vendredi 29 janvier 2016

La Réunion du Limité et de l'Infini


La Réunion du Limité et de l'Infini


Merci à Rav  Michael Smadja  pour ce travail de transcription: Tévorakh miPi 'Elyôn.............. Tikoun Olam: séminaire troisième partie retranscription du cours du Rav Mordékhai Chriqui chilta donné à paris le 15/01/16

Le premier homme Adam n'a pas inventé la faute mais n'a fait que réveiller une situation qui le précède qui est la brisure des vases. Car il y a déjà une brisure ontologique au sein même de la création.
Par la faute, le premier homme n'a fait que rappeler que le monde n'est pas parfait. Car le fait qu'il ne s'associe pas à la cause première, qu'il ne se soumet pas à la cause première, cela montre qu'il y a quelque chose dans la création qui n'a pas été complétée. Il prolonge une situation qui est frappée d'une lacune.
Donc l'homme n'a pas inventé le mal ni créé la brisure. Le mal signifie ici la séparation entre la lumière et le réceptacle, entre la cause première et la cause proche, entre ce que notre esprit peut recevoir à savoir les lois de la création et le créateur. Cette séparation, cette dichotomie procède de la volonté divine. Ce n'est pas un accident. Mais en lisant les textes Lourianique (Texte du Ari zl) de manière simpliste, on a l'impression que cette brisure est un accident mais cela est une interprétation erronée. (la lumière faisant exploser le vase qui n'est pas capable de contenir ce trop plein de lumière).
Le Tikoun (réparation des récipient pour recevoir la lumière) chez le Ari Zal se résume à la réparation de la brisure. Donc D-ieu crée une séparation pour pouvoir mettre au point une nature autonome avec ses propres lois. D-ieu se sépare ou plutôt il se dissimule car il ne se sépare jamais complètement. Le rayon de l'infini n'est pas perceptible. Seules les lois de la nature sont perceptibles. Ces lois étant devenus des rois ou des principes. Ce sont les lois de la physique.

La Kabbala parle des principes premiers ontologiques que l'on appelle la Méta-physique, les Séphirot qui sont avant les lois. Ce ne sont pas les anges que le Rambam nomme ''intelligences séparées'' car eux-mêmes d'après la Kabbala ne sont qu'une étape qui précède la loi mais qui n'est pas le principe premier. Les principes premiers étant les Séphirot, les flux divins. Le problème est que ces flux, ces émanations ne sont pas en accord entre eux. Car ces forces sont en procession, en gradation l'une après l'autre, une en-dessous de l'autre. Cette situation de procession et de gradation ne permet pas la création. Ce qui permet la création est le regard de l'une vers l'autre. Il faut que les Séphirot prennent une autre structure. C'est la structure du Adam Kadmon. Ce qui va permettre la continuation de la création c'est l'homme qui va recevoir ce statut d'image divine. Cette image qui représente cette structure des Séphirot ordonnées ''droite-gauche-centre'' trois colonnes et trois niveaux. Ceci montre la structure du Tikoun. Il ne s'agit pas encore d'union mais de regard l'un vers l'autre qui est une première étape du Tikoun. C'est-à-dire disposer les Séphirot d'une autre manière qu'elles étaient auparavant lorsqu'elles procédèrent de la source première du palais au niveau de Bina. Tout ceci découle du Zohar. Le Ari va aller plus loin. Il va mettre tout un système à partir de la Idra qui est une section dans le Zohar qui s'appelle ''les Partsoufim'', les ''visages'' de D-ieu car on ne va plus parler de Séphirot mais de Partsoufim. ''Panim'' ''visages'' vient du mot ''poné'', ''se tourner vers''. ''Ester panim'', la dissimulation veut dire simplement non pas se cacher mais ne pas voir celui qui est en face de moi. Être à côté sans faire attention. ''Ne pas considérer l'autre'' est la définition de la dissimulation. Mais peut-on penser ainsi de la source de l'émanation? Car tout le but de sa création est pour l'autre et non pour lui. Mais cette création n'est pas disposée dans son arrangement la plus parfaite. Il est vrai que l'ordre de la nature est exceptionnel et que D-ieu a réparer 90% de la création c'est-à-dire les neuf premiers principes et ce n'est juste que la dixième Séphira qui est incomplète. Toutes les forces n'étant pas canalisées vers un but et donc on est dans le chaos. Qu'est-ce qui fait sortir de ce chaos? C'est lorsque toutes les forces convergent vers un but unique. Lorsqu'il y a un but alors toutes les forces se tournent vers ce but. C'est ce qu'enseigne la première leçon du Ramh'al dans la voie des justes: '' il faut comprendre le but de notre venue dans ce monde, ce but étant l'adhésion à D-ieu''. Donc sans cette adhésion à ce but ultime, toutes les forces, toutes les actions tombent dans la désuétude. La famille peut être aussi un but....mais le véritable but est la Malkhout, la royauté. Ce qui règne actuellement est l'intelligence de l'homme avec les lois de la nature mais il y a derrière ces lois une trame qui est cachée et c'est cela le projet divin. C'est la Malkhout qui elle, n'agit pas. Seuls les principes agissent. Cette trame qui fait tout le projet est la Malkhout. Elle est appelée aussi par les maîtres, la présence divine, la Chékhina.Le Tikoun se définit d'après le Ari Zal par la relation d'unification de deux genres de lumières.
