, cette petite virgule, c’est la main, la réunion des deux mains qui n’ont pas par hasard cinq doigts. Elles sont le prolongement du souffle et quand les deux mains se rejoignent, elles sont aussi la connaissance. Toute la main est symbole de connaissance, d’expérience. La toute dernière expérience, c’est celle qui a intégré la dualité et qui vit la réalisation du Divin total. C’est pourquoi Isaï, parlant de cette arrivée de l’humanité à la réalisation de son unité, dit : « Il n’y aura plus ni soleil, ni lune, car Yod-He-Vov-He sera ta lumière à toujours ». Soleil et Lune, symboles des terres de l’espace-temps que nous vivons jusqu’à ce que nous entrions dans le Divin qui est notre dernier espace-temps, l’éternité même.
Réponse à une question : Ce qui est important, c’est de bien connaître au départ les neuf premiers nombres, puis le dix. Ce sont les nombres des principes. Le dix sera l’actualisation et le départ d’un autre plan. Les unités sont aux dizaines ce qu’est le premier chapitre de la Genèse par rapport à l’autre. Les structures du monde sont mises en place et dans ce qu’il est, convenu d’appeler la seconde Genèse, Yod-He-Vov-He qui n’apparaît qu’à ce moment, va commencer à travailler. Dans le premier chapitre ce sont uniquement les Elohim. Tout ce faire divin va commencer à jouer dans le second chapitre, Yod-He-Vov-He va travailler avec Elohim. Lorsqu’après la création des Lois, les principes sont posés, nous entrons dans l’Univers. Après chaque dizaine il y a un cycle complet supérieur, c’est pourquoi le Saint-Béni-soit-Il dit au 9: « Tu seras le 900 et, à ce moment là, beaucoup plus que le 9, parce que sera accompli tout ce monde des principes ».
A la fin de la Genèse il y a cette phrase que je cite de mémoire :
« Les cieux et la terre sont achevés dans le jour où Dieu a créé le ciel et la terre pour les faire ». La Création est loin d’être faite, elle n’a pas encore joué avec Yod-He-Vov-He qui est l’homme lui-même, qui entre en travail avec le Créateur.
Comme il en est dans une œuvre artistique, l’artiste commence à créer, il pose le principe de son œuvre, mais après il n’en est plus le maître, c’est l’œuvre qui a une personnalité. Elle s’empare du créateur et se fait avec lui.
Compte rendu de la rencontre du 8.2.1979
Annick de Souzenelle nous rappelle que les trois lettres qui vont séparer le Vav du Yod contiennent le Yod dans leur ventre.Le Zain, leHeith et le Teith oeuvrant à sa mise au monde.
Le Zain qui a pour valeur 7 est le symbole de l’arme qui traverse notre tunique de peau, c’est-à-dire nos différents plans de conscience et qui nous oblige à mourir à ceux-ci pour renaître aux plans supérieurs. Nous allons aller vers de nouveaux cieux et de nouvelles terres.
Avec le Heith qui a pour nombre 8, nous avons à traverser une barrière qui nous obligera à vérifier si nous avons les structures nécessaires pour entrer dans une nouvelle terre, dans un nouveau champ d’expérience.
Le Teith, lui, nombre 9, est encore une barrière, celle du bouclier se présentant devant l’épée. Le guerrier va à la rencontre de l’épée, le Yod se protégeant avec le bouclier. Derrière cette barrière nos structures sont à nouveau vérifiées, afin que nous puissions atteindre l’énergie des énergies que nous allons rencontrer maintenant et qui est le Yod.
Et alors le bouclier devient la coupe qui reçoit l’épée.
Le Yod naît, il a la valeur 10 et rejoint l’unité. Chaque fois que nous rencontrons l’unité, soit par le 1 (Aleph), le Yod jusqu’au Aleph final qui vaut 1.000, nous aurons accès à des plans d’expériences différents, tout en retournant à l’unité, symbole du Divin.
Le Yod se compose de deux lettres, le Yod et le Daleth. Prononcé Yad, il signifie la main. Quel mystère que la main ! Nous verrons que beaucoup de lettres signifiant des dizaines, expriment une partie du corps et nous feront quitter le monde des Principes pour entrer dans celui de l’expérience vécue.
On parle de deux créations du monde qui paraissent contradictoires mais qui, en fait, se complètent : Dans la première Genèse nous sommes dans le monde des Principes, des grandes Lois que pose Dieu et qui structurent le monde et chacun de nous. La seconde Genèse qui est la même, mais vécue autrement, va s’exprimer par les lettres que nous étudierons maintenant et qui expriment les dizaines et nous allons voir comment l’humanité va vivre ces dizaines.
Ce n’est pas par hasard que l’expérience vécue arrive avec le mot Yad — la main — car elle est « toucher » de la vie. Yad est la structure même du mot Yado qui veut dire : « je connais », non d’une connaissance intellectuelle, mais ce sont tous nos sens qui sont contenus au bout de nos doigts. Les mains et les yeux sont intimement liés comme si nous avions des cellules visuelles au bout de nos doigts. La parapsychologie est en train de le découvrir. Chacun de nos sens les contient tous, tout en en privilégiant tel ou tel aspect.
L’hiéroglyphe primitif du Yod est une main au bout d’un bras. Très vite le bras va disparaître et nous nous trouvons devant notre Y.
Lorsque le Yod est venu se présenter devant le Saint-Béni-Soit-Il, Dieu le renvoie à sa place en lui disant qu’il lui suffisait de constituer le Nom Divin, le Tétragramme Yod-Hé-Vov-Hé.
Il est intéressant de remarquer que dans la première Genèse c’était Elohim qui était à l’œuvre et que ce n’est que dans la deuxième Genèse que nous voyons apparaître Yod-Hé-Vov-Hé auprès d’Elohim. Ce fait nous dévoile un tout autre aspect de la Genèse, à savoir que Adam est fait non pas par le Verbe, mais par la main. Car Dieu va prendre la terre Adamah pour en pétrir Adam. Et une fois que le potier divin aura façonné l’homme, il soufflera dans ses narines un souffle de vie.
Alors qui est Yod-Hé-Vov-Hé par rapport à Elohim ? Je pense qu’il s’agit ici, en commun avec les Elohim, ce que les Pères, de l’Eglise appellent « le Grand Conseil Divin » et Yod-Hé-Vov-Hé est ce Dieu qui est placé au cœur de la Création et qui est appelé à travailler avec Elohim pour que chaque élément de cette Création programme son archétype.
Le monde de la Création, la manifestation est une image, un reflet comme dans un miroir, du monde divin qui l’informe constamment.
Le mot Dabar va nous aider à saisir la relation entre la manifestation et les archétypes. Il a pour signification le verbe, la parole, mais en hébreu actuel il veut aussi dire : la chose, la même chose ou autre chose. Parole – chose, cela a l’air d’une chute, mais cela n’en est pas une si nous réalisons que chaque chose, chaque élément de la Création est reliée à la parole qui l’a faite. Et quand nous nous coupons de la parole, de l’archétype, les choses perdent leur sens et sont coupées de tout ce qui les informe. C’est ce qui se passe dans le monde que nous vivons aujourd’hui.
On voit dans la Bible une troisième traduction du mot Dabar, Dever, la peste. C’est le même mot prononcé différemment, donc les mêmes énergies. Qu’est-ce que cela veut dire ? Que, avec les mêmes énergies nous allons faire sourdre la vie, remonter toutes les chaînes jusqu’à l’archétype, c’est-à-dire jusqu’à la mort qui est rendue par le mot « peste ». Avec les mêmes énergies nous pouvons faire soit le bien, ou le mal, soit la vie ou la mort. C’est nous qui introduisons le mal. Jérémie dit : « Voici, j’ai mis devant vous le chemin de la vie et le chemin de la mort ». C’est à l’homme de choisir, là se trouve sa redoutable liberté.