-1/ les lumières du front qui expriment l'expansion comme les Téphillines ou d'après certaines traditions, le troisième œil c'est-à-dire le tsits, la couronne pour le Cohen Gadol qui est en fait la place la plus haute de l'illumination de Adam Kadmon, de l'homme primordial. Elles correspondent au masculin de Adam Kadmon, de l'expansion.   Ces deux lumières s'unissent. Elles correspondent à deux noms du tétragramme. Le nom ''Ben'', le nom de 52 pour les yeux et le nom ''M-A'' de 45 pour le front. Ce sont deux principes antinomiques. L'un est relié au Eïn Sof qui est lié à l'expansion et l'autre ''Chadaï'' est lié à la limite. Le désir et l'arrêt. Le Shabbat est l'idée de l'arrêt qui est lui, le Tikoun. La réparation n'est pas dans l'expansion. Le Tikoun est l'arrêt, la prise de conscience des hommes. Cette prise de conscience où l'origine de tout ne se trouve pas dans mes actions ou mes efforts. Il y a effectivement un temps pour agir mais il y a aussi un temps pour la prise de conscience, de retour sur soi par la méditation pour se rattacher à cette origine. Le regard et les yeux sont la limite, la brisure d'après le Ari Zal, la fin de quelque chose. On brise une symétrie, on brise une harmonie. Car même ce qui procède de D-ieu en tant que principe de la nature, possède en même temps cette complétude. Mais on retire cette complétude à ces principes en leur donnant une limite. Mais cette limite d'après le Ramh'al permet la révélation et donc on a besoin de la limite. Le Tikoun n'est pas la révélation de la limite, c'est plus que cela. Ce n'est pas la révélation de l'envie qui elle, est la limite. Mais cette limite est comme la mort qui correspond à la mort des rois primordiaux, des principes qui sont déchus de leurs fonctions. Donc D-ieu crée des lois, des principes et leur retire la possibilité de continuer car ils veulent régner, ils ne veulent pas se soumettre au règne de la cause première comme le premier homme qui prend le règne et par cela, se déconnecte du véritable règne de l'unité de l'infini. Mais tout cela est voulu car c'est l'éternel qui a créé cette capacité de se retirer de lui. C'est la liberté de craindre ou de ne pas craindre D-ieu donc de se rattacher ou de ne pas se rattacher à lui. À partir du moment que nous sommes créés, nous sommes séparés car nous procédons d'une volonté. Nos maîtres enseignent que le mauvais penchant qui est le mal ontologique, vient dès la sortie au monde et l'homme est soumis alors aux vicissitudes du temps. Il faut un grand travail pour maîtriser cette puissance, ce serpent car il est bon aussi, bien qu'il nous amène à la mort. Mais si nous savons utiliser cette capacité de la limite, alors le Tikoun se met en place. Il faut arriver à intégrer cette capacité de la limite d'après le Ramh'al.  