Yod-Hé-Vov-Hé est le Germe Divin qui travaille au cœur de la Création, il est l’empreinte même du Divin. Nous sommes devant l’image du Verbe, Dabar, qui est la source de chaque son, de chaque objet, de chaque être de la Création et qui porte en lui son empreinte qui est Yod-Hé-Vov-Hé.
Même après la chute, même après qu’il se soit coupé du Divin, l’homme reste lié à ce Tétragramme. Et c’est pourquoi Eve dit à la naissance de Caïn, premier homme naissant après la chute : « J’ai acquis un Ish, j’ai acquis un homme et Yod-Hé-Vov-Hé ». La traduction de « et » généralement employée donne « avec l’aide », elle ne signifie rien. Il s’agit ici de l’homme « alpha et oméga », c’est-à-dire d’origine divine et qui doit atteindre le divin.
Nous sommes en potentiel Yod-Hé-Vov-Hé, ce nom que les Hébreux ne font qu’épeler, qu’ils remplacent dans leurs prières par Adonaï. C’est un nom d’une telle force qu’il était prononcé une fois par an dans le Saint des Saints par le Grand Prêtre et selon une vibration que nous avons perdue et qui était tellement forte, que les hommes en mourraient quand ils n’étaient pas capables de la soutenir.
Donc Yod-Hé-Vov-Hé arrive auprès d’Elohim dans le second chapitre de la Genèse, parce que Dieu, ayant posé sa Création, l’anime, souffle sur elle et donne à chacun son nom. Et ce nom qui est donné, c’est toute la vibration initiale du sous-germe à partir duquel chaque élément de la Création commence à vibrer. L’œuvre elle-même se joue, et c’est le Divin qui se joue dans l’Œuvre.
Nous n’avons pas deux Dieux, Yod-Hé-Vov-Hé et Elohim, mais nous avons Dieu qui se donne à travers sa Création pour que celle-ci Le devienne.
Tout commence donc à se mettre en mouvement et c’est Yod-Hé-Vov-Hé qui va, à travers la colonne vertébrale de la Création, s’exprimer dans deux Arbres : L’Arbre de Vie et l’Arbre de la Connaissance de la Dualité, car ce n’est qu’à travers la contradiction que nous allons pouvoir assumer des résurrections successives.
Notre humanité actuelle est encore dans un infantilisme dramatique en vivant cette dualité dans les conflits et les guerres, au lieu de les vivre dans les deux qui se rencontrent pour faire la main, c’est-à-dire la connaissance. Si les deux Hé qui font chacun 5, se marient, ils donnent 10. Nous sommes là pour œuvrer avec la main divine dans la connaissance de l’Amour. On ne peut connaître qu’en aimant, on ne peut aimer qu’en connaissant.
Voilà, je crois l’essentiel du mot Yod, le Yod qui vient lorsque nous aurons construit tous les étages de notre conscience.
Toutes les structures des lettres hébraïques rendront compte de ce devenir intérieur. Nous allons le voir tout au long de ces lettres et notamment avec celle qui veut dire « l’aile ». Ce qui intéresse les Hébreux, ce n’est pas la vision immédiate, mais la vision des profondeurs, le devenir de l’homme qui est la vision de Dieu.
Réponses à diverses questions : C’est à partir de Yesod, le chakra fondamental à la base de la colonne vertébrale, que Yod commence à se mettre en mouvement. Dans le songe de l’échelle, Jacob est à la base de la colonne vertébrale cosmique. Il débaptise le lieu qui s’appelle Lud, qui signifie « lumière »; « amande », parce qu’il commence à faire vibrer ce germe de lumière qui, dans les profondeurs, est Yod-Hé-Vov-Hé. Yesod est le fondement de la Création.