Le Ari Zal dit qu'il y a deux lumières qui étaient séparées ou plutôt qui n'étaient pas en communication entre elles. La source de l'émanation divine va permettre ce premier regard, cette première relation. Et depuis que ces lumières du front et des yeux commencent à se rattacher, aussitôt se réveille l'amour et les lumières ne sont plus en tristesse comme au début car elles n'étaient pas satisfaites. Même l'expansion si elle arrive nulle-part, est en tristesse et même le féminin qui est le réceptacle , la lumière des yeux, est aussi en tristesse. Mais dès que ces deux lumières du front et des yeux s'unissent, c'est le démarrage du Tikoun. Et donc chacune de ces lumières se tourne et montre son visage à l'autre. La face veut dire l'orientation tel que le Ramh'al l'explique. Adam et Ève sont nés dos à dos. Une lumière ne se tournant pas vers l'autre lumière c'est-à-dire ne pas considérer celui qui est avec moi. Le face à face étant le contraire où les lumières se lient les unes aux autres selon le plan terrestre tel qu'on le voit dans ce monde. Av et Em, Ben et Bat. Chacune des lumières fait apparaître un rapprochement, une relation de l'une vers l'autre.  
Au début les Séphirot ne formaient pas une famille car tous les éléments étaient distincts l'un de l'autre. Dans la symbolique de la Kabbala, les Séphirot vont être appelées par des visages. La H'okhma va être appelée ''Abba'', le père. La Bina va être appelée ''Ima'', la mère. Car le père et la mère ont un projet commun d'engendrement mais il y a une sorte de relation qui n'engendre pas nécessairement qui s'appelle le grand visage ''Arikh Anpin qui est un peu le grand-père, dans la Kabbala on l'appelle ''l'ancien''. Il est en même temps mâle et femelle où les deux principes sont juxtaposés à droite et à gauche. Toute cette transfiguration des Séphirot en Partsoufim, ont converti le langage de principes premiers en langage de visages divins. Mais on parle de la même chose ce sont les principes premiers, les Séphirot, mais pour comprendre le Tikoun, il faut parler de visages. Les parsoufim sont la Kabbala du Tikoun alors que les Séphirot sont la Kabbala du chaos.  
Kippour par exemple dans les visages de D-ieu représente la mère ''Ima'' qui nettoie les saletés de son enfant. C'est la notion d'expiation. Elle couvre les défauts. Mais le visage de la mère est aussi la rigueur, c'est le palais, les cinq rigueurs, les cinq premières lois qui peuvent porter et constituer une forme dans la gestation. Tout cela rentre dans le principe de la mère.  
Il faut comprendre cette union des visages. On n'est plus dans l'union de forces et de principes mais de visages c'est-à-dire d'orientations de formes, de relations. La relation d'un père et d'une mère n'est pas la même relation que la relation d'un frère et d'une sœur ni d'un fils et de son père. Ces relations sont de l'ordre du monde des émanations. Ce plan familiale est le plan de la création pour le Ari Zal qui s'exprime. Dans l'unification des visages de D-ieu, on parle plus particulièrement de l'union de Yaacov et de Rah'el dans la prière du matin, de l'union de Israël et de Léa dans la prière de l'après-midi et de l'union de Yaacov et de Léa dans la prière du soir. Il y a donc deux visages qui s'unissent de D-ieu. Il ne faut pas garder une idée unique de la manifestation de D-ieu. Cela est le veau d'or: garder une image. Dire que D-ieu est amour est de l'idolâtrie, dire que D-ieu est rigueur c'est de l'idolâtrie. Car D-ieu est aussi compassion mais aussi amour et aussi rigueur. La rigueur est la révélation du petit visage ''Zéïr Anpin'', c'est le fils qui est plein de rigueurs. C'est l'adolescent qui n'a pas encore atteint l'âge adulte et qui n'a pas encore reçu les cerveaux. Il n'est pas encore devenu père. Ce petit visage est dangereux et c'est ce que dit Moshé à D-ieu:'' agrandit ton émanation'' au moment où D-ieu veut détruire le peuple à cause du veau d'or. ''grandis tes cerveaux'' . On parle de la manifestation de D-ieu par le petit visage qui est en gestation. Et dans ce petit visage il y a au moins une centaine de manifestations de sa volonté. Pour cela, il ne faut pas fixer une manifestation spécifique de D-ieu car sinon, nous tombons dans l'idolâtrie. Car toutes ces manifestations n'ont qu'un seul but, le bienfait de tous. Tous ces visages épousent une progression dans la volonté de D-ieu. Pour le Ari Zal, il faut juste faire le Tikoun de la Atsilout, de l'émanation divine car elle n'a pas été programmée correctement. Il faut laisser une place aux distinctions pour faire apparaître un ordre différent afin de l'arranger. D-ieu a commencé le Tikoun par l'unification des flux de deux genres, les lumières des yeux et les lumières du front. La lumière des yeux est le Kéli, le vase, le corps humain. Une expression de la lumière des yeux que l'on appelle ''Chem Ben'', le nom de 52 correspond au corps. Les lumières du front que l'on appelle ''chem M-A'' le nom de 45 correspond à l'âme humaine. Nous avons la même configuration de ''M-A'' et de ''Ben'' dans ce microcosme qui s'appelle l'homme, l'union de l'âme et du corps, c'est l'infini. Mais notre âme et notre corps ne sont jamais liés de manière constante. À certains moments ils sont liés mais le corps n'accepte pas l'âme et l'âme aussi parfois rejette le corps et se cache dans l'esprit cognitif de l'homme, dans son intelligence et dans ses émotions et ne se révèle pas si l'homme ne veut pas la dévoiler.  
Car l'union comme dit le Ramh'al est au septième millénaire avec la résurrection des morts où les corps seront reconstitués où le corps purifié pourra s'unifier à l'âme et alors ils vivront l'éternité. C'est la séparation totale et absolue de l'âme et du corps qui engendre la mort. C'est l'âme divine supérieure qui permet la vie.  
La réalité divine est partout mais l'homme n'en est pas conscient. Cette conscience qui perçoit avec les sens n'est pas de l'ordre de l'âme divine. C'est l'intelligence, le Rouah', le souffle. Mon âme est ce que je reçois par la prophétie, par la véritable intuition. Sont rares les personnes qui perçoivent cette âme.  
L'union de ces deux sortes de lumière, l'union de cette expansion de la lumière qui va vers l'infini et de celle qui limite, qui désire dans la limite qui vient des yeux. Les yeux représentent la réflexion de la lumière qui fait que l'homme voit. C'est cette cloison que l'on appelle le firmament qui sépare les eaux d'en-haut et les eaux d'en-bas et qui empêche les eaux d'en-haut de se déverser en bas. C'est cela le purgatoire, l'enfer, la mort lorsque cette cloison est toute seule. Mais quand elle est animée par une vision, filtrant la lumière divine afin qu'elle s'épanche dans le corps, alors cette cloison est source d'élévation. Mais en tout cas, dans les yeux, il y a la symbolique de la mort et de la limite. Mais il y a aussi la notion de la connaissance ou plutôt du discernement, la Bina. Car c'est la limite qui nous permet de discerner. Et c'est cela tout le travail de la Bina, de la Matrice, de la mère, de la limite. Donc la limite est l'accès à la perception de l'infini. Mais si je distingue tout, je coupe tout, l'infini ne pourra se percevoir et au contraire, il dévastera tout, la loi dans toute sa rigueur. Dans toute chose il y a une force expansive et une force restrictive et il faut apprendre à les utiliser de manière parcimonieuse.  
L'amour se révèle dans l'union des yeux et du front alors que l'angoisse et la tristesse apparaissent lorsque le front n'est pas en union avec les yeux où la limite n'est pas reliée à l'infini. Le féminin n'est pas avec le masculin. Toute sorte d'union engendre un amour dans les sphères supérieures, du père et de la mère, du père et du fils ou avec la fille...c'est la différence qu'il y a entre Pourim et Kippour, entre Pessah et Souccot. Tous ces moments sont des moments de sainteté où les unifications sont différentes qui se révèlent dans les différentes sortes de visage. Les fêtes sont des moments particuliers de la manifestation divine qui sont des genres d'union du front et des yeux, de l'expansion et de la limite. Tous ces visages, ces unions d'après le Ari Zal montrent le monde de l'émanation. Ce monde de l'émanation n'est pas douze machines, douze visages mais l'union et l'inter-action qui existent entre les visages.