— Je ne crois pas que l’on peut assimiler Elohim à la Trinité, ni Yod-Hé-Vov-Hé à l’Esprit-Saint. Toute la tradition judéo-chrétienne va parler des deux mains, nous retrouvons toujours dans les psaumes et chez les Prophètes, « la droite et la gauche » qui vont œuvrer dans la Création. Les Pères de l’Eglise disent que Dieu est la Source qui se fait connaître à travers le Fils et l’Esprit, appelés « les deux mains du Père ». L’Esprit-Saint et le Fils sont inséparables. Il est dit : « C’est par son Verbe que Dieu crée le monde et par son souffle qu’il en fait toutes les armées », c’est-à-dire toutes les énergies. Dans la perspective juive, il y a les deux mains qui œuvrent toujours ensemble et qui sont inséparables.
Tout cela est indissociable du travail manuel, il est la marque extérieure d’une prise de conscience de la nécessité du travail intérieur.
— Les énergies divines vont s’exprimer à travers de multiples noms divins, mais le travail qui se fait dans l’homme, se fait selon l’archétype Yod-Hé-Vov-Hé.
— Réaliser le Divin, c’est ce que les Hébreux appellent « Le Grand Nom Divin » qui est inconnu et auquel nous participons tous avec les énergies qui nous sont propres, avec le nom qui nous est propre à chacun d’entre nous, et qui fait le mystère de chaque personne.
Lorsque nous aurons totalement réalisé notre nom, que nous le connaîtrons, nous connaîtrons ce « Grand Nom Divin » parce que nous le serons devenus.
Je vous propose d’étudier le Kaph qui a pour valeur 20 et qui s’exprime avec un Phé final. C’est une lettre carrée. En supprimant la partie qui va vers la gauche et en prolongeant la partie verticale, on obtient le Phé final. Le Kaphne doit pas être confondu avec le Qof qui a pour valeur 100.
Kaph veut dire la paume de la main, mais aussi grosso modo, un petit contenant que nous retrouverons dans différentes parties du corps, par exemple dans la hanche blessée de Jacob, qui n’est autre que la cupule du fémur, Kaph Yorek. C’est là où se trouve un centre d’énergie très important qui, s’il n’est pas employé pour construire l’homme, est employé à le détruire et c’est ce qui fait la rupture à ce niveau du col du fémur chez beaucoup de vieillards. Kaph, c’est aussi la plante des pieds.
Le graphisme de la lettre était autrefois une main qui fut stylisée. Son retournement nous donne la lettre K.
Quand la lettre est venue se présenter devant le Saint-Béni-Soit-il, elle fit valoir qu’elle commençait le mot qui signifiait la « gloire », Kabod. Etant l’initiale de la Gloire de Dieu, elle se crut désignée pour commencer la création du monde.
Homologue de Beith qui a reçu cet honneur, elle se l’est vu refuser. Kabod est un mot d’une beauté immense: gloire divine, richesse, densité. Quand la Gloire Divine descend dans la Tente d’Assignation, dans le Tabernacle, il y a une telle densité que pas un homme ne peut y entrer. Si nous voulons faire un peu de numérologie, nous voyons que 20 +2 + 4 = 26, le nombre sacré du Tétragramme. Kabod, c’est le Yod-Hé-Vov-Hé en potentiel dans l’homme qui est alors totalement réalisé.
Le même mot prononcé Kaved veut dire le foie. Notre foie est aussi un réceptacle de richesses physiques, psychiques et spirituelles. C’est pour cela qu’il est important de libérer le foie des nourritures physiques et psychiques, si nous voulons y faire entrer des nourritures spirituelles. Mais cette libération doit se faire uniquement dans un but de purification spirituelle et non pour des fins de pouvoirs à acquérir. Car à ce moment-là, y pénètrent des forces négatives, causes de maladies et de drames.
Donc, quand le Kaph est allé se présenter devant le Saint-Béni-Soit-Il, il quitte le Trône (Kisse Hakabod, le trône de la Gloire Divine), et il est dit dans le Zohar : « deux cent mille mondes ainsi que le Trône lui-même furent ébranlés, la secousse était si violente qu’elle menaçait tous les mondes d’écroulement ».