La ''Matkala'' est la balance de la relation. Il y a des relations permises et d'autres interdites, il y a aussi des degrés de relation dans l'union même. Qu'est-ce qui fait ce programme de relation? C'est la Matkala. Le principe même du Tikoun est la Matkala, la balance. L'équilibre et le balancement des lumières où chacune a réellement besoin de l'autre se font par la Matkala. Comment s'unit ''M-A'' et ''Ben''. Quelle partie de la lumière du front ou combien d'intensités doivent se révéler pour s'unir. Dans l'union, il y a une mesure. Cette Matkala est le véritable principe du Tikoun. Car l'union doit se faire mais il faut savoir quel genre d'union et aussi savoir quelle est l'énergie qu'il faut fournir dans cette union. Quelles sont les degrés du nom de ''M-A'' et de ''Ben'' qu'il faut réveiller dans cette union? Jusqu'où peut aller l'expansion et la limite, ou la dissimulation et la révélation? Cette union peut se faire de deux manières: révélation du visage ou dissimulation du visage. Toute production d'union des visages qui sont à l'origine des événements ou des créatures ou des moments, dépend de la quantité de flux qui procède du front et des yeux. Cette balance permet la bonne union. Il faut un Parho pour faire un Moshé, un Aman pour faire un Mordékhaï. C'est l'union de la limite (Parho-Aman) avec l'expansion (Moshé-Mordékhaï) avec des quantités très précises. L'ego est la limite de l'homme qui permet de se connaître, de se révéler. En d'autres termes, il faut un corps pour connaître l'âme. L'âme correspondant au front et le corps aux yeux. La Matkala fait cette union continuellement. Chacun ayant un corps et une âme différent. Une des fonctions du projet divin est la distribution des tâches chez l'homme. Le fait d'être né juif ou chinois, nous ne le choisissons pas mais la Matakala sait exactement relier quoi avec qui ou qui avec quoi. ''Qui'' se dit ''MI'' la limite du nom ''Ben'' et ''quoi'' se dit ''M-A'' l'expansion, le nom ''M-A''. ''qui'' est ce que je vois, le corps et ''quoi'' est ce que je ne vois pas, l'âme. La Matkala fait cette relation . Le ''M-A'' et le ''Ben'' ne concernent pas uniquement le monde de l'émanation mais aussi l'homme d'après le Ramh'al, la relation du corps et de l'âme car chaque créature est composée de ces deux aspects qui sont antinomiques, expansion-limite.  
Qu'est-ce qui fait cet ordonnancement, ce programme? La Matkala. Celle-ci se trouve dans la ''Radla''. La balance habite dans cette tête inconnaissable. Elle juge, elle jauge, elle pèse. Les commandements positifs correspondent aux lumières du front du nom ''M-A'' et les commandements négatifs aux lumières des yeux du nom ''Ben''.
De même nous voyons la même symbolique de la lettre et du parchemin. Celui-ci étant le vase, la limite et la lettre étant le flux. L'ensemencement du grain, le flux dans la terre, la limite. L'idée aussi du point et du palais. Le sel aussi est la limite d'un plat. Les nations sont comparées au sel par rapport à Israël qui peuvent le conserver ou bien le détruire. Seuls les véritables maîtres dominent cette balance.
À propos de la nature des visages, il y a le principe du père, de la mère du fils et de la fille, toutes les relations entre eux correspondent au programme divin de la création et de l'histoire. Ce qui fait la différence entre les visages, est comment se fait l'union du masculin et du féminin. Cette union exprime la complétude et engendre l'abondance. Le meilleur de la relation est une proximité fusionnelle du masculin et du féminin, de la droite et de la gauche qui correspond au grand visage ''Arikh' Anpin''. C'est une proximité très grande où les deux principes se touchent continuellement. Ils ne sont en fait qu'un seul visage même s'ils sont masculin et féminin. Ceci montre la perfection car on ne peut distinguer entre la droite et la gauche. La gauche étant droite et la droite étant gauche. À ce niveau, il n'y a pas besoin du travail de l'homme. Ce visage se révèle uniquement le Shabbat et surtout l'après-midi du Shabbat. D'après le Ari Zal, il n'y a pas un effort à fournir dans le Tikoun car à ce moment, la fusion est totale. Et lorsque les visages correspondent à un éloignement comme par exemple le père et la mère, ils ont un moment d'union et un moment où ils ne sont pas unis. Et dans l'union du petit visage ''Z-A'', Zéïr Anpin avec Noukva, l'union du frère et de la sœur, il y a encore plus de moments d'éloignement. D'après le Zohar, Abba et Ima, les deux cerveaux, sont le père et la mère. Ils ne sont pas tout le temps en union. Mais ce n'est uniquement la partie inférieure qui s'appelle ''Israël Sabba'' et ''Tévouna'', de la H'okhma et Bina qui n'est pas attachée. Mais ils sont attachés dans leur partie supérieure. Ce sont les enfants qui font le travail de la partie inférieure. Et à ce niveau, il y a un travail au niveau des êtres humains. Il y a alors une union que nous devons faire au niveau de Abba et de Ima. Cette union nous la faisons dans le Shéma Israël. Lorsque nous prononçons les mots ''?.?.?.? est notre D-ieu, ??????? '', on unit ces deux manifestations, une qui est rigueur ''???????'' la limite, la mère et une qui est l'expansion, le transcendant ''?.?.?.?'', le père. Leur unification débouche sur une foi complète. On unifie toutes les manifestations de D-ieu qu'il soit clément ou rigoureux car au moment de l'union, il n'est que UN où le bien et le mal disparaissent pour se fondre dans son unité infinie et divine. Par contre à la fin de la prière, lorsque l'on dit ''???? ????'', il s'agit du monde du masculin et féminin non comme un père et une mère mais comme un homme et une femme qui est un autre ordre d'union. Cette union d'en-bas est aussi nécessaire, c'est l'union de Yaacov et de Rah'el.
La foi est le niveau le plus élevé du service divin. La manière comment je le sers est le véritable travail que je dois réaliser. Ce travail permet d'accélérer cet arrangement. C'était le travail de Rabbi Akiva ''cela aussi est pour le bien''. D'après le Ari Zal, l'union est nécessaire que dans certains visages. Mais dans le grand visage, il n'y a pas besoin de l'action d'unification de l'homme comme au moment de l'ouverture de la mer où D-ieu dit à Moshé que ce n'est pas le moment de prier mais d'avancer. La prière étant pour dépasser la limite. D-ieu lui dit que la chose dépend de l'Ancien. Car à ce moment, le visage complet va se révéler où il n'y a pas de haut et de bas, de ciel et de terre, de masculin et de féminin. Puisque l'unité se révèle, il n'y a pas besoin de ta prière, de ton travail. Il fallait quand même faire une action de rentrer dans la mer pour révéler cette foi.  
Le Tikoun dans ce monde n'est pas de choisir, de sélectionner quel est le bien et quel est le mal. Ce n'est pas la bonté ni la clémence ni la rigueur. C'est la beauté, la complétude, l'harmonie. C'est l'union de toutes ces forces.  

De la présence divine qui est la limite d'ailleurs et qui correspond au vase, au féminin, s'épanchent et procèdent tous les mondes inférieurs ''Brya'Yétsira'Assya'', le monde des créatures, le monde des anges et le monde des âmes. Les anges sortent ce qui était en potentiel dans la présence divine, à l'acte. Ce sont les intelligences puissantes. C'est le Tikoun des anges. Les âmes, leur travail est de servir D-ieu par leur libre-arbitre et par la crainte. La présence divine qui est le vase, l'ontologie de toute la nature, la racine de tous les mondes. Cette présence qui est la Malkhout, la royauté, ne pourra jamais s'unir avec le masculin si ce n'est que lorsque seront insérées toutes ses ramifications, les âmes, les anges...qui reviennent en elle, chaque genre de créatures selon leur voie spécifique.
 Alors il y aura l'union de D-ieu avec la présence divine, des mondes supérieurs avec les mondes inférieurs.
Le dernier visage qui est la sœur, la fille, l'amoureuse du bien-aimé, ne doit pas être seul. En d'autres termes, c'est l'insertion qui se fait dans le monde des palais. Les palais sont la clé de jonction. Par ces palais, les créatures peuvent rejoindre la présence divine.

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