Le Saint-Béni-Soit-Il dit alors : « Kaph, Kaph, pourquoi persistes-tu à rester ici, retournes à ta place, je ne me servirai pas de toi pour commencer la Création, car tu es l’initiale du mot exprimant l’extermination ». Nous nous trouvons là devant le mot Kalah, d’où vient peut-être celui de calamité. Pourquoi s’agit-il d’extermination.
Quand la lettre Kaph et la lettre Lamed sont ensemble, elles forment un mot qui veut dire la totalité, donc un achèvement. Et comme pour toute perfection acquise la rupture doit avoir lieu pour pouvoir parvenir à un plus que parfait. Donc il y aura destruction, extermination, des morts nécessaires pour passer à un autre plan.
Derrière le discours du Divin, il y a la notion de ce Kaph qui va présider à une totalité, à un achèvement. La première lettre qui était venue se présenter (elles se présentent en sens inverse), était le Mem qui aussi reçut l’ordre de retourner à sa place, car elle formait le mot Melech, le Roi.
Mem, Lamed, Kaph final sont les trois lettres qui ne doivent jamais quitter leur place, parce qu’elles forment précisément le mot, Roi, cette royauté que nous avons à devenir. Melech est aussi la racine de Malkout, dans la dernière des Séphiroth, qui signifie le Royaume.
Il y a un mot très intéressant qui est formé avec le mot Kabod, c’est Coha, force. Ce n’est que quand nous avons les deux mains réunies que nous avons la force, aussi bien sur un plan vulgaire que par les Hé du Yod-Hé-Vov-Hé, lesquels, totalement réunis, forment le Yod en-haut et c’est finalement ce Yodqui est la force.
Koav ou Kaov, plus exactement Kaph-Aleph-Beith, veut dire ruiner. Pourquoi cette notion de ruiner ? Quand nous voulons ramener le mystère à un concept qui nous est propre, nous tuons le concept. L’expérience mystique ne peut être exprimée, elle reste dans le domaine du silence.
Un autre mot, Cocav, c’est l’étoile ou cocavim, les étoiles. Ce mot apparaît au quatrième jour de la Genèse et dans l’étude de la quatrième lettre, Daleth, où nous voyons arriver les structures, les luminaires qui éclairent pendant la nuit et pendant le jour. Mais cela est encore bien autre chose et notamment nos structures intérieures, car tout notre corps est un système solaire.
Dans l’Apocalypse les étoiles sont comparées aux Anges du monde angélique. Ce sont des énergies divines, ce sont elles qui montent et descendent le long de l’échelle de Jacob. Ce sont les énergies qui président à nos structures et à notre évolution intérieure. Le monde des étoiles est un monde très étrange.
Le Kaph est un réservoir d’énergie, le Beith, c’est la maison. Ils sont appelés à s’ouvrir les uns après les autres, en temps voulu, pour réaliser le Divin que nous sommes.
Compte rendu de la rencontre du 8.3.1979
Après avoir étudié le Yod qui a pour valeur 10 et le Kaph qui a pour valeur 20, nous abordons aujourd’hui le Lamed qui a pour valeur 30 et qui est l’homologue du Guimel dont le nombre est 3.
Le Guimel est ce chameau tenant en réserve l’eau à l’intérieur de lui, symbole de l’homme en tant qu’il porte en lui ses énergies lui permettant de traverser son désert sans avoir recours aux énergies extérieures. Nous sommes tous une réserve fantastique d’énergies qui sont à découvrir, à exploiter, pour pouvoir nous réaliser totalement.
Le Lamed va rendre compte de la même réalité que le Guimel.
Si le Kaph signifie la paume de la main, on peut dire que le Lamed est ce que l’homme va tenir dans sa main, symbole de puissance. L’homme a en main l’instrument pour extérioriser cette énergie et vivre la puissance qu’il est.
Lamed, c’est aussi l’aiguillon dont se sert le « toucher de bœufs » quand il les mène aux champs ou quand il leur fait pousser la charrue. La forme de la lettre nous le rappelle. Primitivement elle était un aiguillon qui, pendant le premier millénaire s’est retourné d’abord dans un sens, puis entièrement dans l’autre. Notre L est né de cette lettre-là.
Lamed, comme Aleph, veut aussi dire enseigner, instruire et c’est la même racine qui rend compte de celui qui enseigne. Aleph signifie aussi la bête cornue.
Nous retrouvons ce même symbole avec l’image du « toucheur de bœufs » qui, avec l’aide de l’aiguillon, dirige la bête dans une direction ou dans l’autre. Et c’est ainsi que l’homme, conduit par l’aiguillon divin qui est en lui, dans la profondeur de son être, va être amené à accomplir son destin symbolique de bête cornue qui reçoit l’information par ses cornes, le menant jusqu’à l’auréole finale, là où la corne se transforme en couronne.
Ce cheminement de l’homme, aidé par l’aiguillon, à travers les épreuves de sa vie, depuis le début de sa gestation jusqu’à la toute dernière, celle de la naissance de l’Enfant Divin qu’il est lui-même, est signifié par le Lamed qui contient aussi en lui la notion de mettre au monde.
Pris dans ce sens l’aiguillon rejoint l’image du bâton, du bâton de celui qui a de l’autorité, qui connaît, qui guide. C’est le sceptre de l’empereur, la crosse de l’évêque, le bâton de maréchal, etc…
Ce sont là les aspects extérieurs de l’aiguillon, mais nous les portons aussi intérieurement. Et là s’impose la notion du guide intérieur, de celui que nous voyons parfois apparaître dans nos rêves, que nous sentons intuitivement, qui nous donne des certitudes profondes desquelles nous avons à être à l’écoute.
Lorsque le Lamed rencontre l’Aleph ils forment le mot EL. C’est le plus courant et le plus important des noms divins, celui qui débute Élohim, que nous trouvons en suffixe dans les noms : Gabriel, la force divine, Raphaël, le médecin divin, Daniel, la justice divine, etc…, dans tous les prénoms d’hommes qui rendent compte de l’énergie divine.
Dans un sens contraire ces deux lettres forment le mot LO qui est la négation, ne pas. Quel est leur rapport ? C’est que nous ne pouvons approcher le Divin que par le chemin de la négation, le Divin « n’est pas », car il est beaucoup plus, au-delà de toute affirmation et de toute négation, au-delà de l’Etre et du Non-Etre, au-delà de toutes les qualifications opposées, au-delà aussi du singulier et du pluriel, puisque Elohim est le pluriel d’El.
C’est encore une négation lorsque le Beith rencontre le Lamed. Ils forment le mot LEB, le cœur, non dans son sens physique, mais en tant que milieu essentiel de l’être qui rejoint le Divin et qui va évoluer dans la même dialectique. Nous ne pouvons approcher l’homme que par la contradiction.
Dans la rencontre du Lamed avec le Daleth, celui-ci aura pour mission de faire passer l’aiguillon par des portes, c’est la naissance, c’est le verbe naître, Yalod.
La seule naissance qui intéresse les Hébreux est celle du Yod.
La naissance de l’enfant est certes une bénédiction, parce qu’elle prolonge l’homme dans le temps jusqu’à ce qu’il soit capable de mettre au monde leYod. Et c’est pour cela que, vivant sur un plan très concret, chez les Hébreux les femmes doivent se marier, sinon, comme il en est pour les femmes stériles, elles sont refusées par Israël. Espérant la venue du Messie, on attend toujours d’une femme Qu’elle mette au monde l’Enfant Divin. C’est ainsi que leLamed, l’aiguillon, est formé par la même racine LED, à l’intérieur de laquelle il y a le Mem, valeur 40, la matrice, qui a pour homologue le 4, le Daleth, ce lieu clos et choisi.
Dans ce contexte on trouve aussi la racine DAL, un des mots qui signifie pauvreté. En effet, pour passer la porte, l’aiguillon va obliger l’homme à se faire de plus en plus humble, réduit à son essentiel.
Toutes les portes à passer seront des purifications non dans l’ordre moral, mais dans l’ordre ontologique et la dernière étape à passer se trouve symbolisée par le chameau passant par le chas d’une aiguille.
Lorsque nous avons étudié le Daleth nous avons vu que dans le mot Daleth, le Lamed situé au milieu et qui assure par le mouvement le passage de la vie, avait pour valeur 30, qu’il était entouré de deux 4 représentant les structures, les chambranles de la porte et que, lorsque le Daleth et le Tav se réunissaient trop, le Lamed se trouvait écrasé et la vie ne pouvait plus passer.
Lorsqu’on réunit le Daleth et le Tav et que l’on supprime le Lamed au milieu, on a le mot DATH, la Loi. En effet, lorsque la loi est trop prégnante, elle écrase l’être, le Lamed à l’intérieur de l’être.
C’est ce que nous voyons tous les jours. L’homme n’est plus capable de faire naître en lui l’essentiel, il est écrasé, étouffé. Et ceci est à l’origine de toutes les maladies, aussi bien physiques que psychiques. Ce sont toutes les contraintes parentales, professionnelles et autres, qui tuent l’homme intérieurement.
LUZ (Lamed-Vav-Zain) est également un mot intéressant. Il signifie l’amande, l’amandier, il est symbole de lumière, de lumière essentielle en tant que symbole d’éternité, d’être éternel, ainsi que le nomme la tradition judéo-chrétienne, et non d’être immortel. L’être sans commencement, ni fin. Nous avons évidemment un commencement historique au moment de notre naissance, mais nous venons de loin et allons loin. Notre passage dans cette expérience entre notre naissance et notre mort, n’est qu’un très court passage.
A. de Souzennelle nous rappelle l’importance de Luz dans l’histoire de Jacob, ainsi que les différents symboles de l’amande, de la mandorle qui entoure les corps en gloire des grands Saints et de l’amande symbolique de la montée le long de la colonne vertébrale où, au niveau de la gorge, nous trouvons les amygdales, autres amandes. Luz correspond aussi à un petit os que la tradition situe à la base de la colonne vertébrale et qui est indestructible.
Le Lamed avait reçu du Saint-Béni-Soit-Il l’ordre de ne pas bouger et de ne pas se présenter devant lui, parce que, comme le Kaph et le Mem il représente une des trois lettres formant le nom Melech, c’est-à-dire le Roi.
Or le Kaph qui avait transgressé cet ordre fut renvoyé, étant avec le Lamedet le Hé, significatif du mot Kalah, la destruction. Mais KAL, formé des deux seuls Lamed et Kaph veut dire la totalité. Il est certain que lorsque tout est achevé, lorsque la totalité est réunie, il y aura destruction pour passer à un autre niveau. C’est dans ce sens que Kaloh, le même verbe, est achever, terminer.
Cette notion de totalité, d’achèvement, de perfection dans laquelle il va y avoir rupture pour passer à un autre plan, se retrouve continuellement dans la structure de la langue hébraïque.
Le verbe OCHEL veut dire « manger ». C’est un mot d’une grande beauté et profondeur. C’est l’ordre que l’homme reçoit tout de suite après que la Création ait été mise en place : « Tu te nourriras de plantes portant graines et d’arbres portant fruits… ». Cela représente l’intégration de toutes les énergies divines qui se sont manifestées pendant les sept jours de la création. Le Zohar parle des Anges qui président à toutes ces énergies, que ce soit l’herbe, les fruits, les céréales, etc…
Et, chez les Chrétiens, à la limite, cela va donner avec les énergies divines, les mystères de la transformation du pain qui sera le corps même du Christ. Dans l’absorption de l’Eucharistie le Chrétien se retrouve en Eden, dans les conditions d’avant la chute, parce que l’homme en Eden se nourrissait du Divin. Ochel, c’est vraiment le Divin, c’est nourrir, prendre dans un contenant le Divin.
Quand le Guimel rencontre le Lamed, nous nous trouvons devant le mot GOL qui exprime la libération et si on ajoute Aleph, ce sera GAOL, le libérateur. Gal, deux fois répété, c’est une roue, GALGAL. Et GALGALIN, ce sont les grandes roues des Chérubins dans le Livre d’Ezéchiel. Golgotha signifie le mont du crâne, c’est la grande roue de la vie et de la résurrection, le Christ va mourir pour ressusciter.
GUIL est aussi un très beau mot, c’est la joie et c’est aussi le mot qui rend compte de l’âge. Plus on avance en âge, plus on devrait entrer dans la joie. Car, plus on est « connaissant » (pas dans le sens intellectuel du mot, mais connaissant de l’actualisation de la vie qui se transforme) plus la personne âgée devrait être celle qui est la plus joyeuse.
Nous avons aussi le mot LUL, c’est l’escalier en spirale et LULYANI c’est la spirale elle-même. La spirale est le mouvement même de la vie. On la retrouve aussi bien dans les astres que dans les coquillages, dans la cellule, dans les rites initiatiques, enfin dans tout.
Par contre LEILAH qui est devenu un prénom féminin, c’est la lutte. Et cela nous fait penser à la spirale qui nous mène dans les profondeurs, dans notre nuit intérieure, dans la Nuit Obscure de Saint Jean de la Croix. Et cette Nuit Obscure si douloureuse, c’est la descente en spirale vers le Yod-Hé-Vov-Hé que nous sommes dans la profondeur. Leilah est un mot très dur, parce qu’il représente la lutte.
Mais le Lamed préside aussi à la montée, car on ne la sépare pas de la descente. Et c’est le mot AL qui la signifie.
Source : http://www.revue3emillenaire.com

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Creuse ton puits, ainsi tu auras toujours de l’eau partout où tu iras.

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La médecine occidentale est une médecine symptomatique, qui s’intéresse plus aux conséquences qu’aux causes. L’approche réductionniste de la médecine occidentale Les médecins aujourd’hui sont éduqués pour répondre de façon chimique à une extraordinaire diversité de symptômes, dont la plupart procèdent de mécanismes ...




LE TEMPS QUANTIQUE DANS LA KABBALE 2

Lumière Sans Fin (Ohr Ein Sof) et Récipient Primordial : la Vraie Réalité La réalité du 1% Toute cette réalité où, souvent, vous avez l’ impression de marcher sur une route qui ne conduit vers nulle part, où vous faites l’expérience de l’exil intérieur, de la relativité de tout, du manque de points de référence absolus, la Kabbale l’appelle la réalité du 1%. C’est une réalité où justement existent le temps, l’espace, le mouvement, ce qui...

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LUNE DE SANG, LA FIN ET LE DÉBUT DE NOUVEAU TEMPS

Lune de sang Le livre de la Genèse dit que DIEU utilise le soleil, la lune et les étoiles pour des signes et les saisons. De tels exemples peuvent être trouvés dans la Bible, d ailleurs le calendriers juifs et basé à la fois sur le calendrier solaire et lunaire. Or il va apparaitre ces années des Eclipses 2014 et 2015, pendant les fêtes juives appelées les Tetrades, au cours desquelles, à chaque fois, il s’est passé un évènement...

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À la différence de l’espace, le temps est une dimension incontrôlable. Qu’on le veuille ou non, la flèche du temps semble dirigée invariablement vers le futur. « Nous ne nous baignons jamais deux fois dans le même fleuve », précisait Héraclite. Plus de deux millénaires se sont cependant écoulés depuis cette affirmation du philosophe grec. Aujourd’hui, à l’heure de la science atomique et de la conquête spatiale, notre regard sur le cosmos...